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VIII
Les
Origines du Mondialisme
Des
nouvelles tables de la loi au Nouvel ordre Mondial
En guise de préambule
Dans un article paru dans le Monde Diplomatique sous le titre évocateur
de «Les Nouveaux Maîtres du Monde», collection Manière
de Voir n°28, novembre 1995, page 32 et intitulé : Les Nouvelles
Tables de la Loi Riccardo Petrella, professeur à l’université
catholique de Louvain indique que …Depuis une vingtaine d’années,
de nouvelles tables de la Loi s’imposent progressivement à l’ensemble
de l’humanité, une alliance a été signée. Dans
la civilisation chrétienne «l’ancienne alliance» fut
un pacte entre Dieu (le créateur, le père) et l’homme
(sa créature, le fils), et entre les hommes eux-mêmes («Tu
aimeras ton prochain comme toi-même»). Dans ce cadre, l’homme
gardait toute sa liberté. Maintenant la nouvelle alliance nous
impose de …mettre notre foi dans les mécanismes du marché…
(Groupe Bangemann L’Europe et la société de l’information
planétaire recommandations au Conseil européen,
Commission européennes, Bruxelles, 26 mai 1994). Riccardo
Petrella en déduit que …Dans ce cadre, la liberté que
le marché offre à l’homme est celle de se soumettre. S’il
ne le fait pas… il sera tout simplement éliminé du marché.
Puis Riccardo Petrella indique que …Les nouvelles Tables de la loi comportent
six commandements, trois relevant des impératifs fondamentaux, trois
relevant des moyens nécessaires :
Le premier renvoie à la mondialisation de la finance, du
capital, des marchés, des entreprises. Dans les déclarations
rapportées par Kevin Murphy, dans International Herald Tribune du
14 septembre 1995, il cite M. Bachrum Harahap, secrétaire d’Etat
pour le Développement de la coopération bilatérale
et multilatérale de l’Indonésie …«Personne ne peut
éviter le processus de mondialisation… car …lorsqu’il s’agit
d’attirer les investissements, c’est comme à la guerre : tuer ou
être tué…
Le
deuxième commandement découle des révolutions
scientifiques et technologiques de ces trente dernières années
dans les domaines énergétiques, des matériaux, des
biotechnologies et, surtout, des technologies de l’information et de la
communication. Il faut, là aussi, s’adapter le plus vite et le plus
intensément possible car elles sont en train de changer la condition
humaine et de donner naissance à une nouvelle société…
Le
troisième commandement énonce que chaque individu, chaque
groupe sociale, chaque communauté territoriale se doit d’être
le meilleur, le plus fort, le gagnant… Cette obligation n’épargne
personne …elle ne doit pas se limiter aux entreprises mais doit concerner
aussi les nations, les villes, les régions, les universités,
les ministères…
Le
quatrième commandement découle des trois premiers : il
faut libéraliser les marchés nationaux pour aboutir à
un grand marché unique… Dans ce cadre il ne saurait exister ni d'intérêts
de la société ni volonté populaire souveraine…
Le
cinquième commandement déduit logiquement …de la nécessité
de la déréglementation des mécanismes de direction
et d’orientation de l’économie…
Le
sixième commandement …couronne le tout, la privatisation de
pans entiers de l’économie… (cela signifie que nous passerions
de la tutelle de l’Etat à celle Finance)’auteur conclu que …l’application
généralisée de ces tables de la Loi en Europe et dans
les autres continents va avoir - a déjà - partout de terribles
conséquences sur l’ensemble des conditions de la vie individuelle
et collective… Les nouvelles Tables de la Loi conduiront à des inégalités
irréversibles entre les êtres humains. …Car la logique des
six commandements n’est pas la création d’emplois et le travail
pour tous, mais exclusivement la recherche de nouvelles sources de profits.
…On aurait tort de négliger la dissidence et la résistance
croissante que provoquent les nouvelles Tables de la Loi. Toujours
dans le Monde Diplomatique, page 92, Jean Chesneaux, professeur émérite
à l’université Paris VII, dans son article intitulé
Quelle
société universelle ? écrit : Notre ordre international,
en effet, reste fondé sur le seul principe des Etats souverains,
donc dans un espace planétaire organisé comme une «mosaïque»
(l’expression est de J. Camilleri et J. Falk, The End of Sovereignty ?
The Politics of a Shrinking and Fragmenting World, Aldershot, 1992, ouvrage
analysé dans le Monde Diplomatique, mars 1993. …de territoires
étatiques, censément étrangers les uns aux autres.
…Et il est fort douteux que ce même système des Etats, à
lui seul, puisse faire contrepoids à la montée en force des
firmes transnationales… (détenues ou contrôlées
par la Banque ?) …dont la masse financière, souvent, dépasse
le budget annuel de bien des pays du monde. Les institutions dites de Bretton
Woods, telles le Fond Monétaire International (FMI) ou la Banque
Mondiale, même si en théorie elles procèdent du système
des Etats Souverains, ne font guère que laisser le champ libre à
ces forces économiques systématiques, au lieu de contrôler
celles-ci au nom de l’intérêt public que ces Etats devraient
défendre...
Ignacio Ramonet, dans le même Monde Diplomatique, page 7, publie
un article intitulé Pouvoirs, fin de siècle. Il rapporte
que …Le plus souvent les marchés financiers fonctionnent à
l’aveugle, en intégrant des paramètres quasiment empruntés
à la sorcellerie ou à la psychologie de bazar comme «l’économie
des rumeurs, l’analyse des comportements moutonniers ou encore l’étude
des contagions mimétiques (il cite dans sa note n°4,
Pierre-Henri de Menthon, dans Les dix qui font grimper les taux,
Le Nouvel Economiste, 6 janvier 1995). C’est pourquoi l’ordre dans le monde
est quelque peu chahuté …tout particulièrement le monde
de la finance. Celle-ci réunit désormais les quatre qualités
qui en font un modèle parfaitement adapté à la nouvelle
donne technologique : planétarité, permanence, immatérialité
et immédiateté…
Ignacio Ramonet indique que Le Nouvel Observateur du 5 janvier 1995 publiait
une enquête sur «Les 50 hommes les plus influents de la
planète». Il remarque que …Pas un chef d’Etat ou de
gouvernement, pas un ministre ou un député, pas un élu
de quelque pays que ce soit, n’y figurait. Il ajoute que Le Point du
4 mars 1995 a consacré sa «une» à «L’homme
le plus influent du monde». …De qui s’agissait-il ? De William Clinton
? De Helmut Kohl ? De Boris Elstine ? Non. Tout simplement de M. Bill Gates,
le patron de Microsoft, qui domine les marchés stratégiques
de l’information et qui s’apprête à contrôler les autoroutes
de l’information.
Si nous mettions bout à bout et dans le désordre les sous-titres
de divers article paru dans le Monde Diplomatique sur «Les Nouveaux
Maîtres du Monde» nous obtiendrions ceci :
…A
la Renaissance s’affirmaient les Etats. Aujourd’hui, ce sont les entreprises
et les conglomérats, les groupes industriels et financiers privés
qui entendent dominer le monde, lancent des razzias, amassent leur butin
dans d’inexpugnables bases de repli… (Riccardo Petrella, professeur
émérite à l’université de Louvain).
