Lieu de naissance : Rouen , France
Date de naissance : 3 avril 1976
e-mail : grafitis@wanadoo.fr
A
propos du réchauffement de la terre...
A
propos du réchauffement de la terre...épidémies galopantes,
côtes submergées, transfert de population,
tempêtes et cyclones, disparitions de certaines espèces
animales et végétales *
Y' a plus d'temps mon bon monsieur ! La crémière,
elle va pas plus loin dans son raisonnement et elle a
bien raison . Bah oui la planète se réchauffe
et alors ? La faute à qui ? La vie pépère
, le confort tout équipé ça revient
des sommes astronomiques ! Le bonheur en l'an 2000 ça
cube ! Le nouveau truc en ce moment c'est le retour à
la nature :l'écologie ! ça c 'est le grand
dada , le grand cheval de bataille de l'homme moderne
. Une seule façon de nous en sortir : stoper cette
fuite en avant ! Bon.. je veux bien , c'est vite fait
d'arranger les choses autour d'une table , mais moi j'ai
pas envie de revenir en arrière , et la crémière
est encore plus philosophe : elle préfère
continuer à y voir claire pour suivre " Les
feux de l'amour ".
Certes
on peut ralentir le processus , consommer moins de combustibles,
replanter en masse les forêts dévastées...
mais au total on sait tous que le poison est ingéré
C'est du repentir actif tardif ! Le crime est déjà
consommé et il n'existe aucun contrepoisons
,c'est scientifique ..quand on a dit ça on a tout
dit : c'est la parole du messie . Jusqu'à l'industrialisation
et la massification économique , les concentrations
de CO2 sont constantes sur plus de dix mille ans et en
30 ans on a atteint des sommets ! A partir de là
, l'équation est simple : c'est l'homme le responsable.
Coupable ! C'est tout . Qu'il arrête de faire pleurer
dans les chaumières. Coupable on a dit ! Son consentement
, la société moderne l'a depuis le début
. Un concensus démocratique .Le système
n'a fait que répondre à la demande .C'est
pas que je tienne particulièrement à mon
énergie nucléaire mais j'aime bien regarder
mon match de foot au chaud avec une bière bien
fraiche en compagnie de la fille de la crémière.
Ah
oui on peut faire des réunions sympas , regrouper
2000 scientifiques calés pour éclaircir
les choses . Mais la solution on l'a depuis longtemps
au Baltot , la terre elle se réchauffe parce
qu'on bouffe trop d 'énergie et qu'on aime ça
. C'est chouette une bonne clope après un repas
pourtant c'est écrit noir sur blanc sur le paquet
que ça réchauffe dangereusement les poumons
. Ce qui est insupportable , se sont les complaintes
et les têtes qui doivent tomber ! C'est le fumeur
de moins de 50 ans parfaitement informé qui essaye
de nous faire prendre des vessies pour des lanternes
! Il est pathétique celui-là , il veut
un responsable moral ou de l'argent pour " rassurer
sa descendance " ? Qu'est-ce qu'il veut ? Pour
solde de tout compte il n'aura que ses poumons à
cracher .Alors on peut bien parler des concentrations
jamais atteintes de gaz dans l'atmosphère , mais
on devrait plutôt s'occuper de cette concentration
de mauvaises fois . Oui c'est bien l'homme et en particulier
ses activités "modernes" qui sont la
cause du réchauffement . Quoique nous fassions
, le réchauffement issu des gaz déjà
présents dans l'atmosphère se poursuivra
pour encore quelques siècles . Arrêter
les émissions demain matin , retourner à
une économie agraire et au servage ne changera
rien !
Je
peux même vous annoncer que notre système
climatique déréglé a amorçé
de chouettes perspectives . On nous promet une augmentation
pouvant aller jusqu'à 7°C après quelques
siècles ce qui est totalement incompatible naturellement
avec la survie de milliards d'hommes sur Terre*. Mais
demain vous aurez déjà tout oublié
de ce sacrifice , rassurez-vous . Retenez plutôt
la morale de cette histoire vraie: la nature quand elle
décida de se vanger , ne se retourna point contre
les responsables ,non elle préféra engloutir
le Bengladesh
.Sources
:
* extrait du livre de Stéphane Chneider intitulé
« la terre menacée , un laboratoire à
risques », Editions Hachette.
* Jacques GRINEVALD, Chargé de cours à
l'Institut universitaire d'études du développement,
à l'Université de Genève .