La Mosaique Mondialiste  

 
 

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IX
Les Organisations Mondialistes


Elles ressemblent à des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans
 les autres et dont une seule est cachée par toutes les autres.

 
 

          Au-delà de toutes les organisations plus ou moins romantiques, mystiques, ésotériques, kabbalistiques ; au-delà des origines, des histoires, des événements, il existe un acteur qui n’agit jamais à visage découvert. Il se sert de quantité d’organismes de paille ou de prête-noms dont la véritable mission de peser sur les Religions, les Etats, les Populations. Ces «figurants» ressemblent à des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres et dont une seule est cachée par toutes les autres. Il s’agit du B'naï B’rith. Il joue sur tous les registres, il utilise toutes les subtilités, il ne ménage aucune sensibilité. 
         B’naï B'rith signifie en hébreu : Fils de l’Alliance. Afin de le définir globalement, disons sans délai qu’il s’agit d’une Franc Maçonnerie extrêmement confidentielle, exclusivement juive, idéalement messianique et totalement Mondialiste. Jacques Ploncard d’Assas indique dans l’opuscule de Arnaud de Lassus, Un gouvernement mondial ? (Octobre 1992) qu’il a été créé au café israélite Sinsheimer, rue Essenstrat dans le quartier de Wall Street, le 13 octobre 1843, à New York par douze juifs venus d’Allemagne. Il suppose …qu’ils étaient déjà Francs-Maçons, affiliés à des loges américaines, car ils choisissent un rituel qui est un mélange de rite d’York et de rite américain d’Odd Fellows. Cette société …va s’occuper des communautés juives dans le monde entier et d’abord en Europe. …Le B'naï B'rith pourrait, d’une certaine façon, revendiquer une antériorité sur le mouvement sioniste. 
          Emmanuel Ratier, dans une passionnante et très complète étude sur les «Mystères et Secrets du B’naï B’rith» édition FACTA, 1993. Il commence son ouvrage par ces lignes …Rien à la bibliothèque nationale, hormis une modeste brochure en hébreu, une autre en anglais, une en allemand de 1932, et une quatrième d’un antisémitisme outrancier. …Pratiquement rien à la Bibliothèque du Congrès à Washington et rien non plus à la British Library de Londres. Pourtant, selon l’Encyclopaedia Judaica (1970), le B’naï B’rith (ou Fils de l’Alliance) constitue la plus ancienne et la plus nombreuse organisation juive d’entraide. …Ses programmes couvrent la totalité des centres d’intérêt juif et incluent plusieurs programmes dans l’intérêt plus large de la communauté. Etrange tout de même, dans ce cas, qu’une telle association, fondée aux Etats Unis en 1843 et en France en 1932, n’ait pratiquement jamais rien publié sur elle à l’étranger ou en France… 
          …Si l’on consulte les collections de journaux qui doivent, rappelons-le, être légalement déposés à la Bibliothèque nationale à chaque parution en quatre exemplaires (même les obédiences maçonniques le font) on constate que le B’naï B’rith n’a jamais effectué de dépôt légal, hormis deux numéros, en tout et pour tout, d’une de ses revues, le B'naï B’rith Journal ! Cette organisation juive n’a, de même, jamais déposé en France aucune brochures qu’elle a éditées, aucune de ses plaquettes. C’est ce qui explique, sans doute, que la presse française non juive, faute de documents, n’ait consacré au B'naï B'rith, depuis qu’il a été fondé en France en 1932, que moins d’une cinquantaine d’articles. L’auteur nous informe aussi, note 3, page 12, qu’il n’a retrouvé aucune trace de dépôt des ouvrages qu’aurait pu utiliser l’historien officiel / officieux du B'naï B’rith : David Malkam. Puis il cite les livres, les documents et les revues, parus mais ne faisant toujours pas l’objet du fameux dépôt, comme  …La lettre du B'naï B’rith de France, le B'naï B'rith Journal, B'naï B'rith européen, le Bulletin de la Loge France, Agir, Rapport sur l’Europe de l’A.D.L, L.A.B.B.Y. Magazine, etc.
          Cependant il ajoute que …Malgré ce boycott du dépôt légal, nous avons pu, après une enquête de longue haleine poursuivie sur plusieurs années, consulter une petite partie des publications du B'naï B'rith américain, français et européen. Enfin, il signale que ceux qui découvriront le cœur du mystère d'Israël comprendront largement les buts de l’Ordre du B'naï B'rith. Officiellement il s’est donné pour tâche …d’éclairer l’humanité tout entière, c’est à dire le reste du monde hormis les tribus d'Israël (puisqu’elles le sont déjà ? ). Décidément c’est encore un problème de Lumière après celle de la création et celle des philosophes. Pour preuve ...La Ménorah ou chandelier à sept branches, fut adopté comme symbole de l’Ordre dés la deuxième réunion, «parce qu’elle symbolise la lumière» (Emmanuel Ratier, page 26). La suite est édifiante ! …Depuis les temps les plus reculés, alors que la superstition et les ténèbres recouvraient encore de leur nuit la splendide terre, les enfants d'Israël avaient de la Lumière dans toutes leurs demeures. …Israël était l’intermédiaire divin qui proclamait la liberté (Emmanuel Ratier, page 28, citant un responsable de l’Ordre). Le mot Lumière doit être pris ici comme première manifestation de la matière et non dans un sens spirituel. Quant au mot liberté il subit lui aussi une étonnante transformation ! 
         …Dans une de ses nombreuses brochures de présentation, la Ligue Anti-Diffamation du B'naï B'rith, qui constitue sa «force de frappe», définit assez exactement les limites de cette libération : «l’A.D.L. croit dans l’intégration – c’est à dire l’acceptation des Juifs comme des égaux. Elle est opposée à l’assimilation – perte de l’identité juive –  qui représenterait, du point de vue de l’A.D.L., une défaite et non un triomphe du processus démocratique». Même si elle n’est pas franchement nouvelle, voilà une bien étrange notion de la démocratie. C’est ainsi que dés 1851 le B’naï B’rith intervint... auprès des autorités américaines pour protester contre un traité signé entre les Etats Unis et la Suisse, parce que certains cantons de la Confédération helvétique apportaient des restrictions aux droits des Juifs. Le B'naï B'rith était déjà assez puissant pour obtenir gain de cause. En 1857 le traité fut modifié. …Son pouvoir international n’allait désormais cesser de s’accroître. Le B'naï B’rith est aujourd’hui membre consultatif du Conseil de l’Europe, de l’ONU, de l’UNESCO et de l’Organisation des Etats Américains. …Mais c’est aux Etats Unis que sa puissance s’affirme très vite. En 1913, il fonde …l’Anti-Defamation League (la Ligue Anti-Diffamation) contre l’antisémitisme, ancêtre de nos LICRA et MRAP…
          Sa puissance ne cesse de s’affirmer partout dans le monde. Ainsi ces dernières années en France nous pourrions citer une anecdote qui vaut son pesant d’or. Il s’agit …de l’adoption du désormais fameux «serment du B'naï B'rith». Au cours d’une réunion organisée par l’Ordre avec des hommes politiques de la droite parlementaire, ceux-ci s’engagèrent devant cette respectable assemblée à ne jamais passer à l’avenir d’alliance avec le Front National. L’association internationale des B'naï B'rith publiait à cet effet, dans Le Monde du 26 mars 1986, un communiqué rappelant au RPR et à l’UDF que leurs représentants qualifiés s’étaient engagés à …ne s’allier sous aucun cas au Front National. Comme aucun accord, même de désistement au second tour, n’a eu lieu depuis lors, les questions que nous pouvons nous poser sont : quelles sont les raisons d’un tel serment antidémocratique ? Pourquoi des parlementaires français se sont-ils engagés dans une telle promesse ? Est-ce par peur (de qui ou de quoi ?) ou par intérêt (lequel ?). Quelles que soient les réponses cela nous permet de mesurer l’importance des pressions qu’il exerce sur la classe politique française en particulier et dans le monde en général ! Enfin, pourquoi cet Ordre …exclusivement juif, fondé par des Francs-maçons juifs et voué à la préservation de l’identité juive… se cache-t-il sous le couvert d’une organisation humanitaire comme Médecins sans Frontières ou la Croix Rouge Internationale ? …Pour parfaire le tableau, c’est le B'naï B'rith qui aurait «inventé le droit d’ingérence et l’aide humanitaire bien avant la lettre» dit Emmanuel Ratier. Enfin il cite, page 14 note 7, la conclusion du livre de l’historien du B'naï B'rith, David Maklan, page 251, publié aux Editions Montorgueil 1993. …Il faut lutter contre cette tendance (individualiste) et avoir envie de réaliser de grands projets communs, qui nous feraient passer du rêve à la concrétisation du rêve, pour nous les «Fils de l’Alliance» : Am Ehad !
