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X
Les Clubs Mondialistes


Dans tous les cas, il convient d’avoir  un pied dans chaque camp.

 
 

          Parce que les sociétés secrètes avancent masquées, elles inquiètent toujours. Ce qui ne les a nullement empêchés de créer une multitude de filiales et de sous-filiales sous toutes les latitudes du globe ; à toutes les altitudes de la Société ; avec toutes ses attitudes et ses habitudes les plus détestables. Chacune a un rôle précis à jouer. Parfois, s’il est apparemment croisé c’est pour mieux en augmenter l’efficacité en trompant l’ennemi. Cette technique permet d’avoir toujours un pied dans le camp du gagnant mais aussi du perdant. L’un compense l’autre. Cette tactique se révèle parfois coûteuse et l’exemple de la Choah nous le démontre. C’est pourquoi les gagnants seront, un jour, condamnés à rembourser au prix fort. Mais pour l’instant le catalogue des sociétés secrètes, des clubs, des associations, des loges concernées est très long, peut être trop. Nous ne citerons donc que les plus importants, les plus imposants ou les plus méprisants du droit des hommes et des peuples. 
          Le Council on Foreign Relations (C.F.R) : Il a été créé sur l’initiative de l’ineffable Colonel House lors des déjeuners du 19 et du 30 mai 1919 à Paris. …Il est une émanation de la Table Ronde, elle-même issue de la société Rhodes-Stead et poursuit dans le sillage de Ruskin, l’institution d’un régime socialiste «tel que rêvé par Marx» pour parvenir à l’instauration du Gouvernement Mondial (Jacques Bordiot dans «Une main cachée dirige», Edition du Trident, 1992, chapitre XI, page 133). …Les statuts du C.F.R furent déposés en 1921. Officiellement …il s’y présentait comme un groupe d’étude dont l’objet était d’assurer un dialogue permanent sur les questions internationales intéressant les Etats Unis, en réunissant des spécialistes en diplomatie, finance, industrie, enseignement et sciences… Malgré l’appui de groupe Morgan et l’affiliation d’importantes personnalités, le C.F.R. ne fit guère preuve d’activité jusqu’à ce que, en 1927, les Rockfeller aient commencé à lui porter intérêt. Ce sont eux, en particulier, qui financèrent l’achat du siège du C.F.R. en 1929 : The Harold Pratt House, 58 East 68 th Street, New-York City.  Les fondations Carnegie, puis la Fondation Ford apportèrent leur contribution. Et bientôt on retrouvait parmi les affiliés au C.F.R… tous ceux qui avaient… travaillé à l’institution du Fédéral Réserve Système, soutenu l’intervention des Etats Unis dans la Grande Guerre, le Sionisme et la révolution Russe (dont Jacob Schiff, les Warburg, Baruch, Morgan, Rockfeller). En fait le Council on Foreign Relation est un groupement restreint …mais tous ces membres occupent des situations importantes dans le gouvernement, la politique, les affaires, la finance, l’enseignement, la presse écrite et parlée, la télévision, etc. Jusque là rien d’anormal puisque c’est la stratégie habituelle de pénétration et d’occupation du terrain propre à toutes les sociétés secrètes. Sauf que … Dans le numéro du I° septembre 1961, le Christian Science Monitor, n’hésitait pas à déclarer «le Council on Foreign Relation, probablement une des organisations semi-publiques les plus influentes, dans le domaine de la politique étrangère». Jacques Bordiot en veut pour preuve, page 136, le fait qu’aient été membres du C.F.R : 
                1)Cinq présidents des Etats Unis, dont trois Républicains, Herbert C. Hoover, le général Dwight (Ike) Eisenhower, Richard Nixon, et deux démocrates, Franklin D. Roosvelt et John Kennedy (toujours le même souci d’avoir un pied dans chaque camp surtout en période de tensions, de révolutions ou de guerres).
               2) Une vingtaine d’anciens ministres dont …John Foster Dulles, Clarence Douglas Dillon (de son vrai nom Lapowski, israélite d’origine polonaise), (mais pourquoi éprouvent-ils toujours le besoin de se cacher ?)  Robert Strange Mc Namara, président de la banque mondiale en 1968 (!) Dean Rusk, le général Gorge Marshall, Averel Harriman et Arthur Goldberg, nommé juge à la Cour Suprême par le président Kennedy en 1962, où il succéda à Felix Frankfurter…
                 3) Au moins soixante dix membres de l’Administration Nixon dont «l’éminence grise de la Maison Blanche, Henry Kissinger, membre appointé dans l’équipe dirigeante du C.F.R. Il est né en Bavière, à Fuerth, le 27 mai 1923, de parents israélites, émigrés aux Etats Unis en 1938 et naturalisé cinq ans plus tard. Il réussira le tour de force d’être resté sans interruption le conseiller de cinq présidents.
          On touche ici du doigt l’éclectisme du C.F.R qui lui permet de compter des affiliés parmi les personnalités des deux grands partis politiques des Etats Unis et donc d’avoir toujours des représentants dans le gouvernement, voire à la Maison Blanche. Et si cela se passait de la même manière dans tous les pays sous influence ? …Parlant des membres du C.F.R qu’il appelait les «Synarques de Manhattan»… M. Pierre de Villemarest écrivait en 1970, dans Valeurs Actuelles du 24 août 1970, que «Depuis la fondation du C.F.R en 1919, ils n’ont cessé de peser de façon occulte sur la politique des Etats Unis». …C’était exact jusqu’alors. Mais avec la nomination de Henry Kissinger …le 23 août 1973, la politique du Council On Foreign Relation est devenue la politique officielle des Etats Unis. …Que la présence de Henry Kissinger ait été imposée à M. Nixon par le C.F.R, cela ressort de fait que depuis cinquante ans, ce club «privé» a pour règle de placer ses hommes dans les rouages gouvernementaux, quel que soit le président (Pierre de Villemarest).
          Pour couronner le tout …Dans le numéro du 20 mars 1974 de l’hebdomadaire américain The Rewiew of the News, M. Franck A. Capell écrit que : «Une autorité bien informée sur les Services de Renseignement soviétique affirme que le Secrétaire d’Etat Henry Kissinger a été un agent soviétique et que son appartenance à ces services de Renseignement soviétique avait été portée à la connaissance des bureaux de notre gouvernement avant même qu’il ne parvienne à sa haute position». «L’autorité bien informée» serait un transfuge de l’Est ayant eu le rang de général dans une des principales organisations de Renseignement soviétique. C’est à ce personnage qu’on devrait d’avoir démasqué des agents et des espions soviétiques importants en Grande Bretagne, en Allemagne fédérale, au Danemark, en Suède et en Israël. En 1973, le transfuge rappelait au Federal Bureau of Investigation américain et au British Security Service que, en 1961-1962, il avait fourni des informations prouvant que M. Kissinger avait eu des contacts directs avec le K.G.B soviétique pendant son temps de service en Allemagne dans les troupes d’occupation, alors qu’il appartenait comme «enquêteur» au Service du Contre-espionnage américain (« M. Henry Kissinger et le K.G.B» dans Lectures Française, juillet / août 1974 et cité par Jacques Bordiot, page 139, note 5). Le secret servirait-il à mieux trahir ? En dehors des tendances gauchisantes voire marxisantes des sociétés secrètes, auraient-elles quelque chose d’autre à nous cacher ? 
          De plus, il nous faut observer que le C.F.R a mis au monde quantité d’organisations satellites fort intéressantes. En effet …Outre la «coopération avec le gouvernement des Etats Unis» - coopération qui ressemble fort à une prise en main – on reconnaît une vingtaine d’associations sur lesquelles il exerce une influence manifeste… Ces organisations présentent des caractères communs qui dénotent une activité concertée …même objet ; même source de financement ; chevauchement des membres entre elles ; et surtout présence à leur tête de dirigeants du C.F.R. Toutes ont aussi en commun le dépôt de statuts constitutifs déclarant l’association comme groupement d’études et de recherches sans but lucratif. …Au vrai, les statuts officiels ont pour objet d’attirer dans le Comité directeur des personnalités éminentes notoirement apolitiques, voire affichant une idéologie opposée aux objectifs réels, pour servir de paravent à l’action occulte de l’organisation conforme aux directives du C.F.R. …Cette toile d’araignée tendue sur les Etats Unis permet …de faire pression sur le gouvernement et sur le Congrès, avec répercussion sur le monde entier (Jacques Bordiot, page 142).
