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La prise rationnelle des notes de tir est un élément essentiel de la bonne attitude mentale, qui seule permet la performance lorsquil est important de la faire. Il sagit en fait dune technique simple, que tout tireur ambitieux doit acquérir et pratiquer.
Nous allons à présent essayer dexposer simplement et complètement en quoi consiste cette technique, avec lespoir que ceux qui lacquerront feront un pas de plus vers la maîtrise de notre sport.
Depuis quelques décennies il est admis que la préparation dun sportif ne peut être laissée au hasard ou confiée à limprovisation. Sa progression, toute son activité, doivent être établies et laisser des traces. Parce que je suis de ceux qui se méfient de leur mémoire, je crois que chaque entraînement et chaque compétition doivent faire lobjet dun petit rapport comprenant tous les événements significatifs vécus avant, pendant et après le tir.
Je fais ainsi presque depuis le début. Et javoue que jusquà notre rencontre avec Bassham, je nen ai pas retiré autre chose que le plaisir de relire mes notes de temps à autre, à mes instants perdus, ce qui me permettait de revivre les bons moments passés. Il y a en effet quelques temps que je ne consignais plus dans mes carnets mes mauvaises performances. Par superstition peut-être... Des autres, moyennes et bonnes, je nai gardé comme la plupart des tireurs que ce que javais fait de mal, et des regrets... Alors il valait mieux que je nutilise pas trop mes notes pour préparer un match important !
Ce sentiment dinutilité a fait que beaucoup de tireurs ont
abandonné la tenue du carnet. Ils ne savaient pas trop quy écrire, y notaient
surtout leurs malheurs, ou avaient toujours limpression de ressasser les mêmes
choses, la plupart du temps négatives.
Mais lorsquon a fait le choix dadopter une certaine
attitude mentale pour réussir sa carrière de compétiteur, des notes de tir bien prises
deviennent une pièce indispensable de la préparation psychique et technique. Sans elles
on ne peut rien faire de bon.
Avant dentrer dans laspect pratique du sujet, je tiens à dire ma conviction que les choses importantes ne sinventent quune fois.
Après, seules sont possibles des améliorations. On na pas
réinventé le moteur à explosion. On la seulement perfectionné au fur et à
mesure que le permettait lévolution de la technologie; et Beau de Rochas nest
pas dépassé... De même, la construction du carnet de tir que propose Bassham restera,
parce quil sagit dune authentique invention. Bassham na pas
découvert séparément les fondements psychologiques sur lesquels repose sa conception.
Mais il a eu lintelligence dinventer leur synthèse et de lappliquer au
tir (sa démarche serait également enrichissante pour tout autre sport, je dirai même
pour tout apprentissage). Saffranchissant de la routine, il nous propose une
solution saine, logique et efficace pour prendre nos notes. Quil soit remercié de
navoir pas gardé cela pour lui, et pour lavance quil a donné, sur tous
les autres, à notre sport.
Afin de se faciliter la recherche et lutilisation de ses
archives, le tireur doit classer méthodiquement ses notes en chapitres distincts.
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Premier chapitre |
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Il représente à lui seul la presque totalité de ce que marquent les
tireurs, regroupe tous les éléments qui permettent de situer le tir : date - lieu -
conditions climatiques - choix du ou des vents - nombre de balles tirées - préparation
avant le tir - munitions - zéro de hausse établi - réglages de crosse etc... En fait, si
lon veut résumer, toutes les conditions du tir.
Cest un chapitre important, qui permet darchiver la
connaissance des diverses installations où le sportif est amené à opérer (chaque
tireur devrait avoir des notes sur tous les stands où il a tiré, et où il reviendra
probablement), ainsi que celle des diverses façons daborder un match (quand se
nourrir - comment - combien de sommeil - à quelle heure se réveiller pour un match du
matin, etc...).
Il faut tenir consciencieusement cette rubrique, qui permet de réduire
considérablement le temps dadaptation aux diverses situations. Si lon a
trouvé une solution à une difficulté de réglage, ou autre, il est bon de navoir
pas à la réinventer lors dun prochain tir si la même situation se présente...
Très important : là sont archivées fréquence, durée et
qualité des entraînements, nombre de coups tirés. Ces éléments déterminent dans une
large mesure les périodes de forme. Il est de première importance de connaître ce que
lon a fait pour arriver en forme à tel moment. Au début de sa carrière on ne fait
que constater que telle quantité et telle qualité dentraînement ont conduit à
être en forme à telle période (dans la plupart des cas, trop tôt ou trop tard par
rapport à la principale compétition de la saison). Saidant de ces connaissances,
on pourra les années suivantes moduler sa préparation, soit en quantité, soit en
durée, soit en qualité, afin de mettre toutes les chances de son côté pour être en
forme au moment important.
