La
Théorie du Yi-king qui est devenue celle du Yin/Yang.

La sagesse traditionnelle en
Asie comme ailleurs chez nous était d’abord non écrite. C’est Confucius il
y a 2500 ans environ qui a permis à ce que certaines sagesses soient écrites.
Il a cohabité avec le taoïsme et le bouddhisme et produit sur base des
sagesses anciennes les livres suivants :
le
Yi-king, Livre des Mutations (ouvrage
de divination)
le
Chou-king, Livre des Documents
le
Che-king, Livre des Vers
le
Li-king, Livre des Rites
le
Tchouen-tsieou, Les Printemps et les Automnes.
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Le Yi-king (King signifie la trame d'une étoffe. - ce qui ne varie pas - ainsi les livres contenant la Vérité
Yi figure un caméléon - Ce qui change, qui évolue en fonction des situations.
d'où la traduction de Yi King en "Livre des transformations" ou "Livre des mutations".
Le
yi-king est donc un livre très ancien qui fut rédigé pour ordonnancer et
comprendre le monde.
A partir
d'un système basique et binaire d'une grande simplicité, ce système de
recueils d'oracles établis par nos ancêtres offraient deux réponses possibles
: oui et non.
Le oui est représenté par
un trait plein (qui deviendra le yang) et le non par une ligne brisée (qui
deviendra le yin).
"Le ciel et la terre déterminent la direction. La montagne et le lac unissent leurs forces. Le tonnerre et le sont s'excitent l'un l'autre. L'eau et le feu ne se combattent pas. Ainsi les huit trigrammes sont mariés."



En
couplant les lignes continues et discontinues deux par deux on obtient quatre
couples de diagrammes qui préfigurent le Yin maximum, le Yang maximum et deux
états intermédiaires.
Disposition des Trigrammes selon "L'ordre antérieur au Monde"
attribuée à Fo Hi
Ordre "Intérieur au Monde attribué à Wen Wang source : http://perso.wanadoo.fr/pensee.sauvage/L2/yi%20king/ant_int.html
Le signe (1) Tchen, 1'Eveilleur correspond au printemps, suivi par la douceur du renouvellement du monde avec le signe (2) Souen. Souen a pour image, d'une part le vent qui dissout la glace rigide, d'autre part le bois qui se développe organiquement. L’action de ce trigramme est de faire que les choses se coulent en quelque sorte dans leur forme, se développent et croissent pour acquérir la forme préfigurée dans le germe. Puis on arrive alors au point culminant de l'année, la mi-été, qui correspond, dans la journée à midi C’est la place du trigramme (3)Li, ce qui s'attache, la Lumière.
La maturité des fruits et des récoltes et des moissons est représenté par le signe (4)K'ouen, la terre, le réceptif. La mi-automne intervient sous le signe du joyeux, (5)Touei, qui conduit 1'année à la maturité et à sa joie, comme le soir le fait pour le jour.
"L'hiver s'avance ensuite, dans le signe de l'insondable, K'an, situé au nord à, la place de la terre dans l'ordre antérieur au monde.(6) K'an a pour symbole le ravin. Les pensées retournent de la terre au ciel, au créateur, (7)Kien. Un combat se livre. Vient alors le travail qui consiste à engranger les récoltes. L'eau ne refuse aucun effort mais se tourne toujours vers les endroits les plus profonds, ce qui fait que tout afflue vers elle; de même, l'hiver dans le cycle de l'année et minuit dans celui du jour sont l'heure où l'on recueille."
(8)Le trigramme Ken, l'immobilisation, dont l'image est la montagne, contient un sens mystérieux. Ici, dans la tranquillité d'une profonde retraite, la fin de toutes choses est intimement liée dans la graine à un nouveau commencement. Mort et vie, trépas et résurrection sont les pensées qu'éveille la transition de l'ancienne année à la nouvelle.
Mais le cycle n'est pas à sens unique...
"Compter
ce qui passe, cela repose sur le mouvement en avant. Connaître ce qui vient,
cela repose sur le mouvement en arrière. C'est pourquoi le Livre des
Transformations à des nombres rétrogrades."
| Le « Grand Commentaire de Confucius nous précise :
CHAPITRE I 1. Les saints sages d'autrefois ont fait le Livre des Transformations de la manière suivante: Pour aider d'une manière mystérieuse les dieux lumineux, ils ont inventé les baguettes d'achillée. Ils ont attribué au ciel le nombre trois et à la terre le nombre deux et ils ont compté d'après eux les autres nombres. Ils ont contemplé les changements dans l'obscurité et dans la lumière et ils ont établi les hexagrammes d'après eux. Ils ont produit des mouvements dans le ferme et dans le malléable, et ils ont ainsi fait naître les différents traits. Ils se sont mis en harmonie avec la VOIE et sa VERTU et, en conformité avec elles, ont établi l'ordre de ce qui est juste. En examinant soigneusement et jusqu'au bout l'ordre du monde et en explorant la loi de leur propre nature intérieure jusqu'au centre le plus secret, ils sont parvenus à l'intelligence de la destinée. »
Chapitre II 2. Les saints sages d'autrefois ont fait le Livre des Transformations de la manière suivante: ils ont voulu suivre l'ordre de la loi intérieure et de la destinée. C'est pourquoi ils ont détermine la VOlE du Ciel et l'ont appelée: l'obscur et le lumineux. Ils ont déterminé la VOlE de la terre et l'ont appelée: le malléable et le ferme. Ils ont déterminé la VOlE de l'homme et l'ont appelée: l'amour et la justice. Ils ont combiné ces trois puissances fondamentales et les ont redoublées. C'est pourquoi, dans le Livre des Transformations, il y à toujours six traits pour former un signe. Les places (des traits) sont divisées en obscures et en lumineuses. Le malléable et le ferme s’y tiennent tour à tour. C'est pourquoi le Livre des Transformations comprend http://perso.wanadoo.fr/pensee.sauvage/L2/yi%20king/yiking.html |
Les
oracles de l’époque utilisaient comme les druides, des herbes comme
l’achillée le Yi king utilisait ainsi des baguettes d'achillée
voir aussi ici http://perso.club-internet.fr/suka22/YiKing/yiking03.html
"Il met en œuvre cinquante baguette – à l’origine c’étaient des tiges d’achillée considérée en Chine comme une plante sacrée – dont une savante manipulation permettait, en fonction du nombre de baguettes restantes, de déterminer la nature de chaque trait de l’hexagramme créé." Cette tradition perdure de nos jours en asie où on rencontre fréquemment des oracles avec leurs baguettes dans les rues...
Plus philosophiquement derrière ce système
Le Yi King est basé sur le principe des coïncidences significatives ( les inexplicables coïncidences de la vie. On retrouve ici l'idée que les évènements n'apparaissent pas au hasard et que ce système du yi king cherche a comprendre pourquoi,à 'apprendre à percevoir les transformations non écrites !
source :http://www.au-centre-du-pivot.ch/YiKing/YiKing.htm
La théorie
du Yin/Yang est l'alternance permanente de tout phénomène entre deux pôles
cycliques, dont l'un correspond à la lumière
et l'autre à l'obscurité.
Le Yin
et le Yang, de ce point de vue, sont deux phases d'un mouvement cyclique qui
s'oppose ou se transforme continuellement l'une en l'autre comme le jour
s'oppose à la nuit mais le jour cède sa place à la nuit et inversement, ou le
chaud s'oppose au froid mais le chaud cède sa place au froid et inversement.