          Il faut dire que cet Ordre fondé en 1843 a utilisé systématiquement lors de ces cérémonies les termes religieux hébreux jusqu’en 1868. Comme le diront ses dirigeants …Le B'naï B’rith puise ses sources et son nom à deux alliances essentielles dans la religion du «peuple élu», celle de Dieu avec Abraham et Isaac, mais aussi – et peut être surtout – celle de Dieu avec Moïse sur le Sinaï, scellée dans le feu par un «sacrifice de salut», comme «sang de l’alliance» (cf. Moïse, V.1 ; 17-2, 24 et suivants) Emmanuel Ratier, page 28. Si la première alliance s’inscrit logiquement dans l’influence exercée par les mages Chaldéens sur Abraham, la seconde s’inscrit dans l’influence exercée par les Egyptiens sur Moïse et plus précisément par Aménophis / Akhénaton. N’avait-il pas opéré une rénovation des croyances pour justifier sa «nouvelle religion» ? Alors Moïse, le frère, le demi-frère ou le frère adoptif de Ramsès, n’aurait-il pas été tenté de faire de même ? Josias n’opérera-t-il pas la conversion de la religion léguée par David et Salomon ? 
          Quoiqu’il en soit, les influences du B'naï B'rith sur la Franc-Maçonnerie non juive se confondent, se superposent, se mélangent. Et la création d’une multitude d’organes et d’organisations ajouteront à la confusion, d’autant que les informations qu’ils distillent sont souvent partielles mais toujours partiales. Exception faite pour les «actions sociales» communautaires qui s’appliquent à tous les domaines pourvus qu’ils s’adressent exclusivement aux Juifs. 
          Emmanuel Ratier démontre, page 35 et suivantes, l’influence du B’naï B’rith dans le secteur particulier du cinéma. …Dés les années trente, le B’naï B'rith avait crée des «loges professionnelles». Et …dés 1927 il avait signé un accord avec le principal syndicat de production et de distribution de films américains, la Motion Picture Producers and distributors of America. Evidemment …le prétexte en fut le film Le Roi des Rois de Cecil B. De Mille, qui raconte la vie de Jésus. Alfred M. Cohen, président à l’époque du B'naï B'rith, obtint du célèbre cinéaste qu’il rectifie divers passages et modifie certaines scènes. …En particulier le passage sur la Passion du Christ, afin de dédouaner de toute responsabilité les juifs. …Le B'naï B’rith créa rapidement, à l’image des organisations maçonniques, sa propre Fraternelle du cinéma, qui regroupa tous les Frères dans cette profession, des acteurs aux cinéastes, des producteurs aux distributeurs, des scénaristes aux techniciens. La fine fleur du cinéma s’y retrouva avec des hommes aussi puissants qu’Alfred W. Schwalberg, président de Paramount Picture, Barney Balaban, président de la firme Paramount ou Harry Golberg de la Warner Brothers. …La Loge fut enregistrée auprès du B'naï B’rith le 16 novembre 1939 sous le numéro 1366… En 1977 elle fusionna avec la Loge Radiotélévision, pour devenir l’actuel Cinéma-Radio-TV Unit 6 000, qui regroupe tous les membres du B'naï B’rith influents dans les médias, les spectacles et le cinéma (y compris les critiques). …Toutefois, comme l’expliquait, dés 1936, le frère Paul Goodman «les résultats ont, sans doute, été les plus spectaculaires en matière d’influence politique. En effet …le B'naï B’rith a été capable d’exercer, à travers le canal diplomatique du gouvernement américain, des pressions en faveur des juifs persécutés en Russie, en Roumanie, en Allemagne et ailleurs.
          Parmi les interventions du B'naï B'rith dans le monde Emmanuel Ratier indique qu’en : 
         1865 : Demande adressée au gouvernement des Etats Unis de mettre un terme aux pogroms en Roumanie (ingérence ?).
         1888 : Renforcement des efforts menés depuis 1865 pour rétablir Israël (Sionisme ?). 
         1903 : Le 19 avril, requête au président Roosevelt pour qu’il intervienne contre les pogroms de Kichinev, en Russie. Aussitôt il prépare une lettre avec …les chefs de l’Ordre et plus particulièrement avec Léon Napoléon Levy, Grand Président de l’I.O.B.B. …Elle est transmise le 14 juillet suivant par le secrétaire d’Etat américain John Hay… dont …Le tsar refusa d’en accuser réception…
         1905 : Négociations avec le tsar pour limiter la discrimination à l’égard des juifs. Campagne contre le traité de commerce franco-russe. Financement de la machine de guerre japonaise par Jacob Schiff pour ébranler le tsarisme… (l’assassin négociait-il avec sa nouvelle victime ?).
          Lors de la négociation avec De Witte et une délégation du B'naï B’rith sous le mandat du président Kraus, un membre dit : Si le Tsar ne veut pas donner à notre peuple la liberté désirable, alors une révolution instituera la république au moyen de laquelle ces droits seront obtenus (cité par Emmanuel Ratier). Cette déclaration appelle certaines remarques. Premièrement, elle est un aveu, en soit, sur l’origine de nombreux bouleversements, révolutions et guerres durant le 19° et 20° siècles. Elle montre aussi que la liberté des juifs s’obtient par la menace ou par la force.  Deuxièmement, elle justifie la confusion entre deux principes : celui de la nationalité et celui de la liberté religieuse. En effet si les Juifs sont une nation, quels sont ses droits en terres étrangères ? S’il s’agit d’une religion, pourquoi les juifs ont-ils financé la révolution bolchevique de type athée en terre étrangère ? Enfin, pourquoi les inventeurs du principe de la séparation des pouvoirs ne l’appliquent-ils pas à eux-mêmes ? 
         1914-1918 : Création de l’American Jewish Congress (Congrès Juif Mondial) et sa participation aux négociations de paix de Versailles, avec attribution des droits des minorités aux juifs d’Europe. Participation de certains éléments du B'naï B’rith au financement de la révolution bolchevique, puis de l’Etat bolchevique (nouvelle tentative Mondialiste ? ).
         1933-1939 : Campagne contre l’Allemagne national-socialiste. Boycott économique et financier… (délit d’opinion anti-mondialiste ou  Mondialisme concurrent ?).
          Pour mesurer l’importance de ce qui peut nous paraître, a priori, sans grande importance rappelons qu’en …Roumanie, Peixotto créa en 1872, avec Adolphe Stern, la Confrérie de Sion. Cela se déroulait quelques années avant le Congrès de Berlin, en 1878, qui proclama l’indépendance de la Roumanie, sur intervention de Benjamin Disraeli, le Premier ministre anglais d’origine israélite. On notera qu’en relations étroites à l’époque avec Peixotto, l’aide de camp franc-maçon de Disraeli était le fameux Lord Balfour, celui qui devait devenir le ministre anglais des Affaires Etrangères et devait être l’auteur de la fameuse déclaration du 2 novembre 1917 sur la création d’un Foyer national juif en Palestine. Habile négociateur et agitateur de poids, Peixotto eut assez de poids et d’influence pour faire inclure dans la déclaration d’indépendance de la Roumanie de 1878 l’octroi de droits civils et politiques aux juifs totalement identiques à ceux des Roumains de souche. La Confrérie de Sion se transforma en Grande Loge de Sion n°9 en 1888 (Emmanuel Ratier, page 41). L’année suivante, Peixotto a créé l’Association des juifs roumains qui est devenu le «principal représentant des intérêts juifs roumains» (Dictionnaire Juif, tome III, page 1198, cité par Emmanuel Ratier). Si, depuis son origine le B'naï B'rith, a pesé de tout son poids sur l’histoire du monde, des nations et des peuples à travers une nébuleuse d’organisations, il faut bien admettre qu’il a aussi agit dans bien d’autres secteurs notamment religieux.
