|
 Sa
Vie
Chronologie
Son
Oeuvre
Photos
Citations
Multimédia
Liens
E-mail
|
Simone de Beauvoir (1908-1986), femme de lettres et intellectuelle
française, qui par sa vie comme par ses œuvres joua un rôle important dans le
mouvement féministe.
Née le 9 janvier 1908 à Paris dans un milieu bourgeois traditionnel et
catholique, Simone de Beauvoir est d'abord une «!jeune fille rangée!», comme
elle se décrit elle-même, mais elle affirme assez rapidement son
anticonformisme : après des études classiques qui la mènent en 1929 jusqu'à
l'agrégation de philosophie - où elle fut reçue première -, elle refusa de
se conformer à son destin tout tracé de mère et d'épouse. Sa rencontre avec
Jean-Paul Sartre, qui passait l'agrégation la même année qu'elle, fut
décisive : «Ce fut l'événement capital de mon existence», écrit-elle dans
Tout compte fait (1972). Simone de Beauvoir noua en effet avec Sartre une
relation de complicité amoureuse et intellectuelle qui dura jusqu'à la mort de
Sartre, en 1980. Avec lui, elle mit en pratique un certain nombre des principes
qui fondent sa conception de la femme et du couple, puisqu'ils ne se marièrent
jamais, ne vécurent pas ensemble et s'autorisèrent des liaisons hors de leur
couple, établissant parfois ensemble des relations triangulaires avec une
tierce personne. Ce mode de vie très libre n'était pas dissocié, pour Simone
de Beauvoir, de la réflexion qu'elle mena, sa vie durant, sur la condition
féminine, l'engagement et le rapport à l'autre.
Après avoir enseigné la philosophie, elle entra comme rédactrice à la revue
les Temps modernes, dirigée par Sartre. Intellectuelle engagée et curieuse de
tout, elle voyagea beaucoup, visitant successivement les États-Unis et la
Chine, plus tard Cuba et l'URSS. Sa philosophie - l'existentialisme - et sa
situation d'intellectuelle de gauche furent remises en cause par les horreurs de
la Seconde Guerre mondiale. C'est peut-être cet événement qui poussa Simone
de Beauvoir à délaisser le roman au profit de l'autobiographie, qui est une
analyse de soi.
La mort de Sartre, en 1980, lui inspira la Cérémonie des adieux (1981).
Elle-même s'éteignit à Paris le 14 avril 1986.
L'idée maîtresse qui conditionne toute l'œuvre de Simone de Beauvoir est l'idée
de liberté - liberté pour la femme, mais aussi liberté de tout individu -,
qui selon elle implique nécessairement la notion de responsabilité.
Le premier roman de Simone de Beauvoir, l'Invitée (1943), était d'inspiration
autobiographique et décrivait une relation triangulaire. C'est surtout après
la guerre qu'elle écrivit de façon intensive, avec Pyrrhus et Cinéas (1944),
le Sang des autres (1945), Tous les hommes sont mortels (1946), Pour une morale
de l'ambiguïté (1947), et, surtout, le Deuxième Sexe (1949), qui reste son
ouvrage le plus connu, non seulement en France, mais aussi à l'étranger. Cet
ouvrage, qui fut longtemps la pierre de touche du féminisme, examine, dans une
perspective historique, sociale et psychologique, l'aliénation féminine.
En 1954, le prix Goncourt décerné à son roman les Mandarins, qui traitait des
problèmes posés aux intellectuels par les événements de la guerre et de la
guerre froide, lui apporta la reconnaissance littéraire. Par la suite, elle se
consacra presque exclusivement à son autobiographie : Mémoires d'une jeune
fille rangée (1958), où elle évoque sa jeunesse et la période de ses
études, la Force de l'âge (1960), où elle expose ses expériences de femme et
de professeur, et la Force des choses (1963), ouvrage sur sa maturité. Elle
rédigea aussi des textes où la dimension autobiographique prédomine, comme
Une mort très douce (1964), Tout compte fait (1972) et la Cérémonie des
adieux (1981).
Encyclopédie Microsoft(R) Encarta(R) 99.
Tous droits réservés.
|