
Ce fut un mariage qui rendit Issoudun aux capétiens. A la mort de Richard en 1199, Jean Sans Terre lui succéda
et mit le fief d'Issoudun dans la dot de sa nièce, Blanche de Castille qui épousa Louis de France, fils de Philippe
Auguste. Ce dernier fit achever la tour.
Elle s'élève à 27m de hauteur et ses murs ont 4m d'épaisseur. Autrefois divisée en 4 étages, on y entrait par un pont volant
reliant un autre ouvrage à mi-hauteur. Aujourd'hui, on peut y pénétrer par un trou percé dans la muraille en 1811.
Un escalier de bois datant de 1840 conduit directement à la salle principale située au second étage. Cette salle possède une
vaste cheminée avec four et un puits. Deux portes en plein-cintre ouvrant sur l'extérieur devaient servir d'accès. Dans
l'embrasure des fenêtres, gravées dans la pierre, des inscriptions hébraïques datant de 1304, rappellent que la tour Blanche
servit souvent de prison. Louis XII, encore Duc d'Orléans, y fut enfermé en 1488 avant d'être transféré dans la grosse tour de
Bourges.
Un escalier à vis, reconstruit en 1811 dans le sens inverse de celui d'origine, permet d'accéder à l'étage supérieur et à la
plate-forme d'où la vue s'étend sur la ville et la campagne environnante. Par temps clair, on aperçoit la cathédrale de Bourges,
le clocher de l'Abbaye de Déols et celui de l'église de Ménétréols-sous-Vatan.
Au pied de la tour, les ruines d'un petit temple gallo-romain et d'un oratoire chrétien furent découvertes en 1833.
