comportement du condamne a perpetuite et aide a la remise a l'ordre

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Vie du prisonnier

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Comportement du condamne a         perpétuité et aide a la remise a l'ordre

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Aspect philosophique de la justice

Pourquoi condamne-t-on a perpétuité? une remise a l'ordre social

Le système carcéral : apprentissage de l'ordre ou de la révolte ?

Pourquoi fait-on des remises de peine ?

Conclusion

Définitions

Livre d'or


  • Vie du prisonnier
    Depuis le decret du 08/12/1998, le prisonnier doit se laver au moins 3 fois par semaine.
    Il peut aller se promener a l'air libre pendant une heure. Ce n'est plus une obligation mais un droit. Meme chose pour les detenus en cellules disciplinaires, de confinement ou d'isolement mais ils vont alors dans une zone speciale, en general petite et grillagee.
    Les cellules, ou les detenus passent le plus clair de leur temps, sont le plus souvent de 9m2.  Elles sont individuelles (solitude) ou partagees (probleme d'intimite).

  • Politique volontariste
    Le 18 septembre 1981, Robert Badinter et François Mitterrand ont fait voter l'abolition de la peine de mort a l'Assemblée nationale (369 voix) malgré que les français désiraient la conserver pour les crimes graves. En 1985, débute une politique volontariste des ministères de la Culture et de la Justice, toujours sous l'investigation de Mr Robert Badinter :
  • suppression des quartiers de haute sécurité
  • suppression du port du costume pénitentiaire
  • autorisation de téléphoner a l'extérieur de la prison
  • on peut fumer dans les mitards (cellule disciplinaire).
  • les parloirs libres sont instaures
  • la télévision dans les cellules est installée le 15 décembre, moyennant 100 a 300 francs par mois de frais de location.
    Mr Badinter veut enfin faire en sorte que la prison s'ouvre sur l'extérieur. Il affirme d'ailleurs, dans
Le Monde des débats de juin 2000, que plus ce lieu d'enfermement s'ouvre au regard extérieur, plus vous avez des chances qu'il s'améliore. Plus de droits et de libertés sont donc offerts.
  •     Les détenus peuvent écrire tous les jours et sans aucune limitation et recevoir des lettres de toute personne mais, pour certains prévenus, le magistrat charge du dossier de l'information peut interdire ou suspendre certaines correspondances et demander la communication des lettres aux fins de contrôles.   
    Quant aux condamnes, l'établissement peut contrôler les correspondances a l'arrivée comme au départ. Le chef d'établissement peut interdire tout échange de lettres avec des personnes autres que le conjoint et les membres de la famille lorsque cela peut nuire a la réadaptation sociale du détenu ou a la sécurité et au bon ordre de l 'établissement ou contenir des menaces précises contre les personnes. Les détenus peuvent écrire sous pli ferme a leur défenseur, aux autorités administratives et judiciaires françaises dont la liste est fixée par le ministère de la justice. Ils peuvent également écrire a l'aumônier et aux travailleurs sociaux de leur lieu de détention.

    La durée et le moment des visites sont fixées par le règlement intérieur de l'établissement et soumis a l'approbation de l'administration centrale. Celle-ci veille notamment a ce que les prévenus soient visites au moins trois fois par semaine et les condamnes au moins une fois. Les visites ont lieu en principe dans un  parloir sans dispositif de séparation, quel que soit le type d'établissement. Le responsable de la prison peut décider que la visite aura lieu dans un parloir avec séparation dans 3 cas limitatifs :
  • s'il existe des raisons graves de redouter un accident
  • en cas d'incident au cours de la visite
  • a la demande du visiteur ou du visite.
Sauf autorisation spéciale, le détenu et ses visiteurs doivent s'exprimer en français. Excepte lors des entrevues entre avocats et détenus, un surveillant est présent au parloir. Il doit pouvoir entendre la conversation et veiller au bon déroulement de l'entretien. Tout incident survenu a l'occasion d'un parloir est signale pour savoir si l'autorisation est accordée ou doit être supprimée ou suspendue. L'octroi des parloirs intimes (unités de visites familiales) est a l'étude en France.
  •      Des permissions de sortie peuvent être accordées, a l'occasion d'un événement familial ou pour faciliter la réinsertion future du condamne. Elles ne concernent pas les personnes faisant l'objet d'une période de sûreté
  •       Enfin, une sécurité sociale est mise en place pour la maladie et la maternité mais il n'y a pas d'assurance chômage. La sécurité sociale est attribuée a la famille du prisonnier travailleur. Le travail effectue en prison est pris en compte pour les droits a la retraite. A sa sortie, le détenu peut bénéficier des allocations de chômage. Depuis le premier janvier 1981, le détenu travailleur bénéficie également de l'assurance veuvage. 

