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14ème siècle 2ème partie
Tamerlan ou Timour-Leng - Thomas de Woodstock - Charles IV de Luxembourg - Jean 1er du Portugal - Jeanne de Bourbon - Henri V d'Angleterre - Jeanne d'Évreux - Édouard III - Édouard de Woodstock - Édouard II - Roger Mortimer - Isabelle de France - Henri IV d’Angleterre - Richard II - Bernard D'Armagnac - Jeanne II de Navarre - Jean II de Bretagne - Jeanne de Penthièvre -
Tamerlan ou Timour-Leng (1336-1405)
Tamerlan est né à Sebz, faubourg de Kech près de Samarcande en Ouzbékistan le 9 avril 1336. Il était du clan de Berlas, l'un des 4 grands clans de la Transoxiane ou Mavrannahar; son père Targaï avait suivi la fortune du vizir Kazgan, le faiseur de rois du Turkestan, lequel changea cinq fois le khan toujours pris parmi les descendants de Djagataï (La Horde d'or et le Djagataï). Le nom de Tamerlan est la forme francisée de Timur (l'homme de fer). Plus tard on y ajouta "Lang" (le Boiteux), car il avait perdu dans une bataille l'usage de sa jambe gauche. Avec son fief des provinces de Kech et Nakcheh. Timour hérita de ce père le titre d'émir auquel plus tard il ajouta l'épithète de Sahibkiran. Il s'attacha à Kazgan qui le mit à la tête d'une compagnie de 1000 hommes; le jeune noble était excellent chevalier et pieux musulman, prêt à s'entendre avec les deux forces qui subsistaient en Transoxiane dans l'anarchie consécutive à la dissolution de l'empire mongol. Son protecteur lui fit épouser sa petite-fille, du clan Djélaïr. Conquérant turco-mongol. Principal ministre du roi Transoxiane, Ilyas khodja, il chassa ce dernier et devint roi à son tour vers 1363-1365. Après avoir assassiné son ancien allié et beau-frère Amir Hussein en 1370, il se proclama Khan de Djaghataï et continueur de Gengis Khan dont il prétendait descendre. Musulman fanatique, Tamerlan combattit sous la bannière du prophète, mais ne cessa cependant de piller et de massacrer en épargnant personne. En 35 ans, il allait bouleverser toute l’Asie antérieure ; maître du royaume de Khorezm et de Kachgar en 1380, il s’empara des principautés de Hérat, du Djordjan, du Mazanderian, du Fars, de l’Irak, de l’Azerbaïdjan, de l’Arménie de 1381 à 1387. Intervenant en 1380 dans les conflits de la Horde d’Or en Russie, il fut menacé à son tour par Tohtanich et riposta par une invasion foudroyante dans la Russie mongole de 1391 à 1395. En 1398 il se tourna vers l’Inde, remporta la victoire de Panipat le 17 décembre 1398 et saccagea Delhi. Son passage accentua le morcellement politique de l’Inde du Nord-Est. En 1400, il attaqua les mamelouks maîtres de la Syrie et de l’Égypte, ravagea et pilla Alep, Damas et Bagdad, puis passa en Anatolie ou il se heurta aux Ottomans et gagna la bataille d’Ankara le 28 juillet 1402. Il mourut alors qu’il allait entreprendre une campagne contre la Chine. Dans son armée, il y avait des nomades, des Iraniens, des Géorgiens, des Turkmènes, des Mongols, ne parlant pas la même langue! Il dirigeait toujours les combats et participait aux batailles malgré ses handicaps. Vers la fin de sa vie, ses guerriers le portaient sur leurs épaules. Tamerlan était un impitoyable conquérant, certes, mais il était aussi un grand administrateur, créateur et protecteur des sciences et des artistes. il mourut le 18 février 1405, près de Chymkent (aujourd'hui au Kazakhstan), et fut enterré à Samarkand, sa capitale. Son mausolée, le Gur-e Amir, compte parmi les grands monuments architecturaux de cette ville. À sa mort, ses descendants se partagèrent son empire, fondant des dynasties distinctes, dont Bâbur, premier souverain Mongol de l'Inde. Sa dynastie fut renommée pour son aide au développement des littératures turque et perse.
Thomas de Woodstock, (1355-1397)
Prince de la dynastie des Plantagenêt, il est né au palais de Woodstock et était le 13ème enfant du roi Édouard III d’Angleterre. Il épousa Eleanor de Bohun en 1376, et hérita du titre de comte d'Essex de son beau-père, Humphrey de Bohun. À l'âge de 22 ans, il était comte de Buckingham. En 1385 il reçu le titre de duc d'Aumale, et fut le 1er duc de Gloucester. Homme cultivé il fonda des universités et soutint divers ordres religieux. Comme ses frères, il fut avec ses descendants le participant actifs de la lutte pour la couronne anglaise connue sous le nom de guerres des roses. Il fut assassiné à Calais en 1397.
