Jeûne

Initiative non-violente d'interpellation des responsables politiques sur la situation dans les Balkans
Jeûne pour les Balkans

Le journal quotidien du jeûne / Calendrier des actions solidaires
Le texte de l'appel / Les soutiens / La pétition

BILAN ET PERSPECTIVES DU JEUNE

Le jeûne s'est tenu dans les locaux du centre Quakers à Paris : 114 rue de Vaugirard 75 006 Paris.

Courrier électronique : jeunebalkan@voila.fr

Téléphone / Télécopie : 01 45 48 74 23

Les jeûneurs permanents : André-Jean Baudin (Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto), Arnaud de Mareuil (Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto), Pierre Dufour (Mouvement pour une Alternative Non-violente, vérificateur de l'OSCE au Kosovo), Jean-Baptiste Libouban (Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto).

Le jeûne a commencé le vendredi 14 mai et s'est terminé le mercredi 2 juin.
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Le journal quotidien du jeûne

Mercredi 2 juin : 20ème et dernier jour de jeûne.
Les quatre derniers jeûneurs ont mis fin au jeûne aujourd'hui. Un document de synthèse qui tracera le bilan et les perspectives de cette action est en cours de préparation.

Mardi 1er juin : 19ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse à 18h.

Lundi 31 mai : 18ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse à 18h.

Dimanche 30 mai : 17ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant le Sénat à 18 h.

Samedi 29 mai : 16ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant le Sénat à 18 h.

Vendredi 28 mai : 15ème jour de jeûne.
Les jeûneurs ont à nouveau écrit au Président de la République et au Premier ministre (voir lettre). Conférence de presse (en présence de Jean-Marie Muller, porte-parole du MAN, et de Jean-Jacques de Felice, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme). Les jeûneurs ont publié un nouveau communiqué de presse. Les quatre jeûneurs qui avaient commencé leur action depuis quinze jours ont stoppé le jeûne. Plusieurs autres personnes ont pris le relais sur place.

Jeudi 27 mai : 14ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse à 18h.

Mercredi 26 mai : 13ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant le Sénat à 18 h.

Mardi 25 mai : 12ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse à 18h.

Lundi 24 mai : 11ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse à 18h.

Dimanche 23 mai : 10ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant le Sénat à 18 h.

Samedi 22 mai : 9ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant le Sénat à 18 h. Les jeûneurs ont reçu la visite du Pasteur Jean Tartier, président de la Fédération protestante de France, qui leur apporté ses encouragements.

Vendredi 21 mai : 8ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse. Les jeûneurs ont à nouveau écrit au Président de la République pour lui demander audience. Ils renouvelleront désormais leur requête chaque jour et proposent à tous ceux qui les soutiennent d'écrire/faxer à l'Elysée pour relayer et appuyer cette demande.

Jeudi 20 mai : 7ème jour de jeûne.
Rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse à 18h.

Mercredi 19 mai : 6ème jour de jeûne.
Point de presse à 11h.(voir communiqué de presse des jeûneurs). Rassemblement silencieux devant le Sénat à 18h.

Mardi 18 mai : 5ème jour du jeûne.

Lundi 17 mai : 4ème jour du jeûne.
Pour des raisons personnelles, Paul Bruyelles arrête le jeûne et rentre chez lui. Un nouvelle personne, Gabriel Roche, rejoint les jeûneurs dès aujourd'hui. Les jeûneurs ont reçu le soutien de Martin Gray. Préparation du point de presse de mercredi.

Dimanche 16 mai : 3ème jour du jeûne.
Les jeûneurs ont adressé une lettre au Pape. Ils ont également écrit au Premier ministre et au Président de la République.

Samedi 15 mai : 2ème jour du jeûne.
Les jeûneurs ont organisé un rassemblement silencieux devant la gare Montparnasse vers 18h00. Ils ont tendu une banderolle "Jeûne pour les Balkans" et distribué des tracts. La police est intervenue et les a chassés du lieu sous le prétexte que les manifestants n'avaient pas d'autorisation. Les jeûneurs ont demandé à rencontrer le Préfet.

Vendredi 14 mai : 1er jour du jeûne.
Conférence de presse à 11 h.

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Calendrier des Actions Solidaires
au Jeûne pour les Balkans

Actions passées :

SAUMUR. Il y a eu une journée de réflexion le 26 mai, de 9h à 19h, ainsi qu'un débat à 19h30 à la MJC pour demander :
- L'arrêt de l'épuration ethnique et des bombardements ;
- Une réunion d'urgence à l'initiative de l'ONU pour des négociations immédiates ;
- La mise en place sous l'égide de l'ONU d'une force multinationale indépendante de l'OTAN.

PAYS D'OLLONE. Le MAN a organisé les 25 et 26 mai une heure de silence à 15h avec recueil de signatures.

