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Le Durango
noir traversa la grille de
sécurité de la marina d’Éryck Dubois. Spencer,
comme à l’habitude, était au
volant. Litgood avait prit la place du passager à l’avant. Il
discutait avec
Hallé depuis le repas. Dubois le surveillait du coin de l’œil.
Après leur
discussion dans la salle des toilettes, Éryck ne voulait pas que
son employé en
dise trop à leur client. Spencer n’avait pas l’habitude de
désobéir aux ordres
mais ne sait-on jamais. Il sembla développer une amitié
malsaine avec Litgood.
Malsaine selon son point de vue, bien sûr.
Tous
débarquèrent du camion.
-Nous partons
dans 4 heures environs.
Je vous conseil de dormir un peu, pour économisé toute
notre énergie.
-Bien !
-Monsieur Litgood, j’aimerai vous
parler une seconde, je vous pris.
John suivit
Éryck plus loin dans la
remise.
-Que puis-je
faire pour vous, monsieur
?
-J’ai eu mot que d’autres chasseurs,
intéressé par des bêtes rares, se trouvaient au
Costa Rica. Aurez-vous une
objection que nous les invitions ?
-Que savent-ils de notre expédition ?
-Absolument rien. Ils ne sont pas au
courant de notre présence ici.
-Alors restons-en ainsi. Je ne veux
personne ne soit au courant et je ne veux personne d’autre non plus.
Notre
entente stipulait explicitement que nous serions 3 uniquement.
Litgood baisa
le ton de sa voix.
-Ceci dit,
continua-t-il, je suis
content que vous m’ayez demandé mon avis. Mais la prochaine
fois, pensez-y
vous-même. Je vais me reposer un peu, réveillez moi quand
nous serons prêt.
Le client
s’éloigna. Dubois le regarda
avec la colère dans les yeux. De quel droit il lui parla sur ce
ton ? D’un
autre côté, il avait raison. Ce jeune l’avait fait rire,
mais c’était ridicule
de l’emmener.
Il
décida d’aller préparé
l’expédition.
Mireille
remonta dans sa chambre. Elle
était épuisée de sa journée. Elle n’aime
pas le Costa Rica et vivement être
sorti de ce pays. Elle s’effondra sur le lit en soupirant. Après
avoir fixé le
plafond pendant deux minutes, elle tourna son regard sur la table de
chevet. Le
déplient qui parle d’Isla Guards trainait. Elle le regarda de
nouveau. Elle
hésita.
Elle voulait
appeler Kevin mais elle
avait peur de le faire. Kevin pouvait ne pas se souvenir d’elle et
même si ce
n’était pas le cas, rien ne disait qu’il voulait la voir. Tant
pis. Elle essaya
de dormir.
Kevin
était assit à son bureau. Marc
et Oliver étaient tout deux parties pour la soirée et
Jonathan, comme à son
habitude, resta devant ses écrans.
La
journée a été simple malgré leur
tache à accomplir. Tous les aéroports et les ports ont
été contactés et tout le
monde collabora. Le téléphone sonna. Kevin
répondit en anglais et en espagnol.
-Heu oui …
est-ce que Kevin Bay est là
?
-Lui-même. Comment je peux vous aider
?
-Oui, salut … heu … c’est Mireille
Leduc … Je ne sais pas si tu te souviens de moi …
-Mireille ? L’assistante du Dr.
Sattler ?
-Oui, on s’est rencontré il
y a cinq ans.
-Oui, oui, je me souviens très bien.
Comment vas-tu ?
Kevin n’en
revenais pas. Mireille
Leduc qui le contacte avec cinq ans.
-Je vais
très bien, je te remercie.
Un silence
persista pendant un long
moment qui fut interrompu par un rire nerveux de la part des deux
interlocuteurs.
-Que me vaut
l’honneur de ton appel,
Mireille ?
-Je suis présentement au Costa Rica,
dans la même ville que toi, en faite, et … je ne sais pas …
j’avais le goût de
parler à un ami … Alors, je me suis dit que, je ne sais pas … je
te dérange
sûrement.
-Non, non, pas du tout. Je ne faisais
rien.
Le silence se
réinstalla de nouveau.
Kevin réfléchissait. Qu’est-ce que son appel voulait dire
? En avait-il envie ?
