14ème siècle

 

 

 

 14ème siècle 1ère partie

 

Jean de Bailleul - Pierre Flotte - Giovanni Pisano - Henri de Mondeville - Enguerrand de Marigny - Giotto di Bondone - Rainier 1er Grimaldi - Pierre de La Palu - Charles de France - Jean De  Condé - Robert le Sage - Pietro Lorenzetti - Simone Martini - Philippe de Vitry - Jean Le Bel - Yolande de Dreux-Montfort - Jeanne De Bourgogne - Blanche De Bourgogne - Charles de Valois - Jean Buridan - Jean de Murs - Sainte Brigitte de Suède - Clément V - Guillaume de Machaut - Robert Le Coq - Laure De Noves - Urbain V - Etienne Marcel - Eudes IV - Jean 1er le Posthume - Jean Le Fèvre

 

 

Jean de Bailleul, 13ème siècle.

 

Baron anglais possédant de vastes domaines au nord de l'Angleterre et en Normandie. Sous Henri III, shérif des comtés de Nottingham et de Derby. Le collège de son nom à Oxford a été fondé par sa veuve. Son fils, Jean, fut prétendant au trône de l'Écosse ; sa servilité envers le roi anglais l'obligea à rompre avec celui-ci. Vaincu, il finit ses jours dans la seigneurie de Château Gaillard, berceau de sa famille. Son fils Édouard devint roi d'Écosse contre David Bruce de 1331 à son abdication en 1356.

 

Pierre Flotte, (v. 1250-1302)

 

 

Il est considéré comme l’un des plus grands juristes de son temps et devient le premier chancelier laïc de Philippe IV le Bel en 1295. Il dirige une grande partie de la politique royale, tant intérieure qu’extérieure.

 

Giovanni Pisano (1250-1314).

Sculpteur

 

Fils de Nicolas Pisano, sculpteur Italien. De part ses conceptions Giovanni aura très tôt une influence dominante sur les sculpteurs italiens de la Renaissance, parmi eux ont peu citer Della Quercia, Lorenzo Ghiberti, et Donatello de Jacopo. Ses œuvres ont marqués l'art italien à la fin du 13ème siècle. Celles-ci montrent souvent une intégration croissante des motifs gothiques et des éléments stylistiques. Cette assimilation entre le style italien de l’époque et les influences gothiques françaises peuvent être vue dans le pupitre de Sienne (1268), la façade de la cathédrale de Sienne (1285), et son pupitre pour Pistoie en 1301. Par contre son pupitre pour la cathédrale de Pise en 1310 montre un retour aux motifs classiques, gâchés par certains éléments gothiques.

 

Henri de Mondeville (vers 1260-vers 1320),

médecin, chirurgien,

 

Né probablement en Normandie. Comme la plupart des intellectuels de son époque il sera d'abord ecclésiastique. Le début de ses études de médecine se situe à Montpellier ou à Paris. Il voulait rendre la connaissance indépendante de l'église et de ses exigences. Il liera maladie et péché et décrira la lèpre comme une maladie vile mais aussi honteuse.

Comme son élève Guy De Chauliac il part à Bologne pour étudier la chirurgie et pour perfectionner ses connaissances en anatomie. Il fut élève de Guy De Lanfranc, de Théodoric et de Jean Pitart.

Henri de Mondeville enseigne à l'Université de Montpellier lorsqu'il est nommé vers 1310 chirurgien du Roi de France, Philippe Le Bel.

Sa passion est la chirurgie. La déontologie médicale lui tient à cœur. La philosophie aristotélicienne imprègne son oeuvre. Au moment de sa nomination à la Cour royale il commença son manuscrit, la "Cyrurgia". Il s'agit du premier grand livre de référence de chirurgie en France. Ce manuscrit est le prédécesseur direct de la célèbre "Chirurgia Magna" de Guy De Chauliac. Il a l'esprit critique et innovateur. Il essaye d'apporter des idées révolutionnaires à la pratique chirurgicale. Pour illustrer ses cours, il est le premier qui utilise des planches et des modèles anatomiques. Il meurt vers 1320, après une longue maladie.

