| Il faut remonter à 1784 pour trouver, à
Bailleul, les premières traces de groupes de musiciens. Sous le Premier
Empire, une première Société véritablement
structurée remporte un prix lors d'un concours à Lille.
1830-1852 : Influencé par les
évènements de 1830, le commandant de Bataillon Communal de
Bailleul, soutenu par l'ensemble de la population, est à la recherche
d'une phalange musicale. Celle-ci se nommera "Musique de la Garde Nationale".
Dès lors, les fondations sont solides : malgré la dissolution des
Gardes nationales par Napoléon III en 1852, il suffira à la
société de changer de nom pourpoursuivre légalement ses
activités. |
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1852-1874 : c'est ainsi qu'ne 1852 défilent
ensemble musiciens et sapeurs-pompiers, ce qui tout naturellement
amènera la musique à porter le nom de "Musique des
Sapeurs-pompiers de Bailleul). Ces liens de fraternité existent encore
de nos jours.
1874 : après la chute du Second empire, la commune
prend en charge ... "L'harmonie municipale de Bailleul". Le titre lui en est
resté.
1882 : Les musiciens obtiennent leur plus brillant
palmarès à Hénin-Liétard, avec une formation de 46
sociétaires. |
| 1891 : La nouvelle tenue de l'Harmonie crée une
polémique qui parvient au bureau du ministre de la Guerre : cette tenue
ressemblerait trop à celle des artilleurs de l'époque. Pour
résoudre ce problème, des nouveaux statuts permettent de rendre
l'uniforme plus civil, sans entamer la stricte discipline de la phalange. |
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1920 : La première guerre mondiale a creusé
les rangs de l'Harmonie, mais 13 musiciens en civil reforment la
société pour la fête du 14 juillet. |
| 1926 : L'harmonie compte de nouveau 40 membres et
participe à de nombreux festivals. Elle donne aussi de nombreux
concerts. |
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1934 : Pour fêter son 150ème anniversaire,
une grande fête musicale regroupant les sociétés
environnantes est organisée à Bailleul. |
| 1939-1945 : Pour la seconde fois, l'harmonie subit un
préjudice important; Beaucoup d'instruments et uniformes sont
détruits.
1945-1973 : 3 directeurs se succèderont à
la tête de la phalange. |
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1973 : Le soutien de plus en plus nombreux du public
témoigne du dynamisme de la société. Sous l'impulsion de
son directeur, l'orchestre de 82 membres a élargi le registre de ses
prestations musicales, révélé des sonorités
nouvelles et approfondi sa recherche de la qualité par la
réalisation de 2 disques. L'avenir appartient dons aux 200 musiciens de
l'Ecole Académique de Musique. |
| Avec l'arrivée de Jean-Paul Potteeuw à la direction,
l'harmonie municipale de Bailleul prend une nouvelle direction et souhaite
s'illustrer dans des défilés carnavalesques avec un style
totalement nouveau. Au début des années 80, avec le nom
de Salopet's, l'harmonie se déplace dans les villes du nord de la France
pour interpréter dans la rue des musiques de variété
modernes. Accompagnés par un groupe de danseuses, les musiciens jouent
et évoluent sur le pavé pour former carrés, triangles et
autres formes géométriques... |
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L'harmonie annonçait l'Europe avant l'heure, puisqu'à
l'époque, le costume de parade était composé d'un pantalon
noir coupe Jean's, d'une casquette, type américaine, noire et d'un
sweat-shirt tricolore sur lequel était imprimé le drapeau de
différents pays. Par les morceaux qu'elle interprète en
extérieur, le groupe laisse transparaître ses
préférences pour une culture musicale franco-américaine en
interprétant des airs célèbres comme: la salsa du
démon, In the navy, Ghostbusters... |
L'harmonie de Bailleul anime aussi le carnaval de Bailleul. Chaque
année, les musiciens passent trois jours à égayer les rues
et bars de la ville flamande. Le dimanche, l'hamonie défile dans sa
tenue de parade dans les rues de la ville. Le lundi soir, elle anime le
concours de masques dans les cafés ainsi que lors du final à la
salle des Fêtes. Le mardi-gras, elle ouvre le cortège dans une
tenue différente : celle de Marmitons. Ce jour-là, c'est la
musique du Géant Gargantua qui est jouée. Rabelais avait rendu
célèbre ce personnage pour son appétit collossal, il lui
faut donc lors de chaque sortie officielle (chaque mardi-gras) une escouade de
Marmitons, qui faute de le nourrir lui interprète son air favori,
typiquement flamand. |
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A la fin des années 80, l'harmonie,
précédée tantôt par un groupe de jeunes en rollers,
en vélos BMX selon l'époque, évolue dans les rues avec
près de 100 musiciens et une vingtaine de danseuses. La nouvelle tenue
rappelle les USA, et il n'est pas rare que le groupe soit pris pour un ensemble
d'Outre-Atlantique lorsqu'il se déplace en terres inconnues, comme
à Nice en 1989. Le costume sur fond blanc est imprimé
d'étoiles, du sigle HMB, du nom de la ville Bailleul en rouge et
bleu. Les évolutions et les interprétations du groupe en font
une formation digne des Show-korps néerlandais. La rigidité n'y
est pas la-même, mais l'originalité des thèmes joués
ainsi que les chorégraphies et déplacements en font un groupe
très apprécié. Citons quelques morceaux devenus classiques
pour les musiciens de la formation : In the mood, Samba de Janeiro, Je vais
à Rio, Noir c'est noir, Je ne suis pas un héros, Party time, Un
Dos Tres... |