Charles IV de Luxembourg (1316-1378) Roi de Bohème de 1346 à 1378 Empereur Germanique de 1355 à 1378
Fils de Jean de Luxembourg, petit fils de l’empereur Henri VII. Charles naquit à Prague et fut baptisé sous le nom de Venceslas saint patron du Royaume de Bohême. Pour le soustraire à l’influence de sa mère, le roi Jean de Luxembourg, qui ne s’était jamais acclimaté en Bohême et qui considérait la France comme sa véritable patrie, l’envoya, âgé de sept ans, à la cour de France, où il fut élevé sous la protection du roi Charles IV dont il reçut le nom. Il demeura en France pendant huit ans et épousa une princesse française. Quelques années plus tard, il revint en Bohême. Sa mère était déjà morte et il trouva le royaume dans un état lamentable, Prague délabrée, le château royal en ruine. Le jeune prince se décida à mettre de l’ordre dans l’administration du pays. Il s’appuya sur des hommes dont la plupart étaient des prélats cultivés ayant étudié dans les universités étrangères. Il fut soutenu également par une vague puissante de patriotisme. Le père de Charles, mécontent de cette activité, l’éloigna de nouveau pour trois ans, mais il céda enfin et consentit à ce que son fils montât sur le trône comme héritier de la couronne. A la Diète du pays en 1341, Charles fut solennellement proclamé roi de Bohême. C’est ainsi que le roi Jean, devenu entre temps aveugle, permit à Charles non seulement d’accomplir son œuvre de reconstruction, mais aussi de prendre bientôt une place de premier plan dans la politique européenne. Une occasion favorable ne se fit pas longtemps attendre. L’année suivante, fut élu en Avignon le pape Clément VI, qui se résolut à déposer Louis de Bavière. Depuis plus de vingt ans, Louis résistait aux excommunications pontificales, soutenu par l’opinion publique de l’Empire et par des hommes de science qui s’étaient réfugiés chez lui à Munich, tels Marsile de Padoue ou le franciscain Guillaume d’Occam, auteur d’invectives passionnées dirigées contre la curie romaine. Comme l’empereur refusait de livrer à Rome ses protégés, le pape Clément VI se décida à mettre fin à cette lutte de plusieurs années ; il crut avoir trouvé en Charles l’homme capable de réaliser son projet. A la fin de l’année 1343, il invita les deux rois de Bohême dans sa résidence et au commencement de l’année 1344, il délibéra avec eux, dans le plus grand secret, sur les moyens à employer. Après de solides préparatifs diplomatiques et militaires, le pape enjoignit à l’Empire d’élire un nouveau roi et au mois de juillet 1346, Charles, âgé de trente ans, fut élu roi des Romains contre l’empereur Louis IV de Bavière. Prince cultivé, ami de Pétrarque, il fit de sa cour un foyer d’humanisme et fonda l’université allemande de Prague en 1349. A la mort de louis de Bavière, il fut couronné empereur à Rome en 1356. La même année il promulgua la fameuse bulle d’or, issue des délibérations de la Diète, tenue à Nuremberg ainsi qu’à Metz, établissant la procédure de l’élection des rois d’Allemagne. C’était un règlement électoral, soigneusement élaboré, destiné à empêcher les guerres pour la couronne impériale. La bulle fixait exactement et en détail les droits de chacun des sept électeurs, ainsi que les formalités de vote et de l’installation du nouveau roi. Comme la bulle ne soufflait mot du pape, observant sans le dire, mais avec décision, l’esprit caractéristique des lois anti-papales promulguées par les Diètes tenues sous Louis de Bavière, la Diète de Metz achève donc la première et la plus féconde décade du règne de Charles dans l’Empire. Charles aurait bien voulu poursuivre ses travaux législatifs, mais il y renonça, car il était de plus en plus souvent entraîné dans la guerre de Cent Ans. Toutefois, l’opinion publique des autres pays européens insistait auprès de Charles sur la nécessité de mettre fin à l’exploitation de la France par les papes. Charles, profitant d’un bref pontificat d’Urbain V, qui se décida à quitter en 1367 Avignon et à rentrer à Rome, entreprit en 1368 son deuxième voyage à Rome afin d’y raffermir la position du pape ainsi que l’autorité de l’Empire. Cependant, Urbain V retourna bientôt à Avignon. Parvenu à l’apogée de sa puissance politique, Charles songea à assurer à son fils la succession de la couronne impériale. C’est pourquoi il voulut acheter au fils de Louis de Bavière le Brandebourg avec la dignité de prince électeur et lorsque celui-ci refusa de céder le pays, Charles l’obligea par la guerre à renoncer à ses droits. Ces efforts de l’empereur provoquèrent le mécontentement dans l’Empire, toutefois il réussit en 1376, grâce à de nouveaux sacrifices, à faire élire son fils Venceslas roi des Romains. Ce fut son dernier succès. Il se rendit, bien que malade, à Paris, au cours de l’hiver 1377-78, mais ce voyage n’eut d’autre résultat que de ruiner sa santé. Il mourut au mois de novembre 1378, âgé de soixante deux ans. Sous la dépendance de la papauté, il renonça à la politique impériale traditionnelle en Italie et ne s’occupa guère que de renforcer la puissance de sa maison de Bohème, par l’annexion de la Lusace et de la Silésie. Son règne, qui marqua un recentrage de la politique impériale sur le monde germanique et l'abandon de l'idéal du Saint Empire comme monarchie universelle, fut principalement axé sur le développement économique et intellectuel de la Bohême.. Malgré l'épidémie de la grande peste de 1349, l'Allemagne allait vivre grâce à ses talents de diplomate trente années de paix. Il utilisa le produit des riches mines de Bohême pour assurer un véritable essor économique, et fit de Prague une capitale internationale de la science et de la culture en fondant la première université d'Allemagne. Son action de bâtisseur et de mécène contribua à l'essor artistique et architectural de sa capitale par la construction du pont Charles et du Radschin et achèvement de la cathédrale Saint-guy par Peter Parler. C'est de son règne que date la première floraison de l'enluminure à Prague.