Qu’est-ce que Mireille représentait déjà pour lui
? Il brisa le silence :
-D’accord,
où loges-tu ?
Kevin
répéta l’adresse et le nota.
-Je sais
exactement où c’est. Je peux
y être dans 30 minutes. Ça te laisse assez de temps ?
-30 minutes, c’est parfait. On se rejoints
dans le hall ?
-Ça va pour moi.
-À tout à l’heure, Alors ?
-Oui, bien sûr.
Ils
raccrochèrent après cinq secondes.
Kevin raccrocha avec un sourire sur
les lèvres. Mireille Leduc qui la contacta … Il n’en revenait
pas encore. Wow.
Il avait rendez-vous avec elle dans une demi-heure. Il regarda son
look; ouf,
il devait se changer. Ça ne convenait pas.
Jonathan leva
le nez de ses
statistiques en voyant Kevin entrer dans la chambre. Il retourna aux
prévisions
météo. Il allait pleuvoir toute la nuit. Il se sentait
extrêmement fatigué mais
n’avait pas sommeil. Il ouvra le deuxième tiroir à droite
de son bureau et
fouilla parmi le tas de DVD qu’il possédait. Il soupira devant
le manque de
choix. Il avait tout vue au moins sept fois chaque. Il ouvrit son
agenda
électronique et tapa : ACHETER DVD. Il enregistra et prit
DragonHeart.
Kevin sorti
vêtu d’un habit bleue
marine et fraichement peigné.
-Où
vas-tu de la sorte ?
-Un rendez-vous de dernière minute.
-Mais il pleut averse, et ça va aller
de plus en plus fort.
-Je ne vais pas très loin. Je ne
devrais pas en avoir pour plus de deux heures.
-Un rendez-vous galant ?
-Je ne sais pas. T’as besoin de
quelque chose ?
-Tu sais si Carlos est encore ouvert ?
Kevin regarda
sa montre.
-Possible.
Quel titre tu veux ?
-Surprend moi !
-À plus tard.
Morta regarda
la porte se fermé et
cliqua sur ‘’play’’.
Mireille Leduc était encore couché sur
son lit. Elle se posait des questions. Comment Kevin allait-il
être, de quel
sujet voulait-il parlé ? Elle se secoua la tête et se
leva. C’était ridicule,
elle trouvera ses réponses bien assez tôt. Elle entra dans
la salle de bain et
ouvrit le robinet de la douche.
Jean-Mathieu cogna à la porte de la chambre
de sa petite-amie. Elle répond. Elle le suivit dans le couloir.
-J’ai une
bonne nouvelle, chérie.
-C’est quoi qui se passe ?
-Je veux que toi et Dominique soyez
prêtes à 00h45.
-Pourquoi ?
-Soit prête, c’est tout.
Il l’embrassa.
-Je t’adore ma
chérie.
Il repartie
dans sa chambre.
Mireille compara deux ensembles. Le
premier était un short court et une camisole bleue. Le
deuxième était un
pantalon trois-quarts gris et un t-shirt brun et vert. Elle se sentait
bête de
ne pas amener rien de plus classe mais comment elle aurait pu savoir de
toute
façon ? Allez pour le pantalon et le t-shirt.
Plus l’ascenseur descendait, plus elle
se sentait nerveuse. Elle était cinq minutes en avance et
espérait que Kevin se
rende sure place sans trop de mal avec la tempête qui faisait
rage. Les portes
coulissantes s’ouvrirent. Elle prit un souffle et sortie d’un pas
déterminé.
Elle chercha
d’un faux air
désintéressé, un jeune homme qui pourrait
ressembler à Kevin Bay. Bien sûr, la
dernière fois remontait à cinq ans … elle remarqua un
jeune homme qui lui
tournais le dos. Vêtu d’un complet de sport bleu, les
épaules étaient trempées,
signe que la pluie tombait fortement. Le jeune homme lisait une affiche
vantant
le Costa Rica et ses attractions principaux. Il se retourna. Ce qui
frappa
Mireille c’est le visage durcit par les années de Kevin. Il
avait perdu des
cheveux aussi, le front plus haut montrait une cicatrice qu’il n’avait
pas eut
il y a cinq ans. Il portait également une paire de lunette. Il
avait bien
vieilli malgré qu’il avait l’air plus que 25 ans … il semblait
qu’il devait
avoir 25 ans. Kevin reconnaissait Mireille aussi, il montra son plus
beau
sourire.