          Les satellites, d’après Jacques Bordiot dans «Une main cachée dirige», page 142 et suivantes, seraient :
          - Institute of Pacific Relation (I.R.P. ou Institut pour les Affaires du Pacifique). …Il est le «satellite» du C.F.R. C’est lui qui a rendu publics les agissements de toutes les organisations qui découlent de la société Rhodes-Stead. Il fut fondé en 1925 pour l’étude des problèmes politiques intéressant les Etats bordant l’Océan Pacifique. Au début de 1945, une des revues qu’il patronnait, Amerasia, publiait un long article dans lequel l’Office of Strategic services (O.S.S) reconnut la production presque mot pour mot d’un document officiel classé «top secret». Une perquisition aux bureaux de la revue permit la saisie de 1.800 documents soustraits aux archives secrètes de plusieurs services gouvernementaux, Affaires Etrangères, Armée, Marine.  Parmi ces documents figuraient des rapports ultra secrets… Les investigations d’une sous commission sénatoriale de la Sécurité intérieure de l’Etat, dite «commission Mc Carran» permit d’identifier de nombreux communistes parmi les membres de l’I.R.P et même des agents soviétiques. …Parmi les membres de l’I.R.P qui donnèrent lieu à une enquête, figuraient dix sept personnes attachées au Département d’Etat, dont onze appartenaient au C.F.R. Outre des fonctionnaires, on trouvait aussi des professeurs d’universités, des diplomates, des militaires, des présidents de sociétés multinationales, des ministres. Rien de moins ! …Les poursuites contre l’I.R.P ont nettement démontré 1°) La collusion entre l’I.R.P et le C.F.R. 2°) La tendance pro-communiste de ces deux organisations, que confirme d’ailleurs le haut «Initié» Dr Carroll Quigley. 3°) Le noyautage du Département d’Etat par des éléments pro-communistes, voire par des agents de l’U.R.S.S. (à l’époque puissance étrangère hostile). En mars 1961, il s'est sabordé et malgré cela son influence aurait persisté jusqu’en 1971, au moins.
          Foreign Policy Association (F.P.A) ou Association de politique Etrangère). En 1918, les gauches socialistes, pacifistes et internationales fondèrent la League of Free Nations (Ligue des Nations Libres) qui, en 1921, devint la Foreign Policy Association, déclarée en 1928 comme organisation éducative apolitique, ayant pour but l’étude des problèmes internationaux.  …Pour élargir son audience, la F.P.A a constitué des World Affairs Councils (W.A.C – Comités des Affaires Mondiales) dans toutes les villes des Etats Unis. En 1960, les deux organisations ont fusionné. En 1955, la F.P.A crée les …Greats Decisions, qui comportent chaque année un programme d’études et de débats… pour traiter «huit problèmes critiques de politique étrangère… Or, le 29 avril 1960, sur plainte de l’American Legion, le Grand Jury du Comité de Fulton (Géorgie) condamnait le caractère subversif des documents fournis aux établissements secondaires… Il n’en reste pas moins que la F.P.A-W.A.C demeure la plus puissante organisation qui gravite autour du Council on Foreign Relation… On en veut pour preuve que dans la constitution de son Bureau, en 1962, figurent les initiés du C.F.R… Cette mainmise du C.F.R sur la F.P.A, un membre du congrès, Louis T. McFadden, l’expliquait dés 1934, en affirmant que Félix Frankfurter et Paul Warburg, tous deux membres de la Table Ronde, ont présidé à la fondation de la F.P.A pour favoriser l’institution aux Etats Unis d’une économie planifiée et l’intégration de système américain dans un système socialiste Mondial. Décidément le lobby Mondialiste qui est avant tout juif mais aussi socialiste de la façon soviétique !
          Business Advisory Council (B.A.C – Comité Consultatif pour les Affaires). Il fut crée le 26 juin 1933 par M. Daniel C. Roper, ministre du commerce, peu après l’arrivée à la Maison Blanche du Président Franklin Roosvelt. Il avait l’intention de réunir d’importants hommes d’affaires comme conseillers officieux du gouvernement en vue de soutenir la politique du New Deal, qui tendait à sortir les Etats Unis de la grande crise économique et financière, volontairement déclenchée, le 24 octobre 1929, par la Federal Reserve et la Haute Finance internationale. Monsieur Sidney J. Weinberg, principal associé de la Banque Goldman, Sachs & Co, fut chargé de l’organisation de B.A.C. …Or le ministre Roper ne tarda pas à s’apercevoir que le B.A.C en vint à proposer des solutions socialisantes peu en rapport avec les intentions du gouvernement… Il finit par s’en désintéresser complètement. Mais la II° guerre mondiale obligea les Etats Unis à réviser leur position au profit du B.A.C. Ainsi …épaulé par les puissances économiques et financières de son organisation, Sidney Weinberg parvint facilement à imposer la politique du B.A.C. Enfin …le 10 juillet 1961, le B.A.C modifia son appellation en Business Council, sans changer son activité… Dans son numéro de janvier 1970, la Dun’s Review écrit que «Dans les rangs de Business Council figurent 160 des plus puissants hommes d’affaires américains» …On peut en déduire que l’organisation regroupe la plus grande puissance économique et financière du monde… Or sur un total de 120 membres actifs et sociétaires… le tiers, d’après M. Dan Smoot, appartient au Council on Foreign Relation ? Ce qui permet à M. Francis X. Gannon d’affirmer que «le Business Council est en fait l’intermédiaire par lequel le C.F.R impose son autorité sur le gouvernement fédéral».
          Committee for Economic Development (C.E.D – Comité pour le Développement Economique). Il n’est autre qu’une annexe du Business Council. Il comptait parmi ses membres fondateurs, huit membres du Council on Foreign Relation.
          Advertising Council (Comité de la Publicité). Constitué en 1941, au capital initial de cinq millions de dollars, par un publicitaire, un professeur de faculté et trois dirigeants de la Rockfeller Foundation… En 1945, il s’est donné le droit de sélectionner les publicités qui, représentant un intérêt national, pourraient bénéficier d’une diffusion gratuite dans les médias. Le choix est effectué par un Public Policy Committee (Comité d’Intérêts Public) de 20 membres dont, le 23 juin 1958, huit au moins étaient affiliés au Council on Foreign Relation… 
          American Civil Liberties Union (A.C.L.U – Union Américaine pour les Libertés Civiles). Elle fut animée par Roger Baldwin, membre d’une invraisemblable quantité d’associations antimilitaristes, pacifistes, communistes, voire anarchistes. …Le premier bureau se composait, en juillet 1919, de dix-sept membres, parmi lesquels Felix Frankfurter, de la Table Ronde. …En 1943, le Comité Législatif de Californie a déclaré formellement que «l’American Civil Liberties Union peut être définitivement classée comme organisation communiste ou une courroie de transmission communiste». … En 1952 on y comptait huit affiliés au C.F.R…
          American for Democratic Action (A.D.A - Les Américains pour le Combat Démocratique) fondée en 1941 …par un groupe de communistes ou de pro-communistes, dont son président Reinhold Niebuhe, membre du C.F.R et son animateur Louis Fraina, président du premier Congrès Communiste de l’Amérique du Nord, tenu à Chicago en septembre 1919. Elle changera son nom par la suite pour devenir …l’Union for Democratic Action. …Le bureau de l’A.D.A constitué en 1946, comportait une majorité d’affiliés au C.F.R dont les journalistes Marquis Childs, de l’United Feature Syndicate et Chester Bowles adjoint au Secrétaire général de l’O.N.U. et futur ministre, les professeurs John K. Galbraith de Harvard et Arthur M. Schlesinger Jr de Harvard et New-York, les politiciens H. Humphrey vice-président des Etats Unis, Jacob K. Javits et Thomas K. Finletter, tous deux sénateurs…
          Institute for American Democracy (Institut pour la Démocratie Américaine). Prétendument fondée le 18 novembre 1966… Sur 23 membres, dix au moins étaient des affiliés au C.F.R et appartenaient à ses satellites. …En fait une enquête menée par la Church League of America (Ligue des Eglises d’Amérique) prouva que l’Institut avait déposé ses statuts le 27 juin 1944. En outre l’Attorney Général de New-York, Jacob Javits (C.F.R et membre d’Americans for Democracy Action) avait signalé dans un rapport officiel que l’Institute for American Democracy était une section de l’Anti Defamation League, organisation judéo-communisante des B’naï B’rith, la Franc Maçonnerie juive… 
          Common Cause (La Cause Commune) – Fondée en 1970, elle regroupe …les classes peu fortunées, les étudiants et les jeunes de banlieue en vue de «secouer l’emprise de l’Establishment». …Son fondateur, John W. Gardner (C.F.R) est un ancien président de la Carnegie Corporation et ministre du président Jonhson. De plus, le notoirement progressiste Washington Post, du 23 août 1971, publiait …une liste des principaux donateurs… dont …Les Rockfeller, Ford Motor Co, les dirigeants des fondations Carnegie, les chefs d’entreprises, les banques d’affaires, les grands patrons des maisons d’édition, y compris Time Inc. Y figuraient aussi …Plusieurs membres de Council on Foreign Relation, qui se compose de nombreux intellectuels de l’Est et de chefs d’entreprises. …Parmi les donateurs on retrouve aussi J. Richardson Dilworth de la Chase Manhattan Bank, Sol Linowitz de Xerox, Thomas Watson d’I.B.M, etc.
