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Partir à la recherche de nos ancêtres ressemble à faire un voyage en naviguant sur un
grand fleuve. Nous voyageons en admirant la beauté des plaines et des montagnes qui
bordent ses rives. Ainsi en parcourant le temps vers la découverte de nos ancêtres, nous pouvons admirer dans toute sa splendeur les grands espaces, qui pour cette circonstance sont devenus l'histoire, celle de nos valeureux pionniers qui ont traversé l'océan apportant
dans leurs bagages la force de leur foi et de leur courage, jusqu'à celle de nos plus proches ancêtres. Ils ont de leur labeur construit un nouveau pays.
Alors larguons les amarres... partons en voyage pour naviguer, non pas sur l'océan
Atlantique pour traverser jusqu'en Nouvelle-France, mais bien entendu nous allons voguer
sur d'autres vagues, en parcourant les méridiens sur les pages de la grande toile. Avant de partir, déroulons le parchemin pour connaitre le parcours de notre voyage dans l'histoire.
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vers 1800 jusqu'à aujourd'hui
C'est en 1987 que parait un livre sous le titre de "St-Joseph de Mékinac,
cent ans d'histoire en r'montant la rivière", un siècle venait
de s'écouler depuis la fondation du village de mes jeunes années. Ma famille immédiate
y avait déjà bien rempli ses pages d'histoire. C'est en 1915 que mes grands-parents
Hormidas Boisvert et Maria Anney Boisvert ont fait l'achat d'une propriété située de l'autre coté de
la rivière Mékinac. Pendant quatre ans, jusqu'en 1919, année de la construction d'un pont couvert, la famille Boisvert devait traverser la rivière soit à gué et sur la glace en hiver , ou le plus souvent avec un chaland qui servait de lien entre les deux rives.
![]() Pont couvert sur la rivière Mékinac construit en 1919. Au cours de l'hiver mon grand-père Hormidas Boisvert fait une coupe de bois sur ses terres pour permettre la construction du pont. En 1958, ce pont couvert de couleur rouge fut remplacé par un autre fait de bois et d'acier.
Mes proches ancêtres ont vécu surtout avec le fruit du travail de la terre, de la forêt, de la forge, et sans oublier la profession de marchand. Nous les retrouvons dans les villages de St-Barnabé, St-Paulin, St-Sévère, Ste-Flore et Yamachiche, ces lieux étant tous situés dans la région de la Mauricie. ![]()
Vers 1900, dans le rang St Joseph à St-Barnabé,
maison ancestrale de mes arrières grands-parents
Thomas Gélinas et Adéline Gélinas. La maison était
spacieuse et très belle, remarquons qu'à cette époque il n'y avait pas de
ces fils électriques pour gacher la vue d'un magnifique paysage.
A partir de 1840 jusque vers 1930 le Québec subit une importante saignée démographique provenant de l'exode de 900,000 citoyens qui partent pour aller travailler aux Etats-Unis. De ce nombre figurent mes grands-parents Boisvert qui vont y passer une année, soit peu de temps après leur mariage en juillet 1904, alors que la famille entière de mes arrières grands-parents Pierre Hudon Beaulieu et Sophie Bournival vont faire un séjour de 5 années dans ces villes de la Nouvelle Angleterre qu'on appelait les "petits Canada", ainsi désignés parce qu'y vivaient déjà de nombreux Canadiens Français qui avaient fondé des paroisses avec leurs écoles françaises et vivaient selon leurs us et coutumes tout comme leurs compatriotes Canadiens. Des membres de cette dernière famille
sont demeurés aux Etats-Unis, ils sont devenus des Franco-Américains.
Dans son oeuvre intitulée
"Les Franco-Américains de la
Nouvelle-Angleterre, rêves et réalité", Yves Roby raconte parfaitement
bien les faits historiques de ces Canadiens Français qui au cours de cette période ont vécu chez nos
voisins du sud et aussi de ceux qui sont devenus par ces circonstances citoyens des Etats-Unis.
