Jurassic Park - Excursion Printanière - Départ - Fan Fic
Jurassic Park - Excursion Printanière

Départ


Eryck se réveilla tranquillement. Il regarda sa montre, il était minuit et vingt. L’éclairage dans l’entrepôt n’était pas très fort. Il descendit les escaliers qui menaient à la chambre où Litgood et Hallé dormaient. Il ouvrit la porte et les vit déjà debout, entrain de boire un café en rigolant.

-Bonjour messieurs. Bien dormi ?
-Salut Eryck, répondit Spencer en lui donna une tasse. Oui et toi ?
-Oui ça va. J’ai regardé la météo, nous pourrons partir d’ici une demi-heure. Qu’en dites-vous monsieur Litgood ?
-Parfait !

Dubois but d’un trait son café. Je dois faire une petite course, je serai de retour dans quinze minutes.

-Monsieur Dubois, rapportez nous des cigares pour fêter notre partie de chasse.
-Excellente idée, monsieur Litgood, excellente idée.


Eryck monta les marches d’un pas rapide. Il monta dans son camion et démarra. Il voulait aller parler à ce jeune homme qu’il l’avait payé pour l’amener sur une des îles. Mais quelle idée qu’il a eut ? Ridicule. Il actionna un bouton et la porte du hangar s’ouvrit. Il s’engagea dans la pluie abondante.


Jean-Mathieu regarda le pauvre camouflage qu’il avait fait. Deux oreillers et des vêtements cachés sous les couvertures pour faire croire qu’il est toujours couché. Ce n’était pas très convaincant. Mais tant pis, dans le noir ça pourrait passer.

Il ouvra la porte de sa chambre prudemment, regarda des deux côtés du couloir. Personne. Il se dirigea vers la chambre de Lucciana et Dominique. Il cogna le code convenu. Deux secondes plus tard, elles sortirent.

-Taisez-vous maintenant, chuchota JM.

Ils marchèrent silencieusement jusqu’à l’escalier.

-Pourquoi on ne prend pas l’ascenseur ?
-L’escalier est plus sûr.
-Mais il y a sept étages.
-Et alors ?


De son point de vue, Jean-Mathieu ne voyait pas beaucoup de monde. Le réceptionniste était en arrière du comptoir, un client de l’hôtel avec ses bagages aux pieds, devait attendre un taxi. Un autre traversa le hall rapidement.

Il n’y avait pas beaucoup de monde, ce qui pourrait peut-être causer un problème. Il ne fallait pas attirer l’attention.

-Retournons dans nos chambres, dit Lucciana, ça semble trop compliqué.
-Suivez-moi, restez naturelles.

Comme si la réplique de Lucci l’avait motivé au maximum, Jean-Mathieu se releva et pris sa copine par la taille et se dirigea vers la sortie. Dominique les suivi.

Ils traversèrent le hall d’un pas lent, comme des gens pas pressé. Ils tournèrent le dos au réceptionniste, donc il y a moins de chance qu’il soupçonne quelque chose. JM se raidi un peu quand il entendit le téléphone de l’hôtel sonné dans son dos. Il continua d’un pas moins assuré. Le réceptionniste les regarda aller tout en prenant l’appel mais les oublia vite quand il chercha une information dans son ordinateur.


Quand les trois adolescents sortirent du bâtiment, ils ressentir l’air chaud et humide de la nuit.

-Je ne veux pas y aller, dit Dominique.
-Je m’en cogne …

Jean-Mathieu se tût en voyant le Durango de Dubois arrivé dans le stationnement.

-Venez.

Ils couraient tous vers le véhicule, sous la pluie battante.

Eryck les vit arrivé et baissa la fenêtre côté conducteur.

- Excuses moi, le jeune, mais je ne pars plus en mer. Le temps est trop mauvais.

Le jeune homme le regarda d’un air surpris.

-Quoi ? Vous m’aviez dit qu’il n’aurait pas de problème.
-Oui mais regarde par toi-même, répondit Dubois en pointant le ciel. Tu ne sens pas le vent ? Jamais un bateau ne tiendra et en plus c’est illégal.
-Vous vous foutez de moi ?

Eryck voyait bien que Jean-Mathieu ne semblait pas convaincue et il était absolument hors de question qu’un petit con vienne gâchez ses plans. Il ouvrit son portefeuille et sorti tout ses billets. Il les tend au jeune homme.

-Tiens, il y a 2000 dollars. Prend les comme dédommagement et désolé encore.

JM les prit lentement.

-Allez bonne vie à toi, conclut Dubois.


Le Durango s’éloigna en projetant des jets d’eau avec les roues. L’adolescent resta planté au milieu du stationnement. Lucciana le rejoignit.

-Qu’est-ce qui se passe ?
-Attends une minute.
-Il pleut beaucoup.
-ATTENDS UNE MINUTE !


Dubois roulait encore dans le stationnement quand il se rappela qu’il devait ramener du champagne et des cigares. Il fit demi-tour à son véhicule et se stationna devant l’hôtel. Ce genre d’hôtel avait toujours un magasin de souvenir tel que cigare et alcool. Pour deux minutes, il laissa le moteur tourné.