 

Enguerrand de Marigny, (v. 1260-1315)

 

Homme d’État, favori tout-puissant de Philippe IV le Bel à la fin de son règne, ce légiste est chargé plus particulièrement des problèmes financiers. Il accroît la fiscalité tout en acquérant une immense fortune, ce qui le rend impopulaire. Accusé d’exaction à la mort du roi, il est pendu au gibet de Montfaucon.

 

Giotto di Bondone (1266 ?-1337)

Peintre

 

Né à Florence, élève de Cimabue, il n’imita personne et créa son propre style. Sa vision moderne de l’espace, sa manière d’individualiser les personnages, son sens de la nature et surtout l’humain marquèrent une cassure déterminante avec les conventions de la « manière grecque » et la sensibilité médiévale. Il s’illustra dans des oeuvres fameuses dont plusieurs ont hélas disparu.

 

Rainier 1er Grimaldi, seigneur de Cagnes-sur-Mer (v.1267-1314)

 

Rainier 1er Grimaldi, fils de Lanfranc Grimaldi, était marin dans l'âme comme tous ceux de sa race. Il combattit d'abord pour la République de Gênes, puis entra au service de Philippe IV le Bel, qui le fit amiral de France en 1303. Dès 1302 il commandait l'excellente flotte française dans la guerre contre les Flamands révoltés. Seigneur de Cagnes sur Mer, il en fortifia puissamment le château. Il mourut en 1314.

 

Pierre de La Palu,(v. 1270-1342)

 

Théologien dominicain, il joue un rôle important dans diverses querelles doctrinales et ecclésiastiques. En 1329, nommé patriarche de Jérusalem, il est envoyé à Chypre et en Égypte, pour négocier un statut plus favorable des Lieux saints. En 1333-1335, il prend part aux querelles sur la vision béatifique, causées par l’enseignement de Jean XXII. On le trouve aussi impliqué dans les controverses sur la pauvreté dues aux spirituels franciscains.

 

Charles de France, Comte de Valois 1270-1325

Comte d'Alençon, de Chartres et du Perche

 

Il est né à Vincennes en 1270. En 1284, il devint Roi Titulaire d'Aragon et de Valence et Comte de Barcelone par investiture du Pape. En 1290 il devint Comte d'Anjou et du Maine par son 1er mariage avec Marguerite d'Anjou Naples, Comtesse d'Anjou et du Maine. Puis en 1302 par son 2ème mariage avec Catherine de Courtenay, Impératrice de Constantinople, il devint Empereur Titulaire de Constantinople.

En 1308, il épousa en 3ème noce Mathilde de Chatillon-Saint-Paul, Comtesse de Saint-Paul. Il eut 14 enfants

Il meurt à Nogent le Roi en 1325

 

JEAN DE CONDÉ (vers 1275-1345)

Poète

 

Fils de Beaudoin de Condé, ménestrel de Guillaume de Hainaut, il est l'auteur d'œuvres didactiques, souvent allégoriques, et de contes dans le genre des fabliaux (la Paraphrase de l'Ave Maria ; Vers religieux d'amour ; le Blanc Chevalier ; le Lévrier ; Conte du Singe ; les Braies du prêtre ; le Dit du Pelisson ; le Dit de la nonnette; Du clerc caché derrière le coffre ; le Sentier battu). Son œuvre de 77 pièces totalise 20 000 vers.

 

Robert le Sage, 1278-1343

Duc d’Anjou et Roi de Naples

 

Il succède en 1309 à son père Charles II le Boiteux.