…Sur
les ruines de l’ancien ordre juridique en cours de déréglementation,
les multinationales de l’expertise s’emploient à imposer de nouvelles
normes accessibles aux seuls initiés… (Yves Dezalay, chargé
de recherches au CNRS, Paris, dans son article : Notables et Mercenaires,
page 14)
…Les
hauts dignitaires de «l’économiquement correct» expriment
volontiers dans des formules algébriques leurs prévisions
toujours fausses et s’auto consacrent avec prix et médailles pour
mieux imposer partout la seule orthodoxie qui vaille : la leur… (Ibrahim
Warde, professeur à l’université de Californie, Berkeley,
dans son article : Des commissaires à l’idéologie, page 19).
Dans «Dérive spéculative», page 38, il ajoute
…La
nouvelle bulle spéculative ne cesse d’enfler et l’économie
virtuelle prend le pas sur l’économie réelle...
…Légitimé
par l’idéologie libérale, mis en forme par une nouvelle classe
dominante, un ordre capitaliste hégémonique, caractérisé
par la mondialisation des marchés, la concentration du pouvoir économique
et financier, et le contrôle des technologies, s’étend sur
toute la planète… (introduction à la 2° partie du
même Monde diplomatique intitulée «La Dictature du Marché»,
page 25).
…Les
grandes options politiques qui devraient faire l’objet de débats
nationaux sont soumises aux impératifs de la sphère financière.
Confisquée par un petit nombre d’acteurs, la marche de l’économie
se plie aux conceptions de cercles d’intérêt échappant
à tout contrôle… (René Passet, professeur à
l’université de Paris I, page 26).
L’affairisme
a dilapidé …l’équivalent de plusieurs plan Marshall, provoquant
des désordres économiques et sociaux… (Christian de Brie,
«Au Carnaval des Prédateurs», page 42).
…Quand
l’endettement des (seuls) pays développés dépasse
13 000 milliards de dollars il devient urgent de protéger le marché
de ses comportements aberrants qui risque d’engloutir l’économie
mondiale dans un chaos financier généralisé… (Michel
Chossudovsky, professeur de sciences économiques, faculté
des sciences sociales, université d’Ottawa, article» page
46, Dans la spirale de la dette).
…Est-il
d’autre issue que de mettre en œuvre une contre-mondialisation comme conscience
commune de nos responsabilités planétaires, s’appuyant sur
des valeurs qui sont l’affaire du genre humain ? (Jean Chesnaux dans
«Quelle Société Universelle» ? Page 92).
De toutes parts un cri d’alarme s’élève pour exprimer les
inquiétudes ou les angoisses. Tous dénoncent l’intégrisme,
le sectarisme, le terrorisme intellectuel, religieux, économique
et financier. Mais aucun n’ose proposer le retour aux simples valeurs morales
d’ailleurs déjà détruites lors des révolutions
ou des guerres. C’était une de leurs fonctions. Même le Monde
Diplomatique lance un appel pressant et presque pathétique dans
sa présentation de la 4° partie, page 77, en écrivant
: …Au-delà des modalités d’action traditionnelles, nationales
et locales, il est temps d’organiser les résistances à un
autre niveau (lequel ?) et de préparer les alternatives (lesquelles
?). Non seulement au sein d’instances internationales, profondément
réformées et démocratisées, capables d’encadrer
efficacement le marché, mais aussi par l’émergence d’une
société civile mondiale porteuse de valeurs et de droits
universaux. Cette conversion tardive, de certains et du Monde en particulier,
est émouvante mais démontre l’urgence du problème
que pose la construction de la Babel du futur.
Enfin, dans la quatrième partie de ce Monde Diplomatique, intitulé
«Résistances
et Alternatives», l’article de Jean Chesnaux, Quelle société
universelle ? est illustré par un étonnant dessin non
signé page 93. Le fond représente une ville en ruine ; des
monuments en désordres ; une bibliothèque presque vide de
livres mais chargé de symboles étranges. En premier plan
sur la droite, une main baguée d’un bijou d’inspiration nettement
maçonnique tient un compas tandis qu’en plein centre campe une fière
Tour de Babel couronnée. Qu’a voulu signifier le dessinateur ? Serait
ce un résumé caricatural de notre époque ? Il n’est
pas interdit de le penser, à moins que ce ne soit un aveu ? Toujours
est-il que les mondialistes sont presque parvenus à réussir
leur OPA sur notre monde actuel. Par quelle magie ? Avec quels moyens ?
Certes, nous savons qu’ils disposent d’un dogme mobilisateur, fédérateur,
dévastateur mais ce n’est pas suffisant, il leur faut aussi disposer
de cohortes plus puissantes et plus efficaces que celles d’un Staline,
d’un Hitler ou d’un Hirohito réunis. Or, tous ont lamentablement
échoué sur fond de saccages, de ravages, de carnages. Malgré
cela le Mondialisme existe, persiste, résiste toujours !
Toutes les sectes pratiquent le secret et les mondialistes ne dérogent
pas à la règle. Mais s’ils ne dévoilent pas leurs
véritables intentions, ils exercent tout de même leur influence
à travers le lobbying. L’encyclopédie Microsoft Encarta 97
indique qu’il s’agit de …l’action des groupes de pression organisés
pour infléchir, dans le sens le plus conforme à leurs intérêts,
les décisions de la puissance publique… L’action des lobbies s’est
traditionnellement développée en marges des institutions
démocratiques sous forme de rencontres informelles de responsables
politiques ou administratifs, d’où le terme de lobby, qui signifie
antichambre en anglais. Elle peut, en ce sens, être comparée
à la diplomatie. Cette diplomatie là a au moins le mérite
d’être clairement énoncée, et si le petit monde des
sociétés secrètes est extrêmement compliqué,
nous allons tout de même tenter de démonter et de démontrer
leur diabolique mécanique.
Arnaud de Lassus, dans Le devenir de l’Europe et la montée du
Mondialisme, sous titré Un Gouvernement Mondial ? page
13, présente une synthèse extraite du fascicule de Robert
Camman Les véritables maîtres du monde. Il rappel que
…dés
le XVIII° siècle les deux puissances mondiales dominantes étaient
l’Angleterre et la France. Toutes les deux cherchaient à s’affaiblir.
La Royauté Française en aidant les colonies anglaises d’Amérique
du Nord à s’émanciper de la tutelle de Londres. …L’Angleterre
en cherchant à détruire le Catholicisme pour mieux déstabiliser
la Royauté Française, et dans les deux cas, avec la participation
active des Francs-Maçons et du Capitalisme naissant, cherchant à
supprimer les obstacles à son épanouissement : religion,
structures sociales et corporatistes, états…
Plus loin il ajoute que …Les «Illuminés de Bavière»,
société fondée en 1776 à Ingolstad, Bavière,
par Adam Weishaupt, apparentée à la Franc-Maçonnerie,
furent des précurseurs du socialisme et du communisme, attaché
à la destruction du catholicisme et de la royauté. Ils furent
dissous par le gouvernement bavarois en octobre 1786, et essaimèrent
en divers pays européens dont l'Angleterre, inspirant de nombreuses
autres sociétés secrètes.
…Les Francs-Maçons, après avoir réussi la révolution
anglaise, furent les inspirateurs, les détonateurs et les guides
de la révolution de 1789… Ces mêmes sociétés
occultes aidées par le capitalisme apatride ont déstabilisé
la grande Russie en finançant et aidant la Révolution Bolchevique
d’octobre 1917…
Tout cela nous le savions déjà mais ce que nous savons moins
c’est que l’Angleterre était à la pointe du «progrès
des Idées» avec …Le Ruskin Collège, la Fabian Society,
la Grande Loge d’Ecosse, la Round Table, entres autres… La pointe de la
pyramide des sociétés occultes et de la haute finance quitta
l’Angleterre et l’Europe, pour les USA et New-York… ou …Le
banquier Morgan fonda le Council On Foreign Relations en 1921…
Si chaque club a sa propre raison sociale, son propre fond de commerce,
sa propre histoire, il n’en demeure pas moins que tous sont animés
par un même idéal, un même but, une même utopie.