          Comme nous pouvons nous en douter, tout ce qui se passe aux Etats Unis n’est pas sans répercussion sur l’ensemble du monde. En outre, il faut savoir qu’il existe aussi d’autres organisations dont les territoires de prédilection ne sont pas forcément le continent Nord, Centre ou Sud Américain. Les terrains de chasse, qu’ils se partagent, peuvent tout autant être en Afrique, en Asie, en Europe ou dans l’ensemble des pays de l’ancienne Union des Républiques Socialiste Soviétique et de ses satellites. Mais, comme le dit Jacques Bordiot, page 150, …Autant on possède des informations sur le Council on Foreign Relation, autant son homologue britannique, le Royal Institute of International Affairs (R.I.I.A) est demeuré dans l’ombre. On sait qu’au Canada ; le noyau R.I.I.A fut formé d’étudiants d’Oxford amis de Milner comme Arthur Glazebrook et George Parkin. En revanche …se furent les anciens membres de Milner’s Kindergaten qui formèrent le noyau de l’Afrique du Sud avec (Sir) Patrick Duncan, B.K Long, Richard Feetham et (Sir) Dougal Malcom, et celui des Indes avec (Sir) William Marris, James (Lord) Meston et Malcom (Lord) Hailey. En Australie et en Nouvelle Zélande, ce furent des personnalités recrutées par Stead, Parkin et Lionel Curtis. Mais leur activité n’est guère connue…
          …Ceci proviendrait, d’après certains, du fait que, faisant double emploi avec la Table Ronde, il aurait été absorbé par l’Institute of Pacific Relations. …Il se peut aussi, que la transformation de l’Empire Britannique en Commonwealth… ait fait passer le R.I.I.A de ces pays dans l’orbite du Council on Foreign Relation sous l’influence de l’Institute of Pacific.  …Toutefois comme le note Pierre Hofstetter, on est frappé par l’étrange similitude de certaines pratiques gouvernementales à Londres et à Washington… ou dans d’autres pays malgré un changement de majorité. …Tel est le cas de l’israélite Lord Arnold Goodman, conseiller du gouvernement travailliste de Harold Wilson, qui a été confirmé à son poste par le gouvernement conservateur de M. Edward Heath. Le 26 février 1967, le Sunday Times écrivait à son propos «Aucun autre homme de Grande Bretagne ne possède autant d’influence en étant aussi peu connu».  …Or précise M. Hofstetter, le «cas» Goodman n’est pas unique. Il en a été de même de Sir Solly Zuckerman, de Nicolas Kaldor et de Thomas Balog,  israélites eux aussi (Pierre Hofstetter – «L’Angleterre a-t-elle aussi son pouvoir occulte ? » in Lecture Française, octobre 1971 et cité par Jacques Bordiot, page 151, note 15.
          …Mais c’est surtout le cas de Nathaniel Mayer Victor Lord Rothschild, troisième baron et chef de la branche anglaise… qui fut …placé «à la tête d’un groupe d’experts… chargés de «superviser» les plans politiques et les programmes de dépenses publiques…». Le Daily Telegraph du 24 mai 1971 a noté que «l’équipe d’experts chargés de revoir la politique centrale du Cabinet reste, plus que jamais, un grand mystère. …Coïncidence au moins curieuse : Lord Rothschild, second baron du nom et père de Nathaniel Mayer Victor, a participé à la fondation de la société Rhodes-Stead, dont descend la Table Ronde…
          Il ne faut pas croire pour autant que seul les Anglo-saxons soient passés maître dans l’art de créer des sociétés secrètes et occultes qui se camouflent derrière de vraies fausses bonnes intentions comme : le Tiers mondisme, le Marxisme, le Socialisme, le Collectivisme, le misérabilisme, le racisme, le pacifisme, le féminisme, l’humanitarisme, l’écologisme, etc. Car dans le même temps toutes ces bonnes âmes anti esclavagistes provoquent la nouvelle pauvreté, inventent le RMI et multiplie les S.D.F ; ces anti colonialistes poussent au déracinement et à l’émigration ; ces «libéraux» adorent le dirigisme et les monopoles ; ces libertaires sont devenus liberticides et préfèrent la soumission. En fait, leur credo se réduit à vouloir transformer l’humanité, libre et riche de ses différences, en planète soumise à la race des «élus» et des «initiés». L’Europe n’est d’ailleurs pas en reste pour participer à la réalisation du plan Mondialiste. Pour en avoir la preuve, il n’y a qu’a lire Jacques Bordiot, page 218 et suivantes :
          Le Bilderberg Group : …La constitution du Bilderberg Group a été imaginée par un étrange aventurier d’origine polonaise, Joseph Retinger, né à Cracovie en 1887 ou 1888, d’une famille israélite fortunée. …Vers 1913, Retinger appartenait à la Franc-Maçonnerie suédoise où il avait un haut grade, ce qui facilita sans doute ses relations avec le Frère House, de la Maçonnerie Illuministe et Synarchique des «Masters of Wisdom» «Maîtres de la Sagesse), fondateur du Council on Foreign Relation et membre de la Table Ronde. Il a été prouvé que Retinger était agent secret du gouvernement Polonais au moins depuis 1913 et qu’il le demeura jusqu’à sa mort en 1960. On le trouve mêlé à un nombre invraisemblable de «grenouillages». Tant et si bien qu’il se fait expulser d’Angleterre et de France. Nous le retrouverons en Espagne puis à Mexico pour enfin se faire incarcérer à Washington. Dés 1946 …Retinger était en liaison avec deux politiciens belges, MM Paul-Henri Spaak et Paul van Zeeland, qui appartenaient au Mouvement Européen, ayant pour objet la constitution d’une Europe Unie. En 1947, Retinger est à Paris comme correspondant de l’Association Internationale pour l’Unité Européenne, présidée par van Zeeland ; association dans laquelle s’étaient infiltrés trois agents soviétiques, Udeanu, alias Dolivet, de son vrai nom Ludwig Brecher et deux belges, Aceer et Ennals, chargés de la manipuler. En 1948, Retinger organisait à La Haye un Congrès de l’Europe, auquel participa le Conseil pour une Europe Unie, fondée en 1946 par MM Jean Monnet et Robert Schuman. Tel est le promoteur de Bilderberg Group… 
          La mise sur pied de cette organisation revient à Son Altesse Royale le prince Bernhard des Pays Bas, richissime actionnaire de la Royal Dutch Petroleum et de la Société Générale de Belgique, la plus importante banque belge, liée aux Rothschild Frères par des intérêts multiples. …En mai 1954, le prince Bernhard réunissait à Oosterbeek, dans les salons de l'hôtel du Bilderberg - d’où le nom du Groupe – une centaine de personnalités de nationalités diverses, appartenant aux milieux politiques, aux organismes internationaux, à la Haute Finance, aux entreprises multinationales, aux universités, à la presse, etc. pour la constitution d’une assemblée destinée à construire l’unité occidentale contre l’expansion soviétique. Le Bilderberg Group était né, dont les membres furent les Bilderbergers…
          Le Groupe se réunit environ deux fois par an, en des lieux différents, toujours discrets (décidément l’esprit démocratique souffle aussi sur les Européens !). On voit figurer plus ou moins sporadiquement à ces réunions des membres des familles régnantes, comme le prince Axel de Danemark, le prince Klaus des Pays-Bas, le duc d’Edimbourg ou Lord Mounbatten. …Mais les vrais maîtres du groupement sont : les Rockfeller, Kuhn, Loeb & Co, Carnegie, Ford, les Warburg américains, britanniques et allemands, les Rothschild d’Angleterre et de France, les Otto Wolf. Par exemple, à la conférence d’avril 1965, qui s’est tenue à la Villa d’Este (Italie), une des rares sur lesquelles on ait pu obtenir des renseignements assez précis, on comptait 387 participants en provenance de 17 pays : Allemagne fédérale, Autriche, Belgique, Canada, Danemark, Etats Unis, France, Grande Bretagne, Grèce, Italie, Norvège, Nouvelle Zélande, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse et Turquie. La manie des sociétés secrètes anglo-américaine s’est franchement exportée ! Malgré tout …sur les 101 représentants des Etats Unis, 59 – soit plus de la moitié, étaient affiliés au Council on Foreign Relations. Tout ce que compte le monde de la Politique, des Affaires et de la Finance était présent y compris l’incontournable Henry Kissinger, à l’époque conseiller du président Nixon. Mais nous pouvons aussi ajouter que …Gorge W. Ball, président de la banque Lehman Brothers International et membre de l’Atlantic Union Committee, qui a pour objet la fusion politique entre les Etats Unis et l’Europe occidentale comme étape obligatoire vers le Gouvernement Mondial. Apparemment, certains ne doutent de rien et personne ne se doute de rien !