Jean 1er du Portugal (1357-1433) Roi du Portugal de 1385 à 1433
Fils naturel de Pierre 1er le Justicier, il était grand prieur de l’ordre d’Aviz lorsque mourut sont demi-frère, Ferdinand 1er en 1383. Sous la pression populaire, il fut proclamé « gouverneur et défenseur du royaume » et prit le titre de roi en 1385, au préjudice de sa demi-sœur, Béatrice qui avait épousé Jean 1er de Castille. Celui-ci résolu à faire valoir les droits de sa femme, envahit le Portugal, mais fut vaincu à la bataille d’Aljubarrota le 14 août 1385, qui établit définitivement l’indépendance portugaise Il fonda la dynastie d’Aviz. En 1386 par le traité de Windsor, il scella avec l’Angleterre l’alliance qui allait rester jusqu’à nos jours une des bases de la politique étrangère portugaise. Il enleva Ceuta aux Maures d’Afrique en 1415, tandis que son fils, Henri le navigateur, donnait une impulsion décisive aux voyages de découverte dans l’Atlantique et le long des côtes occidentales de l’Afrique. Jean 1er eu pour successeur son fils Édouard 1er
Jeanne de Bourbon (1338-1377) Reine de France
Épouse de Charles V, Jeanne était la fille de Pierre 1er, duc de bourbon et d’Isabelle de Valois. Son père et grand-père souffraient d’instabilité mentale. Elle fit une dépression nerveuse lors de la naissance de son 7ème enfant. Elle eue de son mariage avec Charles V neuf enfants.
Henri V (1387-1422), Roi d'Angleterre de 1413 à1422
Fils et successeur d’Henri IV, il est né à Monmouth au Pays de Galles. Lors de l'exil d'Henri IV en 1398, Richard II prit le garçon à sa charge et le traita avec bienveillance. L'année suivante, la révolution Lancastrienne força prématurément Henri à prendre des responsabilités en tant qu'héritier du trône. A partir d'octobre 1400, l'administration du Pays de Galles fut conduite en son nom ; moins de trois ans plus tard, Henri était de fait aux commandes des forces anglaises et combattait contre Harry Hotspur à Shrewsbury. C'est là, en 1403, que le prince âgé de 16 ans fut presque tué par une flèche qu'il reçut au visage. La révolte galloise menée par Owen Glendower absorba les énergies d'Henri jusqu'en 1408. Ensuite, à cause de la mauvaise santé du roi, il commença à jouer un rôle politique plus important. À partir de janvier 1410, aidé par ses oncles Henri et Thomas Beaufort fils légitimés de Jean de Gand, il dirigeait de fait le pays. Ses opinions en politique étrangère et locale différaient de celles du roi, qui le renvoya du conseil en Novembre 1411. Henri succéda à son père le 20 mars 1413. Son court règne fut marqué par une brillante restauration de l’autorité royale due avant tout à sa personnalité énergique. Il profita des dissensions qui déchiraient la France, pour réclamer le trône de France et rouvrir la guerre de cent ans. Il remporta la victoire d’Azincourt, conquis la Normandie et avec l’appui d’Isabeau de Bavière et du duc de Bourgogne signa le traité de Troyes en 1420, qui lui donnait pour épouse Catherine de Valois, fille de Charles VI, avec le titre de régent du royaume de France, et le désignait en qualité de gendre de Charles VI, comme héritier au trône de France. Sa mort à 34 ans, vint compromettre cet édifice. Son fils Henri VI lui succéda comme roi d’Angleterre, avant d’être aussi sacré roi de France.