Mais ce chapitre nest pas lessentiel. Cest même le
seul des trois dont on pourrait à la rigueur se passer. Il nest dailleurs pas
nécessaire de sy étendre longuement pour chaque tir : tout ce qui est routinier
doit en être exclu. Seul lutile doit y figurer.
Les deux chapitres suivants font la grande originalité de la découverte de Lanny Bassham :
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Deuxième chapitre : Analyse technique (A.T.) |
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Il sagit en quelque sorte dune auto-critique positive.
Nous lavons souvent constaté, le tireur de compétition est tout naturellement plus
enclin à se dénigrer quà se satisfaire de ses réussites. Cette forme courante
dautocritique est la pire attitude à adopter. Cest une authentique calamité.
Elle est responsable du fait quon va, à lissue dun tir à 380,
sappesantir davantage sur les trois 8 que sur les 23 dix qui ont construit le score.
Les dix sont chose naturelle ; on ne sy attarde pas, ça va de soi. Les trois fautes
sont inacceptables, impardonnables, indignes, que sais-je encore ?...
De cette tendance, il ny a rien à attendre de bon. Ne serait-ce
que parce que statistiquement le raisonnement est faux : trois mauvais coups pour 23 bons.
Les premiers ne peuvent avoir la même importance que les seconds. Et pourtant,
dans nos pensées daprès tir, ils en ont fréquemment bien plus. Et cest ici
que la concentration négative sur les mauvais coups commence son travail destructeur. Il
nest même pas besoin quun "ami qui lui veut du bien" insiste sur
ses malheurs : le tireur qui pense ainsi se détruit le moral tout seul, dune
manière quasi-infaillible. Plus importante sera la compétition suivante, plus facile
sera sa chute.
Est-ce à dire que les fautes commises doivent être jetées aux
oubliettes, que lon doive sen décharger complètement lesprit comme
dun poids trop lourd à porter, et faire en quelque sorte comme si lon ne se
reconnaissait pas leur auteur ? Non bien sûr, car elles ont un rôle à jouer dans
lévolution du compétiteur. Mais leur utilisation est délicate : si je les note
sans traduction, elles laissent des traces pénibles car jai tendance à trop
insister sur elles, et je ne trouverai plus quelles dans mon carnet. Il est sûr que
je ne dois jamais y lire : "aujourdhui je tire trois 7 et cinq 8". Il est
déjà préférable, deuxième étape, dy trouver les raisons pour lesquelles
jai fait ces mauvaises balles : "jai fait huit fautes par manque de tenue
pendant et après le départ du coup". Cela prouve une intéressante capacité
danalyse de la part du tireur. Il reste que de telles notes ne sont ni plus
rassurantes ni plus efficaces que les premières car de nouveau, si jai
lintention de men servir pour préparer mes tirs, je ny trouverai que
des aspects négatifs. Et cela, petit à petit, va intimement me persuader
que je ne sais pas tirer.
En effet, au fil des pages, je ne lirai que :
"je ne tiens pas assez au départ du coup" ;
"la visée est trop longue" ;
"la première série est mauvaise parce que je ne suis pas échauffé" ;
"le lâcher intervient trod tard" ;
"mon épaule se contracte à chaque départ" ;
et autres encouragements de ce genre ! Système condamné !
Si inconsciemment jai un peu de défense, je range le carnet
dentraînement au fond dun tiroir et je men méfie à lavenir. Je
peux dans ce cas continuer à bien tirer, mais il me manquera un des éléments importants
de la préparation mentale. Sinon, je me complais dans un système peu rassurant et
my perds de plus en plus.
La troisième voie est seule enrichissante : jutilise mes mauvais
coups en inscrivant seulement lordre positif sur le carnet.
Lenchaînement est le suivant :
1. Je constate la défaillance (un 8 à six heures par exemple);
2. Janalyse les causes (par exemple : relâchement prématuré par manque de volonté de tenue au départ du coup).
3. Etape la plus importante : je donne et jécris lordre
positif : "je dois continuer à tenir pendant et après le départ du
coup". Et je mimagine tirant une bonne balle en tenant pendant et après le
départ du coup... Cette voie est la seule intéressante. Et ainsi, au lieu de la
désolante litanie évoquée plus haut, je retrouve dans la rubrique A.T., en feuilletant
mes notes:
"tenir un peu plus longtemps au départ du coup, jusquà ce que la carabine soit revenue se stabiliser et que lannonce soit faite" ;
"viser seulement à partir de la fin du tassement : programmer chaque fois mon lacher dans la séquence mentale" ;
"je dois méchauffer plus longuement avant de commencer à tirer" ;
"dès que je suis stable, jappuie en tenant dessus. Et je prépare tôt ma détente" ; etc...