          Quant aux délégations européennes : Italienne, Allemande, Belge, Néerlandaise, Française, elles n’ont rien à envier à celles de leurs collègues d’outre atlantique. Ici, dirigisme oblige, c’est aussi l’heure de la soupe. Le parterre se compose donc de fonctionnaires P.D.G d’entreprises nationalisées, d’une cohorte de politiciens et de tous ceux qui détiennent un quelconque fragment de pouvoir capable d’influencer une partie du monde des affaires ou des nations. Et …si le plus grand nombre de participants aux conférences sont bien des «Bilderbergers», il en est qui sont de simples invités occasionnels, soit en vue d’un recrutement éventuel, soit, parmi les plus notoires, à titre de répondants et servant de couverture. Parmi les français, Jacques Bordiot, page 222, nous livre les noms et les titres de gens de bonnes mœurs et apparemment aussi différents que : Jacques Baumel, Gaston Defferre, Roger Duchet, Maurice Faure, Olivier Guichard, Christian de La Malène, Jean Letourneau, Jean de Lipkowski, Guy Mollet, Antoine Pinay, René Pleven, Jean Monnet, Pierre-Henri Teitgen, Gorges Pompidou à l’époque Premier Ministre du Général De Gaulle, Henri Yrissou, Robert Schuman, Valéry Giscard d’Estaing, etc. D’autres trouvent plus pratique d’être commandités comme : Jean Lecanuet commandité par Wildenstein ; Jacques Duhamel, allié aux Mendés-France et aux Servan-Schreiber, soutenu par le baron Edmond de Rothschild ; Jean Monnet représente les intérêts britanniques (Lazard Brother & Co de Londres) et américains (J.P Morgan de New-York).
          Quel est l’objectif des Bilderbergers ? Là encore Jacques Bordiot apporte sa réponse : …En dépit du secret dont ils entourent leurs réunions, certaines indiscrétions ont permis d'avoir connaissance des principaux sujets proposés périodiquement à leurs délibérations :
          · Les problèmes financiers internationaux,
          · La liberté d’émigration et d’immigration,
          · La libre circulation des produits sans entraves                                douanières,
          · L’union économique internationale,
          · La constitution d’une force de police internationale avec  suppression des armées nationales,
          · La création d’un Parlement International,
          · La limitation de la souveraineté des Etats, délégué à         l’O.N.U.  ou à tout autre gouvernement supranational.
          Il conclut …C’est, comme on le voit, le processus vers la constitution d'un Gouvernement mondial. Le prince Bernhard, lui-même, en apporte la confirmation en s’élevant ouvertement et à plusieurs reprises contre les particularismes nationaux qui entravent l'institution de «l’Europe Unie». A ce propos on pouvait lire, dans le Monde du 4 novembre 1971, une dépêche de l’Agence France Presse, que ce quotidien publiait sous le titre significatif : «Un Roi d’Europe ? ». Le prince Bernhard s’était demandé si… on ne pouvait pas instaurer un nouveau système démocratique permettant au gouvernement (européen) de demander les pleins pouvoirs. Puis …il s’est prononcé en faveur d’un système monarchique pour l’Europe Unie. Ce qui, d’après lui, ne pouvait représenter que des avantages (pour qui ?). Le fait que Maastricht se trouve en Hollande est-il vraiment dû à un hasard ou est-ce une prémonition, voire une prophétie 20 ans avant les accords du même nom ?
          Toujours est-il que …les propositions du prince Bernhard allaient, en réalité, dans le sens de l’évolution des Etats Unis… surtout …depuis que le président Roosvelt avait (déjà) modifié la Constitution vers une centralisation de pouvoir fédéral au détriment de l’autonomie des Etats. …En fait les grandes manœuvres avaient été amorcées par l’institution de Federal Reserve System en 1913 qui avait… eu …pour but de placer l’économie américaine entre les mains des grands financiers internationaux de Wall Street et, par la suite, de les rendre maîtres de l’économie mondiale, prémices indispensables du Gouvernement Mondial. 
          …S’il en fallait une preuve, on la trouverait dans les événements qui ont suivi la conférence des Bilderbergs tenue, du 23 au 25 avril 1971, à Woodstock, petite ville du Vermont (U.S.A) ou Laurance Rockfeller leur avait offert l’hospitalité dans sa propriété de famille. …Un journaliste du Rutland, Herald en avait pressenti l’orientation. Il écrivait le mardi 20 avril 1971 : Une réunion à portes fermées a été tenue à Woodstock la semaine dernière. …Un des participants a affirmé le lundi 19 avril que la session serait, leur avait-on dit «une conférence sur la paix». Cependant, d’autres sources dignes de foi assurent que la conférence traiterait de finance internationale». En fait remarque M. Gary Allen («Who They are » - Qui ils sont - in American Opinion, octobre 1972, page 73 et cité par Jacques Bordiot, page 226, note 2) … peu de temps après l’assemblée de Woodstock …s’est manifestée une crise monétaire internationale après laquelle le dollar a été dévalué». La conférence sur la paix s’était mue en conciliabule sur la guerre monétaire.
          Pour nous aider à comprendre, le député John Rarick apporte quelques explications, que nous livre Jacques Bordiot, page 226. …Les Bilderbergers, par entente collective, possèdent une puissance financière telle que, par le retrait de leurs fonds, ils peuvent conduire un pays à la banqueroute. …Le procédé n’est pas nouveau. …Peu après la première conférence Bilderberg de 1957, tenue aux Etats Unis, s’était produit une crise sur le dollar. S’il fallait une autre preuve nous pourrions citer le rapprochement commercial entre les Etats Unis et l’Union Soviétique, étendue à la Chine comme conséquence de la conférence Bilderberg, d’avril 1971, à Woodstock. De même en 1998 lorsque, par impudence ou  imprudence, la Suisse a été menacée de boycott, donc de banqueroute, par le Lobby afin d’imposer la restitution des biens juifs de la 2° guerre (?). A croire que les victimes de la Choah étaient tous milliardaires ! D’autres pays, d’autres groupes bancaires, d’assurances ou industriels, seront à leur tour pris en otage et dans le tourbillon, n’en doutons pas. Autre grande nouveauté le Lobby ne demande t-il pas déjà le règlement des salaires dû au titre du travail obligatoire en temps de guerre ? A croire qu’ils étaient les seuls dans cette situation ! C’est un manque total de décence vis à vis des autres victimes que l’on dénombre pourtant à environ 54 millions. Mais ce qui frappe Jacques Bordiot …dans l’organisation de Bilderberg Group, c’est son étroite analogie avec le Council on Foreign Relation, la Table Ronde et les autres associations issues de la Société Rhodes-Stead, articulées sur le modèle des Illuminés de Bavière. …Le Bilderbergers Advisory Committee ressemblerait fort à un Conseil des ministres, élu par un parlement et élisant lui-même un Secrétaire Général. …Et coiffant le tout, la Table Ronde formerait le Gouvernement Mondial, avec sa propre hiérarchie. Rappelons que …Le Council on Foreign Relation est la section américaine de l’organisation dont l’Institute of International Affairs est la section britannique. Tous deux ont été créé simultanément par la Table Ronde britannique comme des satellites. Donc, dit Jacques Bordiot, page 228, …Malgré sa puissance colossale le Council on Foreign Relation n’est pas le «cercle intérieur» secret Mondial. Il ajoute …On se trouve ainsi en présence d’une organisation à caractère politico-économique, hautement structurée et à vocation mondiale, sous la direction collégiale anglo-saxonne (le Comité directeur de la Table Ronde) comportant un exécutif (le Bilderberg Group) administrés par un Secrétaire Général le Steering Committee). Cette structure correspond bien à celle du Gouvernement Mondial tel que conçu par Cecil Rhodes et Alfred Milner…
          Si l’ésotérisme, le messianisme, le mondialisme servent de support «théologique» commun à toutes ces sociétés secrètes, il n’en demeure pas moins que la difficulté est de les orienter convenablement. Leur nombre a l’avantage de multiplier les pistes donc de les brouiller et donc de dérouter l’ennemi (!). Alors on divise, on éclate, on morcelle, on crée une mosaïque de groupuscules, de mouvements, d’organisations, d’associations. Mais l’on prend un soin extrême à avoir un pied dans chaques camp, toujours selon le sempiternel principe de : pile je gagne, face tu perds. D’où la nécessité de fabriquer de toutes pièces un frère jumeau apparemment ennemi du Bilderberg. Ce sera la Trilatérale.