Tous se superposent, se croisent ou s’amalgament entre eux et sont réunis
par un long fil d’Ariane. Il n’y a qu’a reprendre l’histoire pour s’en
rendre compte, sachant qu’à chaque fois ils ne sont que la partie
émergée de l’iceberg. Afin d’être bien compris, rappelons
qu’il ne s’agit pas ici de combat mais de débat.
Les
sociétés secrètes dans l’histoire du Mondialisme.
Les
sociétés Fabiennes : L’encyclopédie Microsoft
Encarta 97 indique que …La Fabian Society est un club de pensée
socialiste britannique fondé à Londres, en 1884… dont
les membres …souhaitaient promouvoir l’égalité par la
propriété collective et le contrôle démocratique
des ressources nationales. …Ils donnèrent à leur groupe le
nom d’un général romain de l’antiquité, Quintus Maximus
Fabius… dit le Temporisateur parce qu’il …inventa une tactique de
temporisation face à l’ennemi, afin de l’affaiblir et d’éviter
toute bataille frontale. Des groupes de la Fabian Society se créèrent
dans toute la Grande Bretagne. …Ils participèrent à la création
du Labour Representation Commmittee ou Comité des représentants
travaillistes, en 1900, qui donna naissance au Parti Travailliste. La Fabian
Society existe toujours en Angleterre. Le Centre Européen d’Information
(CEI), dans un article intitulé Socialisme et Sociétés
Fabiennes de l’opuscule d’Arnaud de Lassus, Le devenir de l’Europe
et la montée du Mondialisme, octobre 1992, page 12, indique
que …Ce type de courant socialiste est né à l’intérieur
des courants marxistes. …Il fut officiellement fondé en Angleterre
le 4 janvier 1884. …Ils essaimèrent vers Vienne, Munich, Hambourg,
Bruxelles, Rome, Paris. …Mais leur travail semi-secret n’apparut qu’à
partir de 1919/1922, sans jamais d’ailleurs utiliser publiquement le terme
«Fabien». …Dans leur sillage, la majorité des mouvements
à vocation Mondialiste et socialiste …ont été sinon
crées, en tout cas, totalement pénétrés et
influencés par des Fabiens. C’est ainsi qu’après la guerre
notamment …La conférence de Bilderberg, Pugwash, l’Institut Aspen,
le Club de Rome, le Mouvement Fédéraliste Mondial, le Royal
Institute of International Affairs de Londres et le Council on Foreign
Relations de New York, sont purement et simplement des enfants Fabiens…
…Le professeur anglais G.D.H. Cole, qui en 1941 devint président
de la société fabienne, a lui-même souligné
que toutes les formes de socialisme devaient être soutenues et utilisées
vers les objectifs prévus mondialement «tant les partis sociaux-démocrates,
travaillistes et autres d’Europe et du Nouveau Monde, que le communisme
de Russie ou divers groupes minoritaires ailleurs, puisqu’il n’y a entre
eux aucune différence d’objectif, mais seulement de méthodes»…
…La force des Fabiens est venue d’une lente et patiente progression. Dés
leurs premières réunions, ils ont relevé que puisque
le monde entrait dans l’ère industrielle il fallait implanter et
multiplier des noyaux dans les écoles et universités qui
formaient les cadres futurs des Etats, des administrations publiques et
privées ; des usines et entreprises et ainsi préparer l’encadrement
des partis, gouvernements, organismes internationaux, etc.
…C’est ainsi que l’historien Laidler fut recruté dés 1903
dans un collège américain du Kansas et créa plus tard
avec l’écrivain Upton Sinclair, Jack London, etc. d’autres noyaux
dont sont issus les cadres de l’administration Roosevelt, puis des gouvernements
américains ultérieurs. En Grande Bretagne, le Parti travailliste,
comme son actuelle scission, le Parti social Démocrate …la London
School of Economics, sont des créations Fabiennes…
…Daniel Mayer ainsi que la moitié des membres de l’équipe
Mitterand en sont issus… de même que …l’Américain économiste
J.K. Galbraith et la majorité des animateurs des Instituts de Politique
étrangère ou Centres d’Etudes de politique étrangère
actuellement en action en Europe, Amérique du Nord ou du Sud, les
Etats du Commonwealth. Bien entendu les penseurs qui entourent David Rockfeller
à la Trilatérale, comme hier les dirigeants du Comité
Monnet sont des Fabiens. Le CEI (Centre Européen d’Information)
affirme
qu’il dispose d’une documentation directe puisée dans les archives
de la Société Fabienne et dans les écoles et universités
où les professeurs Fabiens se sont chargés de recruter des
disciples. Evidemment c’est un peu péremptoire mais cela a le
mérite d’être dit.
Le
Sionisme : est un concept déjà très ancien.
…Le
nom du mouvement vient de celui de la montagne de Sion sur laquelle se
trouvait le Temple de Jérusalem. …Elle …se dresse le plus
à l’est de la ville …entre les vallées du Kidron et du Tyropoeon…conquise
…vers
1000 avant J.C. par le roi David, qui en fit le centre de la monarchie.
…Terre d’accueil de l’Arche d’Alliance …la colline est devenue le centre
politique et religieux des anciens Hébreux. Le nom de Sion fut assimilé
à celui de la colline sacrée de Dieu… tandis que …Le
peuple Juif est parfois appelé la «fille de Sion».
Le sionisme …plonge ses racines dans la tradition religieuse, fondée
à l’époque de l’exode des Juifs vers Babylone, puis codifiée
après la répression par Rome de la dernière révolte
juive de Bar Kocheba en 135 avant J.C. …Après la chute de la Judée
en 70 après J.C, Sion symbolisa l’espoir d’une restauration de la
patrie Juive. …Des siècles durant, les Juifs de la Diaspora associèrent
l’espoir de leur retour à l’avènement du Messie (Encyclopédie
Microsoft Encarta 97). Certains rabbins professent que le premier rayon
de lumière apparu sur terre («que la lumière soit»)
le fût sur la montagne sacrée et que le messie tant attendu
descendra un jour sur Jérusalem pour devenir le roi de ce monde
( ! ).
Au
XVII° siècle, Shabbetai Zebi …au prestige assez puissant… entraîne
…un moment dans son sillage l’illustre Spinoza... (Monseigneur Jouin,
1934). Mais l’attente de la restauration d’Israël …s’amorça
au XVIII° siècle sous l’égide de la Haskalad (en hébreu,
les Lumières)… d’après l’Encyclopédie Microsoft
Encarta 97. C’est très probablement ce mouvement qui a inspiré
la philosophie des Lumières et non l’inverse.