Il est inutile de faire de cette rubrique "A.T.", un
catalogue. Seules les erreurs marquantes du tir doivent y être exploitées. Et il
ny a pas une infinité de raisons pour faire de mauvaises balles...
Là encore, ce second chapitre ne me paraît pas le plus important.
Mais il est indispensable si lon ne veut pas passer à côté des intéressantes
possibilités de progression quoffrent lanalyse des mauvaises balles et lordre
positif qui suit cette analyse.
Je manque dadjectifs pour qualifier à sa juste valeur le
troisième chapitre ! Cest celui que le matcheur doit relire le plus souvent possible
pendant sa période de compétition. Ce faisant, il se renforcera dans la certitude quil peut
faire le score. Parce quil la déjà fait, et surtout parce
quil sait comment le faire.
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Troisième chapitre : Analyse des succès (A.S.) |
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Cest la partie la plus riche des notes de tir. Celle où
lon écrit ce qui était bien lors de son tir. Là, on ne craint pas dadmirer
ce quon a fait de mieux. Ce nest pas du narcissisme. Cest une
nécessité. Il faut savoir pourquoi lon tire bien, comment on tire bien, pour être
capable de recommencer lorsque cest important. On refait toujours plus facilement
quelque chose dagréable. Et vous savez aussi bien que moi comme il est agréable de
bien tirer. Alors pourquoi éteindre cette joie ? Laissons-la sépanouir,
cultivons-la avant, pendant et après le tir. Nous tirons pour être heureux ! Puis
analysons sobrement mais lucidement ce qui nous fait bien tirer, et notons-le dans la
partie "A.S." du carnet de tir.
Pour reprendre mon premier exemple, jai tiré 380 avec 23 dix.
Plus de la moitié de 10, ce ne peut être un hasard, et ce ne peut mêtre
étranger. Cest bien moi qui ai fait cela, je sais le faire. Et ces balles
ont nécessairement quelque chose en commun. Elles ont été tirées, sinon exactement de
la même façon, tout au moins dune manière très comparable du point de vue des
sensations. Eh bien je dois noter tout ce que jassocie (comme sensations, comme
attitude mentale, comme qualité des gestes, comme préparation) à la réussite répété
23 fois sur 40 coups. Cest le premier pas vers lautosuggestion, qui est à
lorigine de tout ce que nous pouvons espérer des futures techniques de
préparation.
En relisant ses notes avant un match important et difficile à jouer,
le tireur trouvera dans son chapitre "A.S." une foule dobservations de ce
genre, toutes prêtes à le "gonfler" moralement :
"Excellente stabilité en ce moment. Je me sens très bien en position" ;
"Lâcher bien préparé, incisif et précis" ;
"Je tiens bien au départ du coup. Concentré et volontaire. Je tire ainsi 25 dix sur 40 coups" ;
"Beaucoup de 10. Lâcher précis, net, bien synchronisé avec la tenue et la visée" ;
"La pensée est au point, la séquence mentale bien organisée. Jai fait beaucoup de dix, et une série à 99, en restant concentré de bout en bout" ; etc...
Par leffet de ce dopage moral, le tireur prend conscience avant
lépreuve de ce quil fait lorsquil tire bien. Il peut penser, inventer
des 10, et les faire ! Et plus il est capable den penser, plus il a de possibilités
den faire effectivement. Surtout, il peut se convaincre, se conforter dans la
certitude quil sait bien tirer, parce que les notes de sa rubrique
"A.S.", sont des preuves irréfutables.
Sil a des difficultés en match, il peut se remettre en mémoire tout ce quil a déjà fait de bien dans des conditions identiques :
"Je viens de faire un 8. Pour cette raison. Ce nest rien.
Lorsque je fais un 10, je procède de cette manière ; je vais faire cela, et la prochaine
balle sera bonne" ;
"Six 10 de suite. Cest normal. Jai déjà fait ça
plusieurs fois. Tiens, lautre jour, jai tiré onze 10 de suite, de cette
manière. Je sais faire cela, je peux le faire en ce moment".
Au lieu de penser : "Aïe, six 10 de suite ! Que va-t-il marriver à la prochaine ?".