         …Sur le plan religieux et particulièrement sur celui des relations entre le judaïsme et le christianisme, les B'naï B’rith ont poursuivi méthodiquement un plan et des initiatives qui, non seulement, tendaient à effacer l’ancien antagonisme entre chrétiens et juifs, mais aussi à instituer des rapports et des notions entre eux, absolument révolutionnaires. Le B'naï B’rith, avec le président Label Katz qui rencontra en audience privée le pape Jean XXIII en janvier 1960, a joué un rôle capital dans la préparation des résolutions du Concile Vatican II, qui visait à modifier officiellement l’attitude religieuse et liturgique catholique envers les juifs et vieille de 2000 ans (Emmanuel Ratier, page 51).
          Il est vrai que le Frère A. Goldschmidt, en 1932, ne devait éprouver aucune gêne en proclamant …Il nous faut être conscient que nous sommes le réceptacle d’une grande tâche historique. Nous avons perdu notre sang sur tous les champs de batailles des idées. Cependant …Nous avons porté la lumière dans l’obscurité de ce monde et nous pouvons bien oser la formule : que serait le monde sans les juifs ? (Politique internationale du Sinaï, Un regard dans l’atelier des pères invisibles, Arnold Cronberg, Edition Hohe Warte, Pähl, 1991, cité par Emmanuel Ratier, page 66 et note 28). Cette vision fera dire au Frère Yakir Behar …Le christianisme humanise Dieu ; le Judaïsme divinise l’homme. Ce qui veut dire que pour les uns l’Esprit se matérialise et pour les autres l’Homme se divinise. Dés l’origine ils auraient donc été faits pour se rencontrer à un moment ou un autre. C’est le fruit d’une intoxication intellectuelle et c’est bien tout le problème !
          Pour y arriver, toutes les techniques et tous les prétextes seront bons, même les plus ignobles, les plus diffamants, les plus infamants pour transformer le christianisme en judéo-christianisme comme une sorte de nouvelle religion. Ayant défait ce que le Christ a construit nous pouvons nous demander pourquoi le christianisme a été inventé ? Au nom de quoi ne pourrait-il pas faire valoir sa différence avec le judaïsme ? Comme dans tout combat de cette envergure il y a le vainqueur et le vaincu, le sacrificateur et la victime, le persécuteur et le persécuté. Quelque en soit l’issue il y aura toujours des héros, des terroristes ou des naïfs. 
          Parmi les victimes nous pourrions citer l’invraisemblable histoire survenue à Robert Hossein. Homme à la sensibilité de gauche, il ne peut être soupçonné de racisme. Or en 1992-1993 il monte en France une pièce à succès, inspirée par les évangiles sous le titre de Jésus était son nom. Elle est co-signée par l’ancien ministre, historien et académicien, Alain Decaux, lui-même …membre de la L.I.C.R.A. et du M.R.A.P... dit Emmanuel Ratier. Il raconte, page 105, que …La pièce reçoit notamment le soutien de la Ligue internationale et l’antisémitisme (avec une lettre personnelle du président de la LICRA, Jean Pierre-Bloch, membre du B’naï B’rith français). Il en est de même du clergé, en particulier de sœur Emmanuelle et de Mgr Jean Marie Lustiger, archevêque de Paris… Fort de sa réussite Robert Hossein décide de monter la pièce aux Etats Unis. Lancée le 6 avril, elle remporte un succès triomphal à Baltimore, Boston, Minneapolis, etc. Mais lorsque la pièce doit être jouée à partir du 2 juin au célèbre Radio City Hall de New York, l’A.D.L. entreprend une campagne d’intimidation pour obtenir, à défaut de son interdiction, de nombreuses modifications, arguant que certains passages de la pièce seraient antisémites, la communauté juive y étant présentée comme responsable de la mort du Christ (le dogme du déicide a été abandonné par l’Eglise en 1965). S’en suit un véritable feuilleton digne des mauvais romans de série B. Les textes du Nouveau Testament et les évangélistes sont remis en cause, bafoués, calomniés. Pour Robert Hossein on assiste là …à une opération de déstabilisation et à un protectionnisme ridicule de la part du Lobby juif new-yorkais. …«Je suis scandalisé et étonné. Je n’aurais jamais imaginé cela. Quant on sait qu’il n’y a pas un seul mot du texte qui ne soit pas tiré des quatre évangiles. Pas une seule fois, on ne prononce le mot juif, on ne parle de Judée, de grands prêtres, de pharisiens. C’est lamentable !…» (Le Parisien, 29 mai 1993, cité par Emmanuel Ratier). Oui, mais c’est encore trop puisqu’il ose parler de Jésus ! Dans le Nouvel Observateur du 17 juin 1993, Delfiel de Ton résume l’affaire dans un style qui lui est très personnel. …Les Français n’avaient pas réagi. Les représentations parisiennes avaient même été triomphales. Honte sur nous. Comment avons-nous pu supporter que dans leur spectacle, «Jésus était son nom», Robert Hossein et Alain Decaux aient pu prétendre que c’était des juifs qui avaient condamné Jésus-Christ à mort ? Heureusement des militants américains ont dénoncé cette manifestation d’antisémitisme. …Hossein-Decaux fascistes ! Hossein-Decaux, nazis ! Tolérance, tolérance vous avez dit tolérance ! Dire que le B'naï B'rith, en a même fait un idéal de propagande ! Se tolérant lui-même il ne conçoit pas de n’être pas toléré mais ne tolère rien. «Faites ce que je dis, ne faite pas ce que je fais», nous connaissons. 
          De toutes les façons le B’naï B’rith et sa filiale l’A.D.L. ont constamment travaillé à une stricte séparation de l’Eglise et de l’Etat et à provoquer l’éclatement de toutes les structures morales, d’où la dévalorisation programmée de toutes les formes d’autorité. Lors d’un procès Mc Collum n’a-t-il pas dit que …Le mur qui sépare l’Eglise et l’Etat doit être reconstruit et renforcé, de manière à ce que la liberté religieuse rêvée par Jefferson et les autres pères fondateurs demeure un exemple aujourd’hui et toujours pour le monde. Mais de quelle liberté religieuse peut-il s’agir puisque …le B’naï B’rith et l’A.D.L. remettent en cause systématiquement les pratiques religieuses majoritaires, c’est à dire la religion chrétienne (catholiques, protestants, orthodoxes) au sein des écoles publiques (et même privée, du type universités), dans l’administration, les communes, la vie sociale, etc. ? 
          Voyons comment, d’après Emmanuel Ratier, page 109 et suivantes, le lobby juif s’en est pris aux Etats Unis.
         …L'A.D.L. s’est constamment opposée à la mise à disposition de temps aux élèves afin de leur permettre de participer à des activités religieuses, même sur une base volontaire.
          …L’A.D.L. s’est constamment opposée au versement de subventions et d’aides publiques aux écoles privées confessionnelles.
          …L’A.D.L. a fait bannir par la Cour suprême les prières aussi bien dans les écoles, les prétoires et dans toutes les instances locales, communales, fédérales ou étatiques…
          …L’A.D.L. a obtenu successivement l’abandon de tous serments de croyance en Dieu pour un fonctionnaire public (1961), l’interdiction de la lecture d’un verset de la Bible dans les classes le matin (1963), l’interdiction de la présence visible d’une Bible dans les classes. En revanche, lorsque c’est une partie de l’Ancien Testament (la Bible de la religion juive) qui s’applique, l’A.D.L. ne s’y oppose pas. Ce doit être cela la liberté religieuse !
