Dynamique, quelque peu mégalomane, John Whitley se disait destiné à promouvoir une nouvelle Entente Cordiale entre France et Grande Bretagne.
Il ne ménagea pas ses efforts pour le succès de la station qu’il nomma tout naturellement Hardelot-Plage, la plage du château d’Hardelot, celui-ci devenant le centre d’attraction de tout le domaine : golf, tennis, chasse, pêche, archerie… Le promoteur voyait grand et englobait Condette dans ses projets : champs de courses, polo, cricket, base-ball.
En 1910, s’ouvrait au château hôtel et restaurant.
John Whitley avait doté le château et sa société d’un blason fantaisiste. En très mauvais état, il surmonte l’entrée du château. Sa devise proclamait le plaisir d’y vivre : « Gaudium adfero » : j’apporte la joie.
La première guerre mondiale vint ruiner les efforts de J. Whitley.
Le château fut mis à la disposition de l’armée britannique qui y établit un centre d’entraînement pour élèves-officiers, puis un hôpital, mis en 1917 à la disposition des Australiens et des Néo-Zélandais. Près du château se trouvait un camp de travailleurs indiens.
Au décès de John Whitley en 1921 le château est acheté par M. Evans de Londres et passe l’année suivante à la nouvelle Société du Domaine d’Hardelot. Celle-ci le cède enfin en 1934 à l’abbé Bouly, curé d’Hardelot.
Prêtre au grand c½ur, radiesthésiste de renommée internationale, l’abbé Bouly met le château à la disposition des s½urs de Sainte Agnès d’Arras et ouvre au culte une dépendance du Moyen Age.
Pendant la dernière guerre, l’immeuble est occupé par les troupes allemandes, jusqu’à la libération de Condette en 1944 par les Canadiens.
Après la mort de l’abbé Bouly en 1958 le château est géré par une association qui le cède en 1987 à la commune de Condette. Celle-ci le confie par un bail d’une durée de quarante ans au Parc Naturel Régional.