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Jonathan regarda
l’assiette que la serveuse venait de déposer sur la table.
- Heureusement que je suis
bien payer, dit-il une fois la serveuse éloigner.
Les trois autres partirent
à rire pour approuver son commentaire.
- Ne vous en faites pas,
répondit Kevin, la semaine prochaine nous allons recevoir une
cargaison de
nourriture américaine.
L’équipe d’Isla Guards
avait décidé de prendre une pause avant que le
gouvernement vienne inspecter
leur poste de garde. Oliver, Kevin, Jonathan et Marc avait
décidé d’aller
casser la croûte dans un restaurant de style fait maison
où tous les employés
sont de la même famille. Malgré le commentaire de Jonathan
Morta, ils
appréciaient la nourriture. Depuis cinq ans, ils venaient tous
manger la
nourriture d’Amérique du Sud dans ce petit restaurant. Ils
connaissaient tous
les employés de la place. Ils avaient même
développé une petite amitié. Kevin
regarda sa montre. Dans cinquante-trois minutes le représentant
du gouvernement
allait rendre une visite à l’équipe dans leur poste de
garde. Ce n’était pas
inhabituel car à tous les ans il y avait une visite. Mais cette
fois il n’y
avait pas que le représentant. Un visiteur qui
s’intéressait au travail qu’Isla
Guards exécutait. C’est ce qui rendait Kevin intrigué.
- Je n’aime pas le visage
que tu as, dit subitement Jonathan.
Kevin sorti de sa bulle.
- Pardon ?
- Je n’aime pas le visage
que tu as, répéta Jonathan. Tu as la même à
chaque fois que vous allez sur une
des deux îles.
- C’est à propos de la
visite tout à l’heure.
- De quoi t'inquiètes-tu ?
Ce n’est que de la routine.
- C’est seulement la
personne de plus qu’il y aura.
- D’après toi qui est
cette personne ?
- Je sais qu’il est
américain … c’est tout.
Jonathan fit un signe de
tête
- Ça sera l’occasion de
nous refaire en matériel, dit ce dernier.
- Je l’espère. Mais
n’oublie pas que nous n’avons pas intercepté personne depuis
trois mois. Je ne
crois pas qu’ils vont fermer notre bureau mais c’est plusieurs dollars
en jeu.
Ils parlent déjà de couper nos salaires, alors
rajouté du matériel …
- Mais combien de vie
crois-tu que nous avons sauvé en cinq ans ? Et je ne crois pas
que ce soit
fini. Le monde parle encore de ces îles et des animaux qui y
habitent. Notre
travail est loin d’être terminé.
- Tu as raison, Jo.
Mangeons maintenant.
Le reste du repas se fut
en rigolade. Jonathan n’avait pas vue Kevin rire depuis longtemps.
De retour à la base, tout
le monde se met à son poste. Kevin entra dans son bureau et
commença à rédiger
son rapport. Dix minutes plus tard Un groupe de trois personnes se
présenta à
la porte. De l'image vidéo de la caméra de surveillance,
Kevin n’avait reconnu
que le représentant. Qu’en aux deux autres individus, Bay
supposa que c’était
l’invité spécial et le ministre de la défense du
Costa Rica.
- Bonjour monsieur Cortez,
dit Kevin d’une voix de bonne humeur dans le microphone. Je vous ouvre.
Il appuya sur le bouton,
mit son veston et sorti de son bureau. Il était vêtu d’une
paire de jean
propre, de soulier de course, une chemise jaune perle et un veston
bleu.
C’était son habillement de tous les jours. Il était assez
propre et il se
présentait comme un homme sérieux. Il devait être
crédible comme chef du
commando. Il passa devant tout le monde en leur disant que les patrons
étaient
là et de rester le plus sérieux possible. Il soupira en
se rappelant les mises
en scène de Oliver et Marc. Kevin entra dans le hall
d’entrée.
- Bonjour messieurs,
dit-il en jeta un rapide coup d’œil à tout le monde.