         …Il est désormais inconstitutionnel aux écoles et aux diverses instances représentatives des Etats Unis de célébrer Noël ou toute autre fête religieuse chrétienne, en exhibant des symboles religieux comme la Croix, les crèches de nativité ou des portraits du Christ. L’A.D.L. a ainsi intenté un procès en 1991 à une municipalité qui présentait dans un jardin public des scènes de la vie du Christ…
          …Depuis 1992, il est désormais inconstitutionnel à un instituteur de lire silencieusement la Bible durant ses cours (pendant une période d’examen ou de lecture individuelle par exemple). La Bible ne peut pas non plus être exposée sur la table d’un professeur. Il est également inconstitutionnel pour une bibliothèque de classe de comprendre des livres religieux…
          …A l’inverse l’A.D.L. a soutenu le capitaine Simcha Goldman. Il … portait durant ses heures de service une yarmulkah (petite toque sur la chevelure)…et …se vit prier d’abandonner sa yarmulkah. …Goldman engagea alors un procès, estimant que sa liberté religieuse était violée. La Cour lui donna raison. 
          …L’A.D.L. a soutenu les églises au culte vaudou à dominante diabolique (Santeria) qui pratiquaient des sacrifices rituels d’animaux vivants au cours de cérémonie satanique.
          …L’A.D.L. a obtenu d’un tribunal de Californie le 3 novembre 1981 l’interdiction d’un annuaire professionnel confessionnel, intitulé Christian Yellow Pages. …En revanche lorsque paru un annuaire exactement du même type, mais destiné à la communauté juive, le Jewish Yellow Pages, l’A.D.L. estima que l’annuaire n’était pas discriminatoire. Décidément la justice n’a qu’une seule mesure et toujours dans le même sens !
          Parmi les loups dans la bergerie nous en pourrions citer un. Celui-ci est né le 9 avril 1923 à Wattignies (Nord). Albert Decourtray, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est …ordonné prêtre le 29 juin 1947. Il est passé par l’Université Grégorienne et l’Institut biblique de Rome. Directeur du grand séminaire de Lille (1952-1962), il est devenu évêque auxiliaire (1971) puis évêque de Dijon (1974-1981). En 1981, Jean Paul II l’a nommé archevêque de Lyon et primat des Gaules. Il a été vice-président (1981) et président de la Conférence épiscopale française (1987- 1990). Il est également prélat de la Mission de France depuis 1982, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi, du secrétariat pour l’unité des chrétiens, du Secrétariat pour les relations avec les religions non chrétiennes. Il a été élevé au cardinalat le 25 mai 1985 (Emmanuel Ratier, note13, page 131). Voilà pour la carte de visite de cet homme considérable. Elle confirme que la hiérarchie catholique le tenait en très haute estime.
          Probablement en raison de service rendu (mais à qui ?), Monsieur le cardinal Decourtray …se voyait remettre le Prix international de l’action humanitaire du district XIX (Europe) du B'naï B’rith. Il est vrai qu’il avait soutenu le F.L.N.K.S. ; les «beurs» lyonnais ; manifesté contre la réforme de la nationalité ; approuvé le port du foulard islamique dans les écoles laïques et la construction d’une mosquée à Lyon. Ami de Charles Hernu il a présidé les obsèques religieuses de ce franc-maçon, le 20 janvier 1990 (Emmanuel Ratier, note 13, page 131). Cette remise de prix …se déroule dans le cadre prestigieux du Musée gallo-romain de Lyon. Y assistent …le maire Michel Noir et son épouse, Michel Mercier, président U.D.F. du conseil général du Rhône, Jean Khan, président du Conseil représentatif des institutions juives de France et du Congrès juif européen, René Samuel Sirat, président de la Conférence européenne des rabbins, le grand rabbin Wertenschlag, le père Dujardin. …C’est Maurice Honigbaum qui remet la plus haute distinction du B'naï B'rith à Decourtray «ce gardien vigilant de notre mémoire». Membre des amitiés judéo-chrétiennes …très lié aux charismatiques… il était considéré comme …«l’un des évêques les plus philosémites de France». (Le Monde, 26 juin 1987). Ce cardinal, pas très catholique, a été le principal soutient des organisations juives pour obtenir la fermeture du Carmel d’Auschwitz. Or… le camp de concentration d’Auschwitz détenait essentiellement des catholiques polonais à la différence du camp d’Auschwitz-Birkenau, à plusieurs kilomètres de là où furent majoritairement détenus des juifs (Emmanuel Ratier, page 113).
          Comme cela ne suffisait toujours pas, Albert Decourtray s’est également …prononcé pour la reconnaissance d’Israël par le Vatican. Enfin cet homme plein de mansuétude a …poussé à la condamnation de Klaus Barbie ; regretta le non-lieu de Paul Touvier ; «réprouva absolument l’usage du mot invasion, évidemment tout à fait insupportable» utilisé par Valéry Giscard d’Estaing à propos de l’immigration ; poussa les catholiques à ne pas voter pour le Front National ; appela à la guerre contre l’Irak sur Europe N°I en novembre 1990 …«même si c’est le drame le plus épouvantable que l’on puisse imaginer» (Emmanuel Ratier, note 13, page 132). En prime, il rejoindra les Immortels.
          Nous pourrions nous demander pourquoi il ne s’est pas converti à une religion correspondant mieux a ses aspirations tiers-mondistes ? Nous pourrions aussi nous demander pourquoi un pape nomme des cardinaux comme Decourtray ou des évêques comme Gallo ?  Ils nous rappel un autre apôtre de l’amour : monseigneur Desmond Tutu, archevêque anglican du cap et prix Nobel de la paix 1994, qui durant l’apartheid déclarait «Nous préférons être seuls et pauvres que riches avec les blancs». Il paraît que ce n’est pas du racisme mais il est difficile de faire plus stupide !
          L’emprise des idées du B'naï B’rith sur nos augustes éminences n’est pas vraiment nouvelle et un loup peut toujours en cacher un autre. Cet homme n’est pas, lui non plus, n’importe qui …Ancien confesseur de Pie XII et ami de Jean XXIII, il fut élu provincial des Jésuites d’Allemagne en 1921, avant de devenir directeur des études supérieures ecclésiastiques de la Compagnie à Rome (1924-1928) puis recteur de l’Institut biblique Pontifical (1930-1949). Il s’agit du cardinal Béa, d’origine allemande, qui a joué le rôle capital de chef du secrétariat durant Vatican II et présenté lui-même le chapitre sur les juifs au Concile (Emmanuel Ratier, page 125).
         …L’écrivain traditionaliste Léon de Poncins a résumé, tout en ne reprenant pas à son compte, les attaques contre Béa : «I°) D’être d’origine juive (son nom serait en réalité Béja ou Béhar et ses deux adjoints immédiats, Mgr Baum et Mgr Oesterreicher sont des juifs convertis). 2°) D’avoir été pendant toute la durée du Concile un agent secret du B'naï B'rith. 3°) D’avoir reçu des B'naï B’rith et d’autres organisations juives des sommes considérables pour soutenir et défendre la cause juive à Rome. …Au congrès européen du B'naï B’rith de Florence en 1966 dans un discours de son directeur, le Dr Ehrlich révéla que la tâche du cardinal avait été soigneusement balisée par le B'naï B’rith, parvenant jusqu’à participer à l’élaboration de la nouvelle catéchèse : « Nous devons… une grande reconnaissance au cardinal Béa ». Car tous …«Nos efforts ne visent pas seulement à éliminer des passages anti juifs (du nouveau testament) mais à transmettre aux jeunes une authentique image du Judaïsme…» (Emmanuel Ratier, page 127).  Et si les chrétiens faisaient pressions pour que les textes de la Thora  soient modifiés ? Sommes-nous si sûr que les juifs accepteraient ? Y aurait-il donc deux poids et deux mesures ?
          Pour clore ce débat voici deux informations. La première se présente sous la forme d’un aveu …Le B'naï B’rith a toujours suivi de très près l’évolution des textes catholiques relatifs au judaïsme. L’Ordre revendique ici la paternité des changements obtenus auprès du Comité épiscopal pour les relations avec le Judaïsme en 1973 (Bulletin de l’Union Française des Associations B'naï B’rith, juin 1973). La seconde nous donne une idée de la stratégie utilisée. Elle fait partie d’un compte rendu de la Commission A.D.L. au Congrès de Florence en août 1966, Bulletin du B'naï B’rith, n°21-22, décembre 1966. Il stipule que …Dans les relations avec l’Eglise catholique, les Frères ont pour consigne de «ne jamais paraître en tant que B'naï B'rith» et «d’agir avec vigilance et discrétion»… (Emmanuel Ratier, page 126 et 127). Cette fois c’est clair et nous voilà avertis ! Il existerait donc, bel et bien, une stratégie de pénétration de l’Eglise catholique par la Franc-Maçonnerie juive : le B'naï B’rith, en vue d’améliorer l’image juive et pour corriger les textes du Nouveau Testament. Nous mesurons ici l’ampleur de la mise sous influence de la hiérarchie vaticane et qui a pesé sur les décisions conciliaires et la catéchèse de l’Eglise. Parmi ces gens d’influences, et seulement à titre d’exemple, il est une figure particulièrement inquiétante : celle de Jules Isaac.