ORLEANS. Samedi 22 et Dimanche 23 mai, le MAN Orléans a pris l'initiative d'organiser un jeûne pour les Balkans pour relayer celui qui a commencé à Paris le 14 mai. Quatre membres du groupe y ont participé : Jean-Marie Muller, Jean-Marie Copin, Jean-Pierre Perrin et Sabine Gautier. Ce jeûne a eu lieu à Orléans : 12 rue Notre dame de Recouvrance.

MONTPELLIER. 20-23 mai : 3 jours de jeûne à l'initiative de l'Arche, du MAN et de la Maison de la Paix (jeudi, vendredi, samedi). Chaque soir (18h30-19h30 jeudi et vendredi ; 16h30-19h30 samedi), nous nous sommes rendus au centre ville pour une présence silencieuse et la signature de la pétition. Nous avons recueilli 190 signatures (qui partiront demain matin au secrétariat du MAN). Une quinzaine de personnes, plus particulièrement intéressées par nos positions ont laissé leurs coordonnées pour les actions futures. Un article dans "Midi Libre " de vendredi 21 présente l'action. Un reportage est aussi passé sur radio "Maguelone" (radio catholique de Montpellier). Nous prévoyons de nous retrouver un jour par semaine (mercredi 18h00-19h30 -à confirmer-) pour poursuivre l'action par une présence au centre ville, et la signature des pétitions.

LODEVE, Dimanche 16 mai, une manifestation silencieuse a réunie une trentaine de personnes devant la préfecture.

ARCHE DE ST ANTOINE, AMIS DE L’ARCHE, ARTISANS DU MONDE, PARENTHESES, HALTE AMITIE, ASTIV - VALENCE – Manifestation publique de 2 heures le 17 mai, et veillée inter-religieuse de prière, de recueillement, de médiation et de solidarité pour la paix au Kosovo le 18 mai à 20h30, à l’Eglise Sainte-Catherine, 222, Av. Victor Hugo, 26000 Valence. Avec la participation de Monseigneur Marchand, du Rabin Habib, du Père Nicolas, du Père Liotard, du Pasteur P. Aublet et de l’Imam de Valence. Une collecte a été organisée au bénéfice des réfugiés kosovars et remise aux bons soins de la Croix Rouge.

GRENOBLE. Le 19 mai une marche silencieuse dans la ville jusqu'à la Préfecture a réuni plus de 200 personnes.

Moment of silence. Un moment de silence mondial a eu lieu pendant 2 minutes le 24 mai à 15h de Greenwich.

Actions en cours :

AMIENS (MAN). Jeûne relais de 4 jours à partir du 26 mai à 14 h place Gambetta. Durant le jeûne, collecte de transistors en état de marche au profit des réfugiés kosovars en Albanie et Macédoine.

BOLLENE. Une soirée de prière est organisée le 28 mai.

LODEVE. (ACAT, COMMUNAUTES DE L'ARCHE, GINESTA). Depuis le 16 mai, une trentaine de personnes se retrouvent le mercredi à 18h pour une heure de silence, Place de la Préfecture.

LYON (MAN) a décidé de relayer cette action et vous propose un rassemblement les mercredis et samedis de 12h15 à 13h15, Rue de la République (Place Bellecour) jusqu’au 5 juin 1999. man.lyon@caramail.com

MANOSQUE (MAN). Venez soutenir les jeûneurs et signer l’appel : chaque mercredi à 18h30, place de la mairie, Manosque, une heure de silence est organisée pour :
- travailler à faire tomber les haines ;
- manifester notre soutien à l'action digne et non-violente d'Ibrahim Rugova et des démocrates serbes, honteusement abandonnés à la montée des menaces nationalistes.

MONTPELLIER. (MAN, AMIS DE L'ARCHE, MAISON DE LA PAIX). Depuis le 26 mai, une heure de silence se fait tous les mercredis à 18h30, place de la Comédie.

MARSEILLE. (COLLECTIF POUR LA PAIX). Depuis le 23 avril, permanence tous les jours de 12h à 14h avec panneaux d'affichage, recueil de signatures de la pétition.

MILLAU. Des temps de parole et d'écoute sont proposés du 26 mai au 3 juin de 19h à 20h30.

PEZENAS-MONTPELLIER. Jeudi 3 juin, se tient à Pézenas (centre de l'Hérault) une réunion débat sur l'avenir des Balkans, par les Amis de Politis, avec Bernard Dréano. Il y a généralement 50 ou 60 personnes qui viennent à ces débats. Un libraire amène des ouvrages en relation avec les discussions à chaque réunion. Sur sa demande, nous lui avons envoyé une liste d'ouvrages concernant le Kosovo. Nous serons (MAN-Montpellier) associés à cette soirée où nous comptons continuer à faire signer la pétition. Il est important d'avoir une action matérielle concrète. Nous avons pu le constater en discutant ces trois jours à Montpellier avec les personnes qui s'arrêtaient devant notre banderole.

SAINT-ANTOINE. Prières à 20h les 20 mai, 17 juin, 20 juillet et 19 août.