Son regard s’arrêta sur le
troisième homme. Son visage lui rappela quelqu’un de son jeune
temps mais il
n’avait pas le souvenir de son nom.
Cortez lui présenta tout
le monde.
- Kevin Bay, je vous
présente le ministère de la défense, dit-il en
pointant de la main l’homme de
gauche.
Il était en habit militaire.
Un homme assez vieux, Kevin l’avait déjà vue au palais de
justice cinq ans
auparavant, quand il alla présenter son projet Isla Guards. De
l’interrogation
passa dans la tête de Kevin à propos de sa présence
à la base. Quoi qu’il en
soit, ses questions auront réponses plus tard. Kevin regarda
l’homme de droit.
Habillé assez modestement : chemise bleu et paire de jean;
son visage
l’agaçait vraiment beaucoup.
- Et voici le célèbre
paléontologue, Alan Grant.
Kevin resta figé pendant
quelques secondes.
Alan Grant; l’idole de
Kevin du temps qu’il était étudiant. Il se sentait
gêné de ne pas l’avoir
reconnu tout de suite. Il l’avait oublié depuis qu’il est revenu
d’Isla Nublar,
il n’y pensait plus. D’ailleurs il y a des tas de chose auquel il ne
pensait
plus : sa famille, ses amis, ses ambitions, ses rêves … sa
vie. Il ne
pensa plus à rien. Il ne fut plus rien. Mais il devait jeter la
faute sur
lui-même …
Ses pensées furent interrompues
quand Grant lui tendit la main. Kevin lui serra la main en disant
à quel point
il était heureux de le voir ici.
- Le Dr Sattler m’a parler
de toi Kevin … je peux te tutoyer ?
- Il n’y a aucun problème,
Dr Grant.
Impressionné ! Kevin était
simplement impressionné.
- Ils sont ici pour une
raison précise, expliqua Cortez. Le Dr Grant est
intéressé par l’idée que vous
avez eue et il a insisté pour visiter votre installation.
- Je suis touché, ajouta
Kevin.
- Le ministre de la
défense est là pour vérifier la capacité de
votre équipement et l’évaluation de
votre demande de nouveaux matériels.
- Je suis ici pour
vérifier si ce que vous avez demandé en vaut la peine.
Votre budget n’est pas
illimité, donc nous devons savoir comment vous déboursez
les sept cent milles
dollars américains que vous avez à chaque année.
- Il y a aucun problème.
Commençons la visite.
Kevin glissa une carte
magnétique dans la fente et composa un code numérique de
cinq chiffres. La
porte s’ouvrit.
- La sécurité est
importante pour l’organisation que nous avons. Nous avons chacun notre
carte
magnétique de plus notre code qui est individuel. Nous en avons
un par carte.
En arrière de la porte,
les visiteurs découvrirent la salle de contrôle. Une salle
d’ordinateurs. Des
fils dépassaient du plafond et il y en avait qui traînait
sur le plancher. Il
n’y avait aucune fenêtre. Le seul éclairage qui y avait
venait des néons
accrochés sur les murs. Comme décoration, des plans de la
côte pacifique du
Costa Rica, de Isla Nublar et de Isla Sorna, ainsi que des
tracés de route
aérienne et maritime. Dans le mur de gauche trois portes
donnaient à des salles
différentes. Sur le mur central un écran géant
plat donnait une image qu’il y
avait sur une des ordinateurs. Ça ressemblait à une
image, vu de satellite, d’Isla
Nublar. Entre le mur central et le mur de gauche une plante
artificielle y
était accotée.
- Comme vous voyez,
commenta Kevin, la décoration y est pauvre. Nous limitons
vraiment le budget
dans le nécessaire.
- Je vois, dit le
ministre. Et votre équipe ?
Kevin présenta chaque
membre de son équipe. Il commença par le plus
proche : Jonathan Morta.
