à partir du 19 février 1998
voici quelques propositions de lectures...
dernière mise à jour: 19 mai
1998
Bien sûr, on en laisse trop de côté
Bien sûr, il faudrait si tranquillement s'installer pour lire,
comme on discuterait, comme on palabrerait, oui, ce serait bien mieux,
mais... bon. C'est impossible...
Toutefois 1... Lisez l'éloge
de l'ombre de Tanizaki Junichirô,
aux publications orientalistes de France. Et dites m'en quelque chose si
vous passez par ici.
Toutefois 2... Lisez "La maladie de Sachs" de Martin Winckler, chez P.O.L. J'y reviendrai. Venez y aussi. Vous le retrouverez sur le ssite de François Bon (voyez ci dessous).
Toutefois 3... Lisez aussi "Impatience" de François Bon, aux éditions de Minuit, et suivez le lien que je vous propose... ça décoiffe, d'une certaine façon.
Toutefois 4... Lisez "Le lit", de Michaël Glück, aux éditions de Lamourier...
Toutefois 5... J'ai découvert un très joli livre au festival d'Antibes: une présentation de Nice, aux éditions Serres, illustrée de magnifiques aquarelles de Sylvie T. Après tout, il y a à Nice une solide tradition d'aquarellistes...
Toutefois 6... J'ai repris "Plume"... Je me dis parfois que Michaux est, avec Rimbaud, l'un des deux piliers de la poésie contemporaine... Je sais bien que c'est faux. Que deux piliers ne suffisent pas à soutenir tout l'édifice, mais voilà...
Toutefois 7... Je ne peux
pas relire Sappho sans une profonde
émotion et sans me lancer dans de très longues et très
inattendues rêveries...
Toutefois 8... Biga... Toujours
à lire, sans cesse à découvrir... Dans une petite
édition, sous le signe de "l'Arbre", sortie en 1997 "dans l'amitié
d'un ange pluvieux, à Aizy Jouy, dans l'Aisne", dit le justificatif...
ça s'intitule SEPT ANGES Si
vous en voulez quelques lignes... Les voici
Toutefois 9... Pierre Michon... Allez faire un tour du côté de Pierre Michon. Chez Verdier, par exemple son Maîtres et serviteurs est une étonnante appproche de la création artitique. Trois figures de peintres emblématiques de trois types de relation de l'individu à la vie, à l'hitoire, au savoir, au jeu social, à l'art, un regard du dedans... saisissant. Trois peintres crevant d'art: Goya, Watteau et un disciple de Della Francesca. Et une écriture d'encre crevant.
Toutefois 10: Connaît-on encore Robert Rovini? Suis tombé -par d'invraisemblables cheminements- sur un recueil de 1968: Voix sans mots, chez Dedalus. Pages d'une densité rare. Rovini nous a trop tôt quitté. Il avait à peine quarante ans. C'était il y a trente ans...
Toutefois 11: Il faut connaître Robert Rovini. Un petit recueil publié chez Seghers, dans poésie 54, est là entre mes mains. Il s'intitule Nombre d'Autres... Assez pour ce jour d'avril. Vous en donnerai d'autres nouvelles.
Toutefois 12: voici encore de quoi lire. Et de quoi lire comme on vit, comme on respire, comme on en survit... De Marylin Desbiolles, chez P.O.L. La seiche... Une façon de creuser la mémoire, le corps, le rapport aux autres, les formes du rapport de soi aux autres et de soi à soi, une sorte de plongée constante, forcément constante, dans une méditation continue qui affecte les moindres gestes de la vie... Nous sommes en mai... Lisez, lisez Desbiolles!
MAIS
ENCORE...
Mais encore 1:
Dans son n°61 de l'hiver 98, la revue
Friches
Le gravier-de-Glandon-87500-Saint-Yrieix-la-perche, 40FF,
publie un dossier sur Michel Butor, poèmes inédits, entretien
avec alain Freixe
textes d'Hélène Mozer et de Raphaël Monticelli,
présentation de jean-pierre Thuillat.
Mais encore 2:
Loin du souci du spécialiste, après Friches, que je dise
deux mots de la revue
Scherzo, 39
bd saint Jacques, 75014, Parris
Si elle a choisi de présenter, dans chacune
de ses livraisons un auteur -Yves Bonnefoy dans son numéro 1, Paul
Nizon dans son n° 2,, Lorand Gaspar et Pierre Michon sont annoncés;
ici, c'est Claude Simon
(entretien et étude de Patrick Longuet, Claude Ollier, Dominique
Viart) - elle n'oublie ni la création (Dominique Rossignol, Pierre
Grouix, Rafael-Jose Diaz en bilingue svp!), ni l'actualité (notes
de lecture abondantes), le tout pour 40 FF. On rêve!