Voilà. Il y a là une des clefs de la réussite sportive. Je le sais
pour lavoir expérimentée depuis à peine un an. Mes occupations ne me laissent
plus le temps de mentraîner régulièrement, ce qui peut être considéré comme
très néfaste. Je suis très souvent en reprise dentraînement, et cest bien
la pire des choses pour un sportif. Mais je soigne ma préparation et de ce fait la
moyenne de mes performances est meilleure que lorsque je tirais beaucoup mais un peu
nimporte comment; même si mes scores de pointe sont devenus un peu plus modestes...
Il reste à noter la valeur des coups tirés. Ou archiver ses
groupements. A mon avis, la valeur des coups est suffisante. Mais garder ses très bonnes
cibles est tout de même une excellente habitude, car cela permet de visualiser ses
possibilités. Faire un très beau 100 est un grand plaisir sur le moment, et peut devenir
un vrai réconfort lorsquon le revoit dans une période où ça va un peu moins
bien.
Bien que la notation des coups ne soit pas indispensable, il est
souvent intéressant de savoir comment on a construit son score. Bassham pense que deux
séries à 92 peuvent avoir une valeur très différente :
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| 9 |
9 |
9 |
9 |
10 |
10 |
9 |
9 |
9 |
9 |
92 |
| 10 |
8 |
7 |
10 |
10 |
9 |
8 |
10 |
10 |
10 |
92 |
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Une majorité dentre vous va demblée préférer la
première, parce que plus homogène, plus groupée et comportant moins de grosses fautes.
Pourtant, lopinion de Lanny selon laquelle la seconde est bien meilleure se défend
aisément. Il ny a que deux 10 dans la première. Mais six dans la seconde, qui est
donc plus riche en gestes et pensées efficaces. Il y a plus à apprendre de la seconde
que de la première : six coups excellents, qui laissent de bonnes sensations, et trois
coups nettement manqués qui permettent une analyse facile et la possibilité de trouver
sans équivoque lordre positif. Dans la première série deux 10 seulement, et huit
9, peut-être tout près du huit pour certains. Ceci nincite pas à une analyse fine
puisque, selon la tradition, "un 9 debout à 50 mètres est toujours bon à
prendre". Cet état desprit ne peut permettre datteindre le haut niveau.
Et puis, deux bonnes balles sur dix coups, ce nest pas une fréquence suffisante
pour identifier avec certitude les sensations qui sont liées à lefficacité. En
résumé, la première série apprend à faire des 9, la seconde à faire des 10...
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Conclusion |
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Il me reste, pour terminer, à donner quelques conseils pour la tenue du carnet :
Choisissez-le de préférence dun format confortable. Cela
permet de prendre les notes correspondant à un tir sur une seule page. Avec un petit
format, les mêmes notes prennent deux ou trois pages, et leur lecture ne sen trouve
pas facilitée. Le plus fréquemment, la petite page incite à une sorte
dautocensure par manque de place : on abrège trop pour tout y faire tenir, et
lon condense ce sur quoi on devrait sétendre...
Ayez constamment vos notes avec vous lorsque vous allez tirer. Elles
font partie du matériel. La meilleure place est sous la mousse de votre boite à carabine
ou dans le couvercle de la boîte à pistolet. Ou bien, si on ne len sort pas à la
maison, dans le sac de tir.
Prenez vos notes dès le tir terminé. Avant de rentrer chez vous. Au
besoin, cessez lentraînement un peu avant. Les dix balles que vous tirerez en moins
seront amplement compensées par le fait que vous aurez des notes efficaces. Si vous
laissez sécouler du temps, si vous commencez à discuter, si vous conduisez pour
rentrer, vous nêtes plus dans votre tir. Il y a rupure, et oubli inévitable de
beaucoup de sensations fines, qui sont déjà assez difficiles à exprimer tout de suite
après. Elles ne résisteront pas aux multiples distractions daprès
tir. Or cest bien lidentification de ces sensations fines déquilibre,
de visée, de lâcher, qui prime tout dans lévolution dun tireur de
compétion. Identifiées, on peut les retrouver, les recréer. Et tout naturellement bien
tirer. Pour cette raison, on doit prendre ses notes quand on est encore imprégné par ce
quon vient de faire. Ça prend bien peu de temps à chaque fois environ une dizaine
de minutes, qui ne seront jamais du temps perdu.
Essayez ceci sérieusement, avec conviction. Et vous ferez des progrès
appréciables après quelques mois seulement de prise et dutilisations de vos notes
de tir, quelle que soit votre spécialité.
En appliquant sa technique, Lanny Bassham est passé en quelques semaines de 540 à 580 à la Vitesse Olympique !...
Yves DELNORD
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