- Jonathan Morta, le
surveillant en chef et le responsable de l’équipement
électronique et
informatique. C’est-à-dire : ordinateurs, système
GPS, système de
communication radiophonique, système complet de
météorologie de la région, pour
prévoir la température et savoir combien de temps il nous
reste avant une
tempête, le système de surveillance de la base, etc. Il va
vous expliquer plus
en détails le fonctionnement des ordinateurs devant lui.
Les visiteurs se tournèrent
face aux écrans. Il y en avait trois. Jonathan commença
son explication :
- Sur le premier écran,
nous avons une vue de haut grâce à un satellite de
l’espace. Pour l’instant
c’est Isla Nublar. Vous pouvez voir en plus grand sur l’écran
plat derrière
vous.
Jonathan appuya sur une
touche et l’écran montra Isla Sorna.
- Maintenant voici le Site
B, ou Isla Sorna.
Les visiteurs firent un
signe de tête. Jonathan appuya sur la même touche. La
côte du Costa Rica
apparut sur l’écran.
- Voici la côte du pays.
C’est le rapprochement maximum que nous avons.
- C’est quand même assez
détaillé, commenta monsieur le ministre.
Il se retourna vers
Jonathan en attendant une réponse de sa pare. Jonathan se
contentant de
continuer la visite de son poste de travail en parlant de ce que le
deuxième
écran présentait. Ils virent tous que l’écran
était divisé en plusieurs parties
et ils montraient, pour la plupart, des pourcentages. La partie du
milieu
représentait une carte de la partie ouest du Costa Rica.
- Cet écran présente les
prévisions météorologiques. Ces renseignements
nous parviennent directement du
bureau de Météo du Costa Rica. C’est assez fiable, je
dirais, pour ce que nous
avons besoin de savoir.
Morta remarqua que le
ministre avait peu d’intérêt pour ce renseignement, alors
il passa au dernier
écran.
- Celui-ci, s’occupe du
repérage GPS.
Jonathan pitonna un code
sur son écran. L’écran se changea et les visiteurs se
penchèrent sur celle-ci.
Il vit tout d’abord un plan du Costa Rica, suivit d’un zoom sur la
côte ouest,
ensuite vers la partie centrale et enfin sur Puerto Cortés. Un
point rouge
clignota.
- Ce point rouge, expliqua
Morta, c’est ce téléphone que vous voyez à
côté de moi.
Jonathan pointa son
téléphone.
- Dans ce cas,
continua-t-il, je peux suivre toute l’équipe peut importe
où elle se trouve sur
la planète, même sur une des deux îles.
- C’est très bien,
approuva le ministre.
- Et nous n’en avons pas
seulement sur nous mais sur les véhicules de mission aussi.
Jonathan re-pitonna sur le
clavier. L’écran fit le même numéro mais au-dessus
de Isla Nublar. Un autre
point rouge clignota.
- Ce point rouge, continua
Morta, c’est le Hummer que nous utilisons sur Isla Nublar quand nous y
allons.
- Quand vous dîtes
‘’nous’’ vous parlez de vous quatre ? demanda le ministre.
- Non ! répondit Kevin.
Monsieur Morta est le seul qui reste à la base. De cette
façon il est en mesure
de nous surveillé et de veiller sur nous, en quelque sorte.
- Et si vous n’êtes pas
là, ou quand vous dormez, qu’est-ce qui se passe ?
- Il y a une sorte de
pilote automatique, commença à expliquer Jonathan. Le
satellite est programmé
pour nous avertir, à l’aide d’une sirène, en pleine nuit,
ou d’un signal quand
nous sommes à l’extérieur. Si le satellite voit un bateau
s’approcher trop
prêt, il crie. Finalement c’est comme si j’étais
là, à la différence qu’il
avertie seulement en ‘’extrémisme’’, c’est-à-dire que
seulement quand une
embarcation touche presque à l’île; et si un nuage bloque
la vue, il agit comme
moi, c’est-à-dire qu’il ne voit rien. Ceci cause un
véritable problème.
