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Quand John Litgood
descendit de l'avion, quelques gouttes de pluie tombèrent sur sa
tête.
- Nous partons dans
combien de temps, déjà, demanda-t-il à Spencer.
- Dans quelques heures,
quand la nuit tombera.
Éryck ouvra la marche pour
les deux autres en directions d'un Durango noir.
- Pour le souper, nous
mangerons quel genre de mets ?
- Nous irons au restaurant
de l'hôtel Guarana Lodge. Ils ont de tout, alors vous pourrez
manger des plats
de chez nous.
- Bien ! Nous partirons au
début de la nuit ?
- Au milieu, pour être exact
! Vers deux heures du matin.
John regarda sa montre. Il
était non loin de 17 heures.
- Nous pouvons aller
manger tout de suite ?
- Il n'y a aucuns
problèmes.
Litgood prit place en arrière
du siège du passager dans le Durango.
- Nous allons déposer nous
affaires et nous irons manger ensuite.
- Je n'ai pas le choix de
vous suivre de toute façon ...
- Je suis désolé,
Mireille, mais nous devons écourter la visite, à cause de
la pluie.
- Ça me désole plus pour
les jeunes.
- Je vais les amenés dans
l'autobus.
- Je vous en remercie.
La pluie commençait à
tombée, ce qui entraîna la fin de la visite. Avec des
plaintes, les élèves
entrèrent dans l'autobus à contrecœur. Au moins le volcan
les intéressait. Plus
le temps passa, plus leur professeur avait l'air fatigué de ce
voyage.
Heureusement que Simon savait y faire avec les jeunes. Lentement, elle
gagnant
le groupe qui monta dans l’autobus. Ce qu’elle en avait assez. Vivement
le
souper et une bonne nuit de sommeil.
- Où allons-nous souper ?
demanda-t-elle, une fois installée sur son siège.
- Au restaurant de notre
hôtel. Nous nous sommes suffisamment promenés pour
aujourd’hui.
- Génial ! Je n’ai plus la
forme pour faire quoique ce soit d’autre.
Simon se pencha vers
Mireille.
- Dites-moi, loin de moi
l’idée d’être indiscret mais, je m’inquiète pour
vous. Vous ne semblez pas du
tout dans votre assiette depuis que vous avez atterrit au Costa Rica.
Quelle en
ai la raison ?
Mireille montra un petit
sourire. Elle décida de lui mentir.
- Vous êtes aimable de
vous inquiétez pour moi, Simon. Mais ce n’est pas du tout ce
pays qui me fait
cet effet. C’est que deux semaines avant notre voyage, mon petit ami
m’a laissé
tomber pour ma sœur. Vous comprenez maintenant ?
- Oui ! répondit Simon,
mal à l’aise. Je m’excuse.
- Ce n’est rien. Je dois
m’en remettre un de ses jours, non ?
- Je suis trop curieux.
Désolé encore.
Mireille se
tourna la tête face à la fenêtre et ferma les yeux.
Le Durango de Dubois s’arrêta devant la grille d’une marina
abandonnée. Litgood regarda la zone. Seuls le quai et la
clôture entourant ce
petit complexe étaient en bonne état. Le bâtiment
principal semblait tenir
debout que grâce à la grasse et les saletés
accumulées dessus. Un autre bâtiment
se tenait à l’extrême gauche du terrain. Celui-ci par
contre, la saleté et la
grasse n’ont pu le tenir.
Spencer actionna l’ouverture automatique de la grille et engagea
le camion dans la marina. Litgood remarqua les nombreux déchets
qui traînaient
sur le sol. Cette fois il ne pu empêcher sa question de sortir de
sa
bouche :
- Vous squattez
cet endroit ou …?
Dubois lâcha un rire.
- Je sais que ça l’air
délabrer, c’est que nous n’aimons pas attirer l’attention. Pour
tout dire, nous
voulons faire croire que la marina est abandonnée.
Litgood retourna son
regard vers l’extérieur. Dans la cabine pourrit qui servait
à un gardien, il
remarqua une forme sombre se déplaça de gauche à
droite, perché dans un coin.
Il en jugea qu’il s’agissait d’une caméra de surveillance. La
bâtisse
principale avait les fenêtres condamnées, trop bien
condamnées. De plus, aucuns
trous ni aucunes fissures ne paraissaient. En haut de ce
bâtiment, haut de deux
étages, les gouttières étaient neuves. En suivant
leur trajet, John remarqua
une autre caméra. Ce Éryck avait peur d’attirer autre
chose que l’attention.