-Mireille ?
-Oui !
-Salut, comment tu vas ?
-Je vais très bien merci.
Mireille
s’approcha et donna d’une
manière hésitante une bise sur la joue.
-Wow,
désolé, je ne sais trop comment
réagir, dit-elle.
-Ne t’en fais pas, c’est
compréhensible. On va au bar ?
-Je te suis !
-Non, non, Les dames d’abord.
L’ambiance y était chaleureuse. La
couleur des murs apaisait l’humeur et donnait un sentiment de bien
être. Une
musique locale jouait à travers la radio. Cinq personnes,
comprenant le barman,
étaient présentes.
Une fois
assis, Kevin commanda, en
espagnol, une boisson pour lui et Mireille.
-Tu parles
espagnol maintenant ?
-J’ai toujours parlé espagnol.
Seulement tu ne le savais pas.
-Oui c’est vrai. Nous avons manqué un
peu de temps pour mieux nous connaitre.
-Il faut dire que par la suite, tu as
suivit Olivier, non ?
Mireille se
mit à rire.
-Ho mon dieu.
Oui, Olivier.
-Ça n’a pas duré à ce que je vois.
-Non, nous n’avions pas grand-chose en
commun et puis l’expérience était trop récente, ce
qui gênait nos activités.
-Je comprends.
-Mais maintenant ça va. Je croyais que
toi et Isabelle, ça aurait pu être sérieux.
-Je n’avais pas la tête à ça. Et puis
je devais mettre en branle le projet que je m’occupe.
-Isla Guard ?
-C’est ça.
-Je suis contente que tu t’en occupe.
À propos, comment va Jonathan ?
-Comme il peut. Il a toujours ces
affreux souvenirs.
-Désolé de l’apprendre …
-Ça va, passons à un autre sujet. Que
nous vaut l’honneur de ta présence au Costa Rica ?
-Je suis professeur au Canada. J’ai
dût accompagner un groupe d’étude pour un voyage scolaire.
-Tu m’étonnes.
-Je n’étais pas volontaire. Dieu sait
à quel point je ne voulais plus remettre les pieds ici. Mais le
responsable est
tombé malade et je ne pouvais décevoir les
élèves.
-Et le Dr Sattler ?
-Elle continue ce qu’elle a toujours
fait. Elle est forte. J’aimerai lui ressembler.
-Tu es plus forte que tu le crois. La
preuve, tu es ici malgré que tu ne veuilles plus y mettre les
pieds.
-Oui c’est vrai, affirma Mireille en
buvant une gorgé.
-Dis moi, tu ne t’occupe pas seule
d’un groupe d’élève ? Ils sont combien au faite ?
-Une vingtaine et non je ne suis pas
seule. J’ai l’aide d’un travailleur ici. Il est américain.
-Ils ne te causent pas de problème au
moins ?
-Non c’est assez tranquille. Toi, tu
as revu ta famille ?
-Non, pas depuis 7 ans. J’ai des
nouvelles mais je préfère resté discret.
-Non plus aucune relation amoureuse ?
-Toujours célibataire. Mais c’est vrai
que ça me manque.
Mireille et
Kevin se regardèrent et
échangèrent un sourire. Ils finirent leur verre et en
commanda d’autre.
Jean-Mathieu
regarda son compagnon de
chambre. Il était allongé mais il ne dormait pas encore.
Il révisa son plan de
nouveau.
À minuit et demi il sort de la chambre
et va rejoindre les deux filles. Ils descendent dans le hall par les
escaliers
de secours. Avec l’ascenseur, ils pourraient croiser Simon ou Mireille
et leur
punition pour avoir violé le couvre-feu sera
sévère.
En descendant par les escaliers, ils
auront plus de facilité à les éviter. Ensuite, ils
rejoindraient l’homme pour
qu’ils les amènent sur une des deux îles d’InGen et les
ramènerai avant le
rassemblement du matin. Tout sera simple et facile. Si seulement
l’autre
pouvait s’endormir vite …
-C’est carrément un ‘’guilty
pleasure’’ certes, mais mon film fétiche est Lonely Guy.