          La Trilatérale. Dans «Les Vrais Maîtres du Monde», paru chez Grasset, 1979, Gonzalez-Mata nous donne son analyse et nous informe que … Le 11 mai 1969, alors que la plupart des Bilderbergers réunis à Elseneur (Danemark) préparent leurs valises pour s’en retourner dans leurs pays respectifs, une réunion «informelle» s’ouvre. Elle doit étudier un document élaboré par une série de spécialistes américains (Conseil de Sécurité, CIA, DIA, AID, etc.)… Y participent entre autres : Dean Rusk, Roger Morris (collaborateur de Kissinger), D. Abshire (CIA), Merriman (ITT et CIA). …Le document soumis à examen expose une analyse de la situation politique en Afrique Australe, les nécessités tactiques de réformer la politique américaine dans ce secteur, enfin, une série d’options concernant ce que pourrait être cette «nouvelle politique». Aussitôt deux stratégies s’affrontent qui pour être différentes ne sont pas pour autant contradictoires. Mais à partir de 1971 …Les divergences entre les deux tendances se cristallisent lors de la réunion de Woodstock quand, conduit par Giovanni Agnelli, un petit groupe fait pratiquement scission en se désolidarisant de la position d’un représentant de l ‘Allemagne fédérale (M. Strauss) qui …conseille la réduction, voire l’annulation de tout contact avec les pays du bloc communiste. …«Le groupe Agnelli», au contraire, estime que la meilleure façon de neutraliser le «danger communiste» est d’établir un nouveau type de relations entre les pays de Tiers monde et l’Occident. Les uns souhaitent l’implosion tandis que les autres œuvrent pour l’explosion du système marxiste par le biais d’une coopération entre Etats, tout en continuant à dominer le monde pour être crédible. …Une sorte «d’état major de guerre» se forme à cette fin… un plan est adopté, la Commission Trilatérale naît, les hostilités peuvent commencer. …Sous la direction d’un protégé de David Rockfeller, M. Brzezinski (qui deviendra président de la Trilatérale et conseiller du président Carter), un groupe de directeurs des services secrets (Walters, Rocca, de la CIA, Graham de la DIA, le général Westmoreland de l’AIS, Fournais de l’OTAN, Ricard du SDECE, Ghunter du BND, etc.) élabore les plans de diverse opérations. Financièrement, cet état-major pourra compter sur l’appui total des membres de la Table Ronde, de même que sur celui de plusieurs multinationales européennes de premières importances. Ceux-ci apparaîtront en 1973 comme membres fondateurs, les «deux cent» de la Commission Trilatérale…
          1972 est une date importante. …A Knokke (Belgique) les «frères ennemis» se réunissent à nouveau pour constater que leurs divergences sont de plus en plus vives. …Les deux clans comptent leurs «partisans», leurs «armes», leurs «possibilités» et leurs «adversaires» dans la guerre fratricide que chacun sait désormais inévitable. Guerre qui, à partir de décembre 1972, revêt des formes diverses et souvent sanglantes. …Paradoxalement, c’est la CIA, fondatrice et utilisatrice du Club de Bilderberg… qui reçoit les premiers coups bas. Il est en effet évident que, pour vaincre certains membres de Bilderberg, il faut les amputer de leur «bras armé». En décembre 1972, Nixon nomme James Schlesinger directeur de la CIA. Comme Kissinger, il est un produit de l’université de Harvard puis directeur de l’Agence fédérale pour l’énergie atomique. Dés sa prise de fonction …Il congédie plus de mille super agents appartenant au «service opérations secrètes» et spécialistes en coup d’Etat, assassinats, interventions et provocations en tout genre dans le monde. Ce nettoyage à l’avantage de permettre d’abattre certains piliers de Bilderberg et de supprimer une série d’obstacles qui auraient pu entraver les Trilatéraux. Car ils entendent bien faire adopter leur …nouvelle orientation, nouvelle façade, même si les desseins restent inchangés. L’essentiel étant de … continuer comme par le passé, à dominer et contrôler le monde (Gonzalez-Mata, «Les Vrais Maîtres du Monde», chapitre VI, page 90. Puis …Schlesinger tente d’apaiser les ultra du Bilderberg puissamment représenté au Pentagone, au Sénat et au Congrès. Mais son attitude vis à vis du bloc soviétique le conduit à un nouvel affrontement avec Kissinger qui est partisan d’une ouverture à l’égard de l’Union Soviétique. Deux tendances, deux opinions, deux stratégies se font à nouveau face en dépit de buts communs. Ils vont modeler l’histoire du monde pour un temps. Les victimes les plus connues seront celles du Viêt-nam, du Chili, de Watergate, etc. …Les tentatives de corruption de la part des multinationales ; les subsides de la CIA aux partis et aux journalistes ; les crimes de la CIA, etc. ne furent rien d’autre que la trame sanglante …entre deux tendances… mais néanmoins frères. Après …une nouvelle réunion des Bilderbergs à Salstjoebaden (Suède), les 11, 12, 13, mai 1973… la rupture est consommée. Pour toute réponse du berger à la bergère …Les «trilatéraux», conduit par David Rockfeller, créent officiellement la «Trilatérale Commission» en juillet 1973. …D’après ses statuts, la Trilatérale… devra …stimuler et favoriser le dialogue entre trois pôles : Etats Unis, Europe, Japon. Brzezinski prend en main les destinées de la Trilatérale tandis que Kissinger conserve celles du Bilderberg. Les deux émigrés sont protégés par les frères Rockfeller ou les frères Umberto et Giovanni Agnelli. Maintenant la délation, la diffamation, la corruption mais aussi les coups les plus bas, les plus tordus, les plus ignobles ainsi que les attentats, les crimes, les extorsions, etc. vont se répandre sur toute la planète à la vitesse d’un feu de forêt, d’un cheval emballé ou du reflux de la marée un jour d’équinoxe. Tout cela pourrait être très drôle si, avec le temps, les pouvoirs politiques, institutionnels, professionnels ne s’étaient pas dévalorisés au regard de tous les peuples du monde. En sciant la branche sur laquelle ils sont assis, les mondialistes ont aussi dévalué toutes les formes d’Autorité. C’est pourquoi un jour le pouvoir sera vacant. Comme la nature a horreur du vide, il pourra être repris par la rue, les extrémistes ou les aventuriers. A ce moment la porte sera grande ouverte pour accueillir toute forme d’anarchie. Jusqu’au jour où un candidat s’imposera pour remettre de l’ordre et non pas imposer son Ordre. On peut toujours rêver !
          Il est maintenant grandement temps de boucler la boucle. En effet …Si la condamnation de Weishaupt à Munich, en 1786, et le verdict de dissolution des Illuminés ont mis un terme, au moins provisoirement, à leurs activités en Bavière, l’Ordre ne les en a pas moins poursuivit à l’étranger, comme le montre sa participation au processus de la Révolution Française. L’idée des Illuminés était de s’emparer du pouvoir en France (avec Napoléon ?) et de s’en servir pour conquérir le reste de l’Europe… (toujours Napoléon ?) afin d’…imposer la dictature universelle prévue par Coménius et Weishaupt. Waterloo contraria ce dessein. Mais, lors de la guerre d’Indépendance, La Fayette et ses troupes avaient fait franchir l’Atlantique à l’Illuminisme. L’ordre avait profité des guerres, de la Révolution et de l’Empire pour étendre son audience jusqu’en Russie indique Jacques Bordiot, chapitre XXII, page 262. Au passage, dans sa note n°1, il rappel que l’insigne des Illuministes est décoré par … le triangle omnivoyant qui est un …triangle équilatéral portant en son angle supérieur un œil. …Ce même insigne se retrouve sur les billets américains de un dollar émis sous le président Franklin D. Roosvelt… ainsi que …sur le Grand Mémorial Américain de Saint Laurent sur Mer (Calvados), accompagné de la devise «Annuit Coeptis Novus Ordo Saeculorum» (Le Nouvel Ordre des Siècles promis à ceux qui l’ont entrepris - Peut-on être plus clair à propos du Mondialisme ?). Cette formule lapidaire a-t-elle un autre sens caché ? Les bénéficiaires de Nouvel Ordre ne profiteraient-ils qu’à ceux qui l’ont entrepris ? En d’autres termes l’avenir ne serait-il réservé qu’aux seuls Juifs, Maçons, Illuminés ou Initiés et donc appartenant à la race des «élus» ? 