Jeanne d'Evreux (1310-1371) Reine de France en 1326
Fille de Louis d'Évreux et de Marguerite d'Artois, cousine germaine du roi, elle bénéficiera de la complaisance du pape Jean XXII, qui délivrera la dispense nécessaire à Charles IV, pour qu'elle puisse devenir, le 13 juillet 1325, sa troisième épouse. Elle sera sacrée reine le 11 mai 1326 à la Sainte-Chapelle. Elle met d'abord au monde, en 1326, une fille, Jeanne. L'année suivante, elle accouche d'une seconde fille, Marie. De nouveau enceinte à la mort du roi, le 1er février 1328, prolongeant ainsi l'incertitude quant à une succession masculine, elle donnera finalement naissance, le 1er avril 1328, à une troisième fille, Blanche; ce qui mettra fin à la dynastie des Capétiens directs pour les Valois. Amateur d'œuvres d'art, le mécénat de Jeanne d'Évreux se manifestera dans les domaines de l'enluminure, de la sculpture, de l'orfèvrerie, de l'architecture. Il permettra la création des gisants de Maubuisson et de Saint-Denis, de la Vierge à l'enfant du Louvre et de Saint Jean l'Évangéliste de Magny-en-Vexin, d'un livre d'Heures commandé à son intention par Charles IV et enluminé par Jean Pucelle, et du maître-autel de Maubuisson. Elle sera également le commanditaire des bâtiments du couvent des Cordeliers de Paris et offrira à ceux-ci une infirmerie avec chapelle double en 1341. Elle décède le 4 mars 1371 à Brie-Comte-Robert
Édouard III (1312-1377) Roi d’Angleterre de 1327 à 1377
Petit-fils de Philippe IV le Bel par sa mère, fils et successeur d’Édouard II qui fut assassiné par sa femme, Isabelle de France, et par l'amant de celle-ci, Lord Roger Mortimer. Il devient duc d'Aquitaine en 1325 et, l'année suivante, il vient en France rejoindre sa mère, qui, de Paris, intrigue pour évincer Édouard II du trône. Celui-ci, en butte à l'hostilité de l'aristocratie, qu'indisposent ses tentatives maladroites pour restaurer l'autorité royale, est totalement isolé lorsque, accompagnée de son amant Roger Mortimer, la reine débarque en Angleterre. Vainqueurs, ces derniers imposent, le 23 janvier 1327, l'abdication d'Édouard II et son remplacement par son jeune fils. Pendant trois ans, il régna sous la tutelle de sa mère et de Mortimer, avant d’inaugurer son règne personnel en vengeant son père. Il déclencha avec la France le début de la guerre de cent ans en 1337 et se proclama roi de France. Menant brillamment les opérations en compagnie de son fils le prince noir, il détruisit la flotte française à l’Écluse en 1340, remporta la victoire de Crécy le 26 août 1346 et s’empara de calais en 1347. La victoire décisive du prince noir à Poitiers le 19 septembre 1356 aboutit au traité de Brétigny en 1360. Il obtint le Poitou, la Saintonge, l’Angoumois, le Limousin, le Périgord, l’Agenais, le Quercy, le Rouergue et la Gascogne, mais renonçait à ses prétentions au trône de France. Les victoires de Charles V et de Du Guesclin lui firent perdre toutes ses conquêtes, et à sa mort le 21 juin 1377, les Anglais ne possédaient plus en France que Calais et la Guyenne. Sa femme Philippa de Hainaut, lui donna plusieurs fils dont l'aîné, Édouard dit le Prince Noir, mourut avant son père. L'héritier du royaume fut Richard II. Son règne fut calme et tranquille sur le plan intérieur, dans la mesure où il agit en accord avec la haute aristocratie anglaise. Parfait chevalier, friand d'exploits guerriers, aimant les joutes et les tournois, il orienta le baronnage vers la guerre extérieure et flatta ses goûts. Les succès remportés dans la première partie de son règne et le choix de collaborateurs ayant la confiance du Parlement lui assurèrent le soutien de l'aristocratie au sein de laquelle, grâce à la création de l'ordre de la Jarretière, en 1346, il se constitua une «clientèle» fidèle. A partir du milieu du siècle, il fut le témoin d’une immense catastrophe économique et humaine, liée à la peste noire et aux épidémies suivantes, qui a coûté à l’Angleterre le quart de sa population et entraîné par l’effet de la diminution des naissances, un déclin démographique de l’ordre d’un tiers. Néanmoins son règne vit un puissant redressement de l’État et du sentiment national et l’emploi de l’anglais s’imposa dans la rédaction des actes publics.