Juriste averti, il a été maître de l'Italie de 1316 à 1324. Il se préoccupe assez peu de la Provence, bien qu'il y fasse plusieurs séjours. Le comté gagne en autonomie administrative, avec la constitution d'une Chambre des Comptes de Provence et le renforcement du rôle d'un Conseil royal où siègent à côté du sénéchal une douzaine de juristes occupant les principaux offices. Le roi accorde à de nombreuses villes le droit de former des conseils et même de désigner des syndics qui représentent la communauté. Le syndicat, placé sous la tutelle théorique du seigneur du lieu, remplace le consulat, et se diffuse largement. En 1330 il prépare sa succession en faveur de ses deux petites-filles, Jeanne, âgée de 4 ans, et Marie. Il doit en effet compter avec les branches issues de ses frères : Hongrie, Tarente, Duras. Après ceux du royaume de Naples, les seigneurs et communautés de Provence sont appelées à prêter hommage à Jeanne et Marie. En1335 à l'âge de 9 ans, Jeanne est mariée à André de Hongrie, plus jeune qu'elle de 2 ans.

 

Pietro Lorenzetti (v.1280-1348)

Peintre

 

Il naquit à Sienne en 1280 environ : disciple de Duccio et de Giovanni Pisano, il développa son propre langage figuratif, synthèse de l'art siennois et du style de Giotto.

Le polyptyque de l'Église paroissiale d'Arezzo est sa première œuvre datée ; elle remonte à 1320. De 1326 à 1329, il travailla à Assise, dans la Basilique inférieure, où il peignit les Histoires de la Passion du Christ.

Quittant Assise, Lorenzetti se rendit à Sienne, où il peignit le retable pour le Carmine, en 1329. Toujours à Sienne, avec son frère Ambroise, en 1335, il exécuta les fresques de la façade de l'Hôpital de Sainte Marie alla Scala.

De 1335 à 1342, la Nativité de la Vierge pour le dôme de Sienne fut sa dernière œuvre documentée. On perd sa trace après 1347 ; il mourut probablement pendant l'épidémie de peste de 1348.

 

Simone di Martino dit Simone Martini (1282-1344)

 

Né à Sienne en 1284 environ, Simone Martini fut probablement l'élève de Duccio, mais fut également influencé par l'œuvre de Giovanni Pisano et la nouvelle vision de l'espace, de Giotto. En 1315, il exécuta la Majesté, sa première œuvre, pour le Palais Communal de Sienne.

En 1317, Martini travailla pour la Cour angevine à Naples et, à Assise, dans la Basilique inférieure où il exécuta les fresques de la chapelle de Saint Martin. Dans cette représentation de la vie du saint chevalier, Martini retrace un épisode sacré, auquel se mêlent cependant des allusions profanes ; une façon de peindre, révélatrice de l'art tardo-gothique. Dans son œuvre, la description du monde aristocratique ne tend jamais à la transcendance, mais l'artiste, qui lui est intimement lié, en est un interprète perspicace.

Dans les années 1320-28, Simone Martini travailla dans différentes villes, dont Pise, Orvieto et Sienne où il peignit, entre autre, le portrait de Giudoriccio da Fogliano et les Histoires du Bienheureux Augustin le Jeune.

En 1339, il partit pour Avignon où, convié à la cour pontificale de Benoît XXII, il exécuta différentes œuvres pour le palais des papes. Il y rencontra François Pétrarque pour lequel il réalisa le frontispice du Vergilius cum notes Petrarchae et un portrait de Laure (aujourd'hui perdu). Il mourut en Avignon en 1344.

 

Philippe de Vitry (1290-1361)

 

Compositeur, évêque de Meaux, il est le théoricien du mouvement polyphonique* dit de l’Ars nova.

 

Jean Le Bel (v.1290 - v.1370)

 

D'origine noble, il devint chanoine de la cathédrale Saint-Lambert, de Liège tout en menant une vie mondaine. Combattant à l'occasion, il fut dans l'armée anglaise d'Édouard III, aux côtés de son protecteur et ami, Jean de Beaumont, fils du comte de Hainaut.

On assure, comme son nom le laisse deviner, qu' "ill astoit lyez, jolis, et savoit faire chanchons et vierlais". La petite histoire dit qu'en dépit de sa condition d'ecclésiastique, il eut, à un âge avancé des jumeaux d'une dame de haut lignage.