          Jacques Bordiot raconte que vers 1815 …on eut vent d’une association secrète qui s’intitulait «Ligue des Hommes Justes». A son sujet, M. Robert Payne écrit : «La Ligue des Hommes Justes n’a pas d’histoire, car elle procède de nombreuses conjurations infructueuses. On peut la faire remonter à la Révolution Française ou à la Société des Saisons, de Blanqui. Elle changeait de nom suivant les pays…» (Louis Auguste Blanqui, 1805-1881, fut aussi l’inventeur de la formule «Ni Dieu, ni maîtres»). …Il prit part aux soulèvements des Blanquistes en 1839 et à la révolution de 1848 (Jacques Bordiot, note n°2). …En fait, la Ligue des Hommes Justes était l’appellation sous laquelle les Illuministes d’Allemagne se cachaient…
          En 1848, Karl Schapper, Joseph Moll et Heinrich Bauer, les Illuminés qui dirigeaient la Ligue des Hommes Justes, décidèrent d’en changer la dénomination en Ligue Communiste «dont Karl Marx devint membre» (Alan Stang - Le Manifeste - in American Opinion, février 1972). Ils demandèrent à Marx de codifier le programme de Weishaupt en un Manifeste du Parti Communiste, plus connu sous le Titre abrégé de Manifeste Communiste. M. Gary Allen confirme que le seul travail de Marx …a été de postdater et de codifier les principes et les projets de l’Ordre des Illuminés de Bavière dont la Ligue des Hommes Justes n’était qu’une émanation (Gary Allen - None Dare Call It Conspiracy -  note de la page 25 et cité par Jacques Bordiot, page 263, note 4). C’est à Londres, au siège de la Ligue Communiste, que le Manifeste fut publié en allemand, dans les premiers jours de février 1848. …Les premières éditions du Manifeste ne portent aucun nom d’auteur. …On attribuera la paternité à Marx à partir de 1868. …Or Marx n’avait pas été le seul rédacteur du Manifeste ; Engels y avait collaboré pour une bonne part, mais aussi semble-t-il, avec un étrange personnage d’origine française, Jean Laffite. Si, en général, les individus qui composent des associations occultes, secrètes et mondialistes s’effacent devant les événements, il existe cependant un petit nombre d’individus devant qui l’histoire s’estompe. Dans ce cas ce n’est plus elle qui fait leurs destinées, ce sont eux qui font l’histoire. Il en est ainsi des trois compères : Marx, Engels et Lafitte que décrit Jacques Bordiot, page 264 et suivantes. 
          Jean Laffite : …Né en 1792 à Port au Prince (Saint Domingue)… Il est le fils du tanneur Marius Laffite exerçant à la Nouvelle Orléans et de Maria Zoria, juive espagnole de Dax. Il a pratiqué la traite des esclaves, la piraterie, la contrebande et … fondé deux «communes libres» de flibustiers au Mexique et sur les côtes du Texas puis prend part à la défense de la Nouvelle Orléans contre les Anglais en décembre 1814. Obligé de s’enfuir, …il devient négociant armateur à Charleston, port de Caroline du Sud. …Il y épouse le 7 juin 1832, la belle et riche Emma, fille du négociant armateur Gleen Edward Mortimer. …Son fils aîné affirme que Jean Laffite «appartenait à des sociétés secrètes» - la Franc-Maçonnerie sûrement, l’Illuminisme probablement et peut être l’Internationale des Travailleurs. Cet homme fortuné voyage beaucoup, s’inscrit comme fabricant, négociant, armateur, exploitant, etc. et donne dans toutes sortes de commerces. …En 1847 et 1848, il réside à Bruxelles et se déplace souvent à Paris, à Berlin, à Amsterdam, à Londres, en Suisse. …C’est probablement à Bruxelles que Laffite fit la connaissance de Karl Marx, fixé dans cette ville après expulsion de France en 1845… et d’Engels, secrétaire du Comité Central de la Fédération des Communistes. Les trois hommes devinrent vite inséparables. Dans sa note n°6, page 265, Jacques Bordiot cite l’«Histoire de la Flibuste », Stock, 1969 ; réédition Le Livre de Poche, 1971, page 492 et suivantes : …M. Gorges Blond fait état d’une documentation publiée par Stanley Clisby Arthur, concernant Jean Laffite. Il en ressort que l’aventurier français a fréquenté assidûment, à Bruxelles ou à Berlin, Friedrich Engels et Karl Marx à l’époque où ils rédigeaient ensemble le Manifeste Communiste…
          Karl Heinrich Marx : …Né à Trèves en 1818, il était le fils d’un riche avocat israélite dont il hérita une coquette fortune. …Il épousera Jenny, fille du baron von Westphalen, dont la mère procura au jeune ménage une domestique… pendant toute leur existence. A la mort de Westphalen il leur échut encore un bel héritage. Il faut ajouter que cet acharné pourfendeur du capitalisme n’hésitait pas à en profiter en … jouant au Stock Exchange de Londres. Voilà ce qu’il en est de la face cachée de sa vie.
          Friedrich Engels : …Né à Barmen (Prusse Orientale) en 1820, son père était l’opulent propriétaire d’une manufacture de tissage avec succursale à Manchester en Angleterre. Ayant pris une part active au soulèvement badois de 1848, Friedrich Engels jugea opportun de se réfugier à Manchester ou il vécut très à l’aise des bénéfices de sa manufacture ; bénéfices procurés par les «forçats de la faim» de son tissage, non moins pressurés que ceux de ses concurrents. Ce fut Engels qui assura largement la subsistance de Karl Marx, tant à Bruxelles que, plus tard, à Londres… 
          …En fait de «damnés de la terre», Marx, Engels et Lafitte, seraient plutôt à ranger parmi les «capitalistes» abhorrés… dit Jacques Bordiot page 266. …Car si, en public et dans leurs écrits, Marx et Engels se faisaient les ardents défenseurs du «prolétariat», auquel ils prêtèrent toutes les qualités, il en était tout différemment dans le privé. Au cours de ses conversations, Engels parlait des prolétaires avec un profond mépris. …Les traitant «d’ânes et de stupides travailleurs qui gobent n’importe quoi». Il leur reprochait leur manque d’intelligence, leur écœurante «apathie et leur mesquine jalousie» (Léopold Schwartzchild dans «Le Prussien Rouge», Grosset & Dunlap, New-York, 1947, cité par Alan Stang – «The Manifesto».
          …De son coté, en 1866, Marx jugeait les travailleurs parisiens : «Ouvriers de luxe, qui se trouvent, sans s’en douter, appartenir très fort à la vieille ordure. Ignorants, vaniteux, prétentieux, bavards, gonflés d’emphase» (Robert Aron - Le Socialisme Français face au Marxisme – Grasset, 1971, cité dans Valeurs Actuelles, 16 août 1971, page 33 et cité par Jacques Bordiot, page 266, note n°7). 
          …En 1849, Marx fut chargé par les Démocrates allemands de prendre contact avec les révolutionnaires français ; à cet effet il devint membre d’une des organisations communistes clandestines de Paris. Le but était de constituer un regroupement de toutes les sociétés secrètes  révolutionnaires en vue d’une action simultanée. …A cet effet la Ligue Communiste adressa, en mars 1850, une circulaire pour la création d’une alliance internationale de militants, la Société Universelle des Communistes Révolutionnaires. Or cette société était composée …exclusivement des dirigeants des autres sociétés révolutionnaires… à la manière des Illuminés de Bavière. …Les statuts furent adoptés par Vidil et Adam, représentants les organisations «d’émigrés» blanquistes de Londres, par Marx et Engels, pour la Ligue Communiste et par Harney, pour les Chartristes britanniques (Mouvement libéral anglais qui se forma vers 1838 pour obtenir l’extension des droits de la classe ouvrière – Nouveau Larousse Universel, tome I, page 340). Ces six signatures formèrent le Comité Central… Et s’il fallait une preuve supplémentaire de la collusion du Communisme avec l’Illuminisme, on la trouverait dans le fait que, en 1852, Karl Marx devenait le correspondant londonien de New York Tribune (futur New York Herald Tribune) dirigé par l’Illuminé Horace Greely. …La conclusion s’impose donc : Ce sont les capitalistes internationaux qui, au début du XIX° siècle, ont délibérément fondé le communisme moderne… en utilisant le concours de Karl Marx et de Friedrich Engels…
          Autre surprise de poids, c’est la filiation rosicrucienne patente de l’Illuminisme. …Le Mage Papus (Gérard Encausse), rénovateur en 1891 de l’Ordre Martiniste, dans sa préface à «L’Archéomètre» du kabbaliste rosicrucien… et Grand Maître du Martinisme, Saint-Yves d’Alveydre, écrivait : «Comme sociologue, Saint-Yves d’Alveydre a consacré la plus grande partie de sa vie à la défense et à la diffusion d’une certaine forme d’organisation sociale :  la Synarchie. …C’est chez Coménius qu’on retrouve la première forme didactique des idées synarchistes élaborées par les Rosicruciens en vue de la constitution d’un gouvernement Mondial…
          Dans la proposition 591 du Pacte Synarchique, cité par Jacques Bordiot, page 269, nous retrouvons l’origine de ce Mondialisme. Son préambule indique que …Pour être effectives, cette réforme doit être inspirée du principe Synarchique de constitution ontologique et de représentation par Ordre pour aboutir à :
          · un Ordre social économique de tous les peuples,
          · un Ordre politique de tous les Etats,
          · un Ordre culturel de toutes les Nations,
          · un Ordre fédéral de tous les Empires,
au sein d’une réelle Société Universelle des Nations, dont la loi soit basée justement sur les profondes réalités de la vie culturelle du monde et non sur les intérêts politiques par nature agressifs.
