Imazighen
La troisième rencontre des signataires du Manifeste a eu leiu les 9, 10 et 11 novembre 2001 à Rabat. Lire la déclaration

Les neuf revendications

Le manifeste amazigh du 1er mars 2000, signé par plus d'un millions de personnes (à la date de : Juillet 2001), s'intitule "Le manifeste relatif à la nécessité d'une reconnaissance officielle de l'amazighité du Maroc". Il est représenté par Le Comité du Manifeste, élu lors de l'assemblée de mai 2000 (Bouznika 1). Ci-dessous est le résumé des ses 9 revendications (Lire texte intégral):

  1. Faire de la question berbère " l’objet d’un débat national le plus large possible, un débat qui serait marqué du sceau de la logique, de la raison, et de la pondération " ;
  2. Amender la constitution, et y inclure le tamazight en tant que langue officielle ;
  3. Faire bénéficier les régions défavorisées du pays - en majorité berbérophones - d’un programme de développement économique prioritaire :
  4. Rendre l’enseignement du berbère, comme celui de l’arabe, obligatoire dans les écoles, collèges, lycées et universités - et créer des instituts en vue de normaliser la tamazight et le doter des outils pédagogiques nécessaires ;
  5. Procéder à " une refonte sérieuse des programmes d’histoire en vigueur dans les établissements scolaires ", qui rétablirait la vérité sur l’histoire occultée du Maroc et notamment sa composante berbère ;
  6. Faire en sorte que les médias publics utilisent le berbère (voire qu’on crée une télévision berbérophone), qu’un corps d’interprètes soit affecté aux tribunaux, hôpitaux et administrations publiques pour aider les populations exclusivement berbérophones à vivre comme des citoyens de plein droit, et que les fonctionnaires de l’État civil n’aient plus le droit de refuser les prénoms berbères à des nouveau-nés ;
  7. Laisser l’art berbère évoluer, au lieu de le garder autoritairement cantonné dans l’espace du folklore ;
  8. Cesser de donner aux rues et aux places les noms de personnes " sans évocation aucune pour la mémoire collective nationale " et de détonner ou d’arabiser les noms de lieux ou de personnages historiques berbères ;
  9. Reconnaître les associations culturelles berbères d’utilité publique afin qu’elles puissent bénéficier de subventions de l’État.