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| Les Préceptories | Midi-Pyrénées | Tarn-et-Garonne | Sommaire | L'insolite |

PRESENTATION
Montricoux est un anthroponyme germanique qui remonte à l'occupation franque. Une église y existait certainement en 767, époque à laquelle elle fut donnée par Pépin le Bref à l'abbaye de Saint-Antonin. 1181 : Cession par Etienne, prieur de Saint-Antonin, et tous les chanoines de son couvent, à l'ordre du Temple des églises de Castras, de Mairessi et de Montricoux. 1275 : Coutumes concédées aux habitants de Montricoux par Roscelin de Foz, Maître du Temple en Provence. 1276 : Sentence arbitrale entre les Templiers et les chanoines de Saint-Antonin, au sujet des dîmes des paroisses de Montricoux, de Saint-Maurice et de Castras ; elles sont adjugées aux premiers moyennant une redevance annuelle de 24 sétiers de froment et de 16 d'orge. Nota : Après 1307, Esquieu de Floyran, le templier renégat qui avait dénoncé l'Ordre, devint seigneur de Montricoux. Puis la commanderie passa plus tard aux chevaliers de Saint-Jean, et devint, à la fin du XVème siècle, un simple membre de celle de Vaour. C'est le commandeur de Vaour qui eut dès lors le patronage. Cette église, dédiée à Saint Pierre, fut bâtie au XIIIème siècle, reprise au XVème et terminée dans le courant du XVIème. Le clocher fut élevé en 1549 par Inard de Montrosier, prieur de la commanderie, à l'imitation de celui de Négrepelisse ; la flèche a été refaite plus élancée en 1905 (M.H.). Les restes sont très importants et, en dehors des remparts, il faut faire état du donjon construit vers 1179. Haut de 16 mètres, il est recouvert aujourd'hui d'une toiture à quatre pans en tuiles mécaniques qui, tout en dépareillant l'ensemble, n'en protège pas moins la construction. Les côtés sud et nord ont une longueur de 10,95 mètres, et ceux d'est et d'ouest de 7,40 mètres. Les plus longs ont trois contreforts plats, larges de 1 mètre et saillants de 0,40 mètre. L'angle nord-ouest possède un contrefort plus massif laissant, à l'intérieur, la place à un escalier à vis. |
Les Guerres de Religion ne furent pas trop néfastes à l'édifice, bien que les Réformés aient pris Montricoux. L'église se compose de deux parties distinctes, nettement visibles, surtout du dehors : la nef d'un roman tardif, voûtée d'un berceau brisé continu sur bandeau ; et le choeur à cinq pans précédé d'une travée droite couverte de nervures évidées : les clés sont ornées de l'écu des Carmaing. |
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Il existe sept chapelles latérales bâties à différentes reprises et assez peu semblables entre elles. La deuxième à gauche comprend deux étages : la chapelle supérieure, voûtée de liernes et de tiercerons était celle des commandeurs.
La porte d'entrée, de la fin du XIIIème siècle s'encadre d'un boudin torique qui se prolonge par une colonnette au-dessus d'un chapiteau feuillagé. Le clocher de style toulousain est bâti en hors-d'œuvre à droite du chœur. Une base carrée en pierre sert de support à la tour octogonale en brique de trois étages en retrait, qui est entourée d'une galerie ajourée à la base et au sommet, et qui s'amortit par une flèche à crochets. Des gargouilles en forme de chimères marquent les angles de l'octogone. Il y avait jadis sur le territoire de Montricoux, au lieu-dit Saint-Geniès, non loin des bords de l'Aveyron, une église qui fut aussi une possession des Templiers. Elle disparut sans doute au XVIème siècle ; on a retrouvé, il y a quelques années, des vestiges de son cimetière. Au XIIIème siècle, s'installèrent des foires et des marchés qui subsistent encore de nos jours, telle la traditionnelle foire de Saint Eutrope. |
| L'INSOLITE N° 15B : SPECIAL ORDRE DU TEMPLE. Reprend les textes présentés sur les panneaux de l'exposition ''A la rencontre des Templiers''.
L'INSOLITE N° 16B : SPECIAL ORDRE DU TEMPLE. Importante bibliographie consacrée à l'ordre du Temple. L'INSOLITE N° 21 : SPECIAL ORDRE DU TEMPLE - ARCHIVES DE L'EMPIRE : CROISES, TEMPLIERS ET HOSPITALIERS |