          Tout ceci ressemble à se méprendre au programme du Nouvel Ordre Mondial dans sa version fin de millénaire ! Cependant la vision universaliste des rosicruciens du XIX° siècle s’arrête à l’Europe et peut être, plus largement, au monde Blanc. En effet Saint-Yves d’Alveydre propose  une organisation pour son nouvel ordre de la manière suivante : Voici, en procédant hiérarchiquement, l’ordre et le nom de ces organes à constituer, pour fonder le gouvernement général de l’Europe :
          1°- Le Conseil Européen des Eglises nationales (ministère de l’Œcuménisme ?)
          2°- Le Conseil européen des Etats nationaux (ministère de la Justice ?)
          3°- Le Conseil européen des Communes nationales (ministère de l’Economie ?)
          Nous le constatons les collègues européens ne sont pas en reste par rapport à leurs homologues Américains. De plus, la filiation au Mouvement Synarchique Européen (M.S.E) est de type Martiniste, tout comme le Mouvement Pan-Européen créé à Vienne, en 1922, par le comte de Coudenhove-Kalergi. Pour Jacques Bordiot …Il apparaît donc avec évidence que, le Martinisme et l’Illuminisme, la Synarchie internationale et le communisme Marxiste procèdent d’une même filiation rosicrucienne. Ainsi s’expliquent les analogies entre le Communisme et la Synarchie. Le but essentiel du Rosicrusisme, repris par le Martinisme et l’Illuminisme, est la constitution d’un Gouvernement Mondial. …Mais c’était aussi le but de Ruskin et de la société Rhodes-Stead, et c’est toujours celui des associations qui en découlent : Table Ronde, Institute of International Affairs britannique ou Council on Foreign Relation américain…
          Dans tout cette affaire, un homme a joué le rôle clef de chef d’orchestre : le très fumeux Frère et «colonel» Edward Mandel House, appartenant à l’Illuminisme des Maîtres de la Sagesse, promoteur du Council on Foreign Relation, de l’Institut International des Affaires et mentor du président Woodrow Wilson. 
          …A quoi il faut ajouter que… House avait de puissantes relations avec les banquiers internationaux des Etats Unis et d’Europe, en particulier avec Paul et Félix Warburg, Jacob et Mortimer Schiff, de Kuhn & Co, avec Otto H. Khan, Louis Marburg, Henry Morgenthau, Herbert Lehman, les Morgan, les Rockfeller, les Lazard, les Rothschild, etc. …Il était socialiste, comme le prouve son livre, Philip Dru : Administrator. Comme par hasard …La révolution d’Octobre a été fomentée dans les loges rosicruciennes et martinistes de Russie… aidées par la puissante Maçonnerie exclusivement juive des B’naï B’rith. …On s’explique alors l’appui des banques juives des Etats Unis et d’Europe à la Révolution Russe…
          Tout cela peut aussi …expliquer la collusion politique entre les gouvernements américains et l’Union Soviétique. De ce seul fait l’antagonisme Est-Ouest aurait donc été une pure fiction pour mieux appauvrir, manipuler et soumettre les peuples. Dans ce cas, nous pouvons nous demander à quoi correspond vraiment la chute du rideau de fer. Est-ce  l’Ouest qui est partie à la conquête de l’Est ou bien l’inverse ? De toutes les façons «pile je gagne, face tu perds», cela nous le savions depuis déjà fort longtemps ! …Pourtant il paraît aberrant que, pour instaurer le Gouvernement Mondial, les «super riches» de la Haute Finance Internationale aient pensé à coopérer avec les tenants du Communisme Marxiste pour parvenir à un même but : la destruction du Capitalisme. En réalité …cela se conçoit fort bien. … Ruskin préconisait de faire table rase, au besoin par la force, de tout régime et de toute structure en place pour que les dirigeants du Gouvernement Mondial… puissent tracer le plan de la «nouvelle société idéale»… comportant la mainmise par un petit groupe d’initiés sur l’ensemble de la propriété et des moyens de production et de distribution - qui est bien le programme du Socialisme international. …D’où le puissant soutien financier accordé aux politiciens et aux mouvements susceptibles de provoquer de «grands chambardements» politique, économique et social qui conduira à l’anarchie générale. …Les modalités et les étapes de la destruction importent guère à ces supers capitalistes. …Ils ne manifestent aucune répugnance à soutenir économiquement et financièrement le régime soviétique ou celui de Mao instauré dans le sang… (Jacques Bordiot, page 273). D’où …le pari de la Haute Finance Internationale consiste à escompter qu’après la période de destruction, elle sera en mesure d’assumer l’édification à son profit du monde socialiste nouveau. …Dans son désir de faire admettre l’intention purement humanitaire de ce pari, le Dr Carrol Quigley (dans Tragedy and Hope, page 954) apporte une précision sur l’origine de ce plan Mondial, lorsqu’il écrit : «Les buts principaux de cette organisation compliquée et semi secrète sont hautement louables : coordonner les activités internationales et les perspectives du monde anglophone en un seul programme… suivant des directions analogues à celles enseignées à Oxford et à l’université de Londres (plus précisément à l’Ecole d’Economie Politique et aux Ecoles d’Etudes Africaines et Orientales)… (Jacques Bordiot, page 274). Pour lui … cette précision est capitale. Elle montre que le Plan est bien celui de Ruskin et de l’Ecole britannique… et laisse entendre que la tête du Gouvernement Mondial se trouve toujours en Angleterre…
          …Les «super capitalistes» estiment tenir les communistes en laisse par la seule crainte de les voir couper tout crédit… et … avoir encore un moyen de pression : la vénalité des dirigeants. Cette vision des choses est-elle prémonitoire de ce qui arrive en Russie de 1998 ? Jacques Bordiot conclu son chapitre par un sous-entendu qui, hélas, est lourd de menace. …Pour certains auteurs, ces arguments (la corruption) ne suffiraient pas à justifier l’assurance de la Haute Finance Internationale. Ils pensent qu’elle repose sur «une arme plus puissante à l’intérieur même de la Russie» comme l’écrit M. Gary Allen (dans None Dare Call It Conspiracy, page 75)… et même …à supposer qu’elle existe, elle est gardée dans le plus grand secret. Combien il a raison, car même si nous avions connaissance de ce secret si bien gardé, oserions nous y croire ?
          Le système de corruption n’est pas une nouveauté dans l’histoire du monde. En revanche la nouveauté c’est que nous sommes maintenant gavés du sang répandu sur tout la planète ; saturés par des scandales politico-financiers à répétition ; dégoûtés par tant de règlements de compte. Cette situation nous désespère et nous écœure. Elle a fini par engendrer un sentiment général d’insécurité qui se développe d’autant plus que les prévaricateurs, les profiteurs et les assassins resteront probablement toujours impunis puisqu’ils ont la possibilité de s’entendre entre eux ou de s’auto-amnistier. Pour tous les autres, il ne reste que la révolte. Dans tous les cas c’est ce que souhaitent les Mondialistes pour justifier, un jour, leur intervention  au niveau mondiale.