Rien
n'est jamais entièrement Yin ou entièrement Yang car chacun porte en lui le
germe de l'autre symbolisé dans la figure du Taiji par les petits points noirs
et blancs respectivement dans la partie opposée.
Le Yang
se transforme en Yin et réciproquement, il n'y a donc pas de Yin sans Yang et
inversement comme il n'y a pas de jour sans nuit et inversement, le déclin de
l'un favorise l'ascension de l'autre.
Le Yin
donne naissance au Yang, et le Yang entretien le Yin.
Plus que Yin et yang, les débuts du yi-king, art
divinatoire et philosophie du monde
Les
interrogations des hommes, au fil du temps, se firent de plus en plus subtiles,
les réponses plus nuancées, et des combinaisons furent créées en dédoublant,
puis en triplant les traits formant ainsi les 64 Hexagrammes qui composent le
Yi-King (huit fois huit Trigrammes = 64 Hexagrammes).
Ces 64
Hexagrammes sont supposés symboliser tous les phénomènes possibles de
l'univers dépendant, en fin de compte, des deux pôles que sont le Yin et le
Yang.
Une
première classification s'établit à partir de l'observation des paysans qui
constatèrent l'alternance cyclique du jour et de la nuit.
Pour définir
que l'Est est Yang et l'Ouest Yin; il faut se référer à la cosmologie
chinoise qui établit les points cardinaux selon l'hypothèse que l'on regarde
le Sud et qui se retrouvait dans le cérémonial impérial qui voulait que
l'Empereur regarde ses sujet face au sud.
Dans
cette hypothèse
la
Gauche se trouve à l'Est
la
Droite à l'Ouest
la
Lumière monte au Ciel
l'Obscurité
descend sur Terre.
Ce qui
est en haut est Yang, ce qui est en bas est Yin.
Le Ciel
(où se trouve le soleil), l'Activité, le Jour, la Clarté, le Sud, le Temps,
l'Est, le Rond, la Gauche, l'Homme furent associé au Yang.
La
Terre, le Repos, la Nuit, l'Obscurité, le Nord, l'Espace, l'Ouest, le Plat ( ou
Carré), la Droite, la Femme furent associé au Yin.
C'est
l'Empereur chinois Fo-Hi au milieu du IIème millénaire avant notre ère, selon
la légende où l'Histoire le dispute au mythe, qui vit des analogies entre les
marques inscrites sur son corps et celles présentes dans le Ciel, figurées par
les constellations.
Il réalisa
la roue des Huit Trigrammes qui régissent les lois universelles, l'ordre du
monde, les phénomènes de la nature et l'homme à partir de cette observation.
Il
constitua la roue de façon que chaque Trigramme soit en rapport et en relation
avec un principe du monde physique et de la nature qui le symbolise
(le
Ciel, la Terre, le Tonnerre, l'Eau, la Montagne, le Vent, le Feu et le Lac)
ainsi
qu'avec une direction
et pour
quatre d'entre eux une saison.
Cette
roue, symbole universel du cosmos et de l'homme avec, en son centre, le Yin et
le Yang symbolisés par la figure du Taiji, qui signifie "les Confins du
Suprême", est entourée des Huit Trigrammes.