Pêche industrielle excessive et mal réglementée, trophée prisé de
pêche sportive, pollution des mers et modification de l'habitat marin, sont les principales raisons de
sa raréfaction. Aujourd'hui, le Grand Requin Blanc est la victime; il a
rejoint la liste des espèces menacées. Heureusement protégé par certaines
nations du monde (principalement les États-Unis, l'Australie et l'Afrique du
Sud), sa population s'est stabilisée.
- Pêche industrielle excessive:
Certains pays s'obstinent encore à pêcher les requins en
masse et mettent en danger non seulement le Grand Blanc, mais plus de 40
autres espèces. Quel est le prédateur le plus à craindre ici? Une
cinquantaine d'attaques de requins sur les humains sont recensées en moyenne
chaque année dans le monde et font en moyenne 6 victimes. En comparaison, il a
été estimé que 100 millions de requins sont tués par les humains tous les
ans aux quatre coins du globe! à
ce rythme là, nous (humains) mettons en danger l'équilibre de l'écosystème
marin.
Différentes parties du corps des requins sont utilisées
dans diverses industries liées à la consommation:
- les yeux: fabrication de cornée pour transplantations.
- le cartilage: traitements pharmaceutiques (brûlures) et fabrication de
produits biochimiques.
- les nageoires: utilisation culinaire (soupes).
- la peau: cuir, abrasifs, chagrin.
- la chair: viande consommable, nourriture pour les animaux, engrais et fertilisants.
- le foie: vitamines A et D, scalène, huile utilisée pour la création de
lubrifiants, de peintures, de cosmétiques...
- l'estomac: création de plastomères, nourriture.
- le sang: anticoagulants.
- la mâchoire et les dents: bijoux, bibelots et armes.
Aujourd'hui, il est très possible de créer des produits de
synthèse (huiles, tissus, vitamines, etc...) sans avoir a puiser dans les
produits animaliers.
- Autres pêches et consommations abusives:
Le Carcharodon carcharias (requin blanc) est sans doute le plus
formidable prédateur des mers et des océans. Sa taille, sa mâchoire
puissante, ses dents aiguisées comme des rasoirs, placent le Grand Requin Blanc
au sommet de la chaîne alimentaire. L'intérêt qui lui est porté a atteint de
très fortes proportions après la sortie du film des "dents de la
mer" en 1975. Les gros spécimens sont devenus la cible principale des
amateurs de pêche sportive qui se disputent leurs "trophées". Les
dents et les mâchoires de grands blancs sont également devenues très prisées
et alimentent des centaines de magasins de souvenirs pour les touristes, surtout
dans les pays asiatiques (voir photos ci-dessous).
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"Pêche sportive" et "bijoux".
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La première sirène d'alarme fut tirée vers la fin des années 80, lorsqu'il
était devenu évidant que les grands blancs se faisaient rares. En 1989, des
océanographes de la société Cousteau ont mis plus
de 20 jours avant de trouver un requin blanc dans des eaux soit disant
infestées de requins, dans le sud de l'Australie. Le Capitaine Dourassoff,
responsable de l'expédition, conclut qu'au rythme où les choses allaient, les
requins blancs disparaîtraient d'ici une vingtaine d'années.
Les différents gouvernements ont réagi très lentement aux déclarations des
scientifiques. Ceci dit, l'Afrique du Sud fut le premier pays à protéger le
Grand Requin Blanc et donc à interdire sa pêche. Les Maldives suivirent ainsi
que certains états américains (Californie, et états de la côte atlantique)
et l'Australie (Tasmanie, Nouvelles Galles du Sud, Queensland et régions du
sud). Un certain nombre d'autres pays ou états législatifs prirent également
des mesures préventives.
Puis, en novembre 1996, l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature
(l'I.U.C.N.) publia une nouvelle liste rouge des espèces animales en
danger. 911 de ces espèces étaient directement menacées d'extinction. Pour la
première fois, cette liste comprenait les poissons marins et le Grand Requin
Blanc y figurait en tête. L'I.U.C.N. créa une commission spéciale
formée d'experts biologistes afin d'étudier et de comprendre les causes
exactes de la diminution du nombre de requins.
La pollution: présente un peu partout dans les océans, elle a un effet
catastrophique sur la faune et la flore marine. Les requins ne sont pas
épargnés; la toxicité de certaines zones maritimes influe directement sur la
reproduction et le développement des espèces.
Les filets de protection des plages: leur utilisation et leur efficacité
sont très critiquées. En effet, beaucoup de requins et d'autres animaux
viennent se prendre dans ces filets disposés à quelques mètres des plages.
Des milliers de requins, de tortues de mer, de raies mais également des
centaines de dauphins, de dugongs et d'autres mammifères marins meurent, pris
au piège dans ces filets depuis qu'ils sont utilisés (principalement en Australie
et en Afrique du Sud).
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Requin
blanc femelle blessé par des filets. |
Sources:
Reader's Digest (1998) Pty Ltd, Australie / Collins, "Sharks and Rays"
(1997).
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