Marc 6/45-52, confiance

Boîte à prédications

Psaume 16/3

Chers frères et sœurs,

Avez-vous aussi déjà entendu cette voix qui vous dit, tu n'est pas digne d'adorer ton Dieu, de venir en sa présence, de le servir, tu es indigne de ton Dieu? Jamais, alors c'est embêtant, parce que toute la prédication est basée sur cela. Tant pis, il y aura au moins une personne concernée, moi, parce que parfois j'entends aussi cette voix, qui me dit, tu n'es pas digne, pas digne de prêcher, pas digne d'être pasteur, pas digne de louer ton Dieu, surtout après avoir péché. N'avez-vous jamais pensé cela, si les gens pouvaient voir au fond de mon cœur, ou ce que je fais parfois, quelle honte. Et puis on est découragé, comme un peu paralysé, on voit d'autres frères et sœurs qui sont dans la joie, qui louent le Seigneur, et soi-même on a de la peine, on est un peu bloqué, on fait avec, peut-être des gestes, mais le cœur n'y est pas. Tu es indigne. Cette voix vient de l'ennemi, du diable, diable qui vient du grec diaballo, qui signifie, vous savez tous le grec, ballo, c'est tout simple, comme un ballon, un ballon que l'on lance, ballo signifie lancer, et dia, à travers, jeter en travers, le diable veut jeter quelque chose à travers notre relation d'amour et de fidélité envers Dieu. Et qu'est-ce qu'il jette, des mensonges, Jésus a dit de lui qu'il était le père du mensonge. Jésus a dit que nul ne pouvait nous ravir de sa main, si nous lui appartenons, sommes enfants de Dieu, convertis et nés de nouveau, alors même pas le diable peut nous ravir de la main de Jésus. Mais il peut essayer de nous décourager, de nous empêcher de servir Dieu, d'être ses témoins, nous empêcher de faire envie à ceux qui ne sont pas chrétiens de le devenir. Alors il vient nous dire ses mensonges, parfois d'une manière subtile, Paul dit de Satan qu'il se déguise en ange de lumière, d'où le nom de Lucifer que l'on donne parfois au diable, qui signifie en latin ce qui donne de la lumière. Alors il vient nous dire que nous ne sommes pas dignes de le servir, que nos mains sont impures, que nous n'avons pas le droit de toucher aux choses saintes de Dieu. Sous le couvert de la sainteté de Dieu. Déguisé en ange de lumière. Et il nous rappelle nos fautes, nos échecs, nos péchés. Pour nous ravir notre joie et notre paix. J'aimerais vous poser une question: Est-ce que le diable vous a empêché de venir au culte? Non, vous êtes là, est-ce qu'il vous a fait retourner à la maison, lorsque vous étiez devant la porte de l'église. Non plus, mais il veut nous empêcher d'adorer Dieu en esprit et en vérité. Parce que cela nous rapproche de Dieu, une adoration profonde, qui vient du cœur, qui loue Dieu parce qu'il en est digne, non seulement Dieu prend plaisir à cela, mais surtout cela nous transforme. Cela nous ouvre à l'esprit, à la parole de Dieu. Pas les gestes, même si nous pouvons en faire, pas le timbre de la voix, même si nous pouvons chanter de tout notre cœur, mais une adoration vraie, qui vient du cœur, qui veut rendre hommage à notre Sauveur, et pas seulement à l'église, mais aussi chez soi, en route, au travail, pendant le repos, une telle adoration nous transforme, dévoile nos péchés, c'est vrai, si nous n'avons pas encore demandé pardon. L'intimité avec Dieu, c'est un moment favorable où il parle, il parle aussi en d'autres moments, par d'autres moyens, c'est vrai. Dans le livre du Cantiques de cantiques, au chapitre 5, le verset 4, il est dit: Mon bien-aimé a passé la main par la fenêtre, et mes entrailles se sont émues pour lui. Dieu passe la main par la fenêtre de notre cœur, il aimerait que nos entrailles soient émues d'amour pour lui et pour notre prochain, et ensuite, le texte continue, je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé; Et de mes mains a dégoutté la myrrhe, de mes doigts, la myrrhe répandue sur la poignée du verrou. Ce moment d'intimité avec Dieu c'est comme