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En descendant
de l’autobus, les élèves semblaient tous fatigués
et las du mauvais temps qu’il
y avait depuis leur arrivé dans ce pays. Ils écoutaient
moins, la disciple se
faisait plus rare et Simon avait un mal fou à se faire entendre.
Mireille,
comme à son habitude, suivait le groupe en soupirant.
- Attention
tout le monde, s’écria Simon. Notre table nous attend. Les
groupes sont les
mêmes que les autres soirs. Je vous demanderai, encore une fois,
d’être
civilisé et de ne pas vous énerver. La journée est
gâchée, certes mais ne vous
inquiétez pas, je vais essayer de vous faire de mon mieux pour
que votre soirée
se termine bien. Maintenant aller tous vous asseoir, s’il vous
plaît. Merci !
Simon alla rejoindre
Mireille.
- Ouf, dit-il.
Vivement cette nuit !
- Qu’allez-vous
faire pour ce soir ?
- J’en ai
aucune idée … probablement cinéma, je vais aller parler
au directeur.
- Bonne idée.
J’ai faim, allons manger.
John Litgood
déposa son menu et regarda le groupe d’adolescent entrer.
- J’espère
qu’ils ne sauront pas bruyant, dit Dubois, d’un air méprisant.
J’aime manger
dans le calme.
John suivit le
groupe du regard jusqu’à leur table.
- Ne vous
inquiétez pas, monsieur Dubois. Ils mangent à l’autre
bout de la salle à
manger.
- Heureusement
! Bon que mangez-vous, monsieur Litgood.
- Mon
classique : Un bon gros steak ! Il est bon ici, au moins ?
- Très bon,
oui, répliqua Spencer. Je vais prendre la même
chose.
- Un filet de
veau pour moi, fini Dubois en fermant le menu. Un peu de champagne pour
célébrer ?
Litgood et
Spencer hochèrent la tête.
-Alors John,
commença Hallé après un silence, parlez nous un
peu de vous. Depuis quand vous
avez cette passion pour la chasse ?
-Ça remonte à
fort loin. Je chassais avec mon père et mon frère
dès mes 9 ans. Nous partions
tous les trois laissant ma mère à la maison pour passer
du temps entre homme.
Depuis j’ai continué à chasser et je crois avoir, au
moins, pris une fois
chaque espèce qu’il m’était possible de chasser.
-Pas encore,
glissa Éryck avec un petit sourire.
-La chasse
m’apporte une sorte de paix intérieure, continua Litgood sans se
soucier du
commentaire d’Éryck. Je relaxe enfin, ne pensant plus à
mon travail qui prend
beaucoup de mon stress, je dois l’avouer. J’ai même connu ma
femme dans un
voyage de chasse.
-Où est madame
Litgood aujourd’hui ? demanda Spencer.
-Décédé hélas.
-Veuillez me
pardonner.
-Aucuns
problèmes. Ça fait quatre ans maintenant. Elle
était une battante mais le
cancer l’a finalement emporté.
-La chasse ne
vous fait pas penser à votre femme ?
-Oui, c’est
pour ça que j’adore plus en faire. C’est à presque le
seul moment que je me
sens vraiment avec elle depuis son départ. Mon seul regret c’est
qu’elle ne
soit pas avec nous aujourd’hui.
Un petit silence
gêné flotta dans l’air. Il fut coupé par
l’arrivé de la serveuse. Elle ouvrit
la bouteille et versa trois verres.
-Un toast mon
cher Litgood ? proposa Dubois.
Tous levèrent
leur verre.
- À notre
partie de chasse, dit Dubois à voix basse.
- À notre partie
de chasse, répéta les deux autres.
À l’Autre bout
de la salle, Jean-Mathieu ne prêta aucune attention au menu. Ils
étaient à
Puerto Cortés et ils repartiraient le lendemain matin. Il lui
resta moins de
douze heures dans cette ville. Il s’en découragea. Tant pis,
c’était raté.
- Qu’est-ce que
tu prends, Jean-Mathieu ? demanda Lucciana.
- Je ne sais
pas, toi ?
- Du poulet,
probablement.
- Même chose
dans ce cas.
Lucci regarda
son copain. Il avait l’air de très mauvaise humeur. Elle avait
peur de lui
quand il était dans cet état. Elle devina que ce fut
parce qu’il ne pouvait
plus se rendre sur une des îles. Elle n’abordera pas ce sujet.
Elle se retourna
pour parler avec Dominique.
- Votre
compagnie s’occupe de quoi exactement ?
- Une compagnie d’informatique spécialisée en logiciel
bureautique. Des logiciels de calculs, de texte, de correction et de
schéma
pour différents produits. Nous sommes la deuxième
compagnie la plus répandu au
monde. Notre succès à surtout commencé au Japon.
L’Amérique est encore un jeune
marché pour nous. Mais notre popularité ne fait que
grandir. Selon des études,
nous pourrions également le numéro 1 d’ici cinq à
huit ans.
- Je vous le souhaite, Monsieur Litgood.