- Je comprends, dit le
ministre. À part de cela je vois que c’est très bien
surveillé.
- Avez-vous des questions
? demanda Kevin.
- Pas à propos de cela,
non.
- Moi oui, dit le Dr
Grant. Pourquoi ne pas faire exploser les îles ?
- La réponse est simple,
répondit le ministre. Le ministère de l’environnement
nous l’interdit. Nous ne
pouvons pas détruire un lieu faunique où vit des animaux,
peu importe l’espèce.
- Très bien, répondit
Grant. Votre explication est claire.
- Maintenant vous êtes
d’accord à ce que nous passons au responsable des
véhicules ?
Tout le monde répondit oui
avec un signe de tête. Oliver Wolf se leva en serrant la main de
tout le monde.
- De combien de véhicules
disposez-vous ?
- Nous disposons de 6
véhicules en tout. Soit : un hélicoptère
Dauphin 5A 365 N. Sa capacité de
passagers est de huit. Il peut y avoir un seul pilote ou deux, il n'y a
aucuns
problèmes. Il est posté dans la cours, nous nous en
servons pour nous rendre
sur les îles ou pour intercepter un bateau ou un avion. Nous
possédons
également un bateau. Un Glastron Aventura-235, d’une longueur de
26 pieds.
Pratique en cas d’urgence, ou aussi pour nous rendre sur une des deux
îles ou
intercepter un bateau se dirigeant sur l’une d’entre elles. Nous sommes
déjà
servit quand l’hélicoptère était sur Isla Sorna et
que nous devions nous rendre
sur Isla Nublar.
- Qui est-ce qui s’occupe
de les entretenir ?
- C’est également mon
travail.
Le ministre fit un signe
de tête en indiquant qu’il avait compris.
- Les véhicules sur les
îles sont tous des véhicules à quatre roues,
continua Wolf. Sur Isla Sorna et
Isla Nublar nous possédons un Dodge Durando. Tous deux
modifiés selon les
besoins. Très sécuritaire, ces véhicules
possèdent une carrosserie modifiée
prévue pour recevoir des chocs violents. Pour des explorations
de nuit, elles
sont dotées de lumières perfectionnées à
quartz. Il y a des civières à
l’arrière et un nécessaire de premier soin. Ils sont de
couleur verte forêt,
histoire de camoufler un peu, et nous y avons ajouté une ligne
oblique de
couleur rouge. Cette ligne empêche que les gros herbivores nous
attaquent.
- Ils ont peur de cette
ligne ?
- Nous ne savons pas
exactement s’ils ont peur mais depuis que nous avons ça leur
comportement
envers nous est moins agressif. Nous avons su récemment que John
Hammond
utilisait le même procédé pour ses véhicules.
- Et les deux autres
véhicules ?
- Sur Isla Nublar, en plus
du Durango, il y a un Hummer. Il a les mêmes
caractéristiques, les mêmes
couleurs. C’est pratique d’avoir deux véhicules, car nous
pouvons nous séparer
pour retrouver les ‘’fautifs’’ que nous devons chercher plus
rapidement. Sur
Isla Sorna, nous possédons une Subaru Impreza WRX Wagon. Un
véhicule tout
terrain, petit et léger. Car sur le Site B les chemins sont plus
étroits, donc
un gros véhicule serait presque inutile. La Subaru a les
mêmes couleurs que les
autres, carrosseries aussi renforcées, il contient un
nécessaire de premier
soin, lumières pour la nuit également valable. Son coffre
ne contient pas de
civière mais il possède un nécessaire d’escalade
et de camping. Et tous les
véhicules sont électriques. Ils fonctionnent à
batteries et à l’énergie
solaire. La durée des batteries est de douze heures. De cette
façon, nous ne
polluons pas et nous ne dérangeons pas le climat des animaux.