VOIRON. Deux soirées de prière sont organisées. Les dates ne sont pas encore fixées.

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L'appel du Jeûne pour les Balkans

La situation dans les Balkans, en particulier au Kosovo, est catastrophique. En quelques semaines des centaines de milliers de personnes ont été obligées de fuir leur région dévastée pour échapper à la purification éthnique mise en place par le gouvernement de Slobodan Milosevic. Ils errent ou survivent dans des camps et un nombre important d'Albanais à disparu. Selon des témoignages concordants, de nombreux crimes ont été commis au Kosovo. Aujourd'hui la population encore sur place est plus que jamais l'otage de l'armée et des milices serbes. Toute la région risque de s'embraser. L'avenir démocratique des pays concernés est compromis.

Dans le même temps, les frappes aériennes de l'OTAN, contrairement à l'objectif affiché, ne sont pas parvenues à réduire la capacité de répression des forces armées serbes au Kosovo. Par ailleurs, lorsqu'elles prennent pour cible les infrastructures de la société civile, elles constituent une menace considérable sur les populations. Elles musellent l'expression des démocrates serbes et monténégrins, des orthodoxes modérés et exacerbent le nationalisme.

En fin de compte, cette guerre met en cause pour des années l'avenir des Balkans et la construction de l'Europe. Cela crée chez tous un profond désarroi.

C'est pourquoi,

- pour transformer en action notre révolte devant tant de gâchis, alors qu'il aurait fallu soutenir l'action non-violente d'Ibrahim Rugova et les initiatives des démocrates serbes,

- pour travailler à faire tomber les haines,

- pour être à l'écoute et proposer des solutions de désescalades militaires,

nous décidons de prendre le jeûne

et invitons les femmes et les hommes qui se sentent concernés

à se joindre à nous, pour ce jeûne relais,

à partir du 14 mai 1999

Nous proposons un certain nombre d'initiatives :

- l'interpellation de nos responsables politiques afin de leur demander :

* l'arrêt des frappes aériennes et conjointement une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU, associant ainsi la Russie à la définition d'un processus de paix au Kosovo.

* la mise en place d'une protection internationale, afin que cesse la purification ethnique et que puissent rentrer chez eux les réfugiés dans des conditions qui garantissent leur sécurité et leur liberté.

* la mise en oeuvre d'une force de médiation et d'interposition civile sous l'égide de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe dont la mission sera de garantir la paix dans la justice et la reconstruction de la société.

- l'encouragement au dialogue avec toutes les parties en présence, tant au niveau civique que religieux ; ceci afin de faciliter et soutenir une information indépendante et retrouver des chemins de compréhension et de confiance ; le dialogue est l'affaire de tous, il n'est pas réservé uniquement aux instances officielles nationales et internationales.

- le soutien de toutes les actions humanitaires en faveur des réfugiés.

Nous invitons toute les personnes de bonne volonté à s'engager dans cette interpellation et cette démarche de solidarité avec les victimes de cette guerre dans les Balkans : soit en rejoignant l'équipe des jeûneurs, soit en organisant localement, dans les villes ou les villages, un jeûne ou des initiatives allant dans le même sens. Ces dernières seront répercutées vers les responsables politiques par la coordination.

Une invitation à encourager ou poursuivre des initiatives semblables sera envoyée aux associations et mouvements homologues dans les autres pays, européens en particulier.

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Les soutiens au jeûne

Personnes s'engageant à jeûner plus de 15 jours : André-Jean Baudin (Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto), Pierre Dufour (MAN, vérificateur OSCE), Jean-Baptiste Libouban (Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto), Arnaud de Mareuil (Communauté de l'Arche de Lanza del Vasto).

Personnes s'associant pour quelques jours à ce jeûne : Jean-Claude Bigour, Marie-Pierre Bovy, Paul Bruyelles, Yvonne Chataigné, Martine Cosson, Jacqueline Cousin, Martine Dufour, Jeanine Libouban, Roland de Mareuil, Anne Martinelli, Edith Moreau, Marek Przepiorka, Jean-Claude Vigour.

Mouvements soutenant le jeûne : Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture, Arche de Lanza del Vasto, Artisans du Monde Valence, Centre Gandhi de Bruxelles, Church and Peace, Cun du Larzac, Fondation Larzac, Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Mouvement pour une Alternative Non-violente, Mouvement International de la Réconciliation, Société des Amis Quakers, Les Verts Paris.

Personnalités soutenant le jeûne : Marie-Hélène Aubert (Députée Verts), Martine Billard (Porte-parole des Verts, Conseillère de Paris), Simone de Bollardière, Dalil Boubakeur (Recteur de la Mosquée de Paris), Christian Delorme (membre du Haut Conseil à l'intégration), Niki Dougé (agent littéraire), Françoise Duthu (Déléguée aux questions internationales au sein du collège exécutif des Verts), Cardinal Etchegaray, Jean-Jacques de Felice (Vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme), Solange Fernex (Présidente de la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, co-fondatrice des Verts), Emile Moatti (Vice-Président de la section française de la Conférence mondiale des religions pour la Paix), Thédore Monod (Professeur), Jean-Marie Muller (porte-parole du MAN), Hervé Ott (Cun du Larzac), Mgr Jean-Pierre Ricard (évêque de Montpellier), Alain Richard (françiscain), Mgr Jacques Gaillot, Pierre Marchand (Président de Partage enfants du monde).