Au
XIX° siècle, après l’émancipation des Juifs dans
les pays occidentaux, elle s’affirme davantage… («Les Protocols
des sages de Sion», d’après le texte de Butmi de 1922, réédité
par Mgr Jouin, éditeur RISS (Revue Internationale des Sociétés
Secrètes, mai 1934, dans sa préface page 13). …Vers le
milieu du XIX° siècle, deux rabbins orthodoxes européens,
Jehuda Alkalai et Zevi Hirsch Kalister, modernisèrent la croyance
traditionnelle dans le Messie, enseignant qu’il revenait aux Juifs de préparer
son avènement… (Micosoft Encarta 97). A partir de cette époque
…Parmi
les précurseurs du Sionisme, on peut citer, Moïse Hess qui,
en 1862, dans un ouvrage intitulé Rom und Jerusalem,
réclamait
pour les Juifs le droit de réaliser leurs aspirations nationales,
et le médecin d’Odessa, Leo Pinsker qui, dans son livre
L’auto
émancipation, publié en 1882, affirmait : «Les Juifs
doivent devenir une nation, un peuple ayant un territoire à lui».
…Dés 1883, les grands financiers israélites d’Europe …s’intéressèrent
à un mouvement Sioniste, les «Amants de Sion» (Hovevé
Zion) fondé à Varsovie en 1881 par Samuel Mohilver… et
…réorganisé en 1884 à Katovice par Leo Pinsker…
(Jacques Bordiot, Une Main Cachée Dirige, page 106).
Mais nous pouvons considérer que le vrai fondateur du Sionisme moderne
est Théodore Herzl. Juif d’origine hongroise, né à
Budapest le 2 mai 1860, il est correspondant de presse à Paris lorsque
l’affaire Dreyfus éclate en 1894. Très affecté, il
publie en 1896 «L’Etat des Juifs» dans lequel il préconise
la création d’un Etat. Un premier congrès se réunit
à Bâle le 27 août 1897 …Les 204 délégués,
de tous pays, de toutes langues et de toutes opinions politiques, approuvent
la constitution de l’Organisation Sioniste Mondiale (Jacques Bordiot,
page 108), dont la finalité officielle est l’établissement
d’un foyer national juif. C’est au cours de cette réunion qu’une
charte semble avoir été adoptée et retenue sous le
nom des «Protocols des Sages de Sion». D’après la version
de Butmi 1922, Monseigneur Jouin, édition de 1934, préface
page 22, …les «Protocols» sont au nombre de vingt quatre.
Ce sont plutôt des enseignements et des maximes que des procès
verbaux. Il semble que leur ou leurs auteurs aient eu pour principal souci
d'exposer en vingt-quatre leçons les doctrines d’Israël. Les
objectifs qu’il poursuit depuis les temps les plus reculés et les
détails de l’ultime plan de campagne pour la conquête du pouvoir
mondial, alors semblait préparé pour commencer la lutte décisive.
Ce document, contesté par les Juifs, a-t-il existé ? Qu’importe…
pour le moment ! Car, Théodore Herzl meurt le 3 juillet 1904 avant
d’avoir réaliser son rêve … de faire attribuer une région
du globe assez vaste pour qu’ils puissent s’y installer tous définitivement
(Jacques
Bordiot). En ce qui concerne le lieu d’émigration,
«l’Argentine
ou la Palestine pouvait être choisie» (Gorges Loïc,
La Reconstruction du Temple, in Revue des Questions Historiques,
novembre 1934, page 63, cité par Jacques Bordiot, page 18). Or ni
l’empereur allemand, Guillaume II, ni le sultan Abdülhamid II de Turquie
ne souhaitent cautionner la création d’un foyer national juif. Aussi
…Herzl réorienta ses démarches diplomatiques vers la Grande
Bretagne, qui offrait d’étudier les possibilités d’une colonisation
juive dans l’Est de l’Afrique. Ce fut …le plan «Ouganda».
…Lorsque le VII° congrès rejeta la solution Est Africaine, en
1905, Israël Zangwill constitua l’Organisation territoriale juive,
chargée de prospecter en tous lieux, afin de trouver un territoire
qui pût convenir à la colonisation juive. …Quant aux sionistes
socialistes ils cherchaient à apporter une vulgate marxiste au sionisme.
Comme par le plus heureux des hasards la Russie soviétique proposa
un lieu d’accueil pour les juifs ! Elle leur devait bien ça après
tant de services rendus lors de sa révolution. Elle créa
pour la circonstance, en 1928, le district du Birobidjan, à proximité
du fleuve Amour et Soungari, bordé au sud par la Chine. En 1934,
ce district de 36 000 Km2 devint une région autonome de l’URSS et
certains se prenaient déjà à penser que cette nouvelle
république deviendrait la nouvelle Sion. Cette espérance
a été quelque peu déjouée. En 1989, sur une
population de 217 800 habitants, 8.887 seulement étaient de confession
juive (Encyclopédie Microsoft Encarta 97). Globalement, les idées
de Herzl se sont heurtées à l’opposition de tous, à
l’intérieur comme à l’extérieur du mouvement, du début
de son combat jusqu’à la fin de sa vie mais sa victoire sera posthume.
Durant tout le XIX° et le XX° siècle nous aurons vu intervenir
sur la scène internationale quantité de personnages illustres
hauts en couleurs, mais aussi des aventuriers, des financiers ou des hommes
politiques de tous bords et de première importance. Evidemment,
nous retrouvons aussi de nombreux pays, plus ou moins directement concernés
par un problème de géopolitique ou de zones d’influences.
Parmi eux : la Russie, l’Allemagne, l’Angleterre, la France, la Turquie.
Il faut y ajouter de nombreux petits Etats Proche Orientaux pour qui la
religion est un paramètre qui compte.
En réalité il s’agissait, bel et bien, de menées mondialistes
ultra secrètes s’inscrivant dans une logique messianique de domination
du monde. C’est dans cette même logique que dés …1908,
éclatait en Turquie une révolution menée par le mouvement
«Jeune Turc», qui détrôna le sultan Abdul Hamid.
Elle avait pris naissance à Salonique, ville à forte population
israélite et un certain nombre de Juifs avaient participé
à ses débuts (Jacques Bordiot, page 110). Etonnant mimétisme
avec la stratégie déjà utilisée en France ou
qui le sera en Autriche et en Russie. Décidément, tous les
événements majeurs intervenus depuis les Lumières
doivent être aussi examinés à la lumière de
ce Mondialisme. Ce qui semble être essentiel pour mieux appréhender
un passé qui, malgré tout, appartient à tous.
…Lorsque,
en août 1914, la guerre éclata entre les Empires centraux
et la Triple Entente (Angleterre, France, Russie), les dirigeants sionistes
mirent le Fond National à l’abri à La Haye. Ils créèrent
à Copenhague un bureau de propagande et d’information, sous la direction
de Nahum Sokolow et de Tchelenow, et installèrent à
New York un Comité provisoire, présidé par «Justice»
Louis Brandeis (toujours le même) qui comprenait entre autres
Stephen Wise, conseiller personnel et influent du président Wilson,
Eugène Meyer, futur président du Federal Reserve Board, Nathan
Strauss et le financier international Félix Frankfurter, neveu de
« Justice» Brandeis. Il est à remarquer que Louis Brandeis,
qui occupait les fonctions de président du Comité provisoire
sioniste depuis 1914, fut nommé juge à la Cour Suprême
en 1916, soit moins d’un an avant la déclaration de guerre des Etats
Unis à l’Allemagne – dont il fut, avec le «colonel»
House, un des plus ardents instigateurs (Jacques Bordiot, page 113).
