Les neuf
revendications
Le manifeste amazigh
du 1er mars 2000, signé par plus d'un millions de personnes (à
la date de : Juillet 2001), s'intitule "Le manifeste relatif à la
nécessité d'une reconnaissance officielle de l'amazighité du Maroc". Il
est représenté par Le Comité du Manifeste, élu lors de l'assemblée de mai
2000 (Bouznika 1). Ci-dessous est le résumé des ses 9 revendications (Lire texte
intégral):
- Faire de la
question berbère " l’objet d’un débat national le plus large
possible, un débat qui serait marqué du sceau de la logique, de la
raison, et de la pondération " ;
- Amender la
constitution, et y inclure le tamazight en tant que langue
officielle ;
- Faire bénéficier
les régions défavorisées du pays - en majorité berbérophones - d’un
programme de développement économique prioritaire :
- Rendre
l’enseignement du berbère, comme celui de l’arabe, obligatoire dans les
écoles, collèges, lycées et universités - et créer des instituts en vue
de normaliser la tamazight et le doter des outils pédagogiques
nécessaires ;
- Procéder à
" une refonte sérieuse des programmes d’histoire en vigueur dans
les établissements scolaires ", qui rétablirait la vérité sur
l’histoire occultée du Maroc et notamment sa composante berbère ;
- Faire en sorte que
les médias publics utilisent le berbère (voire qu’on crée une télévision
berbérophone), qu’un corps d’interprètes soit affecté aux tribunaux,
hôpitaux et administrations publiques pour aider les populations
exclusivement berbérophones à vivre comme des citoyens de plein droit,
et que les fonctionnaires de l’État civil n’aient plus le droit de
refuser les prénoms berbères à des nouveau-nés ;
- Laisser l’art
berbère évoluer, au lieu de le garder autoritairement cantonné dans
l’espace du folklore ;
- Cesser de donner
aux rues et aux places les noms de personnes " sans évocation
aucune pour la mémoire collective nationale " et de détonner ou
d’arabiser les noms de lieux ou de personnages historiques
berbères ;
- Reconnaître les
associations culturelles berbères d’utilité publique afin qu’elles
puissent bénéficier de subventions de l’État.
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