Soutien financier : Adresser vos chèques au MAN (21 ter rue Voltaire, 75 011 Paris) avec la mention "Don jeûne". Compte BFCC n° 210 295 903 01.

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Appel pour une paix juste
dans les Balkans

en lien avec le jeûne organisé à Paris
du 14 mai au 3 juin 1999

Pétition à l'attention de Monsieur Jacques Chirac, Président de la République

 

Monsieur le Président,

La situation dans les Balkans, en particulier au Kosovo, est catastrophique. En quelques semaines des centaines de milliers de personnes ont été obligées de fuir leur région dévastée pour échapper à la purification ethnique mise en place par le gouvernement de Slobodan Milosevic. Ils errent ou survivent dans des camps et un nombre important d’Albanais a disparu. Selon des témoignages concordants, de nombreux crimes ont été commis au Kosovo. Aujourd’hui la population encore sur place est plus que jamais l’otage de l’armée et des milices serbes. Toute la région risque de s’embraser. L’avenir démocratique des pays concernés est compromis.

Dans le même temps, les frappes aériennes de l’OTAN, contrairement à l’objectif affiché, ne sont pas parvenues à réduire efficacement la capacité de répression des forces armées serbes au Kosovo. Par ailleurs, lorsqu’elles prennent pour cible les infrastructures de la société civile, elles constituent une menace considérable sur les populations. Elles musellent l’expression des démocrates serbes et monténégrins, des orthodoxes modérés et exacerbent le nationalisme. En fin de compte, cette guerre met en cause pour des années l’avenir des Balkans et la construction de l’Europe. Cela crée chez tous un profond désarroi.

C’est pourquoi, nous demandons :

u l’arrêt des frappes aériennes et conjointement une réunion urgente du Conseil de sécurité de l’ONU, associant ainsi la Russie à la définition d’un processus de paix au Kosovo,

u la mise en place d’une protection internationale, afin que cesse la purification ethnique et que puissent rentrer chez eux les réfugiés dans des conditions qui garantissent leur sécurité et leur liberté,

u la mise en oeuvre d’une force de médiation et d’interposition civile sous l’égide de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe dont la mission sera de garantir la paix dans la justice et la reconstruction de la société,

u l’encouragement au dialogue avec toutes les parties en présence, tant au niveau civique que religieux; ceci afin de faciliter et soutenir une information indépendante et retrouver des chemins de compréhension et de confiance. Le dialogue est l’affaire de tous, il n’est pas réservé uniquement aux instances officielles nationales et internationales.

u le soutien de toutes les actions humanitaires en faveur des réfugiés.

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre considération.

Nom et prénom

Adresse

Signature

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

Pétition à envoyer au Mouvement pour une Alternative Non-violente - 21 ter, rue Voltaire – 75011 Paris

Avant le 15 juin 1999

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(Première) Lettre au Président de la République

Paris, le 16 mai 1999

Monsieur le Président,

Nous regrettons que notre pays, ainsi que les autres nations occidentales, n'aient pas soutenu fermement la politique d'Ibrahim Rugova. Nous regrettons que nous n'ayons pas répondu en son temps à la demande de celui-ci de mettre en place un protectorat au Kosovo pour arrêter le processus de violation des droits humains (accords d'Helsinki) ; que nous n'ayons pas traité globalement la question des Balkans incluant le Kosovo lors du règlement du conflit bosniaque à Dayton. Cela nous conduit à la situation actuelle.

Face à l'injustice à laquelle est soumise le peuple kosovar, beaucoup ont cru que les frappes aériennes marquaient la fermeté nécessaire face à un régime d'oppression. La réponse n'a pas été à la hauteur de l'attente qu'elle avait suscitée. Rien ne fût empêché. Pire elle furent la cause de nombreux massacres, leur apportant une justification et resserrant le nationalisme serbe.

Maintenant ne faut-il pas prendre garde de confondre la fermeté et l'acharnement conduisant à tant de pertes humaines et à la destruction de l'infrastructure de la Serbie ?

Les conséquences nous paraissent dramatiques et démesurées et la menace inappropriée vu le peu d'effet sur le potentiel militaire serbe.

Entre désarroi et révolte, nous avons choisi de jeûner 15 jours pour en appeler à la conscience de tous. Nous sommes attentifs aux efforts que vous déployez en direction de l'Organisation des Nations Unies et en particulier de la Russie pour le rétablissement de la Paix en Europe dans ce contexte difficile.

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l'expression de notre considération.