Un peu plus tard …Aux Etats Unis, un Comité se crée à
Philadelphie, le 26 mars 1916, qui a pour objet de : « préparer
les revendications qui devront être présentées au nom
du Judaïsme au Congrès de la Paix». Le 6 avril 1917,
l’Amérique entre en guerre poussée par le «colonel»
House et Louis Brandeis. Ils avaient été …imposés
au président Wilson par les banquiers internationaux israélites
Paul et Félix Warburg, Henry Morgenthau, Jacob et Mortimer Schiff,
Herbert Lehman et le « complexe bancaire Rothschild», tous
pro-sionistes et tous membres de la Table Ronde ou figurant parmi
ses bailleurs de fonds. Jacques Soustelle, cité par Jacques
Bordiot, page 113, précise qu’à la suite de la conversation
téléphonique du 16 octobre entre Londres et le colonel House
…Le
2 novembre 1917, le cabinet britannique fait publier par Lord Balfour,
secrétaire aux Affaires Etrangères, sous la forme d’une lettre
adressée à Lord Rothschild, la déclaration qui porte
son nom :
…Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement
en Palestine d’un Foyer National pour le peuple Juif et emploiera tous
ses efforts pour en faciliter la réalisation, étant clairement
entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte aux droits civils
et religieux des communautés non juives existantes en Palestine,
ni aux droits et statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre
pays… (Jacques Bordiot).
…A
la veille de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement britannique modifia
sa politique palestinienne. …Le livre blanc de mai 1939 mettait fin à
l’engagement britannique en faveur du sionisme. …La majorité arabe
en Palestine se voyait garantie par une clause limitant l’immigration juive
à 75 000 personnes au cours des cinq années à venir
puis soumettait l’immigration juive ultérieure à l’approbation
arabe ( ! ). Mais … L’Holocauste finit par convaincre les Occidentaux
de la nécessité d’un Etat Juif… (Microsoft Encarta 97).
La deuxième Guerre avait au moins servi à quelque chose !
Le 14 mai 1948 la fin du mandat britannique sur la Palestine rendait possible
la création de l’Etat d’Israël. …Le pays se créait
avec le soutient du président américain Harry. S . Truman…
(Microsoft Encarta 97). Pourtant …En 1975, l’ONU adopta une résolution
assimilant le sionisme au racisme ; et 16 ans plus tard …en 1991
l’Assemblée Générale vota l’abrogation… (Microsoft
Encarta). Nous le constatons, le mouvement sioniste se compose d’individus
que nous ne pouvons pas qualifier d’enfants de chœur et dont l’influence
déterminante a pesé de tout son poids sur le cours de l’histoire.
Malgré tout, les Protocols restent la grande énigme.
Mis à part toutes les histoires rocambolesques à propos de
son origine, l’auteur reste toujours inconnu même si trois personnes
au moins (Joly, Butmi, Nilus) agirent, à des degrés divers,
comme s’ils en étaient les dépositaires testamentaires. Il
n’en demeure pas moins …qu’une date brille comme un phare dans la nuit,
au milieu de la tempête : le 10 août 1906 un exemplaire des
«Protocols» est entré au British Muséum de Londres
où il est répertorié sous le n° 3926 – D 17. Il
s’agissait d’une deuxième édition… (Les Protocols des
Sages de Sion, éd. RISS 1934, page 36, dans la conclusion de la
préface). Chacun de nous, peut en sont âme et conscience,
décider de ce qu’il doit penser des Protocols. Il n’en demeure
pas moins que les Juifs se considèrent toujours comme le peuple
élu de Dieu dont le but messianique est …d’assurer le bonheur
de l’humanité (le Mondialisme) sous la direction vigilante
et intelligente d’un souverain juif (il paraît difficile de faire
plus raciste).
Il est à remarquer que si la deuxième édition date
de 1905, ce n’est que la parution de 1919 qui fit scandale. Ce qui fait
dire à Monseigneur Jouin, l’auteur de la préface des Protocols,
RISS 1934, …Le moment était admirablement choisi, pour lancer
un pareil brûlot. L’opinion publique demeurait frémissante
des secousses de la Grande Guerre. On avait détruit. On allait reconstruire.
Un grand souffle puritain balayait le monde. Dans le même
temps, on découvrait que les Juifs… avaient… secondé
de leur or, de leur activité personnelle, la révolution Bolchevique
qui mettait la Russie à feu et à sang. Un nouveau pan
de voile se lève et nous comprenons que …cette chute des trônes
précédait l’avènement du royaume juif. Ce qui
donne un tout autre relief aux événements. …Interrogé
par le New-York World, le 17 février 1921, Ford disait : Le seul
avis qu’il me plaise de donner sur les Protocols est qu’ils s’appliquent
admirablement à tout ce qui se passe. Or dés 1903, le
Grand Duc Serge, après lecture d’un manuscrit à propos des
«Protocols», aurait déjà dit «trop tard».
La
Table Ronde : Dés le début, l’idéologue est John
Ruskin. Né à Londres en 1819, il meurt à Coniston
Lake prés de Brantwood en 1900. Il a 51 ans lorsqu’il est nommé
titulaire de la chaire des beaux-arts d’Oxford, mais …Touché
par l’esprit mercantile et affairiste de la société anglaise…
il veut …faire de l’économie un concept moral et religieux… et
…rêve
d’un retour au travail accompli dans la joie créatrice et la ferveur
religieuse (Encyclopédie Microsoft Encarta 97).
…Ces
conceptions s’inspiraient en grande partie de La République de Platon.
…On sait que… pour lui …«la société idéale»
se compose d’hommes et de femmes égaux en droits et obligations.
…Ni mariage, ni famille… Les enfants nés des accouplements hasardeux
…sont pris en charge par la société …et élevés
anonymement, avec une sélection eugénésique, impliquant
l’élimination des sujets mal conformés ou d’esprit déficient.
Enfin …La société est autoritairement partagée
en trois classes : la classe dirigeante …la classe armée …la classe
laborieuse. …Le système comporte l’abolition du droit de propriété
et l’étatisation des moyens de production et de distribution.
Pour cela il recommande …de faire disparaître toutes structures
politiques et sociales existant dans le monde pour que, sur un terrain
entièrement déblayé, la classe dirigeante puisse édifier
sa société nouvelle (Jacques Bordiot, chapitre VI, page
87). A notre époque nous appellerions cela de la purification ethnique
!
Nous le constatons, l’idée Mondialiste est certainement l’un des
plus vieux rêve de l’humanité même si les conceptions
sur le monde connues étaient plutôt étriquées
et les moyens de domination plutôt rudimentaires. Il aura fallu attendre
ce siècle pour que les «progrès» de la technologie
rendent l’impossible irrémédiablement possible.
La philosophie des Lumières du XVIII° siècle,
la maîtrise de l’énergie au XIX° et l’évolution
des technologies au XX° siècle s’unissent en ce début
de XXI° siècle pour que la boucle soit bouclée, que le
serpent morde sa queue ou que l’Oméga rejoigne enfin l’Alpha. John
Ruskin y avait participé en arrangeant à sa manière
les idées sociales de Platon. …Ne reconnaissait-il pas lui-même
que «Mon but constant a été de démontrer la
supériorité permanente de quelques hommes (religieux
?) sur les autres (religions ?), parfois même d’un seul
homme (le messie ?) sur les autres (n’appartenant pas à
la race des élus ?) Jacques Bordiot, page 88.
Les idées de Ruskin feront école. Ainsi ses adeptes …firent
part de ce projet, baptisé Extension de l’idée anglophone
à
un célèbre journaliste de l’époque, William T. Stead
(1840-1912) qui s’enthousiasma à son tour et mit le groupe en liaison
avec Cecil Rhodes. Et le 5 février 1891, Rhodes et Stead fondèrent,
avec les disciples du Ruskin, la société secrète dont
Rhodes rêvait depuis une dizaine d’années (Jacques Bordiot).