          …Jules Isaac est né à Rennes le 18 novembre 1877 …agrégé d’histoire en 1902. Ce républicain de gauche est affecté à Nice et gravit rapidement tous les échelons. Au moment du Front populaire (1936) Jean Zay le nomme inspecteur général de l’Instruction publique en France. Il est …Choisi en 1939 pour présider le jury d’agrégation d’histoire, il fut également choisi par le maréchal Philippe Pétain pour être son bibliographe. …Finalement radié de l’université (ainsi que de la Légion d’honneur, dont il était commandeur), il s’installe à Aix en Provence puis au Chambon sur Lignon en 1942 et enfin à Riom en 1943 (Emmanuel Ratier, page 114). Il publie divers livres sur les rapports entre le Judaïsme et le Christianisme dont certains seront traduit par l’A.D.L. aux Etats Unis ou rédigés avec des rabbins du B'naï B'rith (Emmanuel Ratier, page 117).
          Dans Jésus et Israël, publié en 1946 et réédité par Fasquelle, en 1959, Jules Isaac professe que …L’antisémitisme le plus dangereux est l’antisémitisme chrétien à base théologique. …La base de cet antijudaïsme repose sur les quatre Evangiles et l’enseignement des Pères de l’Eglise (saint Jean Chrysostome, saint Ambroise, saint Augustin, saint Grégoire le Grand, saint Agobard, etc. C’est donc cette base théologique qu’il faut changer, en particulier en contestant la valeur historique des Evangiles et remettre en cause les enseignements qui en sont tirés (Emmanuel Ratier, page 115). Au nom de quel principe peut-il se permettre de remettre en cause les fondements d’une doctrine qui n’est même pas la sienne ? Par extension quelle est son objectivité réelle et sa crédibilité lorsqu’il a obtenu après la 2° guerre, le quasi monopole de l’édition des manuels d’histoire, le fameux Malet & Isaac, qui a servi de véritable bible scolaire durant des décennies ?
         …Dans le second de ses ouvrages, Genèse de l’antisémitisme, Isaac s’attache à discréditer en 350 pages de la même manière les écrits des Pères de l’Eglise. A propos de saint Jean Chrysostome (V° siècle) : On y trouve réunis tous les griefs, toutes les injures. C’est chez lui qu’apparaît le mieux, avec une violence et parfois une grossièreté inégalée, cette fusion d’éléments empruntés à la veine antisémite. …Et après les prédicateurs chrétiens, voyez venir les hideux libellistes, les Streicher nazis. Après cela Emmanuel Ratier semble ne plus pouvoir en supporter d’avantage et commente aussitôt …En quelques lignes, la boucle est bouclée, la filiation est directe de Saint Pierre à Hitler. 
          Dans Genèse de l’antisémitisme, page 171, Isaac en rajoute pour le cas ou nous n’aurions rien compris. …Dés maintenant, nous voyons la différence radicale qui sépare le système chrétien d’avilissement et son imitateur moderne, le système nazi ; celui-ci n’a été qu’une étape, une brève étape précédant l’extermination massive ; celui-là au contraire impliquait une survie, mais une survie honteuse, dans le mépris et la déchéance ; il était donc parfait pour durer et pour nuire. L’Eglise de Rome est coupable, donc les juifs sont innocents. Elle doit donc changer son dogme sur les invectives quelque peu simplistes d’un Jules Isaac. En fait, il …reprenait là des thèmes chers au B'naï B'rith qui entendait depuis longtemps changer substantiellement le christianisme sans rien changer au judaïsme (Emmanuel Ratier, page 118). Evidemment  ! Si nous comprenons combien tous les B'naï B'rith et tous les Jules Isaac du monde ne sont pas franchement animés par l’esprit de paix, de justice et de tolérance qu’ils affichent. C’est bien le moins que nous puissions dire. En revanche nous pouvons mesurer toute la charge de haine, de vengeance, de rancœur qui les animent. Aveuglés par la théologie messianique qui implique la notion de race des élus ils se doivent de soumettre la sous-race des goyms (ici pléonasme) au nom du dieu Sabaoth (ici re-pléonasme).
         …Dés 1947, bénéficiant de l’appui de personnalités philosémites comme le père Daniélou, Henri Marrou, l’abbé Vieillard, secrétaire de l’épiscopat, etc., Jules Isaac rédige un mémoire en dix-huit points sur le «Redressement de l’enseignement chrétien concernant Israël ». Puis, lors de la Conférence internationale du 30 juillet 1947 à Seelisberg, en Suisse, soixante-dix personnalités religieuses venues de dix-neuf pays adoptent les «Dix points de Seelisberg». Ils suggèrent …aux églises chrétiennes les mesures à prendre pour purifier l’enseignement religieux à l’égard des juifs. C’est de la purification religieuse !
         …Dés 1949, Isaac est reçu en audience privée par Pie XII pour plaider la cause du Judaïsme. Il lui remet les Dix points de Seelisberg. …En 1959, Isaac est en relation suivie avec divers prélats de la Curie romaine, notamment le cardinal Tisserand, le cardinal Ottaviani, et surtout le cardinal Béa. Il est enfin reçu le 13 juin 1960 par Jean XXIII. …Lors de cette rencontre «Jules Isaac est accompagné de Georges Jacob et de Gaston Kahn, les responsables français du B'naï B'rith» (Des Hommes Libres, Histoire Extraordinaire de la L.I.C.R.A, Jean-Pierre Allali et Haïm Musicant cité par Emmanuel Ratier note 26, page 133). Elle avait été rendue possible grâce à l’intervention du président de la république française : Vincent Auriol et par l’entremise de Jean Pierre-Bloch, ex-président de la L.I.C.R.A. et du B'naï B’rith (Droit et Liberté, 15 janvier 1965) …L’établissement du dossier à donner au pape fut organisé par Marcel Bleustein-Blanchet, président de Publicis et membre de la L.I.C.R.A. et par le B'naï B’rith. Le Dr Ernest Ludwig Ehrlich, directeur du district XIX du B'naï B'rith …insistant sur le fait que son organisation souhaitait peser et a pesé de tout son poids sur le déroulement du Concile. Il indique aussi que …si Jules Isaac est allé chez Jean XXIII, c’est pour qu’il y ait un tournant décisif dans la pensée traditionnelle des chrétiens. A plus d’un point de vue cela est chose faite, grâce au document conciliaire. Effectivement le schéma concernant l’attitude et la position de l’Eglise Catholique vis-à-vis des juifs et du Judaïsme a été adoptée. Comme le dira Monseigneur de Provenchères, évêque d’Aix en Provence, dans Terre de Provence, 23 janvier 1965 : L’origine de ce schéma vient d’une demande de Jules Isaac au Vatican. …L’initiative de cet événement fut prise par un laïc et un laïc juif (cité par Emmanuel Ratier, page 123). …Il avait été la cheville ouvrière de ce revirement aux cotés de Nahum Goldman, président du Congrès juif mondial ou de Label Katz, président mondial des B'naï B’rith. Globalement le texte enterrait, pour une bonne part, la spécificité du christianisme. Bonne fille, l’Eglise capitulait sur tous les tableaux mais engendrait dans le même temps la mouvance Traditionaliste ; une opposition violente des représentants chrétiens de rite oriental ; une réaction émue du monde musulman. 