L'équipe des jeûneurs

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Communiqué de presse du 19 mai 1999

Agir entre désarroi et révolte

Nous regrettons que notre pays, ainsi que les autres nations occidentales n'aient pas soutenu fermement la politique d'Ibrahim Rugova. Nous regrettons qu'il n'ait pas été répondu en son temps, à la demande de celui-ci, de mettre en place un protectorat du Kosovo, pour arrêter le processus de violation des droits humains (accord d'Helsinki) ; que la question des Balkans incluant le Kosovo n'ait pas été traitée globalement lors du règlement du conflit bosniaque à Dayton. Cela nous a conduits à la situation actuelle.

Face à l'injustice à laquelle est soumis le peuple kosovar, beaucoup ont cru que les frappes aériennes marquaient la fermeté nécessaire envers un régime d'oppression.

Mais ces frappes, contrairement à l'objectif affiché, ne sont pas parvenues à réduire efficacement la capacité de répression des forces armées serbes au Kosovo. Par ailleurs, lorsqu'elles prennent pour cible les infrastructures de la société civile, elles constituent une menace considérable sur les populations. Elles musellent l'expression des démocrates serbes et monténégrins, des orthodoxes modérés et exacerbent le nationalisme.

Nous ne saurions assimiler l'ensemble du peuple serbe avec un gouvernement d'oppression qui ne recule devant rien pour aboutir à ses fins.

Il ne faut pas confondre la fermeté et l'acharnement tant les conséquences nous paraissent dramatiques et démesurées. Cet acharnement est inapproprié, vu l'effet insuffisant sur le potentiel militaire serbe.

En fin de compte, cette guerre met en cause pour des années l'avenir des Balkans et la construction de l'Europe. Cela crée chez tous un profond désarroi.

Entre désarroi et révolte, nous avons choisi de jeûner quinze jours pour en appeler à la conscience de tous. Nous demandons l'arrêt des frappes aériennes et conjointement une réunion urgente du Conseil de Sécurité de l'ONU, associant ainsi la Russie à la définition d'un processus de paix au Kosovo. Nous désirons travailler à faire tomber les haines, à maintenir avec toutes les parties un dialogue, à soutenir une désescalade militaire qui permette le retour des Kosovars dans des conditions qui garantissent leur sécurité et leur liberté. Cela permettra la mise en place d'une force de médiation et d'interposition civile sous l'égide de l'OSCE.

Ce jeûne est fait de femmes et d'hommes qui ne se réfèrent pas à un parti, mais veulent défendre les droits humains par la non-violence active.

Les jeûneurs.

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(Deuxième) Lettre au Président de la République

Paris le 21 mai 1999

Au 8ème jour de jeûne

Monsieur le Président,

Face à l’injustice à laquelle est soumise le peuple kosovar, beaucoup ont cru que les frappes aériennes marquaient la fermeté nécessaire face à un régime d’oppression. La réponse n’a pas été à la hauteur de l’attente qu’elle avait suscitée. Rien n’a été empêché, contrairement à l’objectif affiché. Par ailleurs les frappes, lorsqu’elles prennent pour cible les infrastructures de la société civile constituent une menace considérable sur les populations, provoquant un profond ressentiment envers les peuples occidentaux. Elles musellent l’expression des démocrates serbes et monténégrins, des orthodoxes modérés et exacerbent le nationalisme.

Nous ne saurions assimiler l’ensemble du peuple serbe avec un gouvernement d’oppression qui ne recule devant rien pour aboutir à ses fins.

Maintenant, ne faut-il pas prendre garde de confondre la fermeté et l’acharnement conduisant à tant de pertes humaines et à la destruction de l’infrastructure de la Serbie ?

Les conséquences nous paraissent dramatiques et démesurées . Cet acharnement est inapproprié, vu l’effet insuffisant sur le potentiel militaire serbe.

Entre désarroi et révolte, nous avons choisi de jeûner quinze jours pour en appeler à la conscience de tous. Nous sommes attentifs aux efforts que vous déployez, en direction de l’Organisation des Nations Unies et en particulier de la Russie, pour le rétablissement de la Paix en Europe. Pourtant nous vous appelons à obtenir l’arrêt des bombardements et permettre à M. Milosevic de choisir la paix dans la justice, sans perdre la face, par la remise à l’ONU de la gestion du conflit, et le rétablissement du dialogue politique, dans lequel Ibrahim Rugova doit être un partenaire reconnu. Nous souhaitons également voir s’élargir le débat, vers l’ensemble de la région balkanique, où les populations doivent pouvoir choisir leur avenir.

Nous sollicitons de votre haute bienveillance une audience, afin de pouvoir expliquer clairement nos motivations et notre vision de la situation.

Veuillez croire, Monsieur le Président, en l’expression de notre considération.

Le groupe des jeûneurs, qui ne se réfèrent à aucun parti mais veulent défendre les droits humains par la non-violence active.