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Chacun de nos ancêtres a une histoire bien particulière qui lui appatient, les archives recèlent de nombreux documents qui permettent de raconter leur vie depuis leur arrivée en Nouvelle-France. Parfois les archives révèlent des documents permettant de connaitre l'histoire de nos plus lointains ancêtres qui vivaient en France bien avant le peuplement de la colonie française en Amérique. |
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période précédente à 1800
Le port de La Rochelle en France fut témoin du départ plusieurs de nos ancêtres pionniers pour la Nouvelle-France. Beaucoup d'entre eux se sont engagés pour venir travailler au pays, ils ont fondé des familles et y sont demeurés, d'autres sont partis de France en ayant la ferme intention de s'établir dans le nouveau monde. Mes ancêtres ont fait l'histoire de leur patrie d'adoption, la Nouvelle France, nous retrouvons plusieurs d'entre-eux parmi les soldats du régiment de Carignan ou les "filles du Roi" dont plusieurs d'entre elles étaient orphelines, elles sont devenues les pionnières de nos familles. Les descendants de ces pionniers se retouvent maintenant non seulement au Québec mais partout en Amérique.
Voici à leur sujet, ce qu'en dit l'auteur français
Johnny Montbarbut dans son
oeuvre intitulée "Si l'Amérique française m'était contée."
Lors de leur arrivée en Nouvelle-France, ils s'établissent sur les bords du majestueux
fleuve St-Laurent, entre autre à Québec, Sillery, Trois Rivières, Cap de la Madeleine,
l'Ile d'Orléans, Beaupré, Chateau Richer. De là ils ont fondé d'autres villages dont
Rivière Ouelle, Batiscan, Yamachiche, Ste-Croix de Lotbinière, Cap Santé, Neuville,
St-François-du-Lac, Sorel, Montréal, et Laprairie.
Le développement de la colonie française en Amérique a ateint son apogée vers 1750, le
territoire sous la domination française incluait alors le Canada actuel jusqu'aux Rocheuses,
la région des Grands Lacs, les vastes étendues de terres de chaque coté du Mississipi
s'étendant à partir des 13 colonies de la Nouvelle-Angleterre jusqu'aux Rocheuses et au sud
jusqu'en Louisianne. D'autres parmi mes ançêtres venus de France se sont établis en Acadie,
Grand-Pré et Port-Royal étant chacun chef-lieu pour la communauté Acadienne. En 1708, le
dernier gouverneur français d'Acadie, Daniel Auger Sieur de Subercase,
écrivait ce qui suit:
L'histoire de cette déportation a inspiré le roman "Evangéline", sous
la plume de Henry Wadsworth Longfellow, publié en 1847, soit
quatre-ving-douze ans après les événements. Son oeuvre écrite en anglais fut traduite
subséquement en plusieurs langues. De leur lieu d'exil en Nouvelle-Angleterre, après la
fin des conflits entre la France et l'Angleterre, mes ancêtres Acadiens, déracinés de
leur terre natale, sont venus s'établier dans la région de la Mauricie.
En parcourant notre voyage dans le temps, parmi mes ancêtres, nous rencontrons Catherine de Baillon,
arrivée en Nouvelle France en 1669 avec un contingent des "Filles du Roi", elle est orpheline de son père, descendante de familles Nobles de France. C'est en suivant la trace de ses ancêtres, que nous découvrons les paysages grandioses de l'histoire de la France médiévale et même de l'Europe toute entière en passant par Bysance et par la fondation de l'Etat Russe.
Son histoire nous est racontée dans l'oeuvre de Raymond Ouimet et Nicole Mauger intitulée: Catherine de Baillon, Enquête sur une fille du roi.
Et nous poursuivons notre voyage sur le fleuve du temps en admirant le paysage de l'histoire de la France. Notre voyage nous conduit jusqu'au début de la période médiévale, nous allons faire escale dans cette rade lointaine. |
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© Texte de Jean-Pierre Boisvert.
Les noms des ancêtres qui font l'objet de ce résumé historique se retrouvent en suivant le lien fait
pour mon fichier de généalogie avec Geneweb.org indiqué plus bas dans cette page
Avec un peu de chance, en parcourant ce fichier de généalogie, beaucoup d'entre-vous pourront découvrir des ancêtres dont nous partageons la descendance. |
Page mise à jour le 15 mars 2007
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