Ses Vrayes Chroniques, écrites à la demande de Jean de Hainaut, racontent avec une sobre précision les débuts de la guerre de Cent Ans en couvrant les années 1329 -1367.

Jean le Bel demeure assez impartial en dépit de sa sympathie pour les anglais et Édouard III, au sujet duquel il rapportera cependant l'épisode peu glorieux du viol de la comtesse de Salisbury. Il est parfois de parti pris en faveur des chevaliers auxquels il déclare vouloir rendre justice.

Œuvre d'une valeur historique de tout premier plan, les Vrayes Chroniques seront "pillées" par jean Froissart qui l'évoque dans la première version de ses Chroniques :

Pour encourager tous les nobles coeurs et montrer un exemple en matière d'honneur, moi Jean Froissart, je commence à parler, d'après la relation de Monseigneur Jean le Bel, jadis chanoine de Saint Lambert de Liège et je dis ainsi: plusieurs gens nobles et non nobles ont parlé maintes fois des guerres de France et d'Angleterre, qui n'en savaient ni sauraient justement dire, s'ils en étaient requis et examinés, comment ni pourquoi ni par quelles raisons elles vinrent. Mais voici le vrai fondement de la matière. Et parce que je ne veux rien mettre ni ôter, oublier ni corrompre, ni en rien abréger l'histoire, par défaut de langage, mais que je la veux multiplier et accroître autant que je pourrai, je vous veux de point en point parler et montrer toutes les aventures, depuis la naissance du noble Édouard d'Angleterre qui si puissamment a régné

 

Yolande de Dreux-Montfort

 

Veuve d'Édouard III roi d'Écosse, petite-fille et héritière d'Amaury de Montfort, elle épousa Arthur II, duc de Bretagne. Leur fils, Jean de Montfort, disputa la succession de Bretagne à Charles de Blois. Duc de Bretagne après le traité de Guérande en 1365, il fonda la dynastie bretonne des Montfort.

 

Jeanne De Bourgogne (1292-1329)

 

Fille de Mahaut, comtesse d’Artois, elle épouse Philippe le Long qui devient roi de France en 1316. Elle fut également compromise dans le fameux scandale de la Tour de Nesle. Elle est emprisonnée pour n’avoir pas dénoncé au roi l’adultère de sa sœur Blanche et de sa belle-sœur Marguerite. Elle meurt peu après sa mère, sans doute empoisonnée par Robert d’Artois.

 

Blanche De Bourgogne (vers 1296-1326)

 

Fille du comte palatin de Bourgogne, elle épouse en 1308 le fils de Philippe le Bel, Charles, comte de La Marche. Dénoncée par la reine d’Angleterre, Isabelle, est convaincue d’adultère. Ses belles-sœurs sont également accusées et plusieurs exécutions suivent, sans que toutefois l’affaire devienne publique. Blanche de Bourgogne est enfermée au Château Gaillard et transférée plus tard au château de Gavray, son mari ayant accédé au trône de France. Le mariage est annulé sans véritable motif et Blanche prend le voile à l’abbaye de Maubuisson Lez Pontoise.

 

Charles de Valois, (1297-1346)

Comte d'Alençon ,de Chartres, du Perche, de Porhoet et de Joigny

 

Charles est né en 1297, en 1314 il épouse Jeanne de Joigny. Après le décès de celle-ci il épouse en 2ème mariage en1336 Marie de La Cerda. Il Fondit la branche des Ducs d'Alençon, éteinte en 1525.

Il fut tué à la bataille de Crécy en1346

 

Jean Buridan (1298 – v. 1358)

 

Jean Buridan montra dès la plus jeune enfance de grandes dispositions. Il fit ses études à l'Université de Paris où il se distingua particulièrement dans le domaine de la philosophie.

Il se vit confier une chaire dans cette discipline et il devint bientôt procureur de la nation de Picardie puis recteur de l'université de Paris en 1328.