de la myrrhe ou de l'huile qui se répand sur les verrous fermés, qui ouvre les portes. Aux chambres que nous cachions devant notre bien-aimé, les portes auxquelles il n'avait pas accès, et qui nous empêchent d'avancer dans la foi. Cela le diable veut l'empêcher, empêcher que nos entrailles s'émeuvent pour Dieu comme Jésus était ému jusqu'aux entrailles quand il voyait la foule sans bergers. Je prie Dieu pour que nos cultes deviennent de ces moments, où la main de Dieu passe au travers de la fenêtre de notre vie, de notre cœur, que nous soyons émus pour lui, par amour. Cela, l'ennemi veut l'empêcher. De devenir toujours plus intimes avec Dieu, toujours plus près de son cœur, de ses pensées. Il veut saboter notre communion avec Dieu, notre louange, notre adoration. Alors il nous accuse, nous calomnie, tu es indigne, bon à rien. Tu ne seras jamais vraiment digne de servir Dieu, de la louer, de faire quelque chose pour lui. Tu n'as pas la victoire dans tous les domaines de ta vie. Tu ne peux même pas être fidèle à Dieu pendant une semaine. Même si tu as une victoire, tu retournes sur tes anciens chemins. Le diable veut nous faire croire que Dieu est fâché envers nous, que nous avons attristé son esprit. Et parfois, s'il n'arrive pas à nous insuffler cela, il utilise d'autres chrétiens pour faire le même travail. Tu n'est pas digne, il faut d'abord changer ceci et cela, cela n'est pas encore en ordre. C'est vrai qu'il y a des choses à changer dans ma vie, mais le diable nous le dit pour nous paralyser, nous éloigner de Dieu et nous faire douter de son amour pour nous. Ou alors, il veut nous faire changer par nos propres forces, voire notre orgueil. Alors on s'astreint, on se donne toutes les peines du monde, on prie même dans ce sens, mais on essaie de se changer par ses propres forces, et puis on retombe, on rechute dans le même travers ou le même péché. On croit à la victoire, que ces désirs, ces pensées, ces attitudes de rejet et autres, sont loin, mais en fait on n'a que refoulé quelque chose qui revient par une autre porte. On accuse peut-être même Dieu, mon Dieu, j'ai prié pour cela, je t'ai supplié de me délivrer, mais c'est encore là. La réalité, c'est que nous avons essayé d'atteindre la justice devant Dieu par notre chair et nos actions. Nous voulions devenir justes devant Dieu, comme il est dit dans Romains 10/3: ne connaissant pas la justice de Dieu, et cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu, nous avons oublié, que la justice de Dieu ne peut s'atteindre en travaillant pour lui, serait-ce du matin au soir, il y a une seule justice qui tienne devant Dieu, c'est celle de son propre Fils, lui seul était juste, et je suis justifié par la foi en cela, foi que Jésus, juste parmi les injustes a payé à ma place. Celui qui n'a point connu le péché, dit Paul, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. Voilà la justice de Dieu, Dieu renonce à sa justice, en son Fils, qui n'a pas péché, nous sommes devenus justice de Dieu. Alors je peux dire, oui, je ne suis pas encore parfait, oui ma chair résiste encore toujours à l'Esprit de Dieu, mais je suis sauvé par le sang de mon Sauveur. Lorsque l'ennemi vient nous accuser pour un péché que nous avons confessé, nous pouvons le renvoyer à la croix. C'est vrai, j'ai péché, mais Jésus a payé pour moi, Dieu m'a pardonné parce qu'il est fidèle et juste. Alors nous pouvons dire à l'ennemi, lorsqu'il veut nous faire croire que nous sommes indignes de louer Dieu, j'ai reçu la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ, il m'a rendu capable et digne de le louer. C'est vrai, par moi-même, je suis indigne et serai toujours indigne de la louer et de le servir, mais lui m'a rendu digne, par amour pour moi, il m'a tant aimé qu'il a donné sa vie sur la croix pour moi, voilà pourquoi je suis digne de le servir et de l'adorer. Mon péché est effacé, ma faute est pardonnée.