  • Le travail et les formations
    Le travail en prison n'est plus une obligation pour les condamnes depuis la loi du 22 juin 1987. L'administration cherche a promouvoir le travail en prison. On remarque d'ailleurs une augmentation sensible depuis 10 ans. Le travail est a présent une liberté. D'autant plus que cela permet aussi de capitaliser des mois de liberté.

    L'Administration Pénitentiaire cherche aussi a multiplier le nombre d'entreprises fournissant un emploi aux détenus. Mais celles-ci sont réticentes devant cette sous-traitance un peu honteuse. En 1995, sur 53 milles détenus, 22 milles travaillaient dont 10 milles pour le compte d'entreprises privées.

    Le travail est l 'occupation principale de 40% des détenus en France. Il est régi par le code de procédure pénale donc les détenus n'ont pas le statut de salaries. Les salaires sont mis sur un compte qu'il est possible de débiter selon les besoins.

    Le travail permet avant tout d'améliorer l'ordinaire en donnant aux détenus la possibilité d'acheter des cigarettes, de louer une télévision, etc. Mais le problème est la très faible qualification des détenus et l'illettrisme très répandu.   
     
    Les détenus ne signent aucun contrat de travail : ils vivent dans une sorte de non - droit.

    Finalement, le travail en prison est le seul moyen de réinsertion des détenus.
    On distinguent 4 types de travail en prison :

  • Le service general (entretient de l'établissement) : cuisine, distribution des plats, entretient, etc. ; rémunère  faiblement (~720 F/ mois en 1993). 6 900 détenus environ sont concernes.
  • Travail en concession (entreprises privées) : travail le plus manuel et le moins qualifie, répétitif ; rémunéré 1290 F/ mois en 1993. Environ 10 000 détenus concernes.
  • Travail pour la R.I.E.P. (Régie Industrielle des Établissements Pénitentiaires). C'est une division de l'Administration Pénitentiaire chargée d'assurer l'emploi des détenus ; rémunéré environ 1870 F/mois
  • La formation professionnelle etait rémunérée environ 1450 F/ mois en 1993. En 1995, 615 actions de formation professionnelle etaient assurées en milieu carcéral, devant toucher 14 000 détenus dans des domaines et des niveaux aussi divers que la lutte contre l'illettrisme, l'alphabétisation, le bâtiment, les métiers de l'audiovisuel, le travail agricole ou la préparation a la sortie. Elle est financée a 80% par le ministère du travail.

Robert Badinter

  • Enseignement
  • Le niveau d'étude et la qualification des détenus sont plutôt faibles pour la plupart.

  • L'illettrisme en prison prend une grande place :
    L'enseignement en prison a donc pour but majeur de lutter contre l'illettrisme. Ainsi, l'éducation Nationale a mis a disposition 303 enseignants a plein temps et 700 vacataires  qui dispensent 340 milles heures sur l'année scolaire.
   
    L'enseignement primaire est assure dans tous les établissements. Tout détenu peut demander a poursuivre des études par correspondance et passer des examens.

  • Actions culturelles et sportives
    Des photographes, des comédiens, des écrivains, des musiciens, des peintres,etc. interviennent dans les prisons. Des bibliothèques, des télévisions (1985), la presse (1971), la radio (1974), des vidéos,etc. sont a disposition des prisonniers. Ils peuvent participer ou voir des spectacles, des ateliers, du cinéma, du théâtre,etc. pour s'ouvrir l'esprit et séduire les juges. Les D.P.S (Détenus Particulièrement Surveilles) ont droit a la même culture.
  • En 2000, 25 millions de francs etaient donnes pour des activités socio-éducatives et 28 millions en 2001.
  • 15 personnes sont chargés de missions par les régions.
  • 241 bibliothèques sont mises en places dont 176 en accès direct avec un budget d'acquisition de 20 a 50 mille francs par an pour une maison d'arrêt de 100 détenus.
  • 603 aumôniers de toutes confessions
  • 113 salles de spectacle
  • Installation et encadrement sportif. La pratique d'un sport est autorisée dans une moyenne de deux a trois heures par semaine.
  • Les ateliers d'expression artistique sont réserves aux centres de détention les plus importants
   
  • Nouvelle politique volontariste
    En 2001, le Premier ministre Lionel Jospin a débloque 10 milliards de francs pour la réinsertion des prisonniers. "Les détenus doivent conserver des droits de citoyens, dit-il. Il a aussi estime que l'insertion sociale lors du retour a la liberté doit être la préoccupation majeure car dans la très grande majorité des cas, le temps de l'enfermement n'est qu'un passage. Ces orientations seront précisées dans une grande loi pénitentiaire, qui devra être présentée en Conseil des Ministres par Marylise Lebranchu", Garde des Sceaux. "Mais le Premier ministre souhaite aller plus loin et débloquera 10 milliards de francs dans les six ans, qui assureront la mise aux normes de l'encellulement individuel et la rénovation de l'ensemble des petits et moyens établissements pénitentiaires." Les travaux doivent être achevés dans les 10 ans. [Dossiers et document 295 B]

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