Pour ceux qui reviendraient se perdre sur le blog... sachez qu il a change d adresse. Vous pouvez le retrouver a l adresse suivante :
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Le Verbe baisse le rideau.

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La routine d`apres le travail... quand le travail se poursuit sans discontinuer.

Un samedi matin, a la gare de Nagoya... Un salaryman qui aura du rater le dernier metro. Un policier l`a reveille vers 9h... Il ne manquait rien, ni sa malette, ni son porte-feuille. Est-il possible d`en arriver la ailleurs qu`au Japon sans consequence negative ? J`en doute.

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Une petite annonce rapide : vous pouvez desormais visiter le photoblog que je viens de creer sur hautetfort, hebergeur de blog gratuit dont les performances m`ont pour le moment bien plues.
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Apres le passage du typhon, la vie renait doucement, les femmes au foyer reprennent leur activite normale et le linge est expose aux yeux du monde sans souci de pudeur.

Hier, alors que le typhon numero 6 frappait le Japon, les rues etaient completement desertes, certains magasins fermes, les transports arretes, les ecoles closes et les eleves bien au frais chez eux. C`est la premiere fois que j`ai a affronter le typhon de face et mon malheureux parapluie a fait les frais d`un parcours du combattant. La pluie etait tres violente, le vent soufflait comme un forcene et les quelques valeureux japonais qui marchaient le long des trottoirs ne voyaient guere que leurs pieds. Plusieurs eleves sont partis au milieu du cours pretextant, avec justesse, que le typhon ne faisait alors qu`approcher et que bientot il serait tres difficile de se rendre jusqu`au metro. Avec mon air de debarque habituel, je leur ai demande si le typhon etait puissant. Ils m`ont regarde avec ce regard si loin de celui moqueur des occidentaux et m`ont repondu tout de go : "On a vu bien pire..."
Certes, mais pour ma part, je ne pouvais pas en dire autant. Cependant l`experience fut assez interessante. Peu importe la taille du parapluie, en quelques secondes, on est mouille jusqu`aux os. Pas un instant de repit. Le vent souffle et jette des vagues d`eau. C`est comme recevoir un bon millier de gouttes d`eau en meme temps. C`est bien plus douloureux que la grele de mes souvenirs. Les arbres s`epanchent jusqu`a toucher le sol et parfois s`arracher, se briser. Les portes battantes ne peuvent guere se vanter de tenir a leurs gonds. Tout s`echappe au controle des materiaux. On ne peut plus faire confiance a la solidite des objets. Tout peut voler en eclats, vous sauter au visage, vous attaquer de front, emporte par une nappe de vent humide. Marcher au coeur de ce phenomene est tres troublant. Je n`avais jamais eu l`occasion de parcourir les quelques centaines de metres qui me separent de l`entree de la station de metro dans de telles conditions et dans une telle solitude. Pas de voiture, aucune agitation dans les magasins de vetements qui entourent le quartier, rien que le bruit du vent et de la pluie qui s`affale sur les obstacles. Vous ne vous inquietez plus que pour votre parapluie qui menace de partir en morceaux.

Quand le monstre est passe, il n`y a plus qu`a compter les morts et le cout des degats. Les tuiles des vieilles maisons qui volent ont cause de nombreux degats et les flots violents des iles autour de Kyushu et Shikoku ont eu pour consequence la mort de quelques curieux. La vitesse du vent a atteint plus de 205 km/h ce qui laisse songer au combat qu`entreprend le temeraire sorti faire quelques courses, ou le pauvre salaryman rentrant d`une reunion en velo...


Le temps est revenu au beau fixe avec un traditionel mushi atsusa, cette chaleur humide propre au Japon qui vous laisse le plus merveilleux souvenir de vacances lorsque vous y sejournez en juin, juillet ou aout. Malgre tout, le tsuyu (saison des pluies) n`est pas si terrible cette annee, aux dires de mes eleves.
Izo
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Dans la province de l`acier


Paysage crepusculaire d`une ville consacree a l`acier. Shinnitetsu ("tetsu" signifie "fer") est une ville sans habitants. Les residences sont remplacees par des usines qui toussent sans cesser une fumee blanche d`une densite "loin de Kyoto". Paysage de nuit quand j`attends le train, toujours seul. Les eleves sont deja partis depuis longtemps, embarques dans leurs vehicules brillants. Quelques dizaines de marches a descendre, une route dangereuse a longer et me voila a la gare. Et je n`ai plus des lors qu`a observer ce silence nebuleux. Je n`ai pas envie de photographier ce decor malade. Je prefere la solitude des bancs que personne n`abime. Isoles comme a l`abandon, je m`y assieds cependant chaque semaine. Et leur invite discrete est angoissante. Parfois je vois un ou deux hommes, a demi ivres, traverser les voies pour ne pas avoir a payer un billet que personne ne viendra controler.
Izo
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