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Pour une fois, nous sommes en phase avec Les Césars. Le palmarès est assez correct. 4 récompenses pour Amélie (meilleur film, réalisateur, décors et musique). Pour l'actrice, je m'attendais à ce qu'elle ne l'ait pas. Trop de bonnes actrices au mètre carré, cette année. Ne boudons pas notre plaisir pour une fois que les Césars récompensent un film qui a eu du succès et pas celui que 20 spectateurs ont vu en France ! La semaine dernière, j'ai vu LA CHUTE DU FAUCON NOIR de Ridley Scott, toujours égal à lui-même, même produit par Jerry Bruckheimer. D'ailleurs, il n'a pas trop imposé sa patte, Ridley a pu faire ce qu'il voulait et il est difficile de dire le contraire. Même si le sujet est plutôt pas mal (il n'épargne pas les Américains loin de là, surtout lorsqu'ils se prennent pour des cow-boys…), le film souffre quand-même de quelques longueurs, mais esthétiquement ça tient la route. Et puis, il prouve aussi qu'après Pearl Harbour et cette épisode de la Somalie, sans parler de la tragédie du World Trade Center, ils n'ont toujours rien compris. Humilité, probablement un mot qui ne doit pas exister dans le vocabulaire américain. Un qui, par contre, ne connaît pas les longueurs, c'est OCEAN'S ELEVEN. Comment Soderbergh fait-il pour être aussi doué ? Il nous mène en bateau durant tout le film, et nous fait suivre l'intrigue comme si on était des acteurs de son propre film, brillant ! Et que dire de George Clooney et de Brad Pitt. Ils sont prodigieux dans ce film. D'ailleurs Robert Altman (dans le Première n°301 à paraître le 6 mars) a une parole assez sympa en disant qu'il est capable de rendre intelligent n'importe quel scripte "bidon" et d'élever le niveau avec une facilité déconcertante. Allez voir, ça vaut vraiment le détour. Par contre, MISSION CLEOPATRE, je ne sais quoi dire si le film est un festival de bons mots et d'acteurs très bien choisis, le film laisse perplexe. D'abord, on connaît l'histoire, mais de ce côté là, il y a quelques surprises. Chabat s'est "lâché" au niveau des parodies de films (voir les films de kung-fu, la guerre des étoiles et j'en passe…). Un petit mot sur JACKIE BROWN de Tarantino qui est passé la semaine dernière. Plutôt bien foutu même si le film aurait gagné à perdre 15'. Mais, le cinéma de Quentin est jubilatoire même lorsqu'il s'assagit. Et que dire de la leçon de montage qu'il nous donne à la fin du film lorsqu'il montre la même scène vu sous trois angles diférents. Ah, vivement KILL BILL ! Rafaël © Le Cinéma de Jean Reno - 4 Mars 2002
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