Édouard de Woodstock, dit le Prince Noir (1330-1376), Prince de Galles et duc de Cornouailles
Fils d’Édouard III et de Philippine de Hainaut il épousa sa cousine, Jeanne de Kent. Il se distingua tout jeune à Crécy en 1346 et remporta la victoire de Poitiers sur Jean le Bon, qu’il fit prisonnier en 1356. Sillonnant et saignant la France par ses chevauchées, le Prince de Galles et d'Aquitaine se tailla la terrible réputation d'un chef de guerre aussi redouté et génial que cruel et insouciant. Il mérita là son surnom de « Prince Noir », tant à cause de la noirceur de son armure, dit la légende, qu'à celle de son âme. Jusqu'à son retour en Angleterre, en 1371, à cause de sa maladie, il combattit les hommes d'armes français, ne perdant pas une occasion de rivaliser avec leur chef Du Guesclin. Par le traité de Brétigny en mai 1360, l'indépendance de l'Aquitaine est confirmée et il devint Gouverneur à vie de l’Aquitaine en 1363. Il s’installa à Bordeaux où il mena une brillante vie de cour. En 1367, il alla combattre en faveur de Pierre 1er le Cruel contre Du Guesclin et remporta la victoire de Nàjerra, en Navarre. Sa mauvaise santé le contraignit à renoncer à sa principauté. En Angleterre, il dut lutter contre son frère Jean de Gand qui, à la faveur de la vieillesse d’Édouard III, était devenu le détenteur réel du pouvoir. Le prince Noir mourut avant son père, mais un de ses fils devint roi sous le nom de Richard II Il est enterré dans la cathédrale de Cantorbéry en Angleterre.
Édouard II (1284-1327) Roi d’Angleterre de 1307 à 1327 Prince de Galles de 1301 à 1307 Duc de Guyenne ou d'Aquitaine de 1307 à 1327
Fils et successeur d’Édouard 1er, époux d’Isabelle de France fille de Philippe IV le Bel. Sixième souverain de la dynastie des Plantagenêts, Édouard doit son accession à la couronne à la mort prématurée de ses trois frères aînés. Son règne désastreux forme un contraste total avec celui de son père Édouard 1er. Monté sur le trône alors que se déroule une expédition contre l’Écosse, il est le responsable de l’échec complet du grand projet de réunion des deux royaumes, rendue impossible par l’écrasante défaite anglaise de Bannockburn en 1314 et de Blackmor en 1321, il consentit à la perte de l’Écosse et reconnut Robert Bruce comme roi d’Écosse. Fils d’un souverain énergique, il est le jouet de favoris, Gaveston, dont il fait un comte de Cornouailles, du début du règne à 1322, puis ce fut Hugues Despenser. Sa faiblesse personnelle et ses échecs ont permis aux barons de relever la tête et, en 1311, d’imposer à leur souverain une véritable tutelle, le privant de tout pouvoir réel et désignant des commissaires chargés du gouvernement effectif du royaume de 1316 à 1321, Thomas de Lancastre est le véritable « délégué » de la caste féodale à la tête de l’Angleterre. Sa femme, refusa de revenir de France pour le rejoindre, et, avec son amant Mortimer et grâce à l’alliance du propre frère du roi, Edmond, envahit l’Angleterre en 1326. Elle fit exécuter les Despenser et força Édouard à abdiquer. Jeté en prison, maltraité, Édouard fut finalement mis à mort par 2 bourreaux envoyés par sa femme Isabelle le 21 septembre1327. Édouard II avait été le 1er des héritiers présomptifs de la couronne d’Angleterre à porter le titre de prince de Galles.
Roger Mortimer (1287-1330) Comte de la Marche,
Homme de guerre anglais. Il est issu d’une famille galloise et le petit fils du premier Baron Wigmore. Lors du décès de son père Edmond Mortimer, encore enfant, il fut placé auprès d’Édouard 1er et devint chevalier en 1306. Par son mariage avec Joan de Geneville, Roger non seulement obtint d'agrandir ses possessions aux limites du pays de Galles, avec notamment l'important château de Ludlow qui devint une forteresse de famille, mais aussi de vastes territoires et de l'influence en Irlande. En 1308 il y alla pour affirmer son autorité. Ce qui le mit en conflit avec les De Lacy, qui se tournèrent vers Édouard Bruce, frère du roi Robert Bruce. En 1316, il y est nommé lieutenant général du roi et prend une part importante à la défaite d’Édouard Bruce en 1318, qui s’était fait couronner roi d’Irlande. Puis il participa à la révolte des barons contre le roi et les Despenser de 1321 à 1322. Obligé de se rendre au roi à Shrewsbury en janvier 1322 il fut emprisonné à la tour de Londres ou il réussit à s’évader en 1323 et se réfugia en France. Il y retrouve en 1325 la reine Isabelle et devint son amant. Ayant formé une petite armée, ils débarquèrent tout deux en Angleterre en 1326 et forcèrent Édouard II à l’abdication. Celui fut assassiné dans sa prison en 1327. Profitant de la jeunesse d’Édouard III, il fut alors le maître tout puissant de l’Angleterre. Mais Édouard III ne tarda pas à se débarrasser de sa tutelle. L’assassinat d’Édouard II, les accords désastreux conclus en Guyenne et en Écosse, la morgue, l’ambition et la convoitise de Mortimer, qui accumule titres et seigneuries, favorisent les desseins d’Édouard III qui, soutenu par Henri de Lancastre, le fait arrêter en octobre 1330.Condamné à mort par le Parlement, Mortimer est pendu le 29 novembre 1330 et ses biens sont confisqués au profit de la couronne.