          Dans toute cette histoire, le mouvement pré-sioniste du B'naï B’rith  faisait la démonstration de sa toute puissance, de sa volonté farouche de briser le christianisme ainsi que les valeurs qui ont fait l’Occident. Pour y arriver, de nombreuses organisations croisées ont été créées un peu partout dans le monde. Ces structures très compliquées, apparemment contradictoires sont en réalité toujours complémentaires. On y retrouve notamment des mouvements aussi divers que l’A.D.L., la Trilatérale, le Bilderberg, la L.I.C.R.A, le M.R.A.P. et bien d’autres encore. Sans que ses adhérents le sachent vraiment, tous ces mouvements participent à la construction d’un dogme exclusivement messianique ! Mais les nombreux petits soldats qui composent cette armée de l’ombre ignorent ou n’imaginent même pas qu’ils ne sont que des instruments représentants la sous race mondiale. 
         L'A.D.L : …Dés 1908, le rabbin Joseph Silverman avait demandé en réunion du Comité exécutif, la création d’une agence pour la «défense de l’honneur Juif» (Emmanuel Ratier, page 227). Ce n’est qu’en octobre 1913, que le procureur de Bloomington (Illinois), Sigmund Livingstone, président du District V du B'naï B'rith, fonda l’Anti Defamation League of B'naï B’rith appelée communément aux Etats Unis «A.D.L.» sans qu’il ne soit fait jamais état de son origine. Cette émanation du B'naï B’rith …voulait lutter contre la diffamation et la discrimination qui se seraient exercées, sous les formes les plus diverses, à l’encontre de la communauté juive américaine. …Le peuple américain, très largement rural, n’était cependant nullement antisémite, ignorant tous des juifs concentrés dans quelques villes, en particulier New York. Puis nous passons à aux amabilités. …Comme l’a expliqué le Dr E.L. Ehrlich, président du District européen du B'naï B’rith aux quatre-vingts ans de la Loge de Vienne en 1975… l’antisémite est un malade psychique, qu’il faut isoler, afin qu’il n’infecte pas son entourage. …L’unique méthode, afin de supprimer réellement les préjugés, est une prophylaxie raisonnable. …Cette nouvelle organisation installa son quartier général à Chicago. …Afin de former son premier comité exécutif elle coopta cent cinquante dirigeants du B'naï B’rith et d’organisations communautaires (Emmanuel Ratier, page 230). Parmi eux, figure Adolph S. Ochs, propriétaire du New York Times, qui a demandé, avec succès, aux autres propriétaires de journaux des Etats Unis de ne plus mentionner l’origine juive des criminels. …A la demande du Grand Président de l’Ordre, Adolph Krauss, Melville E. Stone, directeur de l’Associated Press …consenti à omettre de ses dépêches toute mention sur le fait que les criminels sont des juifs quand il se trouve qu’effectivement ce sont des juifs…
          …Durant les premières décennies de son existence, l’A.D.L. limita son action aux Etats Unis. Parmi les exemples restés célèbres, elle a orchestré la campagne contre Henry Ford, le fondateur des usines automobiles, qui …dans son périodique, le Dearborn Independent, avait publié les Protocoles des Sages de Sion. …En 1927, acculé (à la faillite), Ford dût publier une lettre d’excuses au peuple juif. Cette simple déclaration lui a permis de sauver son entreprise d’un naufrage quelque peu provoqué. La très démocratique organisation étendra son influence à travers l’ensemble du monde civil et militaire ainsi que sur toutes les religions. Dans le domaine de la justice, l’A.D.L. …établit son premier «amicus brief». Cette …pratique judiciaire qui devint systématique… consiste à apporter une aide juridique, aussi efficace que gratuite, à une personne ou à l’autorité judiciaire afin de l’aider à gagner un procès, alors même que l’A.D.L. n’est impliquée en rien dans ledit procès, mais souhaite la condamnation de la partie adverse. …Tout naturellement, après la création d’Israël, l’A.D.L. s’est employé à promouvoir et défendre aux Etats Unis les intérêts de l’Etat Hébreu…
          Malgré cela, nombreux sont les présidents américains qui ont pris l’habitude de chanter les louanges de l’A.D.L. sur tous les registres possibles. Est-ce pour être élus ? Pour durer ? Par simple mesure de sécurité ? Toujours est-il que pour :
         Le président Harry Truman, l’A.D.L. est comme «une rose dans les cœurs et les esprits du peuple américain»…
         Dwight Eisenhower, elle «a aidé à la réalisation d’une terre plus accueillante»…
         John Kennedy, l’A.D.L. a «constamment poursuivi l’objectif d’une égalité de traitement entre américains (et a été à l’origine) d’une contribution continue et substantielle à notre démocratie»...
         Lyndon Johnson a déclaré «Partout où vos torches brûlent, la tolérance, la bienséance et la charité ont été illuminées. Les fanatiques et les séides se cachent dés que vous apparaissez au grand jour»…
         Ronald Reagan, lorsqu’il remit la médaille présidentielle à Nathan Perlmutter, directeur national de l’A.D.L, pour les questions humanitaires «Je paie mon tribut, pour des décennies de courage, d’intelligence brillante et de charisme tranquille au sein de la communauté juive. …Vous vous êtes battus de manière infatigable pour la liberté et la sécurité des Juifs de par le monde… en nous rappelant en permanence que le sort des Juifs est inextricablement lié au sort de la démocratie». Les nominations aux postes à responsabilité de l’A.D.L. sont pourvues pour moitié, environ, par cooptation au sein même du B'naï B'rith mais le passage dans l’autre sens est non seulement possible mais fréquent. Le B'naï B’rith dispose ainsi d’organes d’informations, d’investigations, de recherches contre les antisémites ou les opposants supposés. Par ailleurs, elle dispose aussi d’importants budgets de marketing, de mailling, de communication, d’édition, etc. Mais ce n’est pas toujours sans risque car …Le 10 décembre 1992, puis le 8 avril 1993, les locaux de la Ligue Anti Diffamation (A.D.L.) du B'naï B’rith à San Francisco et à Los Angeles sont simultanément perquisitionnés par les agents du FBI. Ils …vont alors saisir de nombreux documents qui prouveront par la suite que l’A.D.L… a constitué …un très vaste réseau d’espionnage, non seulement contre des militants politiques de droite ou de gauche, mais aussi contre des églises, des clubs, des associations. 
          Les découvertes faites par la police américaine seront dignes d’un véritable roman feuilleton. Le lecteur intéressé pourra se reporter au livre de Emmanuel Ratier, Mystère et Secrets du B'naï B’rith, page 240 et suivantes, Edition Facta, 1993. Aucun milieu politique, militant, militaire, associatif, syndical, religieux ; aucune personnalité de premier ou de second plan n’a échappé, n’échappe ou n’échappera aux bienveillantes et amicales surveillances ou pressions les plus diverses. Certains font l’objet d’une prévenance toute particulière. Pour se faire une idée plus précise du réseau relationnel tissé dans les milieux politiques, intellectuels et journalistiques, Emmanuel Ratier nous fournit, page 299 et suivantes, une étonnante énumération de rencontres ou de réceptions, de remise de médailles ou de subventions, qui ressemblent à des aveux d’impuissance de la part de notre distinguée élite. Ainsi Le 21 juin 1979 : Jean Pierre-Bloch, président de l’Union Française des Associations du B'naï B'rith remet au président du Sénat, Alain Poher, une médaille d’or pour «son action en faveur d’Israël», à l’occasion des dix ans de la loge Paris Est du B'naï B’rith à Vincennes. «Nous recevons ce soir un Frère qui est toujours à nos cotés quand un Juif est persécuté» (entre Frères ?).
         Le 3 juin 1980 : Les membres du Conseil international du B'naï B'rith, réunis à Paris sous la présidence de Jack Spitzer, sont reçus à l’Hôtel de Ville, par Jacques Chirac. …Participa à la réunion du B.B.I. Simone Veil, Pierre Mendès France, Olivier Stirn, la veuve de Léon Blum, etc. (sont-ils donc tous assujettis ?)
          1981 : Réception de Raymond Barre, alors Premier Ministre, et de Charles Hernu, futur ministre de la Défense, à la Loge Edwin-Guggenheim de Villeurbanne…(S’agit-il de faire allégeance au prochain pouvoir ? ). 