Il publia des mémoires sur la physique , des commentaires sur la morale et la politique d'Aristote. Disciple du philosophe anglais Guillaume d’Occam, il professa son " nominalisme ", doctrine selon laquelle les concepts n'existent pas réellement, par opposition à la conception réaliste ou platonicienne. Il est notamment connu pour ses ouvrages “Summula de dialectica” publié en 1487 et “Compendium logicae” publié en 1489.

Il s'est intéressé au problème de la liberté et pensait que le choix se portait sur ce qu'il y a de meilleur. Par contre il ne serait pas comme on lui attribue à l'origine de la "fable de Buridan" qui voit un âne se laisser mourir de faim entre un seau d'eau et un boisseau d'avoine faute de pouvoir choisir.

 

Jean de Murs, (v. 1300-ap. 1345)

 

Astronome, mathématicien, musicien et théoricien de la musique, il enseigne à la Sorbonne les mathématiques et l’astronomie. De 1338 à 1342, il figure sur la liste des clercs de Philippe III d’Évreux, roi de Navarre.

 

Sainte Brigitte de Suède (1303-1373)

 

 

D'ascendance royale est née au sein de la très haute noblesse suédoise, Brigitte aura huit enfant et perdra son mari à l'âge de 40 ans. Elle se retire alors dans un couvent cistercien et presque aussitôt commence à avoir des visions.

En 1346, elle fonde l'ordre du Saint-Sauveur ou ordre des Brigittines. 3 ans plus tard, elle part à Rome où viennent la consulter les rois et les papes. Elles conseillera avec insistance aux papes de quitter Avignon et de revenir à Rome.

Sainte Brigitte est la mère de sainte Catherine de Suède qui partage sa vie et mourra 8 ans après elle.

Patronne de la Suède et des pèlerins, Brigitte est également vénérée en Allemagne, Hongrie, Pologne et dans toute la Scandinavie. Cette sainte est considéré comme protectrice contre les orages, la grêle et les intempéries dans le Dauphiné.

 

Guillaume de Machaut ou Machault (v.1300-v.1377)

Poète et musicien Français, chanoine de Reims, musicien,

 

 

Que furent ses études, nul ne le sait précisément. Sans doute, il étudie la théologie à l’université de Paris. Sans doute est-il reçu dans un ordre mineur. Il est, en 1330, qualifié de "clericus elimosinarius", en 1332, de "notarius", en 1335, de "secretarius". Il sert le roi de Bohême, Jean de Luxembourg. Après la mort de ce dernier à Crécy, il sert encore Bonne de Luxembourg puis Charles le Mauvais, roi de Navarre. Enfin, après avoir été au service du roi Charles V et du duc de Berry, il est chanoine à Reims. Il crée l'école polyphonique Française avec ses motets et ses ballades. Il a fixé les règles musicales et littéraires de l'art lyrique pour le lai, le virelai, la ballade et le rondeau.

Son œuvre compte des lais, longs poèmes lyriques, des motets en français et en latin, des ballades dont l’esprit de la chevalerie est le thème comme l’amour est celui de ses rondeaux et de ses virelais.

Il est célèbre plus particulièrement pour "une messe de Notre Dame" à quatre voix vers 1360. C'est la première messe intégrale d'un auteur identifié dépassant le traditionnel chant Grégorien.

 

Robert Le Coq, (1310-1368)

 

Évêque de Laon en 1351. Adversaire des Valois, il s’associe avec Etienne Marcel, fait cause commune avec Charles le Mauvais, dévoué aux Anglais, et se réfugie auprès de lui à Meaux, après avoir tenté de leur livrer Laon. Au moment de la réunion des États généraux, il supplie le Dauphin de renvoyer ses conseillers et lui dicte, de concert avec Etienne Marcel, la fameuse ordonnance de 1357, instituant un conseil royal élu et établissant en France la monarchie parlementaire.

 

Laure De Noves 1310 - 1348

 

 

Laure de Noves est né en 1310 à Avignon, fille du chevalier Audibert de Noves, elle épouse Hugues II de Sade, le 16 janvier 1325, Elle inspira Pétrarque qui l'immortalisa dans ses sonnets

Elle mourut en 1348 de la peste, âgée de 38 ans, à Avignon année de la plus meurtrière épidémie que connu cette ville.