- Pour résumer, dit le
ministre, deux véhicules par îles et deux véhicules
pour vous y rendre; et ces
véhicules fonctionnent sans carburant. Les routes sont en bonne
condition ?
- Martin Guiterrez a fait
dégager les routes et reconstruit des ponts pour les trous qui
s'y sont formé
avec le temps pour aider au passage des véhicules. Nous pouvons
facilement nous
déplacer.
Il réfléchit pendant
quelques secondes. Grant interrompu le silence.
- Le dernier membre de
l’équipe, il s’occupe de quoi ?
Marc Shaftner se leva et
serra la main à tout le monde en se présenta.
- Marc Shaftner,
spécialiste des armes et matériels. Comment allez-vous ?
Marc avait déjà préparé un
document qu’il distribua aux trois visiteurs. Le document
présenta des croquis
les outils qu’il avait designer. Il commença l’explication :
- J’ai pris des armes
existantes et je les ai modifiées pour notre
sécurité. La première page c’est
le modèle ME-PP-CT. Un petit pistolet à balles
explosives. Il décharge à la
fois du PP-7 et du Colt, qui sont principalement relié dans ce
petit modèle
très original. Nous en possédons trois, donc un chacun.
Sur la deuxième page,
nous avons un ME-12.45. Comme vous pouvez le voir cette arme ressemble
à un
calibre douze coupé, à la différence que
celle-là est portative, très maniable
et surtout très destructrices. Il est utilisé seulement
sur les îles. Nous en
avons une par île. La troisième page montre notre arme la
plus puissante que
nous avons. Le ME-30-06-GR est un lance grenade ainsi qu’une carabine
longue,
d’une porté très puissante. Pratique pour nous
défendre contre des gros
prédateurs.
Le ministre sembla un peu
contrarié. Kevin s’en inquiéta un peu.
- Nous en avons seulement
une comme cela avec nous, continua Wolf. La page suivante vous montre
une de nos
grenades. Le modèle ME-GRENADE.FRAG est une grenade de
fragmentation avec
minuterie à quatre explosions avec lesquelles on touche une plus
grande surface
cible.
Cette fois, la réaction du
ministre ressembla à un air choqué. Marc se demanda
où était le problème.
- Nous avons aussi deux
autres armes de pointe portatives, continua-t-il. Le ME-MAGNUM-12.5 et
le
ME-PP-CT. Ce sont des petits pistolets, très efficaces. Nous en
avons chacun un
modèle de chaque. Balles explosives, un zoom disponible sur le
ME-MAGNUM-12.5.
- Des armes avec une aussi
grande puissance de feu est-il aussi nécessaire ? demanda le
ministre.
Shaftner sembla surpris de
la question.
- C’est déjà très dur
d’abattre un éléphant qui pèse 3 tonnes,
répondit-il avec un ton un peu
arrogant. Il y a des dinosaures qui ont dix fois ce poids. Et de plus,
les
dinosaures meurt lentement, jusqu’à qu’ils n’aient plus de sang.
Pendant ce
temps, ils foncent droit sur vous et pensent encore à vous
dévorez. Notre
sécurité est très importante. La perte de vie
humaine fut réduite à zéro grâce
à ces armes. Alors je dirais que Oui ! Cette aussi grande
puissante de feu est
nécessaire.
Kevin regarda Marc avec un
gros air d’étonnement. Il devina que Kevin voulait dire que les
chances que la
défense leur donne plus d’argent devenaient de plus en plus
minces. Il se
contenta d’hausser les épaules pendant que le ministre regarda
Cortez et Grant.
Jonathan et Oliver se regardèrent et retournèrent
à leur écran d’ordinateur. Le
silence dura dix secondes. Grant le brisa en posant une question :
- Est-ce tout pour les
armes ?
- Oui ! répondit Marc. Le
matériel que nous utilisons est particulier. Comme monsieur
Morta vous l’a dit,
nous avons des téléphones avec système de
repérage GPS. Nous sommes tout le
temps en communication grâce au Head Set. Ainsi nos actions ne
sont pas nuits.