- Tu peux m’appeler John et me tutoyer, Spencer.
- Comme vous voudrez, j’veux dire, comme tu veux John.
Ils
levèrent leur verres un pour l’autre pour souligner
leur amitié.
-J’ai une
question à propos de l’expédition, reprit
Litgood. Avez-vous déjà fait le trajet en temps de pluie ?
- Bien sûr, répondit Dubois. Nous l’avons fait qu’une
seule fois, mais nous l’avons fait.
Spencer
regarda son patron avec un peu de malaise.
- Aucuns
problèmes avec Isla Guards ?
- Aucuns ! Tout sera comme je vous l’ai dit.
- À propos des territoires des bêtes ? Comment avez-vous
su ?
- J’ai entré en contact avec des anciens employés de
Guitierrez, ceux qui ont travaillé pour lui, il y a cinq ans.
- Quel a été votre motif ?
- Un article journalistique, et que si mon article était
assez complet et intéressant, il sera publié mais sans
cité mes sources.
- Assez
brillant. Vous m’avez convaincue. Mais avant, je
souhaiterai voir nos armes de chasse.
- C’est tout naturel, j’allais vous le proposez de toute
façon.
La serveuse
apporta les entrés du petit groupe. Spencer
tenta de cacher son malaise face à son patron. Il dut bien le
cacher puis-ce
que Litgood ne sembla le remarquer. Autrement, il en aurait
parlé. Il ne
semblait pas fort convaincue à ce voyage jusqu’à tout
à l’heure. Ce qui
dérangea Hallé c’est les mensonges que Dubois lâcha
à John en guise de réponse.
Le voyage n’avait jamais été fait. Ce soir aura
été le premier voyage jusqu’à
Isla Sorna. La carte venait bien d’un ancien employé mais elle
n’était pas
sûre. Ces petits détails, bien qu’important, semblaient
minime pour Éryck Dubois.
Il répéta sans cesse que Litgood s’en fouterai bien une
fois sur l’île. Spencer
n’en était pas sûr. Leur client était beaucoup plus
intelligent qu’il pensait.
Si quelque chose devait tourner mal, ça sera sans retour.
Hallé en était
convaincue. Mais que pouvait-il faire ? Les décisions ne lui
appartenaient pas.
Pour l’instant, il décida de ne rien faire.
Jean-Mathieu bougonna en déposant son aile de poulet dans
l’assiette. Il n’avait presque rien mangé. Le repas a
été servit il y a déjà 20
minutes. Les autres élèves se demandèrent tous
quoi prendre pour dessert.
Mireille et Simon se réjouissaient que le repas ce fut dans le
calme. Avec la
mauvaise semaine qu’ils eurent, les deux adultes craignaient que les
élèves
dépensent leur énergie durant le souper. Seulement
Francis cria deux ou trois
mots et Jérémie faisait tout pour attiré
l’attention de tout le monde mais rien
n’était grave. Elle remarqua que Jean-Mathieu n’était
particulièrement pas dans
son assiette. Elle en conclut que, comme Jean-Mathieu aimait être
actif, être
privé de cours extérieur devait le rendre marabout. Elle
espérait que ce soit
pour cette raison.
Lucciana se soulagea du
fait que son copain n’est pas trouvé un moyen pour aller sur
l’île. Mais
Jean-Mathieu était de mauvaise humeur et il pouvait devenir
agressif. Elle
avait peur de lui. Elle tenta une corde.
-Je t’aime.
Il perdit patience et se leva.
-Je vais à la salle
de bain, dit-il à Lucci en s’en allant.
John Litgood était entrain
de dégusté son steak de surlonge.
- Excellent
morceau de
viande. Merci pour cette idée.
- Ça me fait plaisir,
monsieur Litgood.
Éryck
Dubois fini sa
salade au poulet. Il avait son client, il en était fier.
Finalement, ce Litgood
n’était aussi dur à avoir que ça. Spencer avait
exagéré la veille du départ à
propos de lui. Dubois montra un sourire en regarda Litgood engloutir
son repas.
Soudain une envie lui prit.
-Veuillez
m’excusez
messieurs, je dois aller combler un besoin.
Dubois se leva
et se
dirigea vers la salle de bain à l’autre bout de la salle
à manger. Spencer se
décida à lui parler. Il se leva également en
s’excusant à son client.
Jean-Mathieu croisa un
homme qui sortait de la salle de bain. À première vue, il
sembla seul. Il se
pencha pour vérifier les cabines. Il ne voyait aucune paire de
pied, donc
personne. Il entra dans la cabine du fond, verrouilla la
portière et s’assoit
sur le cabinet. Il se pencha et sorti un joint de son bas. Il essaya de
lui
redonner une forme convenable. Après quelques secondes, il se
contenta de ce
qu’il avait. Il prit son briquet dans sa poche et l’alluma.
Il soupira de
bonheur
après deux pouffés de sa substance. Il entendit la porte
s’ouvrir.