Mais encore 3:
Figures du poète,
tel est le titre du dossier de la dernière livraison de la revue
de Jean-Michel Maulpoix:
Le Nouveau Recueil, Champ Vallon,
01420 Seyssel.
n°46, 90FF,
De Jean Roudaut à Jean Baptiste Para, en passant par Antoine
Emaz, Jean-Claude Pinson...ou encore Marc Kober - Tiens, on salue son père
Jacques,en passant! - ils sont 13 à envisager
"celui qui s'efface", ce colporteur de vent ou comme le dit si bien
un mien ami, dans sa langue, un "carrejaire dou ven"!
A côté de textes de création, on retrouve l'espace
alloué aux notes de lecture.
Mais encore 4:
Après Jean-Pierre Lemaire(n°6) qui succédait à
Jacques Réda(n°5), la revue Nu(e)
- 29 avenue primerose, 06000 Nice, 65FF le numéro - consacre sa
septième livraison à Bernard Vargaftig. Un long et vibrant
interview du poète par Hervé Bosio, l’un des animateurs avec
Béatrice Bonhomme de la revue, précède une même
image muette, poèmes « où les déflagrations
redescendent » comme du fond du bleu de la belle couverture de Sonia
Guérin.
Mais encore 5:
Vous le dirais-je, la revue Parterre verbal
- 3 impasse du poirier, 39700 Rochefort/sur/Nenon, 40FF le numéro
- qu’anime Jean-Michel Bongiraud (Il faut lire ses Mots d’atelier parus
aux éditions du Dé Bleu!) accueille, dans son n°25, le
poète tunisien Slaheddine Haddad et a permis à Jean-Marie
Barnaud, Emmanuel Laugier et Serge Bonnery d’envisager un « portrait
possible » - proses et poèmes mêlés - de qui
dépose ici, en passant, ces quelques pierres qu’il voudrait vives.
Ceux qui s’intéressent à l’histoire des revues aimeront
la chronique d’Armand Olivennes: Empreintes et formes.Poèmes et
voix, lectures et critiques, panorama revuistique délimitent le
sol d’une revue en constante évolution.
Mais encore 6:
Comment passer sous silence le très beau numéro double
de la revue La Sape - n)46-47, 7 avenue
Sébastien Digard, 91230 Montgeron, 100FF) préparé
par Manuel Cajal qui réunit sous le titre de Terres, poèmes
et proses de James Sacré, Robert Marteau, Pierre Voélin,
Pascal Commère; un entretien de Michel Comin et Manuel Cajal avec
Jean-Loup Trassard, le tout feuilleté d’approches critiques de François
Boddaert, Robert Parisot et Manuel Cajal.
Et toujours d’abondantes notes de lecture.
Mais encore 7:
Connaissez-vous la revue Ligne de risque
- 16 rue Lauriston, 75016 Paris, 30FF le numèro - ? Sept numéros
à ce jour! J’aime à imaginer des jeunes gens en colère,
des jeunes gens qui ont envie d’en découdre avec les quelques aïeux
pré-empaillés toujours penchés à ces fenêtres
qui donnent toujours sur les mêmes rues!
Que ceux qui desespéraient de voir l’histoire littéraire
avachie et aplatie par la médiatisation culturelle se précipitent!
Ils trouveront là matière à conspirer et quelques
armes à huiler! Il y a un enthousiasme, une fureur, une énergie
dont la littérature est l’objet. C’est pas si fréquent, non?
Ligne de risque a la pointe aiguisée. C’est celle d’un désir
de littérature, par delà la marchandise, qui proclame que
soit elle est tout, soit elle n’est rien.
Son numéro 6-7 se présente comme une riposte à
ce nouveau courant littéraire inventé par le Nouvel Observateur
et intronisé par la NRF, celui du « moins que rien »,
véritable surenchère nihiliste à une littérature
des petits riens surmédiatisée en tout de la littérature.
Subversion parfaitement sophistique! Trente-quatre écrivains (de
Bergougnioux à Sollers en passant par Tournier, Berger oe encore
Stefan, Michon, Volodine, etc...) sont invités à répondre
à trois questions sur la littérature.
A chacun ses risques!
Cette ligne me paraît à suivre.
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