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| Pendant 5 ans, nous avons parcouru les Clubs et
bars suisses pour réjouir vos p'tites oreilles!
Amis du Rock, nous vous saluons haut et fort!
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C'est l'été ôhé
ôhé !!
Les
Dj's Dryades c'est qui en fait ?? |
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Après la
fermeture de la "Dolce Vita" à Lausanne
(Suisse), les soirées Rock avaient bientôt
disparu de notre région. La Techno s'installant
dans nos principales boîtes de nuit, nous
nous sommes réunies, trois demoiselles,
afin de retrouver l'esprit Rock'n'Roll de nos
anciennes soirées et partager notre amour
de cette musique avec les personnes de ce milieu.
Formées en décembre 1999 sous le
nom de Tri-Zines, nous débutions en janvier
2000 dans un Bar/disco se trouvant à Bossonnens,
nommé le "Bartiste". Après un franc
succès, d'autres soirées se sont
proposées à nous et notre nom se
modifia en Dryades.
Principalement influencées par le son Electro/Rock-Pop,
nos préférences ne s'arrêtent
pas là. La Big Beat, le Metal, le Rock
Français, la Trip-hop, le Reggae, les 80's,
la House/Dance et les Années Disco font aussi
partie de notre large choix de CD's.
C'est pour nous une véritable passion,
un investissement que nous définissons
comme une grande chance de pouvoir "recréer"
l'ambiance Rock.
Nous vous souhaitons bonne lecture et vous remercions
de votre passage.
Cordialement,
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Les
Dryades |
Il
était une fois trois dryades
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Chapitre
XIII
Dix ans.
Dix ans, les mecs.
C'était un 14 janvier.
Et ce soir-là, des petites mistinguettes, hautes comme trois pommes, après de faciles négociations - décolletés obligent - ont obtenu le droit ultime, le plaisir suprême, de mixer au Bartiste/Bossonnens/FR/CH. Bref, le MAD, en plus petit. Et en plus rock!
De 22h à 5h du mat', all inclusive, avec un salaire moyen comparable à celui d'un Solveig quand il mixait dans la cour de récré'.
Cette soirée fut le départ - feux bleus, sirène - d'une carrière de DJettes de quelques soirs, d'une aventure musicale qui dura quand même quatre ans.
Et en quatre ans, qu'a-t-on appris ?
Mmmmh, pas mal de choses...
Règle nº1 : deux Dafalgan valent mieux qu'un.
Ce fut la règle d'or. Appliquée d'office, dès nos débuts. Parce qu'on avait tout de suite compris que les bières (oui, à l'époque, c'était de la bière et c'est tout), les clopes, le "SMAKE MY BITCH UP" dans le casque, assaisonné d'un "ON MET CELLE-LA ?", et bien au bout de quelques heures, ça faisait mal. Et notre cerveau, alors qu'on lui en remettait une couche avec un bon "CHOP SUEY!", ben il nous chuchotait "merde les filles, moi, j'me casse". Mais on ne l'entendait pas encore...
Règle nº2 : pantoufles ou baskets, pense à tes pieds, Cosette.
Héhé, ça n'a l'air de rien comme ça, mais plus d'une fois, l'une ou l'autre a fini pieds nus à farfouiller dans la valise à CD, parce qu'elle pensait - à tort, on se répète - que des escarpins, pour ce soir, ce serait bien.
Vous m'direz, pas bien grave, on mixe avec ses mains, non ? Bah si, mais on était quand même trois, oui, trois coquines toujours bien accompagnées d'une dream-team, pleine de bonnes idées - et de bonne volonté - comme vous emmener sur la piste de danse pour finir de vous achever l'orteil gauche, et le droit, et le peu de dignité qui vous reste, en fredonnant "Les Lacs du Connemara".
Règle nº3 : les bières à bien plaire, ça se gère.
Ou pas. Donc quand le Monsieur qui s'occupe du bar, accessoirement des femelles qui vont passer de la musique toute la nuit, vous dit : "Bières à volonté, ça fait partie du prix!", et sachant que le salaire avoisine - comme déjà dit plus haut - un peu moins que ce que gagne un bon locataire de Champ-Dollon, nous, les bières, on n'a pas très bien géré. En tout cas au début. Après, carrière de poly toxicomane ou de DJettes, on ne le saura jamais, les bières, on les a apprivoisées, avec les cousines Ginto. Mais ça reste la règle nº3, à méditer.
Règle nº4 : quand tu ne sais pas, n'assume pas. Mais pas trop longtemps.
Juste un petit clin d'oeil à une soirée en particulier. Il n'y a pas de honte à confondre un groupe avec un cocktail, ou un titre avec une expression en verlan. On ne peut pas tout connaître sur la musique, non. Surtout pas quand c'est du fullhardmetalcore, hein. On ne mixait pas du Barbie, on est bien d'accord, mais quand même...
Règle nº5 : les erreurs des débuts, ça vous colle au cul.
Et alors là, on pourrait en citer plusieurs, mais la seule qui vient, là, en regardant un peu nos débuts justement, c'est notre nom de scène... Tri-Zines. Impossible de faire pire. Mais comme le ridicule ne tue pas, les Tri-Zines ont survécu, mué, cocooné, et donné un beau papillon : les Dryades. Comme quoi. Mais malgré tout, il y aura toujours un type quelque part pour vous le rappeler "ah, oui, avant c'était les Tri-Zines". Ta gueule, connard.
Voilà, tout est dit. Enfin presque. Que deviennent ces belles demoiselles ? Parce que si on a arrêté les platines, on continue nos vies de pré-adultes. La belle blonde continue sa carrière de styliste et cartonne qui plus est, à Avignon. Oui, toujours en France, et on la pardonne pour ça, car son sponsor, c'est Chabal. Donc on a pas trop le gabarit pour faire les malins. Et l'infirmière coquine ? Elle continue sa route dans le médical, pas banal, et, du courage plein le coeur, va reprendre une formation dans les rayons. La coquine sera bientôt une spécialiste pour voir à travers les habits et même plus. Enfin, pour l'ironie, la rasta bosse en toute complicité avec les mecs qui envoient régulièrement des courriers dans ces hauts lieux où nous avons passé ces bons moments. Courriers qui disent en général "dB(A) dépassés, faut arrêter de déconner, sinon, vous fermez". Oups. Traître ?
A très bientôt les rigolos, car nous restons convaincues qu'un jour ou l'autre, on se retrouvera les trois, derrières les fourneaux, pour remettre ça. Bien à vous, les Dryades.
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