Mais qui donc est Cecil Rhodes ? Il est …Né à Bishop Storford
(Angleterre) en 1853, mort à Muitzenberg (Afrique du Sud) en 1902.
…Avec trois Israélites, le puissant banquier de Londres Lord Rothschild,
les rand-lords Alfred Beit (allemand) et Barney Barnato (d’origine Portugaise),
il fonda la Consolidated Gold Fields pour l’exploitation des gisements
aurifères et la De Beers Consolidated Mines qui devait acquérir
le monopole (d’extraction) des diamants d’Afrique du Sud. Puis
la Central Selling Organisation de Londres qui détiendra le quasi
monopole Mondial de la commercialisation du précieux carbone.
Rhodes et Stead vont donc créer leur société secrète
sur le mode d’organisation des Illuminés de Bavière. …Le
«cercle intérieur» se composait de Cecil Rhodes, animant
un Comité exécutif, formé de Stead , Brett (Lord Esther)
et Milner, coiffant une Cercle d’Initiés, parmi lesquels figuraient
notamment Athur (Lord) Balfour, Athur (Lord) Gray, (Sir) Harry Johnston
et Lord Rothschild. Il était prévu un «cercle extérieur»
sous la forme d’une Association de Bienfaiteurs. Elle … ne fut constituée
qu’à partir de 1909, par Milner, successeur de Rhodes, sous le nom
de Table Ronde...
…Le
caractère secret de la société Rhodes-Stead …est peut
être dû au fait que, parmi ses fondateurs, plusieurs et non
des moindres, appartenaient aux hauts grades de la Grande Loge d’Angleterre.
…Ceci explique pourquoi …L’organisation est en effet, calquée
sur celle de la Franc Maçonnerie. …Peut être aussi la société
Rhodes-Stead chercha-t-elle à dissimuler ses tendances socialisantes
…ne serait ce qu’en proclamant l’abolition de la propriété…
ou en revendiquant …la dictature collégiale, voire personnelle,
élue par des «Initiés», étrangers à
toute hérédité dynastique. La dynastie des Windsor,
triomphante et tyrannique, n’aurait pu laisser faire sans créer
un scandale qui l’aurait affaiblie. D’où …Le secret devient une
précaution élémentaire dans un pays à régime
fondé sur l’hérédité monarchique... Page
90, Jacques Bordiot ajoute …surtout lorsque les doctrinaires de ce socialisme
n’hésitent pas à prôner l’usage de la force pour abattre
tout régime ou toutes structures existantes, afin que les nouveaux
dirigeants puissent disposer d’une «toile vierge» sur laquelle
ils traceront le plan de leur nouvelle «société idéale».
…Mais le motif le plus puissant du secret dans la société
Rhodes-Stead tient, évidemment, au but même de l’entreprise.
Car il s’agissait bien de …La réalisation du projet messianique
d’un gouvernement Mondial, sous la direction d’un collège restreint
«d’Initiés», lui-même éventuellement soumis
à la dictature d’un de ses membres cooptés. La
simple prudence exigeait donc de cacher, tant au gouvernement britannique
qu’à l’opinion publique, encore plus à l’étranger,
des projets aussi subversifs et les procédés mis en œuvre
pour leur exécution.
Pour assurer la pénétration de ses idées dans les
élites, la société Rhodes-Stead s’intéressa
de près à l’enseignement. …En Angleterre, la société
Rhodes-Stead s’était préoccupée …d’assurer son emprise
sur les Universités d’Oxford et de Londres. De l’autre coté
de l’Atlantique elle …avait la haute main sur Harvard… sur Columbia… sur
Yale… sur Princeton (Jacques Bordiot, page 94) plus ou moins ouvertement,
plus ou moins directement mais toujours discrètement et secrètement.
Enfin elle …s’adjoignit divers journaux et périodiques dont elle
prit le contrôle. …Elle s’exerça notamment sur le New York
Times, le New York Herald Tribune, le Washington Post, le Boston Evening
Transcript (disparu depuis) et surtout dans le puissant Christian Science
Monitor (Jacques Bordiot, page 95).
Tout cela coûtant fort cher, Rhodes, Brett, Lord Rothschild, Lazard
Brothers et la Morgan de New-York, entre autres, prêtèrent
leur concours. Quant à Milner, à la tête de plusieurs
banques, dont la London Joint Bank, future Midland Bank, il fait tout naturellement
partie du groupe et devint, à la mort de Rhodes en 1902, son exécuteur
testamentaire et l’animateur de la Société. Il y réussira
parfaitement puisque six ans après la création de La Table
Ronde, en 1915, celle-ci était implantée en Angleterre, en
Afrique du Sud, au Canada, en Australie, en Nouvelle Zélande, en
Inde et aux Etats Unis.
Or, tous les ardents partisans de la Rhodes-Stead et de La Table Ronde
sont aussi habités par une autre ambition, celle de promouvoir une
confédération anglo-américaine. Si les adhérents
et les militants de la très noble association ont une nette tendance
socialisante et anglophile commune, leur but réside tout de même
dans la réalisation d’un gouvernement mondial. A cet effet, dés
leur formation, les Groupes de la Table Ronde exerceront une forte influence
sur la politique des deux cotés de l’Atlantique, qui se fera sentir
notamment dans : la participation des Etats Unis à la Grande Guerre
à partir de 1917 ; de l’aide apportée à la révolution
Russe d’octobre 1917 ; de la fondation de la Société des
Nations à Genève (Jacques Bordiot, page 96). …Il est
symptomatique de constater que la haute direction de la Table Ronde a toujours
été sous obédience anglaise et que son siège
est toujours à Londres… conclu Jacques Bordiot. Le mythe médiéval
du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde est remis au goût
du jour mais la quête initiatique du Graal passe maintenant par la
Kabbale et Excalibur.
La
Rose Croix : Les fraternités initiatiques internationales ne
sont pas, en soi, d’une grande nouveauté et toutes prétendent
verser dans un certain ésotérisme à connotation plus
ou moins Mondialiste plongeant leurs racines dans l’histoire. A titre d’exemple,
pour les Rosicruciens leurs …enseignements constituent une combinaison
de différents éléments empruntés à l’hermétisme
égyptien, au gnosticisme, à la Kabbale juive ainsi qu’à
d’autres croyances et pratiques occultes (Encyclopédie Microsoft
Encarta 97). Le mouvement Rose-Croix se développe à partir
de 1614 en Allemagne et son antériorité sur la Franc-Maçonnerie
permet d’imaginer qu’il a eu, malgré tout, une influence sur …l’ordre
le plus fraternel le plus important et le plus largement répandu
dans le monde (Encyclopédie Microsoft Encarta 97).
La Franc-Maçonnerie : Le sujet est intarissable mais puisque
tout ou presque a déjà été dit et écrit
nous rappellerons simplement que les premières loges maçonniques
apparaissent à partir de 1717 à Londres et Westminster et
formeront quelques années plus tard la Grande Loge d’Angleterre.
