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Le temps était gris.
Il a
plu toute la nuit mais ce matin les gouttes ne tombèrent plus.
Mireille soupira
en regardant le ciel. Une autre belle journée se dit-elle d’un
ton sarcastique.
Elle ferma les rideaux. Il était six heures du matin. Elle lui
restait trente
minutes pour rejoindre tous les élèves et monsieur
Côté dans la salle à dîner.
Juste assez de temps pour prendre une douche.
En arrivant à la salle à
dîner, elle croisa Simon.
- Bonjour, dit-il. Vous
allez bien ?
- Très bien et vous ?
- Très bien aussi.
- Est-ce que tout le monde
est là ?
- Presque. Il manque
encore deux élèves.
En se retourna Mireille
vit les deux derniers élèves descendre l’escalier de
l’hôtel.
- Maintenant nous sommes
complet, dit-elle en se dirigeant à la table.
Simon cocha les deux derniers
noms de la liste et s’installa à côté de Mireille.
- Nous avons une heure
pour déjeuner et ensuite nous prenons l’autobus et nous nous
dirigeons à San
Jose …
- Pour le Banara Park,
coupa Mireille.
- C’est exact.
La serveuse leur distribua
le déjeuner. C’était un plat d’œuf, bacon, saucisse et
deux rôties. Pour
breuvage ils avaient droit à un verre de jus d’orange et du lait
à volonté. De
la radio Mireille put entendre des vieux succès d’Elvis Presley.
- Au moins, je ne suis pas
très dépaysé, dit Mireille entre deux
bouché.
- C’est voulu, expliqua le
guide. En servant de la nourriture de votre pays, nous sommes certains
que vos
élèves vont manger et être en forme.
- Idée brillante !
Le reste du déjeuner fut noyé
dans les différentes discussions qu’il y avait entre les petits
groupes élèves.
Debout à côté de
l’autobus, Mireille compta les élèves entrés dans
le véhicule. Le temps était
toujours gris. Elle avait entendu dire que les pluies étaient
fréquentes dans
ce coin de la planète. À son dernier séjour, elle
en avait eut quatre et une
tempête; et son séjour ne fut pas long. Deux semaines tout
au plus. Elle ne
s’en souvenait pas, elle ne voulu pas s’en souvenir. Elle ferma les
yeux et
secoua la tête.
- Mademoiselle !
Mireille rouvrit les yeux.
- Oui ?
- Nous pouvons partir tout
le monde est là.
- Ha ! Oui ! Merci bien
Simon.
Elle monta. En jetant un
petit coup d’œil rapide elle remarqua que tout le monde avait prit leur
place
de la veille. Elle s’assit où elle était la veille, le
guide à ses côtés.
- Quelque chose semble
vous contrariez, dit ce dernier.
- Non, non ! Ce n’est
rien.
Il la regarda perplexe.
- Bon, ce contenta-t-il de
répondre. Je n’insisterai pas.
- Merci !
Ils s’échangèrent un
sourire ensuite Mireille se retourna pour regarder par la fenêtre.
Pendant la première
journée, tout s’est très bien passé. Aucuns
incidents, aucuns problèmes.
Pendant la deuxième journée ils partirent du Best western
Irazo pour aller au
Cartago. Ils y passèrent la journée pour aller
passé la nuit au Genesis II
Eco-Lodge. Cette journée encore, aucuns incidents et aucuns
problèmes. Une
journée grise malheureusement, mais non pluvieuse.
Leur troisième journée se
déroula comme suit : ils passèrent la journée
au Parque National Tapant.
Une journée chaude et toujours grise, toujours sans pluie. Ce
fut seulement
quand ils retournèrent à l’hôtel que les
premières gouttes de pluie allèrent
s’écraser sur la tête des élèves.
Cela faisait déjà trente
minutes que Mireille resta sans rien faire dans sa chambre quand Simon
Côté
cogna. Il l’invita à faire le tour des chambres pour voir si
tout allait bien. Avec
l’ennuie qu’elle avait, Mireille accepta immédiatement.
- J’ai appris une mauvaise
nouvelle, dit le guide alors qu’ils marchèrent dans le corridor
rouge.
- Quoi donc ?
- La pluie ne cessera pas
cette nuit.
- Cela veut dire que nous
verrons le volcan sous la pluie ?