-Lonely Guy ?? répéta Mireille en
rigolant. Mais ce n’est pas pour les filles ce film ?
-Pas forcément. Je ne sais pas, le
personnage m’interpelle. Faut dire qu’il y a longtemps que je n’ai pas
vue de
film.
Mireille et
Kevin discutaient depuis
une heure. Dès qu’ils avaient cessé de parler de Jurassic
Park, la conversation
prit une tournure plus à l’aise. Ils parlaient d’eux, de leur
goût, de ce
qu’ils détestaient, de comment ils voyaient la vie et tout le
reste qui donne à
une conversation l’allure de normale. Ils devaient se l’avouer, ils
s’amusaient
ensemble. La soirée de déroula très bien.
Eryck Dubois bu sa cinquième tasse de
café. Les armes étaient rangées, les provisions
dans la glacière et les outils
servant à extraire les ossements étaient aussi à
leur place. Il vérifiait une
fois de plus l’itinéraire. Son client et son bras droit
dormaient encore. Il
entendait la pluie frappé durement le toit en tôle. Il
faudrait peut-être
devancer le voyage. Il regarda sa montre. Il a le temps de dormir un
moins deux
heures. Le temps d’y penser, il dormait déjà sur sa
chaise.
Kevin accompagna Mireille jusqu’à sa
chambre. Elle bâilla de nouveau.
-Ne prend pas
ça mal, dit-elle. J’ai
eu une dure journée.
Kevin rigola
un peu.
-Ne t’en fais
pas. Il est tard aussi.
Ils
arrivèrent devant la porte de la
chambre.
-Voilà,
je suis chez moi.
-Et oui …
Ils se
regardèrent dans les yeux,
sourire aux lèvres.
Ils avaient
passé une excellente
soirée, la meilleure depuis très longtemps. Kevin se
demanda ce qu’il devait
faire en ce moment. Est-ce que l’embrasser sera de trop ? Il approcha
sa tête
de celle de Mireille.
-Je vais y
aller … avant que les routes ne soient
vraiment
impraticables.
-Oui … et nous devons être debout de
bonne heure demain matin.
-J’ai passé une excellente soirée.
Merci à toi.
Mireille
ouvrit la porte de sa chambre
et y entra à moitié.
-Bonne nuit
Kevin.
-Bonne nuit Mireille.
Elle ferma la
porte.
Kevin tourna
les talons et s’avança
dans le couloir jusqu’à l’ascenseur.
-Il faudra que
je visite ça, le Canada.
La porte se
refermant.
Jonathan regarda son film avec peu
d’intérêt. Il tourna la tête à son
deuxième écran. La pluie jusqu’à demain
matin. Il soupira et ouvrit une cannette de boisson énergisante.
Il vit le
commandant Bay à la porte, taper son mot de passe. Trois
secondes plus tard, il
entra dans la salle d’opération.
-Tu as dit
deux heures et tu as pris
une heure et quarante minutes de plus.
Kevin
lança un film sur support DVD à
son collègue et lui répondit, tout sourire :
-Depuis quand
est-ce tu es mon père ?
-Où étais-tu ?
-J’ai pris du bon temps avec Mireille
Leduc.
Jonathan se
redressa sur son siège.
-Mireille ? La
Mireille de Isla Nublar
?
-Oui, elle-même.
-Premièrement, que fait-elle au Costa
Rica et deuxièmement, je comprends ta bonne humeur.
-Oui, ce fut vraiment plaisant. Elle
accompagne un groupe d’élève du secondaire en voyage
d’étude.
Kevin semblait
dans une épaisse bulle.
-Et ton retard
? Vous avez fini la
soirée comment ?
-En quoi ça te regarde ? répondit
Kevin amicalement.
-Curiosité et, il me semble que ça te
fera du bien, non ?
-Bon, bon, bon. Regarde qui est-ce qui
parle.
-C’est quoi le film ? demanda Morta en
changeant de sujet.
-Un film Québécois que Carlos m’a
conseillé. Ce n'est qu'en français par contre.
-Il trouve vraiment de tout.
-Shaftner et Wolf sont entrés ?
-Déjà couché.
-Je vais les rejoindre. Bonne nuit,
Jo.
-Bonne nuit Kevin.
Une fois dans
son lit, Kevin ferma les
yeux et s’endormit très vite.
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