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John Litgood gara sa
Lamborghini Diablo rouge vif à côté de la Ferrari
noire d’Éryck Dubois.
- Il m’énerve mais au
moins il est tout le temps à l’heure, se dit Litgood.
Il détacha sa ceinture,
prit une grosse enveloppe brune et sorti de sa voiture. Il
vérifia si ses
portières étaient bel et bien verrouillées. Cette
manie l’énervait beaucoup. Il
leva la tête et vit une longue piste d’atterrissage avec un jet
privé prêt à décoller
au bout. Il soupira et alla d’un pas décidé à
l’accueil de cet aérodrome.
À l’intérieur, l’ambiance
y était gaie. Des cadres montrant des fleurs et/ou des oiseaux
étaient affichés
sur tous les murs bleu pâle. La réceptionniste, à
elle seule, donnait l’envie
de sourire. Ses cheveux bruns tirant sur le roux, étaient
attachés. Ses yeux pairs
allaient très bien avec son sourire qui montrait une parfaite
dentition
blanche. Plus Litgood s’approcha, plus il remarqua que son uniforme
bleu lui
allait très, très bien. Arrivé au comptoir il put
lire Tania sur son écusson.
- Bonjour, dit-elle d’une
voix enjoué remplis de bonne humeur. Puis-je vous aidé ?
- Certainement,
répondit-il avec son plus beau sourire. Où est-ce que je
pourrais trouver Éryck
Dubois ?
- Il est sur la piste.
- Je vous remercie
beaucoup, conclut-il, toujours en souriant.
En se dirigeant vers la
porte arrière il ne la lâcha pas des yeux. Elle aussi le
regarda jusqu’à ce que
le téléphone sonne.
- Aérodrome Dubois, Tania
à l’appareil, comment puis-je vous être utile ?
Ce fut les dernières
paroles que Litgood entendit quand il poussa la porte de
derrière. Sur la piste
il vit le jet privé, toujours dans la même position, et
deux personnes assis
sur des bancs pliables de couleur bleu et jaune. En s’avançant,
il remarqua que
les deux hommes, malgré qu’ils ne soient pas de la même
taille, portaient le
même uniforme. Un uniforme de jungle vert, des bottes
d’expédition noires. Le
plus grand, Spencer, avait les cheveux plus courts encore.
Éryck, pour sa part,
avait une paire de lunette fumée. Litgood eut un petit rire en
voyant ces deux
bonhommes. On aurait dit un commando sorti d’un film à petit
budget. Mais son
rire s’effaça quand il se souvenu que c’était
Éryck qui devait le préparé pour
la petite partie de chasse. Il s’en inquiéta un peu.
À la vue de l’homme en
cravate, Éryck se leva.
- Monsieur Litgood,
cria-t-il en se dirigeant vers lui. Comment allez-vous ?
- Bien ! répondit Litgood
en ne cachant pas son étonnement face à la bonne humeur
d’Éryck.
- Je savais que vous
viendriez.
Il lui serra la main.
- Oui je suis là. Mais je
ne participe pas encore à votre chasse.
L’air ravi d’Éryck
s’effaça.
- Mais je vous pris de
vous expliquer, mon ami.
Litgood soupira lentement.
- J’ai votre argent,
dit-il finalement en montrant l’enveloppe. Mais ma décision
n’est pas encore
prise. Je me suis donné le trajet d’ici jusqu’au Costa Rica pour
y réfléchir.
Éryck souri d’un air
rassurant.
- Il n’y a aucun problème
monsieur Litgood. Laissez-moi seulement le temps de vous expliquer le
plan en
détails et ce qu’il y a en jeu et je vous garantie que vous
aller sauter …
- N’essayez pas de me
convaincre plus qu’il le faut, coupa Litgood. Sinon je m’en retourne
immédiatement.
Éryck souri encore d’un
air rassurant.
- Prenez place dans le
jet, monsieur Litgood. Il y a de la boisson et de la nourriture.
Servez-vous je
vous en pris.
Éryck regarda Litgood monté
dans l’avion privé. Spencer alla rejoindre son patron.
- Un problème ? demanda ce
dernier.
- Non ! Donne-lui son
nécessaire de chasse.
- Il participe ?
- Il va participer. Fais
juste ne pas lui en parler.
- Il ne va pas se dégonflé
j’espère.
- Il a amené l’argent, il
va participer, conclut-il en souriant comme un enfant devant un cadeau.
Tania arriva en arrière.
- Téléphone, monsieur
Dubois.
- Merci beaucoup Tania,
chuchota-t-il en prenant le téléphone.