          Dans Les Vrais Maîtres du Monde de Gonzalez-Mata, Grasset 1979, quatrième partie, chapitre I°, page 223 et suivantes, intitulé Un Nouveau Système de Gouvernement : La Corruption, l’auteur pose toute une série de «Pourquoi ? » à propos de quelques-uns des dossiers les plus connus du public. Même s’ils sont déjà presque anciens et donc remplacés dans nos mémoires par beaucoup d’autres plus récents la liste ne manque ni d’intérêts ni d’un certain piquant. Voici ce chapitre in extenso :
          Dans les années soixante dix … une nouvelle tombe sur les téléscripteurs du monde entier : la commission d’enquête du Sénat américain (commission Church) est en possession de documents prouvant que de hautes personnalités de plus de trente pays ont «accepté» des gratification proposées par certaines compagnies multinationales en vue de «faciliter» leurs tractations. L’importance des sommes perçues - plus de cent millions de dollar (de l’époque) – ainsi que celle des personnalités mises en cause, donnent des frissons, tout à travers le monde…
          La liste des sociétés corruptrices est longue, mais la liste des personnalités corrompues ne l’est pas moins. …L’une et l’autre listes vont pourtant être rapidement escamotées et sans explication. Pourquoi ?
          Pourquoi, si la compagnie Upjohn (produits pharmaceutiques) reconnaît avoir versé des sommes, pour un montant de 2,7 millions de dollars, à des fonctionnaires de vingt-deux pays, a-t-on enterré le dossier ?
          Pourquoi, si la société Colgate-Palmolive reconnaît avoir payé des «commissions», pour un montant de 710 000 dollars, à des fonctionnaires de six pays, a-t-on enterré le dossier ?
          Pourquoi, si la société Control Data reconnaît avoir versé 2,27 millions de dollars de «commission» à des fonctionnaires de plusieurs pays, a-t-on enterré le dossier ?
          Pourquoi, si la Tenneco (pétrole et gaz) a distribué des «gratifications» à des personnalités de 24 pays, pour un montant de 12 millions de dollars (non compris les 600 000 dollars versés aux USA même, à des personnalités politiques en cours de campagne électorale 1971-1972), aucune mesure n’a été prise pour identifier et dénoncer ces personnalités ?
          Pourquoi, si la Gulf Oil (groupe Rockfeller) reconnaît avoir dispensé des «subventions», pour un montant de 13 millions de dollars, dont une fraction à des personnalités américaines et le reste à des personnalités politiques d’Italie, du Canada, et d’autres pays, la simple démission de son P.D.G, M. Dorsey, a-t-elle suffi pour clore le dossier ?
          Pourquoi, si la Northop, mêlée à plusieurs «affaires» de financement pour le moins suspectes dont celle de l’équipe des «plombiers» du Watergate et qui est allée jusqu’à verser 45 millions de dollars à titre de «commission» pour la vente d’une série d’appareils militaires F-5, le dossier a-t-il été classé après la simple démission de son P.D.G, M. Jones ? Dans sa note n° I, Gonzalez-Mata complète son information en rapportant que …La Northrop, à l’instar d’autres grandes multinationales, a su s’entourer de «collaborateurs» efficaces et bien placés dont deux méritent une attention toute particulière : le prince Bernard de Hollande, membre du conseil d’administration (oui, c’est le même qui «travaillait» pour la Lockheed, compagnie rivale !) et le général français Stehlin, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air et vice-président de l’Assemblée Nationale, qui, ayant été accusé publiquement pour son intervention en faveur de la Northrop, contre la société Dassault, trouva accidentellement la mort sous les roues d’un autobus.
          Pourquoi, alors que l’United Brands Corporation (l’ancienne United Fruit, de triste mémoire en Amérique Latine, «pieuvre» dont chaque tentacule étreignait une «république bananière») s’est vue obligée de reconnaître avoir «subventionné» des personnalités de la République du Honduras pour un montant de 2,5 millions de dollars afin d’obtenir que le gouvernement réduise ses taxes à l’exportation, une de ces personnalités n’étant autre que le président de la République, le général Osvaldo Lopez Arellano…), alors que la même United Brands a reconnu avoir «gratifié» certaines personnalités européennes (pour huit cent mille dollars) en hommage à la «compréhension» avec laquelle elles facilitèrent l’arrivée de bananes «Chiquita» sur les marchés européens, malgré les réglementations destinées à limiter ce type d’importation et à donner priorité aux fruits en provenance des pays «associés» au Marché Commun, pourquoi ce dossier a-t-il été classé sans suites substantielles après le suicide providentiel du P.D.G, M. Black ? Dans sa note n°2, Gonzalez-Mata, signale que …Le directeur financier de la Lockheed, Robert Walters, s’est «suicidé» la veille du jour où il devait comparaître devant la commission d’enquête de Sénat Américain. Ce suicide, et d’autres, déjà mentionnés, sont loin d’être des faits isolés… 
          Pourquoi, si la Westinghouse Electric Corporation a reconnu avoir «gratifié» maintes personnalités étrangères, pour un montant atteignant presque le million de dollars, les noms des personnalités et des pays impliqués n’ont-ils pas été rendus publics à ce jour ?
          Pourquoi, si l’Askand Oil a été accusée publiquement d’avoir «financé» les campagnes électorales de Nixon et Humphrey pour un montant de sept cent mille dollars, d’avoir fait cadeau de 240 000 dollars à certain «prince saoudien», de 150 000 dollars au président du Gabon, M. Bongo, d’avoir servi de relais à la CIA au Gabon, en Libye, au Nigeria et d’autres pays africains, pourquoi le dossier ouvert à ce sujet est-il resté sans suite ?
          Pourquoi, malgré la longue liste (non limitative) où apparaissent la Gulf Oil (13 millions), la Standard Oil (1 million), A. Cyanamid (1,25 million), A. Home Product (6,424 millions), Baxter Labs (1,99 million), Burroughs (2,2 millions), Champion (2,41 millions), Fireston (1,5 million), Goodyear (1,4 million), GT and E (13,2 millions), Honeywell (1,8 million), Rand C. (2,5 millions), MC. Donell (2,5 millions), Merck (3,7 millions), Schering (1,1 millions), Squbb (1,9 millions), United Brads (5 millions), W. Lambert (2,25 millions), etc. n’y a-t-il eu aucune enquête véritable, aucune inculpation faisant suite à cette dénonciation ?
          Pourquoi, si la General Tire and Rubber a reconnu avoir «gratifié» des personnalités de plusieurs pays et a été accusée par le gouvernement Algérien d’avoir distribué 10 millions de dollars afin de décrocher le contrat de construction de l’usine de liquéfaction du gaz d’Arzew, n’a-t-il eu aucune suite ?
          Pourquoi, a-t-on seulement rendu publics certains éléments relatifs aux manœuvres de corruption, pour un montant de plus de 30 millions de dollars, de la Lockheed, d’une manière au demeurant très sélective et suspecte ?
          Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? 
          Nous l’avons dit ces dossiers sont anciens, c’est précisément ce qui permet d’en parler tandis que ce n’est pas tout à fait possible pour des affaires plus récentes et encore moins pour celles qui sont en cours d’examen ou de règlement à l’amiable. Probablement ! De toutes les façons ne soyons pas naïfs au point de croire que la tendance va vers la clarification, la transparence et l’angélisme. Certes l’opinion publique a le droit ou le devoir de s’interroger et de savoir, puisqu’elle est sollicitée lors de l’élection démocratique du Législateur. Vive le suffrage universel ! Par ailleurs il ne nous est pas encore interdit d’imaginer qu’outre les commerces illicites et les manipulations sur la parité des monnaies, une partie de ces commissions, gratifications, pots de vins ou dessous de table financent un gouvernement qui, pour être Mondial, n’en est pas moins occulte. Maintenant, le Nord comme le Sud, l’Est comme l’Ouest, les pays riches comme les pays pauvres sont contaminés. Le Mondialisme continu de progresser, soyons rassuré ! 
          Et dire que toute l’histoire du mondialisme a été inventée, scellée et initiée au pied du Sinaï lorsque les hébreux ont fabriqué le Veau d’Or dans le but de pactiser avec le dieu matière ! Et dire que cette représentation du Prince a été fabriquée avec des bijoux empruntés aux Egyptiens ! Et dire que durant la célébration de ce culte, Moïse a reçu son Décalogue matérialiste donc Mondialiste. Et dire que pour l’imposer, le Monde de la finance s’est approprié la Finance du monde. Et dire que le monde a dû passer par les plus terribles souffrances pour parvenir à tolérer ce dogme. Et dire que nombreux sont ceux qui ont récusé, réfuté, refusé vainement ce matérialisme. Et dire que plus personne n’ose vraiment poser la question : POURQUOI ce mondialisme ? Ou répondre COMMENT y sont-ils parvenus ? Dans le dernier chapitre nous tenterons d’y répondre pour reconstituer l’image mosaïque de la Babel du futur.
 
 
 
 
 
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