Comment faire du cidre* ?
Pour faire un bon jus
de pomme ou un cidre de qualité il faut des pommes récoltées le plus tard
possible. En fait, les fruits doivent acquérir le maximum de richesse en sucre
et en parfum.
Récoltez les pommes
par temps sec afin que les fruits se conservent bien. Secouez les arbres ou les
branches mais en aucun cas vous ne
devez gauler les pommes. Au moment du ramassage, séparez les fruits véreux,
meurtris, écrasés pour les broyer les premiers. Les fruits se conservent en
silos dans un endroit sec à l’abri du gel.

Fabrication des mouts
Le cidre est le résultat
de la fermentation du jus de pommes. Celle-ci est provoquée par des levures
alcooliques (les mêmes qui produisent le fermentation du vin). Si les fruits
sont récoltés sur une l’herbe d’une prairie, elles sont normalement
propres et peuvent être mises en fabrication dans cet état. Dans le cas
contraire, il est indispensable de les laver à grande eau et de les égoutter
aussitôt.
Le broyage
L’idéal est de posséder
un broyeur qui écrase très bien les fruits. Vous devez laver les palettes en
fer, car elles sont attaquées par l’acidité
des pulpes qui
brunissent le cidre.
La macération.
Après le broyage,
laissez macérer la pulpe pendant
une journée dans une cuve recouverte d’une bâche.
Le pressurage
Après le repos, la
pulpe est portée au pressoir. Il
faut presser lentement. En moyenne, on récupère 2/3 du jus. C’est pourquoi
pour récupérer le maximum du jus, on pratique le remiage.

Le remiage.
Cette opération
consiste à mettre macérer dans une cuve le mouts resté sur le pressoir avec
de l’eau (20 litres d’eau 100 kilos de marc) pendant 12 heures.
Le jus de pomme obtenu
par la pression directe donne du cidre pur jus. On peut mélanger les deux jus.
Fermentation du mout.
Le mout est versé dans
un tonneau. Pendant la fermentation, le sucre se transforme en alcool.
Rapidement il entre en fermentation sous l’influence des levures qui étaient
à la surface des pommes et qui se sont trouvées mélangées au jus. La
fermentation se traduit par un bouillonnement. Elle d’autant plus rapide que
la température est élevée. On peut accélérer la fermentation en aérant le
mout. Pendant la fermentation des petites bulles remontent à la surface séparant
les impuretés. En rajoutant de l’eau au fur et à mesure et en laissant s’échapper
les écumes une partie des impuretés est évacuée à l’extérieur les autres
retombent au fond donnant une boue appelée la lie. Entre les deux le jus est
s’éclaircit.
Le Soutirage
Au bout de quelques
jours (une semaine environ), quand le jus est clair, il est important de
soutirer « entre deux lies » c’est-à-dire entre le chapeau
(surface) et la lie du fond. Cette
opération fait par temps clair et froid. Il faut que la pression barométrique
soit élevée. Le soutirage se fait à l’abri de l’air avec un tuyau, de façon
à ne pas provoquer le départ d’une fermentation trop intense.

Fermentation définitive
Elle se fait en fûts,
elle donne un cidre pétillant que l’on peut consommer mais devenant de plus
en plus sec en perdant son sucre et son gaz. Il se forme au fond une nouvelle
couche de lie que vous pouvez éliminer par un nouveau soutirage, lorsque la
fermentation est terminée. Comme pour le précédent tirage, il faut que le
temps soit sec et une pression barométrique haute. On peut mettre aussi en
bouteilles.
Sinon pour éviter que
le cidre aigrisse, il faut maintenir les fûts pleins et boucher hermétiquement.

Mise en bouteilles
Avant la mise en
bouteille, vous devez mesurer sa densité avec un appareil à mesurer le moût
Cidre doux à la fois
mousseux et sucré entre 1.018 à 1.020
Cidre simplement
mousseux entre 1.015 à 1.018
Cidre légèrement
mousseux entre 1.010 à 1.013
Cidre brut et pétillant
1.005
Remplissez doucement
les bouteilles jusqu’au bouchon pour qu’il n’y pas d’air. Sinon lors du
débouchage, le cidre risquerait de s’échapper violemment
hors de celle-ci. Le mieux est de pencher la bouteille et d’utiliser un
tuyau qui trempe jusqu’au fond. Après le remplissage fermez la bouteille soit
avec un bouchon de liège relié à
un muselet, une canette ou une
capsule. N’employez que des bouteilles à champenoises sous peine de bris.
Comme pour le
soutirage, il faut que temps soit clair, beau et froid avec une pression barométrique
élevée.
Pour que le cidre soit
encore plus pétillant, on peut ajouter du sucre dissous dans un peu d’eau
alcoolisée à raison de 2 g de sucre par litre, par degré mustimétrique à
regagner. Par exemple : si l’on a du cidre d’une densité de 1005, pour
le remonter à 1013, il faut ajouter 1013 – 1005 = 8 x 2 soit 16 g de sucre.