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Ondes partiellement stationnaires
L'équation des cordes vibrantes qui gouverne les petites vibrations
a pour solution générale la fonction f(r+ct) +
g(r-ct) des deux variables r et t,
avec f et g deux fonctions «quelconques». Ces
solutions décrivent entre autre le phénomène de propagation par
simple translation, à la vitesse c (avec ou sans
atténuation). Une autre solution remarquable surgit lorsqu'on peut
mettre cette expression sous la forme d'un produit de fonctions
faisant chacune intervenir indépendamment une seule variable. On
décrit ainsi les ondes dites stationnaires, où l'«allure» de
l'excitation reste la même au cours du temps, telle que déterminée
par la fonction d'espace, et «modulée» par la fonction de
t. Les zéros de cette dernière occupent donc des positions
fixes dans l'espace, que l'on appelle les noeuds de l'onde.
Les ondes partiellement stationnaires combinent l'aspect d'une
propagation «basique», où l'allure de l'excitation se translate
dans l'espace à la vitesse c, et l'onde stationnaire, où les
oscillations se font «sur place». Elles se posent ainsi en
généralisation.
Ci-dessous une telle onde est représentée ainsi que sa «trace», et
son enveloppe, caractéristique d'une telle vibration.
On définit un coefficient d'onde stationnaire pour qualifier le
caractère plus «progressif» (sans noeuds) ou plus stationnaire de
l'onde. Celle représentée avec un taux d'un tiers est peu
stationnaire (ce qui fait figure de noeud est loin d'être
ponctuel).
Alors que l'onde progressive «pure» (sans noeuds) se rencontre
typiquement lorsque la source de l'excitation peut se «permettre»
un rayonnement dans le vide (ondes électromagnétique), que les
ondes stationnaires s'établissent lorsque des conditions aux
limites imposent des modes de vibration (une corde
vibrante), une onde comme celle représentée ici, partiellement
stationnaire, faite suite à un contexte plutôt «mixte», comme on
peut peut-être s'en douter. Ainsi, une onde qui se réfléchit sur un
obstacle plan sera partiellement stationnaire. Elle est
essentiellement progressive, mais une partie d'amplitude plus
petite qui est réfléchie par l'obstacle et qui se superpose à
l'onde incidente entraîne des vibrations telles celles figurées
ci-dessus, s'il n'y a pas de restrictions assez «sévères» ou
suffisamment «chanceuses» pour établir un mode (e.g., un autre
obstacle qui confine l'onde dans un volume fini).
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