Carrier Jean-Baptiste
(1756-1794)
Natif du Cantal, Jean-Baptiste Carrier est procureur au bailliage à Aurillac avant la Révolution. Elu député à la Convention, il se radicalise rapidement et rejoint les rangs des Montagnards. Il vote sans état d'âme la mort de Louis XVI et la création du Tribunal révolutionnaire. D'une redoutable efficacité, il est envoyé en mission à Caen et Rennes avant d'arriver à Nantes le 5 octobre 1793. Très hostile à la noblesse et à la grande bourgeoisie, il ne tarde pas à appliquer la Terreur de façon zélée. Assisté par des comparses fanatiques comme Goullin et Chaux de Champaux, il mène une politique d'éxécution à grande échelle. Jugeant la guillotine trop lente, il décide de faire fusiller les brigands dans les carrières de Gigant par la compagnie Marat et les hussards américains. Pour économiser la poudre, il finit par procéder à des "déportations verticales". Ce sont les tristement célèbres "Noyades". Carrier commet cependant une erreur fatale. Il fait arrêter 132 notables nantais dont il souhaite s'adjuger la fortune. Emprisonnés, transferés à Paris ils y sont jugés et...acquittés. Sentant le vent tourner, Carrier demande son rappel à Paris où il est nommé secrétaire de la Convention. La fin du régime de Terreur et la chute de Robespierre lui sont fatales. Chargé par ses ex complices, il est arrêté et condamné à mort pat le Tribunal Révolutionnaire. Carrier meurt sur l'échafaud le 16 décembre 1794. Lors de son passage à Nantes, plus de 30 000 personnes auraient péri.