Pour les cas de nuits, nous avons des lunettes à vision de nuit.
Mais se ne
sont pas les modèles habituels que vous connaissez. Les
nôtres sont des modèles
très récents qui arrivent tout droit du Japon.
Il montra une image du
modèle dont il parle. Cela ressemblait à une paire de
lunette fumée sport mais
à la différence que la teinte était verte et
qu’ils étaient plus gros qu’une
paire de lunette ordinaire. Un petit boité de contrôle se
tenais à l’arrière de
la tête.
- Il y a un bouton sur le
côté gauche. Cela permet d’activer les visions de nuits.
Ainsi nous pouvons les
porter le jour, pour nous protéger contre le soleil et la nuit
pour nous
permettre de voir clair.
- Ces équipements ont dû
coûter une petite fortune, commenta le ministre.
- L’avantage, monsieur le
ministre, c’est que nous les avons payé en un seul versement.
Sinon c’est
seulement pour les renvoyer dans le but de les réparer.
Le ministre regarda Shaftner.
Encore une fois il le trouva manquant de courtoisie et de politesse.
Cela
l’agaçait plus qu’assez.
- Autre chose ? demanda le
ministre.
- Non ! répondit Marc.
C’est tout pour ma part.
- Alors continuons la
visite, ajouta Kevin en avança vers une première porte.
Entrez.
Les trois hommes entrèrent.
Kevin regarda Oliver avec un air colérique et fit aller sa main horizontalement sur son coup. Il entra
à
son tour. Une fois la porte fermée, le ministre prit la
parole :
- Quel est le problème de
monsieur Shaftner ?
- Que voulez-vous dire ?
demanda Kevin.
- Est-il au courant de la
personne que je suis et de qui que je représente ? Je l’ai
trouvé très arrogant
et il me répondait comme si j’étais un imbécile.
Je le prends comme une insulte
de sa part.
- Veuillez l’excuser,
monsieur. Vous avez raison, il a été un peu trop arrogant
envers vous. Je ne
peux vous expliquer son comportement, mais je vous jure que je vais
m’assurer
que cela n’arrivera plus.
- J’ai le regret de vous
dire, monsieur Bay, que parce que un membre de votre équipe a
agit d’une manière
peu correct envers moi, vos arguments pour obtenir votre surplus seront
inutile.
Kevin le regarda sans rien
dire. Le représentant demanda de parler seul à seul avec
le ministre et le Dr
Grant. Kevin sorti de la pièce. Après avoir fermé
la porte, il alla voir Marc.
- Ça ne te tentait pas de
rester un minimum poli ? demanda Kevin d’un ton autoritaire.
- Je n’ai que répondu à
ses questions, répondit-il en haussant les épaules.
- En répondant de la
sorte, tu brûles nos chances d’avoir de meilleurs
équipements.
Marc allait prononcer
quelques mots mais il se retenu. Après tout, même si Kevin
était le plus jeune
des quatre, il était le commandant en chef d’Isla Guards et que
même si ils
étaient amis, une fois à la base, le grade devait
être quand même respecté.
La porte s’ouvrit. Kevin
fut demandé à l’intérieur.
La pièce fut celle du
bureau de Kevin et la salle de conférence. Les membres de
l’équipe se
rassemblaient ici pour un rapide briefing avant de partir en mission.
La pièce
était présentable. Un néon au plafond et la lampe
sur le bureau de Kevin éclaira
la pièce. Le ministre était assit à place
habituelle de Kevin. Le Dr Grant et
Cortez étaient assit l’un en face de l’autre. Kevin s’installa
en face du
ministre.
- La situation est la
suivante, commença le ministre. J’ai eu conscience de votre
rôle auprès de tout
le monde et du matériel dont que vous avez besoin. J’ai
scruté le rapport et
j’ai lu que vous aviez arrêté 26 personnes au total.
- C’est exact, confirma
Kevin.