L’intérieur du jet était
très luxueux. Tout était de couleur blanche, les bancs
étaient en cuir blanc.
Il y avait des écrans de télévisions en face de
chaque siège. Litgood s’avança
lentement. Spencer monta dans l’avion.
- Prenez la place que vous
voulez, dit-il. Nous partons dans cinq minutes.
- Et ce magnifique plan,
nous le voyons quand ?
- Une fois que nous aurons
décollé.
Litgood s’assis sur le
siège le plus éloigné de l’avant de l’appareil. Il
regarda dans le hublot et
vit Éryck qui semblait crier après le
téléphone et Tania qui faisait semblant
de ne pas écouter la conversation. John soupira. Il jeta un
second regard à
l’extérieur. Il vit Dubois remettre le téléphone
à la réceptionniste et se
diriger vers l’appareil.
Une fois à bord, Éryck
changea son visage colérique par un visage souriant et plein
d’entrain. Il
retira ses lunettes de soleil et prit place à côté
de Litgood. Il cria au
pilote qu’il pouvait partir. Spencer attacha sa ceinture. Le bruit des
moteurs
se faisait de plus en plus fort. John regarda, par le hublot, le sol
s’éloigner
jusqu'à ce qu’il vit les nuages. Il demanda à
Hallé où il pouvait casser la
croûte. Il répondit d’une manière très polie
que tout cela se trouva dans la
cuisinette à l’arrière du jet. Il se leva et alla se
servir. Pendant ce temps,
Éryck distribua sur le siège de Spencer et sur le
siège de Litgood une pile de
papier, brochée ensemble. Il ajouta que le vol dura dix heures
et qu’ils y
auraient de quoi lire en entendant. En retournant à sa place,
Litgood feuilla
le document rapidement. Il lu les titres : Isla Guards,
Surveillance,
Météo, Nublar, Sorna, Jurassic Park, Spinosaurus
Egypticus … Il regarda l’image
jointe au dernier titre. Il vit un squelette de dinosaure et en dessous
une
image illustrée du même dinosaure.
Litgood rêva.
Tous ces gens assis dans
sa grande salle, entrain de signer de gros chèques … John montra
un petit
sourire. Mais sa plus belle image fut celui du plus beau trophée
dans toute
l’histoire de la chasse, accroché, en haut de son bureau … Le
son de la voix
d’Éryck le fit revenir à la réalité.
- Avez-vous fini de casser
la croûte ?
- Oui, ça ira, merci.
- Pouvons-nous commencer ?
- Allez-y, je suis toute
ouïe.
- Merci.
Dubois alla s'installer
devant l'écran à projection en avant de l'appareil et
commença son discours.
- Tout d'abord, je
voudrais vous remercier, monsieur Litgood d'être présent
aujourd'hui. Bien que
votre décision ne soit pas encore sûre, je suis convaincue
tout de même que
notre partie de chasse sera exceptionnel et inoubliable. Comme vous le
savez,
notre terrain de chasse est l'île Isla Sorna au Costa Rica. Si
vous prenez le document
que je vous ai distribué, à la première page vous
pouvez lire que cette île est
gardée par un groupe engagé par les autorités
Costa Ricaine, appelé Isla
Guards, dans le but d'empêcher quiconque de mettre pieds, ni
même approcher de
cette île ainsi que Isla Nublar. Selon le document, leur
système est au point
et l'équipe est efficace à 100 %. Depuis cinq ans
uniquement 7 personnes, en
trois groupes, sur 26 tentatives, ont réussi à poser pied
sur une des deux
îles. Leur système est efficace mais pas sans
défauts. Tourné à la page
''Météo'' s'il vous plaît.
Leur système fonctionne
particulièrement grâce au système de satellite de
surveillance. Quand le ciel
est clair, la visibilité l'est tout aussi. Le seul moment qui
nous soit
possible de nous approcher sans qu’Isla Guards ne nous intercepte c'est
d'y
aller pendant que le ciel est nuageux. Mais ce n'ai pas suffisant car
les
nuages bougent et pas ne couvrent pas à 100 % le ciel. Donc le
meilleur temps
c'est pendant une averse. Vous pouvez comparez avec les deux images
jointes au
chapitre d'un beau temps et d'un mauvais temps. C'est exactement ce
qu'ils
voient de leur écran d'ordinateur.
Dubois vit que Litgood eut
un haussement de sourcil. Il pensa que ce fut bon signe et continua son
discours.
- La météo annonce une
tempête dans à peu près 48 heures. Nous atterrirons
au Costa Rica demain soir.