J.-B. Libouban, P. Dufour, A. De Mareuil, P.-A. Baudin, M. Przepiorka

P.J. : Texte d’appel au jeûne

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Communiqué de presse du 28 mai 1999

Il ne faut pas confondre la fermeté et l'acharnement

Au quinzième jour de jeûne, nous apprenons l'inculpation de Slobodan Milosevich. Ses crimes justifient cette inculpation et cette décision satisfait le désir de justice.

Pourtant dans le contexte des négociations en cours, cela pose la question de l'opportunité : "avec qui négocier maintenant ?" Notre mot d'ordre, "il ne faut pas confondre fermeté et acharnement" est d'une actualité brûlante.

Notre appel, ainsi que la lettre ouverte au Président de la République, ont été expédiés à tous les députés de l'Assemblée Nationale durant le week-end de Pentecôte. Depuis lors, nous attendons d'eux des réponses. Ils ne se sont pas encore manifestés.

Nous vous tiendrons au courant de leurs réactions dans nos communiqués quotidiens.

Nous avons également envoyé une lettre à Monsieur Jospin ainsi qu'à certains ministres.

Comme vous pouvez le constater dans la 2ème partie de ce communiqué, notre action n'est pas isolée et nous espérons qu'elle le sera de moins en moins ; même si, dans son ensemble, la presse continue à ignorer cette action qui dérange. Nous constatons que le désarroi sur la manière de régler ce conflit persiste, mais "nous réaffirmons que l'arrêt des bombardements associé à la prise en charge par l'ONU est la première des urgences".

Nous sommes de plus en plus persuadés que l'urgence est d'ouvrir un espace de négociations et nous avons conscience croissante du danger qu'il y aurait pour l'avenir de cette région de laisser à l'OTAN le commandement d'une action terrestre.

Les jeûneurs

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Lettre au Premier Ministre

Paris, le 28 mai 1999

Monsieur le Premier Ministre,

Face à l'injustice à laquelle est soumis le peuple kosovar, beaucoup ont cru que les frappes aériennes marquaient la fermeté nécessaire face à un régime d'oppression. Aujourd'hui, après plus de deux mois de bombardement, force est de reconnaître que les objectifs militaires et politiques affichés par l'OTAN n'ont pas été atteints, mais que la catastrophe humanitaire n'a cessé de s'amplifier et de s'aggraver dans l'ensemble de la région des Balkans. En réalité, lorsqu'elles prennent pour cible les infrastructures de la société civile, les frappes constituent une menace considérable sur les populations, provoquent un profond ressentiment envers les peuples occidentaux. Elles musellent l'expression des démocrates serbes et monténégrins, des orthodoxes modérés et exacerbent le nationalisme;

Nous ne saurions assimiler l'ensemble du peuple serbe avec un gouvernement d'oppression qui ne recule devant rien pour aboutir à ses fins.

Maintenant, ne faut-il pas prendre garde de confondre la fermeté et l'acharnement conduisant à tant de pertes humaines et à la destruction de l'infrastructure de la Serbie ? Rien ne nous semble venir justifier la poursuite d'une stratégie qui a déjà échoué.

Entre désarroi et révolte, nous avons choisi de jeûner quinze jours pour en appeler à la conscience de tous. Nous sommes attentifs aux efforts que vous déployez en direction de l'Organisation des Nations Unies et en particulier de la Russie, pour le rétablissement de la Paix en Europe. Pourtant nous nous appelons à obtenir l'arrêt des bombardements afin d'ouvrir un nouvel espace de négociations et de rétablir le dialogue politique, dans lequel Ibrahim Rugova doit être un partenaire reconnu. Nous souhaitons également voir s'élargir le débat vers l'ensemble de la région balkanique où les populations doivent pouvoir choisir leur avenir.

Nous croyons qu'une initiative nouvelle et courageuse de votre part serait de nature à débloquer la situation.

Nous vous prions de nous accorder une audience, afin de pouvoir vous exposer clairement nos motivations et notre point de vue sur la situation.

Veuillez croire, Monsieur le Premier Ministre, en l'expression de nos sentiments les plus respectueux.

Les jeûneurs.

 


Bilan et Perspectives
du Jeûne pour les Balkans
14 mai au 3 juin 1999

Rappel des initiatives proposées au début du jeûne.

• L'interpellation de nos responsables politiques afin de leur demander :

  • - l’arrêt des frappes aériennes et conjointement une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, associant ainsi la Russie à la définition d’un processus de paix au Kosovo,

    - la mise en place d’une protection internationale, afin que cesse la purification ethnique et que puissent rentrer chez eux les réfugiés dans des conditions qui garantissent leur sécurité et leur liberté,

    - la mise en oeuvre d’une force de médiation et d’interposition civile sous l’égide de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe dont la mission sera de garantir la paix dans la justice et la reconstruction de la société,

  • • l’encouragement au dialogue avec toutes les parties en présence, tant au niveau civique que religieux; ceci afin de faciliter et soutenir une information indépendante et retrouver des chemins de compréhension et de confiance. Le dialogue est l’affaire de tous, il n’est pas réservé uniquement aux instances officielles nationales et internationales.