- Et vous avez été cherché
trois personnes sur les vingt-six.
- En effet !
- Et que votre dernière
opération remonte à il y a trois mois.
- Oui, ce fut un groupe de
jeunes américains.
- Et que la perte de vie
humaine est évaluée à 0 %.
- C’est vrai !
- Alors voici mes
conclusions : Pour l’instant, la situation ne nécessite pas
de nouveaux
matériels. Votre système est assez complet et
opérationnel. Avant que vous ne
disiez quelques choses, monsieur Bay, je tiens à ajouter que je
suis au courant
de ce qu’il vous est arrivé dans le passé et que je sais
l’importance que votre
travail consiste. Il est vrai que sans vous, beaucoup plus de monde
aurait
tenté de poser pied sur une des îles. Alors je ne peux
pas, pour des raisons
monétaires, vous accorder le crédit
supplémentaire. Mais je vous laisse avec le
même crédit que les autres années. Je crois dire
sans me tromper, que cela vous
suffira amplement.
Kevin s’apprêta à ouvrir
la bouche.
- Inutile, coupa le
ministre, cette décision est prise. Comptez-vous chanceux. Sans
monsieur Cortez
et le docteur Grant votre budget aurait été réduit
de 25 %.
Il se leva. Les autres
firent de même.
- Je vous remercie tout de
même, commença Kevin. Je comprends votre décision
et les raisons qui vous ont
motivés à l’appliquer. Je ne vous en veux pas le moindre
du monde.
Il serra la main du
ministre.
- Je suis content de vous
l’entendre dire, dit ce dernier sans aucune sympathie. Mais nous ne
savons pas
ce que l’avenir nous réserve.
Jonathan regarda les
quatre hommes sortir de la salle de conférence. Il n’avait pas
bougé, les yeux
toujours fixés sur les écrans. Il pitonna sur le clavier
et l’image montra Isla
Sorna, vu de haut.
- Avant de partir,
s’interrogea le ministre, dit moi si votre nourriture est incluse dans
le
budget annuel.
- Tout à fait, expliqua
Kevin. Nous avons tous les quatre groupes d’aliment. Aucuns superflus
sinon
nous le payons de nos poches.
- Bien !
Ils sortirent tous. Dehors
le soleil brillait et la température était endurable. Le
ministre alla
directement à la voiture. Grant et Cortez restèrent pour
parler avec Kevin.
- Désolé mon cher, dit
Cortez. Nous avons essayé de vous aider du mieux que nous avons
pu. Monsieur
Shaftner devrait surveiller sa façon de parler.
Il serra la main de Kevin
et partir vers la voiture.
- Sache que je te
comprends, dit Grant en replaçant son chapeau. J’ai cru savoir,
aussi que
Jonathan Morta vous avait sauvé grâce à mon dernier
livre.
- Effectivement, répondit
Kevin. Donc je dois vous remercier.
- Ce n’est pas nécessaire.
Passez une bonne journée.
- Pareillement, dit Kevin
en lui serra la main. Mes compliments au Dr Sattler.
- Je n’y manquerai pas,
conclut Grant en se dirigeant vers la voiture.
Kevin regarda la voiture
démarré et s’éloigné. Il soupira en entra
dans la base.
- Alors, quel est le
verdict ? demanda Marc.
Kevin le regarda avec des
yeux qui laissaient deviner la réponse.
- Notre budget n’est pas
réduit mais pas augmenté non plus; et nous n’avons pas de
nouveaux équipements.
- Tu lui as expliqué le
pourquoi nous le voulions ? demanda Jonathan sans levé les yeux
d’une des
écrans.
- Oui ! C’est le pourquoi
il n’a pas réduit. Mais les commentaires de Marc l’ont fait
hésiter sur
l’augmentation.
Oliver et Jonathan se
retournèrent pour regarder Shaftner.
- Bon ! Congé pour tout le
monde, ajouta Kevin avant d’entrer dans son bureau. Bonne
journée.