 

Urbain V

 

 

Guillaume de Grimmoard, né en Lozère en 1310, sera un pontife profondément religieux qui vécut en bénédictin, se méfiant du collège des cardinaux . Il poursuit les réformes engagées par Innocent VI. Pétrarque salua son élection comme le résultat d'une inspiration divine. Urbain V rentre à Rome le 16 octobre 1367. Il y restera 3 ans à tenter de rétablir suivant sa propre formule "la paix dans la justice", sans beaucoup de succès. Puis, malgré les supplications de Brigitte de Suède, il décide de rentrer à Avignon pour empêcher la reprise des hostilités entre la France et l'Angleterre. Il meurt d'ailleurs quelques mois après son retour en France .

 

Etienne Marcel, (vers 1315-1358)

Homme politique

 

Etienne Marcel protégeant le dauphin

 

Riche marchand drapier, il est lié aux plus importantes familles du commerce parisien et son mariage avec Marguerite des Essarts lui permet de créer de nouveaux liens avec les riches marchands des communes flamandes. Propriétaire dans Paris de nombreux bâtiments, il y habite l’île de la Cité, rue de la Vieille Draperie. En 1354, il devient prévôt des marchands de Paris.

C’est en décembre 1355 qu’il est élu aux États généraux. Il y joue un rôle déterminant, après la défaite de Poitiers. Membre de la Commission des députés qui conçoivent un nouveau conseil il est, avec l’évêque de Laon, Robert Lecocq, de ceux qui contraignent le dauphin, futur Charles V, à la publication de la Grande Ordonnance de 1357, qui prétend instaurer un contrôle des États. Il est encore de ceux qui empêchent le dauphin d’appliquer une ordonnance de dévaluation monétaire. Son opposition au dauphin devient sanglante, le 22 février 1358, lorsqu’il force les portes de la chambre de ce dernier dans le palais de la Cité et y fait assassiner deux de ses conseillers. Les ambiguïtés des alliances que contracte Etienne Marcel avec Charles de Navarre, dit Charles le Mauvais, exaspèrent la colère des Parisiens qui l’assassinent, le 31 juillet 1358.

 

Eudes IV (vers 1315-1349)

 

Fils de Robert II et d’Agnès de France, il épouse la fille de Philippe V, Jeanne, qui reçoit en héritage l’Artois. Duc de Bourgogne lui-même, il figure avec Charles de Valois et Philippe le Long parmi les candidats à la succession du roi de France Louis X, son beau-frère, mort sans héritier. Philippe le Long obtient le désistement de Charles de Valois contre une compensation financière et conclut une convention avec Eudes IV : si la reine Clémence de Hongrie, alors enceinte, accouche d’une fille, les droits de celle-ci seront réservés jusqu’à sa majorité. C’est un garçon qui vient au monde, mais il ne vit que quatre jours. Eudes, renonçant au trône, Philippe V se fait couronner à Reims le 9 janvier 1317.

 

Jean 1er le Posthume (1316)

 

Louis X meurt en 1316. Pour la première fois depuis Hugues Capet, il ne laisse pas d'enfant mâle, mais la reine est enceinte au décès de son mari. La régence est effectuée par son oncle Philippe.

L'enfant naît le 15 novembre 1316. C'est un garçon, Jean, qui ne vivra que quelques jours (certains accuseront Philippe de l'avoir empoisonné). Il décédera le 20 novembre 1316

 

Jean Le Fèvre, (v. 1320-ap. 1380)

 

Procureur au Parlement de Paris, il est connu comme auteur et traducteur d’ouvrages moraux, qui, allusions et éditions imprimées en témoignent, jouissent d’un succès certain jusqu’en plein 16ème siècle. Ses œuvres originales sont au nombre de deux : "le Respit de la mort et le Livre de leesce".

 

 

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