Le Durango entra dans la
construction principale. Litgood vit un bateau, déjà dans
l’eau, sous une
grosse couverture. Un gros portail qui donne sur l’océan et une
petite porte dans
le fond. D’après sa disposition, la porte donna accès au
sous-sol.
- Tout le monde descend,
lança Dubois. Prenez votre sac, monsieur Litgood, je vais vous
montrer où nous
allons dormir.
En mettant le pied par
terre, John remarqua que le sol était sec malgré la pluie
à l’extérieur. Il
leva la tête et vit que le toit avait été
rénové. Bien joué, se dit le
chasseur. De loin, nous voyons une marina abandonnée, un moyen
d’avoir la paix.
Il se mit à suivre Éryck. Ce dernier actionna le code
pour ouvrir la porte. Une
fois ouverte, John découvrit qu’il avait raison : cette
porte menant au
sous-sol. En bas de l’escalier se trouva une pièce qui donnait
l’allure d’un
bunker : c’était petit, blanc, meublé d’une table,
sur laquelle se
trouvait trois écrans d’ordinateur, quatre chaises ainsi que
quatre lits sur
lesquelles il y avait des draps et oreillers blanc.
- On dirait un camp
militaire, murmura le chasseur.
- Nous ne voyons pas l’utilité
de décorer, répondit Dubois.
- Que fais Spencer ?
- Il prépare le bateau. Prenez
le lit que vous voulez. Déposez-y votre sac et
préparez-vous pour le souper.
Bien sûr, c’est moi qui offre.
- Rien ne vous y oblige.
- J’insiste !
- Comme vous voulez; c’est
gentil de votre part.
- Vous êtes MON client,
conclut-il avec son meilleur sourire.
Litgood commença à
apprécier plus Éryck. Il l’avait peut-être mal
jugé. Quoi qu’il en soit, il ne
devait pas se laisser attendrir; surtout pas par Éryck Dubois.
C’était
peut-être simplement une ruse de sa part, un leurre pour
dissimuler autre chose.
John regarda les lits
attentivement. Les quatre étaient identiques. Il se sentait
bête de choisir. Il
optât pour celle du fond. Il lança son sac dessus.
Éryck était entrain de
regarder les écrans de surveillance et étudié des
statistiques météorologiques.
- Je monte rejoindre
Spencer.
- Bien sûr, faites mon
ami, faites. Je vous rejoins dans une minute.
Litgood monta les marches
sans répondre.
Au rez-de-chaussée, Hallé
prépara le bateau. La housse protectrice, ne recouvrant plus le
bateau,
laissait voir l’engin nautique dans toute sa splendeur. Long de 26
pieds,
peinturé en blanc et bleu, le bateau brillait sous les
néons de l’hangar. Un
petit canot pneumatique de couleur jaune pendait à
l’arrière du bateau. Litgood
remarqua l’absence de nom sur ce petit navire.
- Vous n’avez pas encore trouvé de nom ? cria-t-il
à l’attention de Spencer.
Ce dernier remonta sur la
passerelle et salua John de la main.
- Non, pas encore. Nous
n’arrivons pas à nous décider et, de toute façon,
il n’a pas fait beaucoup de
voyage en mer.
- Je vois …
- Avez-vous des
suggestions ?
John Litgood se mit à
rire.
- Ce n’est pas à moi de le
faire, je crois.
- Si vous avez tout de
même des idées, faites le nous savoir.
- Nous verrons …
Dubois arriva à l’instant.
- Alors, Eryck, demanda
Hallé, c’est toujours comme prévue ?
-Plus que jamais.
Dubois donna deux feuilles
à son garde du corps. Ce dernier la survola.
- Puis-je être au courant
? demanda Litgood.
- Bien sûr, monsieur
Litgood. Spencer ?
Hallé donna les papiers au
client. John les regarda. Il s’agissait des prévisions
météo des prochaines 24
heures. On annonçait que de la pluie avec risque d’orage dans la
nuit. Il
redonna les papiers à Dubois. Ce dernier plia la feuille et la
mit dans sa
poche.
- Messieurs, si vous êtes
prêt …
- Je meurs de faim.
- Je prépare la voiture.
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