         Le 24 mars 1981 : Plusieurs élus socialistes, menés par Bertrand Delanoë, sont reçus par le B'naï B’rith au cours d’une conférence -  débat, où ils exposent leurs objectifs dans le cas ou François Mitterand remporterait les élections présidentielles (est-ce le premier tour des élections ?). Septembre 1981 : François Mitterand adresse un télégramme de félicitations au Dr Stéphane Zambrowski, nouveau président de l’U.F.A.B.B. L’encouragement de l’U.F.A.B.B. est pour lui un «précieux appui»… (mais qui donc courtise qui ?).
Le 12 mars 1982 : Une délégation de B'naï B’rith européen, composée de J.H Domberger, Georges M. Bloch, Marc Aron, Stéphane Zambrowski, Jean Pierre-Bloch, est reçu par Pierre Bérégovoy, secrétaire général de la présidence de la République…(pour une simple tea party ? Le 12 et 13 mai 1988 se tient à Marseille un colloque sur «La transmission de la mémoire de la Choah. Robert Vigouroux (à l’époque maire de la ville) accorde pour l’occasion une subvention de 20 000 francs à la Loge Louis Kahn du B'naï B’rith de Marseille… (le contribuable finance-t-il le B'naï B'rith sans le savoir ?). Du 17 au 20 janvier 1985 : Conseil international du B'naï B’rith à Paris, sous la présidence de Philip Lax. Dominique Moisi, directeur de l’Institut français des relations internationales évoque les relations Est / Ouest. Puis vient le temps des …Félicitations du président international Gérald Kraft à François Mitterrand (pour quel service rendu ?).
          Septembre 1985 : Entretien de deux pages avec Harlem Désir, président de SOS - Racisme dans le B'naï B’rith Journal (pour l’occasion les racistes feraient-ils front commun ?).
          Le 29 octobre 1985 : Jacques Médecin assiste à l’ouverture du XXII° congrès du B'naï B’rith… et …reçoit la médaille honorifique du district XIX (son lynchage serait-il du à une ruade, une incartade ou une escapade ?)
          Le 30 et 31 octobre 1985, Théo Klein, Ivan Levaï, Mareck Halter… participent à des débats contre le racisme et Alexandre Adler sur les minorités (la race des Hérauts ?).
          Le 22 janvier 1986 : débat sur le thème «éthique et politique», animé par Roland Goetschel, professeur à l’université de Strasbourg. Y participent Michel Charzat (secrétaire national du P.S.), Christian Duroc (représentant du M.R.G.), Michel Guillenschmidt (R.P.R.), Alain Madelin, ministre. Il confirme qu’il n’est … pas question de passer des alliances avec le Front National (tous prisonniers du B.B ?).
          1986 : Seymour Reich, président du Conseil international du B'naï B’rith, est reçu par François Mitterand  (avec entre autres Théo Klein, président du C.R.I.F., Jacques Chirac, Premier ministre, François Léotard, ministre de la culture, Claude Malhuret secrétaire d’Etat… (entre gens de pouvoir ne peut-on pas s’entendre ?). 
          Juillet 1987 : Maurice Honigbaum, président du B'naï B'rith européen, remet la médaille du B'naï B’rith aux deux journalistes Anne Sinclair et Ivan Levaï, qui sont le « symbole de l’honneur du journalisme français»… (qui oserait en douter ?).
          1988 : Manifestation contre la venue de Yasser Arafat au parlement de Strasbourg, orchestré par l’A.D.L. (voudrait-on la paix que si «l’on» gagne la guerre ?). Le 21 mai 1989 : Colloque des Loges B'naï B’rith de l’Est, à Pont-à-Mousson… destiné à attaquer les thèses révisionnistes, sous la houlette du journaliste Paul Amar. Parmi les orateurs figure Me Marc Levy, vice-président de la L.I.C.R.A… (au nom de sa vérité historique ?).
          Le 17 mars 1990 : Discours de Monseigneur Coffy, archevêque de Marseille, la veille de l’assemblée générale de l’U.F.A.B.B... (serait-il le chantre d’une nouvelle religion ?).
          Le 4 novembre 1991 : Le premier prix littéraire Emil Domberger 1991, décerné par le B'naï B’rith, revient à Bernard-Henri Lévy, pour «Les Aventures de la Liberté» (Grasset), et au rabbin Marc-Alain Ouaknin dont le père, grand rabbin de Marseille, est membre du B'naï B'rith… (n’est-on jamais aussi bien qu’entre soi ?).
          Le 16 novembre 1991 : Remise de la médaille du B'naï B’rith à Mgr Decourtray, primat des Gaules… (pour avoir été le protecteur attentif des charismatiques ?).
          Le 8 décembre 1991 : Conférence de Charles Enderlin, correspondant d’Antenne 2 à Jérusalem devant la Loge Armand Kraemer du B'naï B’rith… (l’objectivité de la presse est-elle assez évidente ? Le 9 avril 1992 : Conférence du Comte de Paris devant la Loge B'naï B’rith de Grenoble. …«Ce que vous avez apporté est considérable dans tous les domaines» (même les têtes de Souverains sur un plateau ?) Le 26 novembre 1992 : Dîner de gala à la toute nouvelle Maison France Israël. Sont présents …Lionel Stoleru, le Grand Rabbin Joseph Sitruk, le député de Paris Claude-Gérard Marcus, le général Darmon… (même l’armée ?).
          Le 2 décembre1992 : Prestigieux colloque du B'naï B’rith à l’Hôtel de Lassay, résidence du président de l’Assemblée Nationale, Henri Emmanuelli mais aussi …Simone Veil et Rita Sussmuth, présidente du Bundestag… (les ineffables ?). Dans son discours d’introduction, Henri Emmanuelli dira, entre autres amabilités, que …la démocratie doit se défendre vigoureusement, sans concession aucune, par les moyens du droit, de l’interdit et de la sanction. (Le B'naï B’rith serait-il si dangereux ?).
          Le 31 janvier 1993 : Conférence de Pierre-André Taguief organisée par le B'naï B’rith et l’A.D.L. au centre Ramban à Paris 17°, sur «Le mythe du complot Juif Mondial » (existerait-il ou est-ce un aveu ?). Toujours est-il que tout cela se «clôture par le verre de la Fraternité » (nouvel aveu ?). 
          Le 17 octobre 1993 : Colloque au Sénat, avec la participation de Tribune Juive, pour les 150 ans du B'naï B’rith. …Parmi eux …Jean Khan et Dominique Strauss-Kahn (qui donc est le véritable grand argentier ?).
          Le 24 octobre 1993 ! Journée mondiale du B'naï B’rith pour ses 150 ans. Grand dîner de gala à Washington, placé notamment sous le haut patronage de François Mitterand, de Bill Clinton, Richard von Weizäecker, Helmut Kohl. …Simone Veil, alors ministre, effectue le voyage pour être décorée de la médaille d’or du B'naï B'rith (vous avez dit sectaire ?) 
          Ces quelques exemples confirment qu’une immense toile d’araignée s’est abattue sur le monde et que tous les secteurs de la société civile, religieuse, militaire et professionnelle ont été infiltrés jusqu’au plus haut niveau. Apparemment innocent, le but officiellement déclaré est d’édifier le Nouvel Ordre Mondial. C’est ainsi qu’après la pensée unique nous adorons de nouveaux dieux comme : le marché unique, la monnaie unique, la culture unique, l’espace unique et bientôt la religion unique. Si nous prenons l’exemple de la France nous voyons combien l’ensemble de la classe politique : la Présidence, les Assemblées, le Gouvernement, les Elus, est ligotée, bâillonnée, enchaînée tandis que la population est manipulée, intoxiquée, déformée ou ignorante. Maintenant il est très tard. Les défenseurs des libertés se transforment en geôliers ; les antiracistes sont plus racistes que les accusés ; les souteneurs des «Droits de l’Homme» n’accordent plus aucun droit à la différence ; les démocrates sont devenus des autocrates, etc. Les amicales, les associations, les groupements, les partis politiques, les Loges mais aussi les instances judiciaires et administratives, les instituts de formations et d’informations, tous sont pris en otages. Simple courroie de transmission, ils obéissent à des ordres venus d’ailleurs et suivent scrupuleusement des recommandations venues de nulle part. Le résistant, le rebelle ou le réactionnaire subit toutes les formes d’injonctions, de sommations, d’intimidations, de pressions. Elles peuvent le mener au ban de la société ou à sa disparition pure et simple. Le choix est d’une simplicité biblique. Entre le terroriste ou le héros, il n’y a pas de place pour le martyre. C’est le chômage ou la soupe, l’anathème ou la louange, l’exclusion ou la médaille. Mais le B'naï B’rith et l’A.D.L n’en restent pas là pour autant. Ils vont même créer une pléthore de groupes marginaux dont la L.I.C.R.A. Comme un train elle peut toujours en cacher un autre.