    • Le soutien à toutes les actions humanitaires en faveur des réfugiés.

    Vingt jours de jeûne-relais

    Notre texte d’appel a été approuvé par quatorze associations. Parmi ces associations, bon nombre d’entre elles est depuis très longtemps engagé sur la voie de la non-violence. Les Quakers, en plus de leurs qualités de citoyens actifs, nous ont permis de nous loger pendant toute la période du jeûne. Leur local de la rue Vaugirard nous a permis de nous y installer pour recevoir, pour mettre en place un secrétariat et pour dormir. Les Verts de Paris, eux, ont eu une attitude admirable en nous soutenant. Contrairement aux directives nationales, ils condamnent sans réserve les bombardements et l’escalade militaire.

    L’Arche de Lanza del Vasto et le MAN ont initié à partir de leur réseau respectif une série de manifestations (cf annexe 1) qui ont permis de diffuser l’Appel du groupe des jeûneurs ainsi que la pétition. A ce jour nous avons recueilli un millier de signatures.

    Les réseaux informatiques ont également servi à diffuser notre Appel. C’est également par ce mode de communication que nous avons envoyé l'Appel traduit en serbe à différentes associations d’opposition à Milosevic. Cependant aucune réponse ne nous est parvenue à ce jour bien que nous ayons reçu le texte (annexe 2) des Femmes en Noir contre la Guerre, Belgrade RFYougoslave. Ceci nous permet de dire que si les bombardements semblent incapables de réduire le pouvoir de Milosevic, ils s’avèrent efficaces pour museler toute opposition démocratique. (cf annexe 3)

    A l’invitation du Mouvement de Femmes pour la Paix et la Liberté, plusieurs associations dont le MRAP, LCR, Mouvement de la Paix, CGT, LCR, Appel des Cent se sont réunies avec les jeûneurs. L’objet de cette rencontre était la préparation d’une manifestation nationale pour la paix dans les Balkans.

    Durant ce jeûne nous avons reçu des visites de plusieurs personnes venues nous soutenir. Parmi ces visites il nous faut signaler celle de Jean Tartier, président de la Fédération des Protestants de France. Cette visite nous a permis d’apprendre que les mouvements religieux sont très bien informés de la situation des Balkans et qu’elles multiplient leurs actions afin de venir en aide aux Kosovars restés dans la province.

    Par la visite du compositeur Jérôme Nathanaël du Mouvement des Citoyens pour le Fraternité dans les Balkans (MCFB), nous avons beaucoup de vues communes concernant la situation dans les Balkans. Il a fait passer l’information dans ses canaux et il a essayé de faire connaitre le jeûne dans la presse. Nous avons découvert leur réseau français qui ne situe pas dans la mouvance d’un parti politique.

    Plusieurs membres des "Verts Paris" sont venus partager avec nous des convictions communes. Ils nous ont fait part de la difficulté de leur position dans l’ensemble des "Verts". Ils ont aussi essayé de faire avancer l’information dans la presse.

    Une visite aussi d’Ada d’Alessandra de Solidarité avec les Femmes de le Place de Mai (SOLMA), en relation avec les femmes en noir de Belgrade dans une situation extremement difficile. Elle travaillait à la mise en inculpation pour crime contre l’humanité de Slobodan Milosevic.

    Maître Jean-Jacques de Felice, vice président de la Ligue des Droits de l’Homme est nous soutenir pour un point presse. L’actualité portant sur cette mise en inculpation, de Slobodan Milosevic, il a insisté sur l’indépendance de la justice dans le contexte et sur l’intérêt du Tribunal International de La Haye.

    Monseigneur Gaillot venu aussi pour un point presse a insisté sur l’importance pour les religieons de l’indépendance de celles-ci face aux nationalismes quels qu’ils soient.

    Le HCA (Helsinki Citizen Assembly), qui tenait une rencontre internationale à Paris, nous a fait rencontrer deux Albanais du Kosovo, réfugiés en Macédoine. Nous avons pu, grâce à ces deux rencontres sentir à quel point ces bombardements étaient absurdes. Pourtant l’un d’entre eux ne partageait pas notre point de vue quant à l’issue de ce conflit. Le second était lui sans équivoque pour condamner les bombardements de l’OTAN sur la Serbie, la diabolisation du peuple serbe qu’il n’arrivait toujours pas à haïr. Sa parfaite maîtrise du serbo-croate (alors que les jeunes de son âge n’apprenaient plus à l’école la langue officielle depuis 1991) prouvait que pour lui il n’y avait de projets futurs que dans l’union des pays des Balkans.

    Nous avons également rédigé et adressé de nombreuses lettres au Président de la République (cf annexe 4), aux ministres du gouvernement Jospin (cf annexe 5) ainsi qu’aux 577 députés de l’Assemblée Nationale (cf annexe 8). Aucune réponse ne nous est parvenue à ce jour. Il y a de quoi s’interroger sur le dynamisme et la bonne santé de notre démocratie quant à notre présence dans l’action de l’OTAN.