Donc après un bon repas et un bon sommeil, nous partirons dans
la nuit pendant
la pluie d'avant tempête. Nous allons amerrir sur l'île et
nous aurons deux
heures, soit pendant la tempête pour traqué et tué
notre proie et repartir
pendant la pluie d'après tempête. Au bout de six heures
nous serons de retour
avec notre trophée.
John semblait un peu
songeur. Cette fois Éryck ne sentait pas cela très bon.
Il décida de continuer
avant qu'il ne se pose trop de questions.
- Vous connaissez sûrement
le scandale de Marty Guiterrez et de Jurassic Park. Au départ
ces îles et cette
entreprise appartenait à John Hammond qui est mort sur Isla
Nublar après une
avant-première de son parc d'attraction qui a mal tourné,
laissant derrière lui
les deux îles. Isla Nublar servait de parc d'attraction, d'une
sorte de vitrine
pour les touristes où les dinosaures étaient
exposés dans différents circuits.
Isla Sorna, elle, servait de fabrique de dinosaures et pendant la
construction
de Nublar, les employés habitait et vivaient sur le Site B.
Quelques dinosaures
y vivaient également et après l'ouragan Clarissa, tout a
été abandonné et les
dinosaures ont continué à grandir et à vivre. En
2002 Guiterrez a repris le
projet en main. Étant donné que Isla Nublar a
été détruit par l'armée, il a du
tout reconstruire. Pour ce faire il a également reconstruit le
site B pour ses
employés. À la différence de Hammond, il n'a pas
fabriqué les dinosaures, il
n'en a seulement déménagé quelques uns. Mais un
mois avant l'ouverture, il a du
abandonné lui aussi, perdant ainsi une fortune.
Il prit une gorgé d'eau.
- Aujourd'hui le ministre
de l'environnement interdit la destruction en partie ou en
totalité des îles.
C'est alors que Isla Guards à la tâche de garder les lieux
vierges de tout
contact humain avec les dinosaures. Maintenant revenons à ce qui
nous intéresse
vraiment : la chasse aux dinosaures. La bête que je vous propose
de traquer
c'est l'animal préhistorique le plus rare qu'il y a. Je
m'explique. Tout le
monde s’intéresse aux plus célèbre comme le
Tyrannosaurus Rex, personnifié par
Barney le dinosaure mauve, que l'ont voit régulièrement
dans tout documentaire.
Le Spinosaurus Egypticus est un rare spécimen. Il y a que deux
squelettes de
dinosaures ayant été découverts sur la
planète. Le premier fut détruit pendant
la deuxième guerre mondiale et le deuxième est quelque
part dans un musée en
Asie. InGen n’en a fabriqué qu'un seul. Il est encore vivant et
il est à nous.
Une fois sur l'île nous nous guiderons à partirent d'une
carte vers son
territoire qui est, selon les experts, au milieu de l'île avec
une grande
source d'eau.
- J'ai une question, coupa
John. Comment allons lui ôter ses griffes et ses dents ?
- Sébastien transportera
le matériel nécessaire avec lui. D’autres questions ?
- Le bateau pour aller sur
l'île, il est déjà là-bas ? et de où
partirons-nous ?
- Oui, notre bateau est
déjà là-bas et nous partons d'une de mes
propriétés sur le bord de la mer en
direction d’Isla Sorna. Autre chose ?
- Avec quelles armes
allons-nous l'abattre ?
-Nous avons déjà les armes
au Costa Rica. Ce sont des vieilles armes que j'ai
héritées de mon père. Il a
pu tuer cinq éléphants et d'autres gros animaux avec
celles-ci. Moi-même, je
les ai utilisés dans le passé et j'en ai toujours
été satisfait. Nous les avons
testés et ils sont encore efficaces. D'autres questions,
monsieur Litgood ?
- La plus importante :
comment avez-vous obtenue toute ses informations ?
Dubois souri de fierté.
- Je connais beaucoup de
monde, des experts de toute sorte. J’ai demandé à chacun
d’eux de me fournir un
petit point et une fois réuni, ça donne l’information
complète.
- Donc aucune de ces
personnes ne sait ce que vous vouliez exactement ?
- Vous comprenez vite, M.
Litgood. C’est exactement ça. Nous ne sommes que trois à
savoir où nous allons.
- Et votre pilote ?
- Il n’est payé que pour
piloter. Autre chose que vous voulez savoir ?
- Non, pour l'instant je
désirais dormir. Nous n'en reparlerons plus tard.
- Comme vous voudrez,
monsieur.
Litgood pencha son siège
vers l'arrière et ferma les yeux. Spencer regarda un film dans
la télévision en
face de lui. Éryck alla rejoindre le pilote pour lui tenir
compagnie.
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