Ju-Jitsu

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Le ju-jitsu est l'un des arts martiaux les plus fondamentaux en ce sens qu'il réunit des techniques qui, spécialisées et approfondies, ont donné naissance aux arts martiaux plus connus. On peut donc considérer qu'il est l'ancêtre technique des arts tels que le karaté, le judo et l'aïkido.

Le ju-jitsu est l'un des arts martiaux les plus rapidement efficaces à bas niveau de maîtrise. Toutefois, comme tous les arts martiaux, à haut niveau la différence se tasse, tous se rejoignant dans la forme autant que dans l'esprit (projections en karaté, coups de pieds en aïkido, non-violence, etc.).

Avant que des règles arbitraires inspirées par des motifs commerciaux n'aient été imposées, le champion de combat tous sports, toutes catégories était Royce Gracie, pratiquant du Gracie-Ju-Jitsu ou ju-jitsu brésilien. Il a plusieurs fois remis son titre en jeu à l'occasion des Ultimate Figthing Championship (UFC), diffusés sur les chaînes payantes aux U.S.A.

L'identité de ju-jitsu trouve partiellement son origine dans le schéma tactique qu'il utilise. Les quelques principes de base sont les suivants :

un atémi (coup porté) sert à enchaîner une saisie dans de bonnes conditions
une saisie marque le début d'une tentative de projection
une projection se conclut par l'une des formes suivantes : une immobilisation (osei-komi), un étranglement (jime) ou une luxation (gatame : en extension, ou garami : en torsion)

Ce schéma de base suppporte bien évidemment de très nombreuses variantes en fonction des opportunités qui se présentent.

Le ju-jitsu est enseignée à La Dixmude par Noël Clémence, également professeur de judo (5è dan).

La progression au ju-jitsu utilise les Kyu et les Dans suivants :

Kyu (ceintures de couleur)

ceinture blanche
ceinture jaune
ceinture orange
ceinture verte
ceinture bleue
ceinture marron

Dan (ceinture noire)

ceinture noire, de la 1ère dan à la 10è dan.

La tenue officielle est le judogi blanc - communément appelé kimono - utilisé par les judokas. Les karatékas utilisent généralement des kimonos beaucoup plus légers qui résistent moins bien aux tractions violentes. Il est possible de rencontrer des kimonos colorés, notamment bleus. Cette couleur n'a de valeur que pédagogique. Elle permet de mieux distinguer les partenaires.

Je tiens ici rapidement à rappeler l'aspect symbolique de la couleur noire. Cette couleur rappelle le dépouillement dont fait preuve le yudansha (titulaire d'un grade de type "dan") vis à vis des sentiments d'égoïsme, de vanité, d'orgueil,... Cette symbolique devrait être au moins aussi importante que la maîtrise technique pour l'attribution du premier dan. Hélas, notre civilisation a beaucoup trop mis de côté cet aspect spirituel de l'art martial dont l'accès aux sommets devrait être conditionné par l'ensemble des qualités du futur yudansha.

Il n'y a pas de compétition "combat" en ju-jitsu ; il n'existe que des coupes techniques. Ce sont des démonstrations de techniques imposées (katas) ou libres selon les catégories de niveau. En effet, il n'y a pas de limites aux techniques utilisables en ju-jitsu. Si l'on voulait monter des compétitions "combat" de ju-jitsu, il y aurait nécessairement des blessés graves ou une évidente complaisance de l'adversaire. Certains clubs ont tenté de monter de telles compétitions en instaurant des règles arbitraires qui donnent un résultat mitigé.

Pour les connaisseurs, voici quelques enchaînements imposés (katas), ainsi que des exemples d'enchaînements, créations personnelles :

Les techniques de base
les 16 techniques
Les 16 bis
5 techniques enchaînées et répétées
Enchaînement 1
Enchaînement 2

L'un des meilleurs représentants français du ju-jitsu est Eric Pariset, fondateur de l'association Ju-Jitsu Défense Personnelle. Cette association est en passe d'être reconnue par le ministère de la jeunesse et des sports. Eric Pariset effectue régulièrement des démonstrations, notamment dans le cadre du festival annuel des arts martiaux de Bercy.

 

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Révision : 13/11/2000