Isabelle de France (1292-1358) Reine d’Angleterre de 1308 à 1327 Régente d’Angleterre de 1327 à 1330
Fille de Philippe IV le Bel et de Jeanne de Navarre et surnommée la Louve de France pour son tempérament particulièrement violent. Elle fut mariée 21 janvier 1308 à Édouard II roi d’Angleterre après de longues négociations comme le prévoyait le traité de paix franco-anglais signé en juin 1299, à Montreuil sur Mer. De tous les enfants de Philippe le Bel, elle est celle qui ressemble le plus à son père, qui a hérité de sa beauté froide et altière, de son âme inflexible, de son orgueil. Seule survivante des filles nées de son mariage avec la reine Jeanne de Navarre, elle est aussi l'enfant préféré du roi. Quand le roi Édouard II d'Angleterre et sa suite débarquent à Boulogne sur Mer, le 20 janvier, ils sont accueillis avec courtoisie, et conduits au palais des comtes de Boulogne, lieu de leur séjour. Peu après, l'Anglais s'agenouille devant Philippe le Bel, son suzerain pour le duché de Guyenne, et lui prête hommage sans aucune restriction. Les noces sont célébrées le lendemain à Notre Dame de Boulogne. Du côté français, la présence de maintes personnalités souligne l'immense influence de la monarchie capétienne en Occident : trois rois (ceux de France, de Navarre et de Sicile), les comtes de Valois et d'Évreux, de Poitiers et de La Marche, tous quatre princes des lys, leurs cousins les ducs de Bourgogne et de Bretagne, les comtes de Clermont, de Dreux, d'Auxerre, d'Eu, de Nevers, de Flandre et de Saint Pol, le duc de Brabant, les comtes de Hainaut, de Luxembourg et de Savoie. Pour l'occasion, le roi a offert à sa fille des couronnes et des parures magnifiques, des bijoux et des vêtements de prix, de la vaisselle précieuse, des vases sacrés pour sa chapelle. Les tables des cérémonies sont garnies des nappes les plus fines, des mets les plus délicats, des vins les plus fins. Mais Sa Majesté est toujours cruellement à court d'argent! Si bien qu'elle a requis l'aide féodale, un impôt spécial qui a été levé avec bien des difficultés et a suscité bien des protestations. Mais, délaissée par son mari, qui lui préférait ses favoris, elle s’enfuit en France en 1325, et, avec l’appui de son amant Roger Mortimer, elle envahit l’Angleterre. Elle contraint à l’abdication en janvier 1327 Édouard II et elle exerça le pouvoir avec le titre de régente. En 1330, le coup d’État royal d’Édouard III envoya Mortimer à l’échafaud et relégua Isabelle au château de Rising à Norfolk, où elle mourut 28 ans plus tard le 23 août 1358.C’est d’elle qu’Édouard III et ses successeurs tenaient leurs droits au trône de France.
Henri IV d’Angleterre (vers 1366-1413) Roi d’Angleterre de 1399 à 1413
Prétendant au trône de France il était le fils de Jean de Gand et de Blanche de Lancastre, il était par son père le petit fils d’Édouard III. Henri naquit au château de Bolingbroke dans le comté de Lincolnshire. C'est pour cette raison qu'il fut surnommé « Henri Bolingbroke ». En 1380 il épousa Marie de Bohun, fille d'Humphrey de Bohun, comte de Hereford. Entré en 1387 dans l’opposition à Richard II, il fut banni pendant plusieurs années et vit ses domaines confisqués en 1399. La même année, profitant de l’impopularité du roi, il prit la tête de la révolution qui obligea Richard a abdiquer en septembre 1399 et il s’empara de la couronne en s’appuyant sur les fidèles de son père. Il fut le fondateur de la dynastie de Lancastre. Cette usurpation et le meurtre de Richard II provoquèrent diverses rébellions, mais Henri IV réussit à asseoir la prépondérance royale par ses victoires sur les Écossais, sur les Gallois et sur Henry Percy en juillet 1403. La même année il épousa en 2ème noce Jeanne de Navarre, la fille de Charles II de Navarre. Il mourut à l'abbaye de Westminster, mais il est enterré à la cathédrale de Canterbury. Son fils lui succéda sous le nom d’Henri V