    Où en sommes-nous après vingt jours de jeûne ?

    L’opinion publique n’a presque pas varié. Quoi de plus surprenant lorsqu’on constate à quel point la presse ne s’est pas mobilisée pour publier les échos divergents sur l’engagement de la France dans ce conflit. Aucun débat public, une pluie de critiques radicales et réductrices sur l’article de Régis Debray, autant de signes pour nous prouver de plus en plus que la voie prise est celle de l’absence de courage, d’imagination. Cette voie découle de la même facilité qui nous pousse à taper sur le plus faible, à railler le plus pauvre. Cette voie nous conduit à humilier la population des Balkans. Il est temps d’expliquer aux hommes politiques que lorsqu’on a la "chance" d’avoir des alliés du même bord en Angleterre, en Allemagne, en Italie ... ils doivent être audacieux et imaginatifs. Quelque part ce sud-est européen, cette frontière avec l’Orient, c’est notre Californie !

    Perspectives

    Une solution du conflit semble se préciser avec l’ONU. Compte tenu de l’importance du gâchis actuel et de notre souhait d’être inventifs et créatifs pour soutenir des orientations permettant la construction non-violente du futur des Balkans, les jeûneurs ont décidé de continuer à interpeller la conscience des citoyens pour qu’à leur tour et avec eux, ils interpellent les responsables politiques.

    Compte tenu de la situation tant physique, que psychologique ou civique dans laquelle les habitants du Kosovo seront quand ils rentreront dans leurs villes et villages dévastés, il sera nécessaire qu’une importante force internationale civile de paix puisse les aider à cette reconstruction démocratique.

    Nous serons particulièrement attentifs à ce que dans le processus de paix soient effectivement pris en compte tout ce qui est de nature à :

  • - faire tomber les haines et permettre une coexistence qui prépare la réconciliation,

    - développer le dialogue entre les habitants de la République Fédérale de Yougoslavie quelles que soient leurs origines et leur religion.

    - donner aux habitants du Kosovo la sécurité et la liberté pour reconstruire leur pays matériellement et démocratiquement.

  • Une reconstruction démocratique suppose l’expression libre de tous les citoyens , c’est-à-dire hors de toute pression idéologique, qu’elle vienne du pouvoir de Belgrade, des forces militaires d’interposition ou de celle de l’UCK.

    La " Kosovo Implementation Mission " prévue par l’OSCE paraît bien adaptée si une bonne formation complémentaire est donnée aux volontaires. Il lui appartiendra dans le cadre de la démocratisation :

  • - de reconstituer l’état civil, c’est-à-dire tout ce qui concerne les documents liés à l’identité des Albanais, leurs papiers ayant été détruits,

    - d’informer et de former les citoyens pour qu’ils puisssent reconstituer et faire fonctionner les partis,

    - d’encourager le dialogue entre les ONG serbes et albanaises afin qu’elles construisent ensemble l’avenir.

  • Incitation à la poursuite de l’action

    Pour continuer à interpeller citoyens et décideurs au sujet des directions évoquées ci-dessus (que nous préciserons au fur et à mesure de l’évolution de la situation) nous demandons :

  • - à tous de faire preuve de créativité et d’imagination,

    - à ceux qui ont déjà initialisé des actions de les poursuivre,

    - à ceux qui n’ont pas commencé, de se lancer afin de multiplier dans nos villes et villages des heures de silence avec distribution d’informations et signatures de pétition. Des sit-in devant des lieux sensibles avec distribution d’informations et signatures de pétition...Etc.

  • La coordination nationale de l’action sera assurée par l’équipe des jeûneurs.Vous pouvez adresser vos comptes-rendus et vos questions à :

     

    MAN, 21 ter rue Voltaire 75011 Paris

    Et au Tel / Fax suivant : 01 48 84 80 09

     

    Les annexes sont communiquées sur demande particulière :

    Annexe 1 : Manifestations solidaires en province

    Annexe 2 : Appel des femmes en noir de Belgrade

    Annexe 3 : Appel des ONG serbes aux Albanais

    Annexe 4 : Lettre ouverte au Président Chirac

    Annexe 5 : Lettre aux ministres du gouvernement Jospin

    Annexe 6 : Lettre à l’ensemble des députés

     

    Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (ACAT) - Société religieuse des amis (Quakers) - l’Arche de Lanza del Vasto Artisans du Monde Valence - Centre Gandhi Bruxelles - Church and Peace - Cun du Larzac - Fondation Larzac - Ligue Internationale de Femmes pour la Paix et la Liberté - Mouvement pour une Alternative Non-Violente (MAN) - Mouvement International de la Réconciliation (MIR) - Les Verts Paris - Chiche ! Ile de France - Chrétiens dans le Monde Rural (CMR)