Laquelle
représente la Grande Loge «mère» des francs-maçons
du monde entier et c’est d’elle que sont issues toutes les grandes loges
reconnues. …En France elle fut implantée vers 1725 et
…Le Grand Orient fut crée en 1773. Il …prit une orientation
résolument athée en 1877… tandis que …La Grande Loge
de France, fondée en 1894 se réfère au «Grand
Architecte de l’Univers» (Encyclopédie Microsoft Encarta
97). La Maçonnerie athée en reniant Dieu adore de facto
le Prince. Il permet de transférer sa Toute Puissance à l’Homme
qui ainsi s'accommode parfaitement de sa nouvelle condition de surhomme
et candidat à l’immortalité ; le mythe de Babel est ainsi
re-promu. Par ailleurs l’autre Maçonnerie, celle qui invoque le
Grand Architecte de l’Univers et créateur de la matière,
en appel en réalité au Prince. Toutes les deux n’ont d’autre
choix que l’illusoire ou le dérisoire, Babel ou Satan. Mais quelle
est la différence ?
L’influence des deux Maçonneries sur la politique, l’histoire, la
philosophie, l’idéologie et même la théologie n’est
plus à démontrer. D’ailleurs à partir de …1832
les francs-maçons ne rencontrèrent plus d’opposition politique,
ni aux Etats Unis ni ailleurs. Seul …en 1933 Hitler imputa aux francs-maçons
les incidents qui avaient mené à la Première Guerre
Mondiale et décréta la dissolution de toutes les obédiences
maçonniques en Allemagne (Encyclopédie Microsoft Encarta
97). Quant au Vatican, il y a déjà si longtemps qu’il est
pénétré par les Lumières !
Dés lors nous comprenons mieux l’origine du contentieux entre les
protagonistes du deuxième conflit et principalement entre l’Ordre
Nazi (de droite) et les Judéo-Maçons (de gauche). Mais tous
se rejoignent dans une sorte d’élitisme qui confine au racisme tant
ils sont aveuglés passionnément par le Matérialisme
/ Spirituel (Hitler) ou le Matérialisme / Matérialiste (Staline).
Le Prince n’est pas mort, vive le Prince !
Au passage notons que l’appellation même de franc-maçon est
révélatrice de toute l’histoire présumée de
sa filiation. A l’origine si le mot franc signifie libre, le mot
maçon
se réfère aux corporations de compagnons constructeurs de
Cathédrale au moyen âge. A cette époque on considérait
qu’il fallait être soi-même parfait pour produire une œuvre
parfaite. Dans leur orgueil, les Francs-Maçons prétendront
avoir percé le secret pour atteindre cette perfection intérieure.
Ces présomptueux réussiront tant et si bien qu’ils transformeront
tout le symbolisme de la Cathédrale Chrétienne en Temple
athée, laïc, satanique.
Comme cette parenté ne leur semblait ni assez auguste, ni assez
élevée, ni assez convenable, ces preux chevaliers des temps
modernes oseront s’octroyer quelques liens avec les Chevaliers de Temple.
C’est parce que cet Ordre, fondé en 1119 dans le cadre des croisades,
avait grandit en importance, que …le roi Baudouin II de Jérusalem
les installa prés de l’Eglise du Temple... (Encyclopédie
Microsoft Encarta 97) d’où leur appellation d’origine. A la différence
des Francs-Maçons ils devinrent une référence morale
et religieuse de leur temps ainsi qu’une puissance financière redoutable
et donc redoutée, calomniée, haïe. Déjà
la lutte des classes !
Pour l’Eglise de Rome, ce n’est pas leur puissance temporelle qui a engendré
son inquiétude. Ce sont les connaissances redécouvertes ou
nouvellement acquises en Palestine en matière d’histoire, de dogme
et d’ésotérisme. Il est vrai que lors des premiers conciles
les préoccupations d’ordres politiques des empereurs Byzantins,
la volonté de légiférer en matière de religion
pour créer une église, les formes d’expression très
allégoriques des Levantins, tout cela avaient amplement contribué
à éloigner l’Enseignement du Christ de l’enseignement de
l’Eglise. Cette vérité les Papes ne pouvaient l’admettre.
Evidemment !
Mettant à profit le conflit entre la Papauté et les Templiers,
Philippe le Bel, roi de France, en profite pour jeter de l’huile sur le
feu afin de s’approprier les biens du richissime Ordre. Quelle ne fut pas
sa déception car hormis les importants biens mobiliers qui …s’élevaient
à 3468 châteaux, forteresses et maisons dépendantes
(Encyclopédie Microsoft Encarta 97) ils ne trouvèrent point
de trésor. Ce qui était bien naturel puisqu’il relevait de
la connaissance et non de l’abondance. Malgré tout, un mythe était
né et nombreux sont ceux qui, n’ayant pas compris la différence
entre l’ETRE et l’AVOIR, persistent, signent et cherchent toujours. De
ce point de vue, les seuls vrais héritiers des Templiers ont été
les Cathares qui à leur tour furent persécutés, dépouillés,
exterminés. Le Saint-Père préoccupé par la
cohésion spirituelle de son Eglise et le roi de France occupé
à asseoir son autorité politique, faisaient perdre à
l’Occident un inestimable savoir. Pour les Francs-maçons cette première
paternité n’étant pas forcément du meilleur genre,
il en fallait une autre dans le but d’être plus présentables.
Du moins le croyaient-ils. D’où leur besoin de trouver une parenté
plus lumineuse.
Pour cela, ils n’avaient d’autre choix que de se réclamer et de
se proclamer Fils du Premier Temple. Il n’avait pu être construit
que sur la montagne de Sion puisque c’est là que le premier rayon
de lumière a illuminé la terre lors de sa création.
Toujours d’après la tradition juive c’est sur ce même site
que s’opérera le retour du Messie. Ce jour tant attendu …marquera
le jugement ainsi que le salut d’Israël et de Juda (qui oserait
en douter ?). ...Un châtiment sera imposé par Dieu à
ceux qui n’ont pas suivi sa voie… (juive ?) et …Le «jour de
Yahvé» (Sophonie, I, 14-16) transformera le monde et
verra advenir le paradis (matériel ?). Amos, chapitre V, versets
18-49 ajoute que …Le jour de Yahvé sera ténèbres
et non pas lumière… (obscurs débuts !). C’est pourquoi
Amos (III, 12) et Isaïe (XXVIII, 5) annoncent que …Quelques justes
seront épargnés par la colère de Dieu. Est-ce
parce qu’ils …donneront naissance au nouvel Israël ? (le Mondialisme
?) Encyclopédie Microsoft Encarta 97, dans la définition
d’Eschatologie. Vous avez dit raciste ?
L’histoire de cette montagne sacrée nous en apprend beaucoup sur
les véritables intentions de ceux qui s’en réclament. Si
nous reprenons par le début nous voyons que dés 5000 et 4000
avant J.C, les Cananéens chassent les premiers habitants et tombent
à leur tour sous la domination égyptienne du pharaon Touthmôsis
III, au XV° siècle avant J.C. Sous le règne de Ramsés
II le Grand, vers 1250, les hébreux de retour d’Egypte commencèrent
la conquête du pays de Canaan et deux cent ans plus tard David s’empare
de Jérusalem. Son deuxième fils, Salomon (dont l’initial
est à rapprocher du S de Sion ou du sigle dollar $), lui succède
vers 970 avant J.C. Loué pour sa très grande sagesse il construit
le fameux Temple (I Roi, 6, 1). Mais Josias, roi de 640 à 609, fait
table rase de toutes les pratiques antérieures qu’il juge scandaleuses
et passe par le fil de l’épée toute la hiérarchie
religieuse qui adore et sacrifie à de faux dieux (II° Livre
des Rois, 22). Ce que confirment les textes qui abondent en matière
d’offrandes, de sacrifices et d’holocaustes. Nous ne pouvons qu’être
interloqués par cet épisode, qui en dit plus qu’il n’y paraît.
