Le rôle des journalistes

Les grévistes du Gard ont mis plusieurs semaines à percer le mur des médias, les médias nationaux ont caché les faits pendant de longues semaines. C'est un peu comme la cargaison hautement toxique de l'Erika, il faut attendre que tous les internautes soient au courant , que l'info soit publiée par un médium, pour que tout à coup ils se décident tous (faudrait pas qu'ils soient les derniers à le dire).
que ce soit la condescendence de serge july face à Allègre, le battage de presse avant le 16 mars 2000, la part belle d'Allègre dans les médias pour la sortie de son livre, il semblerait que les journalistes ne soient pas impartiaux dans cette affaire, couvriraient-ils la livraison clé en main de l'école aux marchands la transformation de l'école d'un role de transmission des savoirs à celui de pourvoyeur de compétences et de savoirs faires décontextualisés?
comme l'écrit la société des égrégés au Figaro, "Il eût été très facile à vos journalistes de se procurer ces données auprès des services compétents du Ministère, ils se seraient ainsi évité le ridicule d'élever sur le pavois une personne apparemment persuadée que toute contre-vérité est bonne à dire à un journaliste".
Comme il eut été facile à Serge July de rétorquer à CA que le temps de travail des enseignants n'est pas le temps passé devant les élèves
Il aura fallu attendre "le livre" pour que certains quotidiens commencent à
s'indigner:
la
tribune 01/09/2000: "C'est un livre déplaisant que celui de M. Allègre.
Notamment par ces erreurs factuelles qui décrédibilisent la meilleure copie."
"Le lecteur comprend vite comment, adossé à de telles bases intellectuelles, Claude
Allègre a pu déclencher les pires catastrophes" "Avant moi, il n'y avait
rien, après moi, il n'y aura plus rien, semble-t-il dire"
Allègre
chez drucker 8 octobre 2000 "depuis que je fais cette émission, depuis
plus d'un an, je n'ai jamais reçu autant de courrier avant, me disant : « Vous allez
recevoir M. Allègre, j'ai des questions à lui poser, j'ai des critiques à lui faire ».
Beaucoup de gens ont des critiques encore apparemment à vous faire. Moi, je ne suis pas
le petit télégraphiste non plus de tous les téléspectateurs. Je suis quand même très
méticuleux : j'ai noté sur un petit carnet tous les gens qui avaient des critiques à
vous faire, je les ai soigneusement notés .( En lui tendant un gros annuaire
téléphonique, puis un second !). Si vous voulez bien leur répondre, parce que moi, je
ne peux pas !"
Bruno Masure : Mais vous aviez vidé la caisse tout de même ? Les
fonds secrets, vous les aviez embarqués, non ?
Pourquoi les journalistes n'ont ils jamais dénoncé les faits
suivants?Pour connaître absolument tous les mensonges de Claude
Allègre preuves à l'appui: Toute la vérité sur les heures sup, les mines du pérou,
haroun Tazieff, le haut conseil scientifique, la DPD, les maths, les prépas,les grandes
écoles, etc Un travail superbe et parfaitement documenté et argumenté
http://perso.wanadoo.fr/chucky/CAMent.html
le nouvel obs vend le livre d'Allègre(le livre: un article du nouvel obs) après avoir vendu des ragots sur le temps de travail des enseignants
ruth elkrief livre les profs des aiguerelles à ségolène sans les aider
RÉPONSE À UNE ATTAQUE DE PRESSE
Paris, le 14 septembre 2000
LE PRÉSIDENT
à
Monsieur Christian GRIMALDI
Directeur de la Publication
LE FIGARO MAGAZINE
Monsieur le Directeur de la Publication
J'ai le vif regret de constater qu'une fois de plus, avec le concours du
Figaro Magazine, et à l'occasion d'un entretien avec Madame Catherine Nay et
Monsieur Patrice de Méritens, Monsieur Claude Allègre,
à la page 38 du
numéro du 9 septembre 2000, lance contre les professeurs agrégés et contre
les professeurs des classes préparatoires, agrégés dans leur immense
majorité, des imputations gravement inexactes, venant après celles du 4
avril puis du 25 avril 1998.
Aux yeux de nos Sociétaires (un peu plus de douze mille lauréats des
concours d'agrégation), qui se trouvent aussi vos lecteurs, ce dénigrement
systématique relève d'une diffamation qui les a indignés.
Afin de leur permettre d'exercer leur droit de rétablir la vérité défigurée
par des propos outrageants, je demande en leur nom la publication du texte
ci-dessous :
" Contrairement à ce qu'a soutenu Madame Véronique Grousset dans le numéro
du 4 avril 1998, puis Monsieur Claude Allègre dans celui du 25 avril 1998 du
Figaro Magazine , les professeurs agrégés ne " fuient " pas la
Seine-Saint-Denis et le nombre des professeurs agrégés de ce département,
loin d'être " passé de 400 à 100 " entre 1996 et 1998, est passé de 981 à
1041 pendant cette période précisément.
Contrairement à ce qu'affirme Monsieur Claude Allègre dans le Figaro
Magazine du 9 septembre 2000, les professeurs agrégés dont le traitement net
de début de carrière n'est pas supérieur à 8 800 F (avant prélèvement des
CSG et CRDS) sont affectés aussi souvent que les professeurs certifiés dans
des postes de " profs de banlieue " selon l'expression de l'ex-ministre de
l'éducation nationale.
Les professeurs de classes préparatoires ne bénéficient de six mois de
vacances ni en première ni en seconde année, puisque, après l'écrit du
concours, ils préparent leurs élèves à l'oral, font en outre passer les
concours pour bon nombre d'entre eux et que leur enseignement, en raison du
niveau exigé des candidats au concours, parmi lesquels se trouvent les
futurs élèves de l'Ecole Normale Supérieure, de l'Ecole polytechnique et de
toutes les Grandes Ecoles, requiert un énorme travail de préparation encore
alourdi par le fait que sont définis pour les classes préparatoires, des
programmes très fournis composés de questions techniques dont la liste
change tous les deux ans voire tous les ans.
On ne voit pas comment " plusieurs milliers " de professeurs enseignant dans
les classes préparatoires pourraient " gagner 60 000 F par mois ", puisque
le salaire net mensuel d'un professeur agrégé ne saurait être supérieur à
22404F (avant prélèvement des CSG et CRDS) et ne saurait donc, en cas de
cumul faire plus que doubler le traitement net ( plafond fixé par le
décret-loi de 1936) soit 44800F, et encore à condition que le professeur ait
atteint le sommet de grades de promotions (hors-classe et chaires
supérieures) auxquels tous sont loin d'accéder. "
Il eût été très facile à vos journalistes de se procurer ces données auprès
des services compétents du Ministère, ils se seraient ainsi évité le
ridicule d'élever sur le pavois une personne apparemment persuadée que toute
contre-vérité est bonne à dire à un journaliste.
Certaine que vous verrez la nécessité de rétablir la vérité, je vous prie de
croire, Monsieur le Directeur de la Publication, à l'assurance de ma
considération,
Geneviève ZEHRINGER
N.D.L.R. : A la date du 4 octobre, il n'a pas été fait mention de notre
protestation dans le Figaro Magazine.