Et si le diable nous dit que le péché est encore présent dans notre chair, nous pouvons lui répondre par Romains 6/14: Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes, non sous la loi, mais sous la grâce. C'est vrai que nous devons vivre selon l'esprit, pour ne pas accomplir les désirs de la chair, comme il est dit dans Galates 5/16, mais Paul ne dit pas que les désirs de la chair disparaîtront. Il nous dit simplement ce que nous pouvons faire pour ne pas les accomplir, mais même si nous sommes chrétiens, la chair est là, même si elle est crucifiée. Elle a gardé tendance à faire le mal, et il suffit de la nourrir, ou ne pas plus vivre selon l'esprit, et en moins de temps qu'il ne faut pour dire bonjour ou bonsoir, elle accomplit son travail d'incitation et d'accomplissement du péché. Nous sommes parfois étonnés, de grands hommes ou femmes de Dieu, qui ont parfois un ministère très béni, comme ils retombent bas. Ils retrouvent simplement leur chair, lui redonnent place et pouvoir, et alors la suite c'est logique, si vous laissez la chair, c'est comme si vous mettez de l'eau en haut d'une montagne, vous avez beau monter très très haut, si rien de l'arrête, elle descendra tout au fond de la vallée.

Le diable veut nous faire concentrer sur nos péchés, plutôt que sur celui qui pardonne le péché, sur notre maladie, plutôt que sur celui qui nous en guérit, notre mauvais caractère plutôt que sur celui qui nous transforme. Il ne faut pas banaliser le péché, c'est vrai, c'est comme une gangrène, lorsqu'on ne fait rien, ne demande pas le pardon, elle avance et envahit toujours plus de notre vie, et nous éloigne de Dieu. Mais lorsque nous avons péché, et reconnu et confessé notre péché, et que nous nous sommes engagés avec l'aide de Dieu ne plus recommencer, alors laissons cela derrière nous, ne regardons pas sans cesse en arrière en passant la charrue, quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu dit Jésus.

Le diable veut nous décourager, en nous rappelant sans cesse nos fautes, voulant nous faire croire que nous sommes indignes de le servir. Si nous sommes découragés après un péché, alors cela est aussi un péché. Nous pouvons être tristes d'avoir désobéi à Dieu, pas fait sa volonté, cela n'est pas un péché, mais si nous sommes découragés, alors c'est un péché. Parce que doutons de l'amour de Dieu pour nous, son pardon, son cœur de père. Si nous sommes découragés par un péché, cela signifie que nous ne faisons pas confiance en l'amour de Dieu pour nous, qu'il nous accepte complètement, même si nous avons fait un grand péché, encore que devant Dieu, il n'y a pas de grand et petit péché. Le diable utilise le découragement pour nous maintenir dans le péché, nous pensons, à quoi bon, je n'y arrive pas, alors nous nous laissons aller, nous ne faisons pas confiance à la puissance de Dieu qui est plus forte que celle de tout péché qui nous assaille. Si nous comprenons quelle est la grandeur de l'amour de Dieu pour nous aussi et justement quand nous tombons, alors nous courons en pleurs vers lui, pardonne-moi, je hais ce péché, avec ton aide, je m'engage à ne plus recommencer, merci parce que tu m'aimes comme tu m'as toujours aimé. Et alors nous marchons selon l'esprit.

Si nous sommes découragés après une chute que nous avons confessée, c'est que nous ne croyons pas vraiment que nous sommes justifiés par le sang de Christ, que nous lui appartenons, qu'il nous aime et nous affectionne avec un immense amour. L'ennemi veut nous faire douter de cela, tu n'est pas digne, et puis Dieu ne t'aime plus, après ce que tu as fait. Mensonges, Dieu nous a rendus dignes par le sacrifice de son Fils, et il nous aime d'un amour sans limites, Dieu nous a aimés avant que nous existions, et alors que nous étions encore dans le royaume des ténèbres. Si quelqu'un veut nous faire croire que Dieu ne nous aime plus, ou un peu moins, ou qu'il est fâché envers nous par notre conduite, c'est un mensonge. Il nous aime, il est triste quand nous péchons, parce que cela nous détruit. Mais il est là pour pardonner, nous dire qu'il nous aime. Il nous dit à tous et toutes ce matin. Vous êtes dignes de me louer et de me servir, parce que j'ai payé pour vous. J'ai payé la facture en avance, voici le récipissé(la croix). Amen