Dubois regarda le camion entré dans le hagard. Il était assit sur le pont, il jouait au poker avec John Litgood.

-Je suppose que vous aimez tous ce qui est cher, monsieur Litgood.

Ce dernier rit.

-J’aime seulement ce qui est bon, monsieur Dubois.

Eryck monta aussi sur le pont. Il montra les cigares.

-Ça vous plait, j’espère.

John examina les cigares et approuva.

-Vous savez, souvent ce qui est cher est bon.
-Oui ! Pour le champagne, j’ai eu un peu plus de mal mais tout s’achète.
-Pour une fois je suis d’accord avec vous.
-Tout est prêt Spencer ?
-Nous n’avons plus qu’à monté la glacière et nous y sommes.
-Allons-y.

Tout les trois descendirent dans la chambre.


Le vent soufflait très fort et projetais des vagues sur le pont du bateau. Bien installé dans la cabine, les trois chasseurs discutaient.

-Nous sommes à combien de kilomètres de l’île déjà ? demanda Dubois à Spencer.

Spencer tenait la barre. L’itinéraire se traçait en triangle. Selon les vents et le courant, ce chemin était le plus facile et rapide dans ces conditions. Hallé regarda l’heure.

-Nous sommes partie depuis une heure et 20 minutes déjà. Il nous reste moins de 80 kilomètres.

Eryck regarda la carte.

-Voulez-vous m’accompagner sur le pont quelque instant monsieur Litgood.
-C’est sûrement intéressant, je vous suis.


Même avec leur imperméable sur le dos, John et Eryck sentait la pluie touché leur peau. La sensation était désagréable, certes mais comme ils allaient passés la nuit avec cette ambiance, mieux vaut s’habituer maintenant. Le vent soufflait fortement mais pas aussi puissant qu’il n’y paraitrait. Cependant, les deux chasseurs devaient tout de même presque crier pour se faire entendre.

Ils se tenaient à l’arrière du bateau. Eryck pointa vers le nord, à sa droite.

-Vous voyez cette tache noire ? Il s’agit de Isla Nublar.

John se pencha sur la barre et observa l’île au loin.

-Voilà donc le Jurassic Park de John Hammond et de Martin Guitierrez. Quelles espèces y a-t-il sur cette île ? D’après ce que j’en sais, tous les herbivores qui sont sur Sorna. Et quelques espèces de carnivores. Si je me souviens bien, un seul Tyrannosaure, des Dilophosaures quelques Raptors et ceux qui volent. Les plus connus sauf l’espèce qui nous intéresse : le Spinosaurus Egypticus.

Litgood regarda encore pendant quelques secondes. Il tapa sur la barre et lui et Dubois repartirent vers la cabine.

-L’idée n’était pas bête, en sommes, un zoo avec des dinosaures …


Dans le petit canot pneumatique de secours, Jean-Mathieu sortie sa tête de la toile protectrice qui empêcha le bateau de prendre l’eau. Il regarda au loin et vit une tache noire que Dubois avait désignée comme Isla Nublar.


Dans le stationnement de l’hôtel où lui et son groupe logeaient, JM ne prit pas le fait qu’Eryck ait changé d’idée pour l’ile. Quand il vit qu’il s’arrêta pour une raison qui lui était inconnu, lui, Lucciana et Dominique montèrent clandestinement dans son Durango et, une fois à l’hangar, se cachèrent dans le canot de secours du bateau.

Certes, il se doutait que ce fut un pari très risqué qu’il prenait, mais Jean-Mathieu avait l’ultime conviction que ce petit groupe devait se rendre sur l’une ou l’autre des îles de InGen cette nuit. Il ne se trompa qu’à moitié. Quand il entendit les deux hommes parler de dinosaures et de Isla Nublar, il savait qu’il était tout prêt et qu’il ne prendrait pas la chance que le bateau navigue plus loin et qu’il manque son coup. Déjà que rien ne se passa comme prévue, et c’est bien une chose qu’il déteste par-dessous tout, que ça ne fonctionne pas selon son plan, il allait amerrir sur cette île, coute que coute.


Il prit les pagaies et les mis dans leur socle. Il commença à ramer dans la tempête. Lucciana sorti sa tête de la toile de protection et cria pour se faire entendre.

-Mais qu’est-ce que tu fais ?
-Tu le vois bien, non ?
-C’est de la folie. Retournons au bateau.
-FERMES-LÀ !
-Et comment va-t-on revenir si le bateau ne passe pas par ici.

Le bruit du tonnerre couvrit ce que Lucci disait et de toute façon, Jean-Mathieu était trop concentré pour entendre autre chose que le battement de son cœur dans sa poitrine. Il jeta un petit coup d’œil au bateau, il était déjà loin, il ne le voyait pratiquement pas. Il retourna vers l’île. Il s’approcha tranquillement mais il s’approcha. Le petit canot commença a accumulé de l’eau. Il s’arrêta un instant pour le vidé à l’aide de ses mains. Une fois chose faite, il continua de pagailler.


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