Richard II (1367-1400) Roi d’Angleterre de 1377 à 1399
Fils du prince noir et de Jeanne de Kent, Richard naît à Bordeaux, où ses parents, résident en tant que prince et princesse d'Aquitaine. Il devient l'héritier du trône d'Angleterre à la mort de son père en 1376 à l'âge de 10 ans et succéda à son grand-père Édouard III en juin 1377. Durant sa minorité, le détenteur réel du pouvoir fut son oncle Jean de Gand. Les révoltes paysannes de 1381 marquent son règne. Il négocie brillamment avec les chefs de la rébellion, fait cesser la violence et effectue ainsi des débuts prometteurs et Richard put assurer à l’Angleterre quelques années de paix et de prospérité. En 1382, il épouse Anne de Bohème fille de Charles IV, Empereur du Saint Empire Germanique mais ne conçoivent pas d'enfant et elle meurt en 1394. Richard désirait terminer à l’amiable les hostilités avec la France et, après son mariage avec Isabelle, fille de Charles VI en 1396, les 2 royaumes négocièrent en vue d’un traité de paix définitif. Résolu à régner désormais en monarque absolu, il fit arrêter en juillet 1397 3 Lords du parlement, parmi lesquels Thomas Woodstock, duc de Gloucester, qui fut assassiné dans sa prison. Dans les mois qui suivirent, le despotisme royal ne cessa de s’aggraver, et de nombreux nobles furent emprisonnés ou bannis. L’un deux, Henri de Lancastre, fils de Jean de Gand et cousin de Richard II, profita d’une expédition du roi en Irlande pour débarquer en Angleterre le 4 juillet 1399, força Richard à abdiquer en sa faveur et monta sur le trône sous le nom d’Henri IV le 29 septembre 1399. D’abord enfermé à la tour de Londres, Richard fut condamné par le parlement à la détention perpétuelle. On le transféra au château de Pontefract, où il périt peu après.
Bernard D'Armagnac (mort en 1418)
Le mariage de sa fille, Bonne, en 1407, avec le jeune duc d’Orléans, fait de lui le chef des Armagnacs. Il apporte au parti ses vastes domaines et ses bandes de Gascons, volontiers pillards, qui serviront la cause du duc d’Orléans dans sa lutte sanglante contre le duc de Bourgogne. En août 1413, il entre dans Paris, évacué par les Bourguignons et y fait régner la terreur. Nommé connétable en 1415, il règne sur l’esprit affaibli de Charles VI et gouverne le pays pendant 3 ans. Mais bientôt les Bourguignons reprennent Paris et massacrent les Armagnacs en 1418. Le connétable est arrêté, emprisonné, puis égorgé par la population sur les marches du Palais et son cadavre traîné dans la boue.
Jeanne II de Navarre (1311-1349) Reine de Navarre de 1328 à 1349.
Fille du roi de France et de Navarre Louis X dit le Hutin et de Marguerite de Bourgogne, elle épousa son cousin Philippe d'Évreux. Après les morts successives de sa mère en 1315 puis de son père et de son frère consanguin Jean 1er dit le Posthume, elle fut privée, sous prétexte d'une hypothétique illégitimité, (elle passe pour être une enfant adultérine) de ses droits à la couronne de France en 1317 et à la couronne de Navarre. Ceux-ci lui furent reconnus, en 1328, par le nouveau roi Philippe VI de Valois, après la mort de ses deux oncles Philippe V le Long et Charles IV le Bel, en échange de la renonciation aux droits sur la couronne de France et de l'abandon au domaine royal de France des comtés de Champagne et de Brie et contre une rente de 15 000 livres. Elle reçue également le comté d'Angoulême et le comté de Mortain. Cependant poursuivant ses tractation elle obtient une partie du Cotentin. Enfin elle ne tarda pas à échanger le comté d'Angoulême contre des place dans le Vexin : Pontoise, Beaumont-sur-Oise et Asnière-sur-Oise.