          La L.I.C.A. ou L.I.C.R.A : Si la Ligue Anti Diffamation (A.D.L.)  est le bras armé de B'naï B’rith américain, la L.I.C.A (Ligue Internationale Contre l’Antisémitisme) est celui du B'naï B’rith français. Emmanuel Ratier précise, page 315, que …Ce groupement est particulièrement actif… pour fournir des dossiers afin de faciliter les condamnations en justice de ceux supposés être des «adversaires». …Comme l’explique David Malkam «les principaux buts étaient de découvrir les sources de financement des mouvements xénophobes et d’indiquer les moyens de défense et d’action… (contre qui ?). Cependant l’A.D.L (américaine) semble n’avoir qu’une confiance toute relative en la L.I.C.A (française) puisqu’elle a constitué une association indépendante …se contentant de disposer d’une commission A.D.L. à l’intérieur de chaque loge de B'naï B'rith…
          La L.I.C.A. rajoutera très tardivement la lutte contre le racisme parmi ses objectifs… pour devenir la L.I.C.R.A. (Ligue Contre le Racisme et l’Antisémitisme). …Son président a été de 1968 à 1993 Jean Pierre-Bloch. …Il cumula son engagement maçonnique avec la présidence de la L.I.C.R.A. et de président du B'naï B'rith de France jusqu’en mars 1993. Il continue à représenter le B'naï B’rith dans différents organismes comme le Conseil représentatif des institutions juives de France. Signe de son influence, lorsque Jacques Chirac lui remit en 1985 solennellement la plaque du bimillénaire, la plus haute distinction de la Ville de Paris, son discours fut repris dans le B'naï B’rith Journal……L’histoire officielle de la L.I.C.R.A «Des Hommes libres» a été co-rédigée par deux des plus hauts responsables du B'naï B’rith, Haïm Musicant et Jean Pierre Allali. Ce dernier a été …Président de la Loge Saadia Gaon en 1990… mais aussi …responsable de la commission Culture du B'naï B’rith européen. …En 1991, il a été fait chevalier de l’ordre des Palmes académiques, sur proposition de Lionel Jospin. Quant à Haïm Musicant il est …journaliste et directeur européen du B'naï B’rith depuis 1978… et collabore à Revue de la presse, le bulletin bimensuel de la commission d’études politiques du C.R.I.F. En 1991, il a également dirigé le secteur communauté diaspora d’Alternances, mensuel communautaire éphémère, lancé par Michèle Bleustein-Blanchet, fille du fondateur de Publicis, et sœur d’Elisabeth Badinter, épouse du président du Conseil Constitutionnel. Les deux auteurs mettent évidemment en exergue l’action des Frères Jules Isaac et Jean Pierre-Bloch (Emmanuel Ratier, page 319).
          La liaison entre L.I.C.R.A. et B'naï B’rith est directement établie dans le magazine flamand Au nom de la Liberté, édité à partir de 1980 à Anvers. …Il est en effet indiqué dans les mentions légales de cette revue que l’éditeur responsable est conjointement le B'naï B'rith, l’A.D.L. …et la L.I.C.R.A. (Emmanuel Ratier). Puis …l’A.D.L. américain décida de créer une association indépendante avec un bureau à Paris et un bureau de liaison avec le Vatican à Rome sous le sigle A.D.L.E.F. (Fondation Européenne de la Ligue Anti Diffamation). Dés lors cohabitent à Paris une ligue sous le contrôle des américains et une ligue sous le contrôle des français. Puisque d’origine étrangère, la création de la Ligue Anti Diffamation du B'naï B’rith américain en France a du être autorisée par un arrêté du ministre de l’Intérieur le 4 septembre 1980 et paru au Journal Officiel du 17 septembre 1980 (Emmanuel Ratier, page 321 et note 17). Ce qui devait arriver est arrivé et l’implantation de la ligue américaine en territoire français n’a pas été pas sans problème. …En mauvais termes avec les instances juives françaises peu soucieuses de voir s’immiscer dans leurs actions des organisations américaines, Shimon Samuels n’arriva pas à louvoyer suffisamment entre sa direction new-yorkaise et les instances européennes du B'naï B’rith. On se déchire entre frères et …Afin de camoufler l’échec de l’implantation de l’A.D.L. il fut annoncé que désormais, depuis New-York, Robert Goldman (son président de 1980 à 1986) dirigerait le bureau parisien de l’A.D.L. …Le bureau ferma rapidement et l’A.D.L.E.F. fut dissoute le 10 mars 1987…
          Pour comprendre l’intérêt de toutes ces implantations croisées  rappelons que …A l’été 1992 paraissait un très étrange ouvrage, intitulé «Les Droites nationales et radicales en France» (édition aux Presses Universitaire de Lyon – P.U.L.). Il s’agit d’une minutieuse recension des partis, personnalités ou dirigeants, des bulletins et des associations de la droite nationale. En page intérieure …on pouvait lire en petits caractères : «Ouvrage publié avec le concours du B'naï B’rith de France». …L’ouvrage, largement constitué de fiches de police nominatives recopiées, apparaîtra, aux yeux de certains, comme un véritable ouvrage de fichage, de dénonciations, digne de cette «police de la pensée» dénoncée par Annie Kriegel (Emmanuel Ratier, page 328). 
          Certes …Le travail sur les droites nationales et radicales en France a été directement commandité par le B'naï B’rith. …Cette obsession du fichage est attestée par un étonnant document, fort gênant pour ses auteurs, qui a été, en partie, publié par la revue «Eléments». Elle nous informe que  …«En 1981, au lendemain de l’arrivée au pouvoir des socialistes, (Camus) adresse à Gaston Defferre, alors ministre de l’Intérieur une note confidentielle, co-signée  par Michel Calef et Anne Topart…. Il y annonce son intention de créer une «structure de réflexion et d’information chargée des activités de l’extrême droite française». Puis …Camus suggère de créer une «unité» appelée à fonctionner «à coté du cadre policier existant». «Notre cellule, indique-t-il, devrait disposer d’un poste de chargé de mission et de conseiller technique au cabinet du ministre. …Une liaison est indispensable avec le ministère de la Justice, le ministère de la Défense, le ministère de l’Education nationale, ainsi qu’avec la Direction des Renseignements généraux». Le plus beau arrive enfin …«l’action policière reste inadaptée : notre but sera donc de doubler l’action nécessaire de la police par une exploitation des informations qu’elle recueille». Nous ignorons qu’elle fut la réponse conclue Emmanuel Ratier, page 337. Qu’importe le contribuable Français est content d’apprendre que : sa police est nulle ; que des hommes appartenant à une religion minoritaire et représentant une puissance étrangère se proposent d’y remédier ; que la délation, qui n’est pas sans nous rappeler une certaine époque, est remise au goût du jour par ceux mêmes qui en auraient déjà souffert. Comme le racisme et la xénophobie font parties des luttes de ce lobby. …L’association des amis de Passages, revue communautaire, a organisé un important colloque sur la xénophobie à l’U.N.E.S.C.O. les 14 et 15 octobre 1993. Parmi les participants à cette «grand messe» figuraient Jacques Chirac, Charles Pasqua, François Léotard, Pierre Méhaignerie, Franz-Olivier Giesbert, Albert Du Roy, Michèle Cotta, etc. et Abraham H. Foxman, directeur national de la Ligue Anti Diffamation, qui a fait l’objet de multiples plaintes aux Etats Unis (Emmanuel Ratier, note 34, page 341). Le club des ANTI (racistes, xénophobes, etc.) étant ainsi réuni, les Français sont heureux de voir leur destin enfin pris entre des mains expertes. Rassurés et protégés, ils peuvent continuer à travailler, payer des impôts et manifester. Mais au fait, pourquoi ? Pour qui ? 
 
 
 
 
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