- J’en ai bien peur, oui.
Mais il y a pire.
- Dites-moi …
- Cette petite pluie fera
naître une tempête dans deux jours.
- Une tempête ? fit
Mireille, un peu angoissée, De quelle puissance ?
Simon fouilla dans ses
notes.
- Pas très grosse, dit-il
en lisant les quelques lignes inscrites. Le plus gros de la
tempête va passer
pendant la nuit.
- Et dans deux jours,
quelle sont les sorties prévue ?
- Le parque National
Corcovado, lut Côté, et un arrêt à Sirena
avant de retourner au Campanario
Lodge.
Ils s’arrêtèrent devant la
première porte.
- Espérons que tout se
passera bien, conclut-il en frappant à la première porte.
- Si tu devais aller sur
une île, comment tu irais ? demanda Jean-Mathieu à son
compagnon de chambre.
- Quoi ? fit ce dernier en
levant la tête de son Game Boy.
- Rien, oublie ça.
Jean-Mathieu était un peu
découragé. Depuis trois jours, il essaya de trouver une
solution, un plan, une
idée de génie, un moyen d’aller sur une des deux
îles. Il n’est pas venu au
Costa Rica pour rien. Peut-être trouverait-il quelqu’un qui
accepterai de les
conduire. Mais il y avait cette loi qui empêcherait tout le monde
de vouloir penser
à s’en approcher. Il voulait y aller et il irait. Si seulement
il trouvait un
moyen d’en savoir plus sur Isla Guards, cette équipe qui
surveille les deux
îles d’InGen.
Ce qui était prévue était
qu’il devait y aller pendant la nuit. Une nuit et il revient avant le
matin,
personne n’en saura rien. Au pire, il faudrait des preuves pour prouver
qu’il a
été sur un des lieux interdit. Il avait
déjà préparé des excuses, des lieux
où
aller au cas où on le questionnerait. De plus il devait amener
Lucciana et
Dominique. Leur absence serait aussi justifiable que la sienne. Lucci
est
partie avec son chum et Dominique a suivi sa meilleure amie.
Voilà pour ça.
Mais comment y aller; à qui proposer une somme d’argent en
échange ?
On cogna à la porte. Bruce
regarda Jean-Mathieu qui ne bougea pas. Il déposa sa console
portative, se leva
et ouvrit la porte. Mireille et Simon entrèrent.
- Bonsoir à vous deux, dit
la professeure. Inspection générale des chambres.
Génial ! se dit
Jean-Mathieu. Voilà autre chose.
Pendant que le guide
inspecta en dessous des lits, Mireille parla avec Jean-Mathieu.
-Lucciana fait dire
qu’elle t’aime.
Il se surprit de faire un
petit sourire.
- Qu’est-ce qui nous reste
à visiter ? demanda ce dernier.
- Ça, tu verras le moment
venu.
Jean-Mathieu tourna la
tête et fit une grimace. Il détestait qu’on lui
réponde de même. Surtout si un
professeur lui répondit comme cela.
- Alors ça va bien vous
deux ensemble ? demanda Mireille pendant que Simon regarda dans la
garde-robe.
Bruce et Jean-Mathieu
haussèrent la tête en guise de réponse. Mireille
haussa les sourcils.
Apparemment ça ne devait pas aller aussi bien qu’ils le
prétendaient. C’est
vrai que le type de personne qu’était Bruce ne fusionnait pas
très bien avec le
type de personne qu’était Jean-Mathieu. C’est exactement pour
cette raison que
Mireille les avait mit dans la même chambre. De toute
façon à part Bruce il n’y
avait pas grand monde du groupe d’élève qui aurait
été prêt à partager sa
chambre avec un adolescent qui se prenait pour un autre.
Le guide ré édicta les
règlements imposés. Les deux élèves dire
qu’ils avaient comprit et il leur
souhaita bonne nuit. Mireille fit de même avant de fermer la
porte.
Jean-Mathieu se mit à penser à un moyen rapide et
efficace qui lui permettra de
voir des bêtes disparues depuis des milliards d’années.
Après vingt minutes de
réflexion, il en venu à la conclusion que le meilleur
moyen serai de payer
quelqu’un pour les conduire à bon port. Il soupira et demanda
à Bruce s’il
pouvait jouer à son jeu.
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