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1 - Les origines du droit de voteLa Démocratie est le système politique dans lequel le pouvoir appartient à l'ensemble des citoyens.
Selon la Constitution de 1958, c'est "le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple".
C'est à
Athènes au Ve siècle av. J.-C., que naquirent à la
fois le droit de vote et le modèle politique de la démocratie
directe dont le plus grand fervent défenseur fût Jean-Jacques
Rousseau. Les citoyens grecs possédaient outre le droit de voter,
le droit de discuter et de proposer des lois au sein de multiples assemblées.
Les grecs désignaient leurs représentants
soit à main levée soit par tirage au sort.
Le droit de vote, à cette période, n'était
pas universel. En effet, les femmes, les étrangers et les esclaves
en étaient exclus.
A l'époque de la toute puissante République de Rome, on instaura le suffrage universel pour l'élection des représentants au sein des assemblées du peuple (les comices). Mais l'organisation du suffrage telle que pratiquée à cette époque-là était trés controversée du fait des inégalités qu'elle entraînait. On lui reprochait de privilégier les représentants les plus riches et de pénaliser les campagnes rurales au détriment des villes.
Les premières
assemblées représentatives que ce soit les Etats généraux
en France, le Parlement en Angleterre ou les Cortes en Espagne apparurent
pour la première fois au Moyen Âge. Le droit de vote y était
alors très ouvert. Mais à partir du XVe siècle,
ce droit connaît de nombreuses restrictions tant en France qu'en
Angleterre, du fait des malversations mais aussi et surtout d''une
volonté politique d'écarter le peuple des assemblées
représentatives. Sous l'ancien régime, les individus n'étaient
pas des citoyens mais des sujets qui avaient un devoir d'obeïssance
envers l'Etat.
2- La Démocratie au
XVIIIe siècle
Au XVIIIe siècle, c'est sous la plume du philosophe Jean-Jacques Rousseau et sous celle de l'homme politique et député révolutionnaire Sieyès que furent définis les grands principes de la démocratie.
Selon Rousseau, tout homme détient une part de souveraineté (pouvoir de commander). De ce fait, voter est un droit intrinséque. Tout citoyen peut et doit participer au vote des lois du pays où il vit. Cette théorie de l'électorat-droit implique l'instauration d'un régime républicain et du suffrage universel.
Pour
Sieyès, il en va différemmment. L'électorat-droit
doit s'effacer devant l'électorat-fonction. Voter est une fonction
publique et doit , à ce titre, être conféré
aux plus dignes ou aux plus méritants. L'exercice de la Souveraineté
n'appartient pas à un ou plusieurs individus, mais à une
entité plus générale : la Nation. Cette théorie
génére donc un suffrage censitaire et l'établissement
d'un régime représentatif.
3 - La démocratie française au XIX siècle
Au XIX siècle, la démocratuie est envisagée comme un contrôle exercée par le peuple sur les pouvoirs publics. Ce contrôle doit être théoriquement exrcé par les citoyens eux-mêmes mais en pratique, il s'exerce par l'intermédiaire d'un parlement élu.
A la fin du
XIX siècle, ce concept est élargi à la notion de de
justice sociale. On parle alors de démocratie sociale.
4 - Le droit de vote en France
La Constitution de 1791 à la fois libérale et le reflet des idéaux politiques et économiques de la bourgeoisie instaura un suffrage censitaire à deux degrés. Pour exercer son droit de vote, il fallait ainsi payer un cens (un impôt) équivalent à trois journées de travail. de ce fait, le corps électoral comptait à cette époque_là à peine quelques centaines de milliers d'électeurs.
En 1793, le suffrage universel est proclamé par la Constitution montagnarde. sous l''influence philosophique de Rousseau. L'instauration du droit de vote pour tous fut cependant éphémère avec la Terreur.
La Constitution de l'an III , elle, rétablira le suffrage censitaire.
Le suffrage universel, institué par la Constitution de l'an VIII, ne fut que pure illusion : il se réduisait à l'approbation de listes de confiance prédéfinies entérinées par le Sénat.
Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, on revient au suffrage censitaire. Le droit de vote sanctionne alors une réussite sociale et économique.
En 1848, un mouvement de réforme politique, lié à la diffusion des idées démocratiques, prône l'abaissement du cens et l'octroi du droit de vote sans obligation de cens aux intellectuels (suffrage capacitaire). Un refus du suffrage universel apparaît chez certains théoriciens jugeant celui-ci comme un outil de manipulation des plus dépourvus d 'instruction. Cela n'empêche pas le suffrage universel d'être inscrit dans les institutions politiques françaises.
Jusque-là,
le droit de vote reste masculin.
En dépit
des revendications féministes et du combat des suffragettes, le
droit de vote ne sera accordé aux femmes que le 21 avril 1944 par
le Général de Gaulle.
Enfin, il
faufra attendre la présidence de Valéry Giscard d'Estaing
pour que la loi du 5 juillet 1974 offre aux jeunes de 18 ans de participer
à la vie politique de leurs pays. Avant cette loi, il fallait attendre
d'avoir 21 ans pour glisser son bulletin de vote dans une urne.
5 - Les textes fondateurs de la démocratie
En 1789, c'est la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen qui jette les premières bases de la démocratie française.
En 1793, la Constitution de l'An II fait de la France une République.
En 1946, La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen est réaffirmée et complétée par le préambule de la Constitution qui précise de nouveaux droits économiques et sociaux : droit d'asile, droit syndical, droit de grève...
En 1958, la Constitution de la V République intégre la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen (relayée en 1948 par la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme) et le préambule de la Constitution de 1946.
6 - Les différents pouvoirs
anarchie
Désordre résultant d'une absence ou d'une
carence d'autorité.
monarchie
Régime politique dans lequel le chef de l'État
est un roi héréditaire.
oligarchie
Régime politique dans lequel la souveraineté
appartient à un petit groupe de personnes, à une classe restreinte
et privilégiée.
dyarchie
Gouvernement simultané de deux rois, deux chefs,
deux pouvoirs.
aristocratie
Forme de gouvernement où le pouvoir souverain
appartient à un petit nombre de personnes, et particulièrement
à une classe héréditaire.
démocratie
Doctrine politique d'après laquelle la souveraineté
doit appartenir à l'ensemble des citoyens; organisation politique
(souvent, la république) dans laquelle les citoyens exercent cette
souveraineté. La démocratie antique, grecque. La démocratie
repose sur le respect de la liberté et de l'égalité
des citoyens. —
théocratie
Mode de gouvernement dans lequel l'autorité, censée
émaner directement de la Divinité, est exercée par
une caste sacerdotale ou par un souverain considéré comme
le représentant de Dieu sur la terre (parfois même comme un
dieu incarné).
ploutocratie
Gouvernement par les plus fortunés.
autocratie
Forme de gouvernement où le souverain exerce lui-même
une autorité sans limite.
gérontocratie
Gouvernement, domination exercés par les vieillards.
méritocratie
Hiérarchie sociale fondée sur le mérite
individuel.
monocratie
Forme de gouvernement où le pouvoir effectif réside
dans la volonté du chef de l'État.
phallocratie
Domination des hommes sur les femmes.
technocratie
Système politique dans lequel les techniciens
ont un pouvoir prédominant (au détriment de la vie politique
proprement dite).
voyoucratie
Pouvoir exercé par des personnes corrompues.