Mis en
ligne le Lundi, 10 octobre 2005 (extrait du
journal de Saône & Loire)
Vincent
Lagrange (moins de 15 ans à Sanvignes)
Un
joyau à polir
Vincent
Lagrange
Né
le 13 juillet 1991 à Saint-Vallier
1,88
m, 85 kg
Handball
Club Sanvignes
Poste
: Arrière
Situation
actuelle : En 3e au collège Roger Vaillant (Sanvignes)
Doté d'une morphologie
impressionnante, Vincent Lagrange est un des meilleurs joueurs de son âge en
Bourgogne. Mais il doit encore progresser pour s'affirmer.
Une chose est sûre, le HBC Sanvignes tient entre ses mains un joueur talentueux
possédant une grosse marge de progression.
Bien sûr, il est encore trop tôt et peut-être un peu présomptueux pour dire
que Vincent Lagrange sera un jour un des meilleurs handballeurs français. Mails
il y a des signes qui ne trompent pas. Surtout à 15 ans. En effet, le
Sanvignard est ce qu'on appelle familièrement un beau bébé. 1,88 m pour 85
kilos à cet âge, forcément ça aide, surtout en handball. Rapidement ses
entraîneurs à Sanvignes ont remarqué que ce gamin disposait de capacités
physiques au-dessus de la moyenne.
Alors qu'il débute en 2000 chez les moins de 11 ans, il fait son apparition,
pour quelques matches, dans l'équipe des moins de 15 ans du club. Soit deux catégories
au-dessus.
Quatre ans plus tard, avec 13 autres handballeurs de Saône-et-Loire, il
participe à un stage de préparation au championnat interdépartemental. Là
bien sûr, le collégien sort du lot et sera convoqué l'année suivante en équipe
de Bourgogne. Une à une, Vincent Lagrange gravit les marches qui se présentent
sur la route qui doit le mener en équipe de France jeunes. C'est l'objectif
avoué. C'est pour cette raison, qu'en compagnie du chalonnais Cyril De Carli il
est invité en juin dernier à un stage demi-zone à Lyon. Là, sont rassemblés
les meilleurs de Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté. Officiellement
Vincent ne sait pas s'il a tiré son épingle du jeu. Officieusement, il se dit
en coulisses qu'il fait partie de la liste des joueurs appelés à se revoir en
février. Cyril De Carli, lui aussi devrait être de la partie. Ensuite peut-être
viendra le temps de s'affirmer en vue du stage national de juillet 2007 pour
rentrer en équipe de France jeunes.
D'abord le pôle espoir
Mais le but de Vincent Lagrange, à plus court terme, est de rentrer au pôle
espoir de Dijon dès l'année prochaine.
« Pour le moment, je n'ai qu'une envie c'est d'intégrer cette structure. Je
suis prêt à faire des sacrifices et à partir de chez moi. La motivation est là.
Alors oui, si j'ai le niveau pour y rentrer je n'hésiterai pas » explique le
costaud.
Et d'après Mourad Ouazir, le président de la commission technique départementale,
le niveau, il l'a.
« Morphologiquement parlant c' est le plus gros potentiel de Bourgogne avec le
dijonnais Cyril Noir. Je pense donc qu'il a largement les capacités pour réussir
les tests d'entrée au pôle. En tout cas c'est ce que je lui souhaite » concède
celui qui est accessoirement son entraîneur en club. Si l'année prochaine,
Vincent Lagrange fait ses valises pour Dijon, il devra certainement choisir un
club plus huppé que Sanvignes. Son évolution sportive passe par là. Dans
l'ancienne cité minière personne ne lui en voudra s'il doit un jour faire étalage
de son talent sous d'autres cieux.
Il y a encore du boulot
Malgré les éloges qui lui sont adressés, le Sanvignard est conscient qu'il
n'atteindra pas le haut niveau en claquant des doigts. Il possède des qualités
athlétiques qui seront déterminantes dans sa progression mais il doit encore
travailler sa vitesse qui est actuellement sa plus grosse lacune.
« De toute façon à cet âge et compte tenu de son gabarit, c'est normal qu'il
ne soit pas très rapide. Mais ce n'est pas irrémédiable bien au contraire.
Tout ça se travaille. Et s'il est au pôle l'an prochain ses entraîneurs le
feront bosser ce point faible »affirme Mourad Ouazir. Incontestablement, le
jeune handballeur dispose de tous les éléments pour « devenir à 19 ans un
bon joueur de D2 » (dixit Ouazir) encore faut-il qu'il s'en donne les moyens et
que rien ne vienne perturber sa progression. C'est la glorieuse incertitude du
sport.
Richard Montavon