Une question demeure cependant, qui était dans le vrai : David et
Salomon, les promoteurs du matérialisme spirituel ou Josias le défenseur
du spiritualisme matériel ?
En Juin / Juillet 587 avant J.C, Nabuchodonosor assiège Jérusalem,
déporte la population et détruit la ville. En 538 l’édit
de Cyrus, roi des Perses, les libère de l’esclavage et leur accorde
des dons généreux pour leur permettre de reconstruire un
temple à la condition formelle qu’il soit dédié à
une seule divinité. …C’est donc un peuple enrichi par l’exil…
et …acquis désormais sans réserve à un monothéisme
radical… qui …se met aussitôt à l’œuvre en construisant
un nouveau temple (Chronique de l’Humanité, Larousse, 1986).
Au printemps de 537, les fondations du deuxième Temple sont entreprises
(Esd III, 8 ; 5, 16) et en 520-515 il est reconstruit (Esd VI, 15 ; Aggée
II, 15).
En 133 avant J.C, Attale III roi de Pergame, lègue ses Etats à
Rome qui organise dés 129 la province d’Asie (Tableau des Chronologies
de la Bible de Jérusalem). Les Romains se rapprochent tant et si
bien qu’en 63 avant J.C, Pompée prend Jérusalem. …Hérode
le Grand, reconnu roi des juifs par les Romains. …Il entreprend …une
reconstruction somptueuse et coûteuse du Temple (Encyclopédie
Microsoft Encarta 97). Malgré tout, les relations avec l’occupant
sont souvent difficiles au point qu’un jour éclate une rébellion
contre la Pax Romana. L’empereur Vespasien réagit et ordonne
à son fils Titus de mâter la révolte. Il fait le siège
de Jérusalem durant la Pâque de 70. En septembre elle est
livrée au saccage et à la destruction, tandis que …les
habitants sont tués, vendus ou condamnés aux travaux publics
(Chronologie de la Bible de Jérusalem, Editions du Cerf, 1961).
En 313, sous Constantin le Grand, la religion chrétienne devient
religion d’état et sur son ordre est édifiée le Saint-Sépulcre.
En 614, le roi perse Khorso II prend la ville que lui reprend, presque
aussitôt Heraclius, empereur byzantin en 628. Elle devient musulmane
en 637 sous le califat d’Omar I° puis possession égyptienne
sous les califes fatimides en 969. Les Turcs seldjoukides font à
leur tour sa conquête en 1071 et détruisent le Saint-Sépulcre,
ce qui va provoquer l’intervention des Croisés en 1099. C’est là
que nous retrouvons l’épopée des Templiers qui durera jusqu’à
la prise de Jérusalem en 1187 par Saladin. Elle restera sous domination
musulmane jusqu'à un certain jour de 1948. Ce qui fait qu’entre
63 avant J.C et 1998 après J.C, soit durant 2011 ans, Jérusalem
n’aura été juive que durant 50 ans. Et dans quelles conditions
!
Les Francs-Maçons prétendent à une double filiation
: celle du Temple de Jérusalem et celle des Templiers. Or pour tous,
la base commune est la Kabbale juive qui d’un point de vue philosophique,
mystique, théosophique, ésotérique s’inspire des croyances
Babyloniennes, Egyptiennes, Perses et Grecques. Par ailleurs les Francs-maçons
prétendent qu’elle leur a été transmise par une sorte
de chaîne d’union souterraine à travers le temps. Certes
ces croyances ont passé le Mur du Temps mais après
biens des transformations, des déformations, des mutilations, des
inversions, des perversions. Et ils en ont hérité, ce qui
d’ailleurs est parfaitement logique puisque cela s’inscrit dans le sens
de l’histoire. Les Templiers ont découvert la sagesse ancienne mais
leur grande erreur est de n’avoir pas toujours fait distinctement la différence
entre une idole matérielle (ici pléonasme) et un Dieu spirituel
(ici re-pléonasme). Ce qui est bien normal dans le contexte levantin.
D’où la réaction des Papes.
Il est vrai que ce n’était pas si simple d’y voir clair car la mystique
juive des premiers siècles après J.C se composait de deux
courants. D’une part …la Mystique du Trône (II°-III° siècles)
qui se développa en Palestine… et … traite du monde du Trône,
qui est le lieu où se manifeste la gloire divine et de l’organisation
hiérarchique. D’autre part …la Mystique de la Merkeba (III°-
V° siècle) dont le principal centre fut Babylone. Elle …
aborde des thèmes semblables mais dans lesquels on pouvait aussi
y …déceler l’influence du néoplatonisme et du néopythagorisme.
Par ailleurs …L’unique traité théorique de cette période
est le Sefer Yetsirah ou Livre de la Création, composé entre
le II° et le V° siècle. On y trouve la première formulation
de la doctrine sephirot… qui représente …les dix nombres
élémentaires qui constituent avec les vingt deux lettres
de l’alphabet hébraïque, les premiers éléments
de la création (Encyclopédie Microsoft Encarta 97). Rien
de moins !
Pour faire court nous pourrions presque dire que les rois David et Salomon
auraient inspiré la Maçonnerie et les «Lumières»
avec pour support la Kabbale. Et parmi les agents de transmission nous
retrouvons, entre autre, l’Ordre du Temple. Tous ces nostalgiques du paradis
perdu prétendent que le Dieu de l’Esprit est aussi celui de la matière
; c’est tout le contraire de ce qu’affirme la Genèse si nous la
lisons convenablement. Pourtant, certains sont toujours dans l’attente
de la venue du Messie (?). C’est oublier un peu vite que le monde de la
matière est soumis à la dure loi du Temps et de l’Espace
depuis qu’un ange fut placé prés de l’Arbre de la Vie Eternelle
à l’entrée du paradis pour en empêcher l’accès,
car …mon royaume n’est pas de ce monde…
Si nous entretenons la confusion entre le Prince créateur de la
matière et le Dieu créateur du monde spirituel, comme le
livre de la genèse nous y invite à travers une lecture superficielle
mais que l’Apocalypse de saint Jean dénonce en son chapitre XII,
versets 7, nous ne pourrons manquer d’adhérer aux doctrines matérialistes
et mondialistes. Voilà pourquoi les Ordres ésotériques
(Fabiens, Maçonniques, Rosicruciens) ou Chevaleresques (Teutoniques,
Templiers, Croisés) sont souvent tombés dans le piège.
Cela explique l’origine du Mondialisme messianique qui est l’histoire du
Mondialisme satanique. C’est cette méprise entre le Prince et Dieu
qui est à l’origine de tous les maux. Ainsi ceux qui veulent faire
venir Dieu sur terre ne font que vouloir éterniser l’Enfer. Il est
vrai qu’inquiets de faire l’expérience de la mort nous préférons
construire notre enfer bien à nous, pourvu qu’il soit éternel.
Est-ce cela le Mondialisme que l’on nous prépare ? Est-ce bien raisonnable
?
Etonnamment, cette utopie Mondialiste a fait de très nombreux adeptes.
Sur le plan de la politique mondiale nous verrons comment procèdent
les groupes de pressions, leurs filiales et sous filiales. Nous verrons
aussi comment le jeu des influences, des manipulations, des intoxications,
inscrivent dans le panorama international leur cortège d’erreurs
et d’horreurs, de perversions et de corruptions.
N'hésitez
pas à contacter l'auteur : jafra842@orange.fr
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