Immédiatement, il jeta le joint dans la toilette et leva ses
pieds, par
réflexe, ne pas se faire prendre. Il eut peur que ce soit Simon
venu vérifié ce
qu’il faisait. L’homme ne prononça aucuns mots. Il sembla
être à l’urinoir. Il
allait se détendre quand un autre homme entra. Il releva les
pieds.
Spencer se pencha et
vérifia les cabines. Tous vides. Il se releva et s’approcha de
Dubois.
-Puis-je te
parler, Éryck
?
-Je peux finir, si tu
permes ?
-Tu peux très bien
m’écouté en même temps.
Hallé
commença à faire les
cents pas. Son ton de voix changea en un ton plus nerveux.
-On devrait
revoir notre
façon de faire pour ce soir.
-Où est le problème ?
Monsieur Litgood accepte nos conditions, il ne reste plus qu’à
prendre son
enveloppe.
Un homme entra dans la
salle de toilette. Il vit les deux qui s’arrêtèrent de
parler dès qu’il pénétra
dans la pièce. Ce dernier invité ne se sentait pas
à l’aise du tout. Dubois et
Hallé avaient l’air en colère. Il se dépêcha
d’uriner et parti sans se laver
les mains.
Spencer
reprit :
-Les armes !
Dubois remonta
sa
braguette et se dirigea vers les lavabos.
-Quoi, les
armes ?
-Tu le sais très bien. Ils
ne sont pas adaptés.
-N’importe quoi. Ce n’est
pas la première fois que nous les utilisons.
Éryck
referma le robinet
et se dirigea vers le sèche-main accroché au mur, Spencer
toujours sur ses
talons.
-Pour nous,
oui. Mais pour
John, non. Il pourrait se blessé gravement.
-Depuis quand est-ce que
ça t’inquiète ? Monsieur Litgood est fort, ça ne
lui fera rien. Au pire, je lui
rembourserai une partie du prix, mais avec ce qu’il peut ramener …
-Je doute que ce soit
aussi simple.
-Je ne te paie pas pour
douter, Spencer mais pour suivre mes indications. Le bateau est
prêt, nous
partirons ce soir pour l’ile, un point c’est tout.
Hallé
regarda son patron
pendant quelques secondes. Il avala sa rage et dit :
-Bien monsieur
Dubois,
nous ferons tel est votre volonté.
Il ouvrit la
porte
violemment et sortie en vitesse.
Dubois resta à réfléchir
au comportement de son bras droit. Il se demanda ce qu’il pourrait bien
faire
de lui.
Ile … cette
nuit … Bateau
…Jean-Mathieu n’en croyais pas ses oreilles. La voila la solution. Si
seulement
… tant pis, il allait jouer sa dernière carte. Il se mit debout
et poussa la
porte de la cabine.
Éryck s’apprêta à quitter
la pièce mais le son de la cabine qui s’ouvrait le paralysa. Il
tenta de se
rappeler la conversation qu’il avait eue avec Spencer. Les mots
dinosaures
et Isla Sorna n’avaient pas
été
prononcé. Il se retourna très tranquillement. Il fut
soulagé de voir qu’un
adolescent. Il ne pouvait rien faire de mal. Ce dernier
dévisagea Dubois.
-Je peux
t’aider, petit ?
-Heu … oui …
Silence.
Éryck entendu
encore quelques secondes. Il se retourna pour sortir en soupirant.
-Vous partez
cette nuit en
mer ? demanda finalement Jean-Mathieu dans un souffle.
Dubois
s’arrêta. Il se
retourna encore une fois.
-Qu’est-ce que
ça peut te
faire ?
-J’aimerai que vous
puissiez m’amener non loin de …
Jean-Mathieu
hésita
soudain. Il voyait que l’homme devant lui s’apprêta à
partir alors il se lâcha
en un souffle.
-Non loin
d’Isla Nublar.
Dubois
s’arrêta net. Il
regarda JM dans les yeux.
-Et comment
crois-tu que
je vais pouvoir faire ça ?
-Bien … vous partez en
bateau cette nuit, non ? Vous n’avez qu’a me déposez en chemin.
-C’est illégale d’y aller
mon pauvre jeune. Tu ne le sais donc pas ?
Jean-Mathieu
resta
stoïque.
-Maintenant je
vais aller
finir mon repas.
-J’ai de quoi payer …
Dubois regarda
JM sortir
de l’argent de sa poche.
-J’ai 1200
dollars
américain.
Éryck
se mit à rire d’un
rire méprisant. Jean-Mathieu se senti tout de suite mal à
l’aise.
-Tu as vite
compris
comment ça marchait.
Dubois prit
son argent.
-Attend moi ce
soir à 1h00
du matin devant cet hôtel.
Il sorti aussi
vite qu’il
est entré. Jean-Mathieu sauta de joie en hurlant.
Quand il se rassit à sa
place, Lucciana remarqua son air ravit.
-Que se
passe-t-il ?
-Rien. Je te conterai ça
plus tard.
Jean-Mathieu
fini son
repas en moins de deux et avec appétit.
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