- Marc, poissons ou pizza
?
- Pizza, dit Marc après
une petite période de réflexion.
Tous deux s’en allèrent en
riant. Après dix longues minutes d’observation d’images
satellite montrant les
même graphiques et même tableaux, Jonathan se leva et
entrant dans le bureau de
son ami Kevin sans cogner. Il vit son ami la tête étendue
sur son bureau
entrain de visionner des dossiers à l’ordinateur.
- Ça va bien ? demanda Jo.
- Est-ce que tu t’es déjà
demandé qu’est-ce que les gens que nous avons interceptés
font de leur vie
maintenant ?
- Non ! répondit Jonathan
en cherchant le sens de la question. Pourquoi ?
- Je vois ici le dossier
de Dave Katz et de sa sœur Alex. Ils ont réussi à amerrir
sur Isla Nublar.
Pourquoi déjà ?
- Cela date de combien de
temps ?
- De treize mois et onze
jours.
Jonathan leva les yeux au
ciel pour réfléchir.
- Ils avaient jeté l’ancre
assez loin de l’île et ils ont utilisé leur habit de
plongée. Après avoir essayé
de les contacter avec leur radio que nous avons décidé
d’agir.
- Oui, je m’en souviens
maintenant. Heureusement que nous sommes arrivé à temps.
Dix minutes de plus et
ils réveillaient les Raptors dans leur nid.
Nid des Raptors.
Jonathan eu un frisson en
entendant ces mots. Un souvenir terrible lui remonta en mémoire.
Jamais il
n’oublia ça. Jamais …
- Est-ce que tu te souviens
des autres survivants ?
Jonathan revenu à la
réalité.
- De notre expérience ?
- Oui !
- Je crois que Mireille
est partie vivre avec Olivier Guitierrez. Pour ce qui en est de sa
sœur,
j’imagine qu’elle est revenue chez elle. Le Dr Sattler est
retourné enseigner,
pour ce qui en est des autres … Je n’en ai aucune idée.
- Crois-tu que nous les
reverrons un jour ?
- Tu sais, l’avenir peut
nous jouer de vilains tours.
En guise de
réponse, Kevin se contenta seulement de hausser la tête.
- Tu sais, commença Kevin
après un long silence, je crois que le fait que Oliver et Marc
n’ont pas connu
la même expérience que nous, explique leur comportement
aussi enfantin face à
la situation et l’importance de notre travail.
- C’est vrai. Mais ils
sont tout de même efficaces.
- Heureusement.
- Viens ! Je te paie un
verre.
- Merci Jonathan.
Ils se levèrent et
sortirent de la pièce.
Dehors, Kevin pitonna le
code de sorti sur le panneau prévu à cet effet. En se
dirigeant vers la voiture
de Jonathan, Kevin regarda les autres voitures stationnées. La
Jeep grise de
Marco était là. Donc ils étaient partis avec
l’Explorer d'Oliver. Kevin caressa
la carrosserie de sa Tiburon jaune en se demandant pourquoi il l’avait
acheté.
Il monta dans la Mustang grise de Jonathan. Le premier souvenir que
Kevin avait
de cette voiture, remonta à il y a cinq ans quand, pour la
première fois il
entra chez Morta Automobile.
- Avec le salaire que tu
as, tu peux te payer une nouvelle voiture. Elle date d’au moins trente
ans.
- Les vieux modèles sont
les meilleurs et très dur à tuer, répondit
Jonathan en démarrant. Et ma paye
sert à lui donner du carburant.
Kevin eut un petit rire.
Il regarda les nuages au loin.
- Ces putains de tempêtes
nous gênent pour notre travail.
- En as-tu parlé au
ministre ?
- Il ne m’en a pas laissé
le temps. Son idée était déjà faite.
- Ces politiciens …
marmonnant Jonathan.
- Ouais !
Jonathan prit le virage et
se dirigea vers la taverne Costaricaine.
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