Jean II de Bretagne dit le magnifique (1239-1305) Duc de Bretagne
Il est un très riche seigneur, lié étroitement aux rois de France et d'Angleterre. Par son grand-père, Pierre de Dreux, il est membre de la dynastie capétienne, il possède, grâce à son père Jean 1er le Roux des domaines bretons étoffés et bien gérés. Sa mère, Blanche, fille du comte de Champagne et roi de Navarre, lui amène une grande partie du Perche ainsi que des droits financiers en Champagne. Elle est la tante de l'épouse de Philippe le Bel. Jean II se marie à 20 ans en 1260 à Saint-Denis avec Béatrice, fille de Henri III, roi d'Angleterre qui lui restitue l' "honneur" de Richmond (un très important ensemble de domaines en Angleterre). Auréolé de la gloire des croisés pour avoir suivi son père et Saint Louis à Tunis lors de la 8ème croisade en 1270, puis son beau-frère Édouard d'Angleterre en Syrie en 1272, il peut se permettre de continuer la politique autoritaire de sa famille. Dès le début de son règne, il oblige les évêques bretons à renoncer au tierçage ou prélèvement du tiers des biens d'un décédé et au past nuptial, équivalant aux frais d'un repas de noces dus par les mariés. La noblesse ne bouge pas. Les plus grands seigneurs bretons, comme Hervé de Léon et Henri d'Avaugour se sont retirés à la cour de France. Il met en place un nouveau personnel administratif efficace. Il fait restaurer et agrandir les enceintes urbaines de Vannes, de Nantes, de Rennes, les châteaux d'Hédé, d'Auray, de Léhon, de Lamballe, de Guingamp, de La Roche-Derrien et de Suscinio, sa résidence préférée. Sa puissance le place au cœur du conflit franco-anglais. En 1293, alors qu'ils se rendaient en Aquitaine, les marins normands, sujets du roi de France coulent 80 navires anglais et bayonnais. L'engagement de la Bretagne dans le conflit est alors essentiel pour chaque camp. En effet, la Bretagne peut être un obstacle à la liaison maritime entre l'Angleterre et l'Aquitaine ou tout au contraire, une base de ravitaillement et de protection face aux navires profrançais. Jean II pourrait pencher pour l'Angleterre. Il est un grand seigneur anglais et, de surcroît, son fils cadet Jean, qui vit auprès de son oncle, le roi d'Angleterre, est nommé chef des troupes anglaises en Guyenne en juillet 1294. Pourtant, il ne semble pas vouloir s'impliquer dans cette querelle. Il préfère asseoir sa neutralité en montrant sa force. Il fait comptabiliser les devoirs de ses vassaux directs bretons assemblés à Ploërmel à la mi-août 1294. Au total, il peut compter sur 165 chevaliers, soit, environ 1.650 à 2.470 cavaliers. Le roi de France, grâce à ses domaines, pouvait en aligner de 4 à 5.000. Cette démonstration de force ne sert à rien. Très vite, son fils cadet, Jean, est vaincu par les forces françaises. Le roi d'Angleterre perd la Guyenne. Mais, le comportement des Anglais cherchant à se ravitailler en Bretagne, est tel que Jean II abandonne sa neutralité et se tourne vers la France. En effet, les Anglais ont pillé au début de 1295, l'abbaye de Saint-Mathieu de "Fineterre", à la pointe de la Bretagne, et ont remonté l'Elorn, pillé Landerneau, détruit le port de l'abbaye de Landévennec. Jean II réagit vivement en acceptant d'accompagner le roi de France dans son expédition victorieuse contre le comte de Flandre, allié du roi d'Angleterre. En récompense de ses services, au siège de Lille, en septembre 1297, le roi érige la Bretagne en duché-pairie héréditaire. En 1297, Jean II passe une convention avec Philippe le Bel :“ les habitants de Bretagne ne peuvent plus faire appel auprès du roi des sentences du duc. La Bretagne et son duc sont totalement absents des registres royaux de cette époque. Le duc ne peut être convoqué à Paris que pour faits graves, dénis de justice et haute trahison”. Il tente de régler le différend entre le roi de France et le pape Boniface VIII puis négocie la paix avec le roi d'Angleterre en 1303. L'année suivante, il est au côté du roi le 18 août à la bataille de Mons-en-Pévèle et il souscrit le traité de paix du 14 septembre avec les Flamands. Pour régler ses différends avec l'épiscopat breton, il décide en 1305 d'aller trouver le nouveau pape Clément V, que l'on sacre à Lyon. Au retour de l'église Saint-Just de Lyon, alors que le duc tient les rênes de la monture du pontife, un mur sur lequel une foule de spectateurs est montée, s'écroule sur le cortège, renversant le pape et ensevelissant le duc de Bretagne qui expire quelques jours plus tard, le 18 novembre, des suites de ses blessures. Son corps est placé dans un cercueil de plomb et ramené en Bretagne pour être inhumé aux Carmes de Ploërmel qu'il avait fondés. Ses successeurs héritent d'un duché puissant, riche et bien géré. Mais son avenir est hypothéqué par le lien nouveau que Jean II a accepté de nouer avec la France.
Fille de Guy de Penthièvre, nièce de Jean III duc de Bretagne, elle est mariée en 1337 à Charles de Blois neveu du roi de France. La Bretagne qui a échappé aux premiers affrontements anglo-français de la guerre de Cent ans, se trouve plongée dans la guerre à cause de sa situation géographique et d'une succession mal établie. Après la trêve de Malestroit en 1343, les rois d'Angleterre et de France quittent la Bretagne avec la majorité de leurs troupes. Jeanne fit alors valoir par les armes ses droits à la succession de Bretagne contre Jean IV, son oncle, époux de Jeanne de Flandre. La guerre s'enlisa les deux partis n'ayant pas les moyens de l'emporter. Batailles, luttes épiques tel le Combat des Trente en 1351. La désolation s'étend dans tout le duché. En 1365, elle dut renoncer à la succession de Bretagne par le traité de Guérande.
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