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14ème siècle 5ème partie
Bayazid 1er - Marguerite de Bourgogne Reine de France - Clémence de Hongrie - Philippe III de Navarre - Robert de Courtenay - Marie de Luxembourg - Jeanne de Bourgogne (1293-1348) - Louis IV de Bavière - Blanche de Navarre - Arnaud de Cervole dit l'Archiprêtre - Jean 1er de Luxembourg, dit l'Aveugle - Bonne de Luxembourg - Jean Galeazzo Visconti - Jean III de Grailly - Charles de Calabre - Louis de Tarente - André de Hongrie ou André 1er de Naples - Louis 1er le Grand - Raymond de Turenne - Charles III dit Charles de Duras - Sigismond de Luxembourg - Philippa de Hainaut - Wenceslas de Brabant - Jeanne d'Auvergne - Jeanne d'Armagnac - Raymond de Capoue - Paul de Burgos - Grégoire XII - Martin 1er d’Aragon
Marguerite de Bourgogne Reine de France (1290-1315)
Marguerite était une princesse de la première branche bourguignonne de la dynastie capétienne. Elle était la fille de Robert II duc de Bourgogne et d'Agnès de France fille du roi Louis IX. Le 23 septembre 1305, à Vernon, elle épousa Louis X le Hutin roi de Navarre et roi de France, fils du roi de France Philippe IV le Bel et de la reine de Navarre Jeanne 1ère. De son mariage avec Louis X le Hutin est issue une fille, Jeanne II de Navarre, qui ne recouvrera qu'une partie de ses droits sur la Navarre en 1328, par un arrangement entre son mari Philippe d'Évreux et le roi de France Philippe VI de Valois. Au début de l'année 1314, Philippe IV le Bel, alors roi de France, fit arrêter ses trois belles-filles Marguerite de Bourgogne, Jeanne de Bourgogne et Blanche de Bourgogne, sur dénonciation de sa fille Isabelle d'Angleterre parce qu'elles auraient été prises en flagrant délit d'adultère avec deux jeunes chevaliers, Philippe et Gautier d'Aunay. Marguerite fut enfermée dans la forteresse de Château Gaillard et fut tenue au secret dans sa prison. Elle devint reine de France à la mort de son beau-père Philippe IV le Bel, survenue le 29 novembre 1314. Le 15 août 1315, elle fut retrouvée étranglée ou étouffée à l'aide de ses cheveux dans sa cellule.
Bayazid 1er (1360-1403)
Bayezid 1er est né à Edirne en 1360, il passa son enfance à Brousse où il reçut la meilleure éducation possible. Il fut nommé gouverneur de la province de Kutahya par son père. Désigné par testament, il succéda à son père Murad 1er en 1389. Pour se venger du meurtre de son père sur le champ de bataille de Kosovo il fit tuer tous les prisonniers Serbes. Malgré cela il conclut avec Stephan Lazarevic, fils du roi vaincu Lazare Hrebeljanovic, un traité laissant à la Serbie une large autonomie Son caractère emporté, et la rapidité de ses décisions lui valurent son surnom de « Foudroyant ». Il conquit la Bulgarie et le nord de la Grèce entre 1389 et 1395 et commença le blocus de Constantinople en 1391. Les Turcs ne vinrent pas à bout des murailles de la ville. Une armée hongroise menée par le roi Sigismond 1er de Luxembourg obligèrent Bayezid à lever le siège de Constantinople en 1392. En 1393, la ville de Tirnovo la capitale de l'Empire bulgare fut assiégée par Bayezid. Après cette campagne en Valachie et l'annexion de la province de Salonique en Grèce, le siège de Constantinople fut repris en 1395. À la demande de l'Empereur byzantin Jean V Paléologue une nouvelle expédition de soutien fut organisée en 1396 avec les Vénitiens. Commandée par le roi de Hongrie et Saint Empereur romain germanique Sigismond 1er de Luxembourg, cette armée de secours fut arrêtée par la forteresse de Nicopolis et les coalisés durent se replier laissant les ottomans reprendre le terrain gagné. Après cette victoire le calife abbasside Al Mutawakkil II nomma Bayezid Sultan d'Anatolie. Bayezid signe un traité de paix avec Sigismond. A la même période les clans turcs de l'Anatolie commencèrent à se rebeller contre les Ottomans. Bayezid arriva en Anatolie avec des troupes serbes et conquit l'émirat de Karaman en 1397. Le siège de Constantinople reprend pour la troisième fois et fut maintenu jusqu'en 1398. L'irruption de Tamerlan en Anatolie fit qu'il fut levé. Le traité prévoyait que Constantinople devait payer une très forte rançon et qu'une mosquée serait construite dans un quartier turc à Sirkesi. Bayezid engagea une bataille avec les génois du quartier de Galata sur la rive nord de la Corne d'Or. En 1400, Tamerlan après avoir pillé un certain nombre de villages, réussit à soulever les petits royaumes turcs que Bayezid avait annexés. Le 20 juillet 1402 à Ankara s'engagea la bataille fatale pour Bayezid. Il fut vaincu, fait prisonnier et mis en cage comme trophée de guerre. Bayezid mourut en captivité en 1403.
Clémence de Hongrie, (1293 - 1328) Reine de France et de Navarre
Elle était la fille de Charles Martel d'Anjou, roi titulaire de Hongrie et de Clémence de Habsbourg, fille de l'empereur Rodolphe 1er et nièce de Charles de France, comte de Valois, par sa première épouse, Marguerite d'Anjou Sicile. Louis X le Hutin l’épousa, le 19 août 1315, elle fut couronnée avec lui à Reims, le 24 du même mois. Veuve en juin 1316, elle mit au monde en novembre 1316 un fils, Jean 1er le Posthume, qui ne vécut que 4 jours. Clémence quitta la cour pour Avignon, puis en 1318 elle entra au couvent des dominicains d'Aix-en-Provence. Quelques années plus tard, elle rentra à Paris où elle mourut, le 12 octobre 1328, à l'âge de 35 ans. Elle fut inhumée le 15 octobre au couvent des jacobins.
Philippe III de Navarre (1301-1343)
Neveu de Philippe IV le Bel, il est né vers 1301 et est tombé à la bataille d'Algérisas le 16 septembre 1343. Il devient roi de Navarre par son mariage, en 1317, avec sa cousine Jeanne II de Navarre, fille du roi de France Louis X le Hutin. Il a pour parents Louis d'Évreux et Marguerite d'Artois. Il est le père, entre autres, du roi de Navarre Charles II le Mauvais, de la reine Marie d'Aragon, de la reine de France Blanche de Navarre 2ème épouse de Philippe VI de Valois.
Robert de Courtenay-Champignelles (1251-1324) Archevêque de Reims de 1299 à 1324
Fils de Guillaume 1er de Courtenay, seigneur de Champignelles et de Marguerite de Bourgogne, petit-fils de Robert 1er de Courtenay, seigneur de Champignelles, de Mahaut de Mehun sur Yèvres, de Jean 1er, comte de Bourgogne et de Mahaut de Bourgogne. Par son arrière-grand-père Pierre 1er de Courtenay, il est membre d'une branche cadette des Capétiens, dont il devient le chef à l'extinction de la branche aînée en 1283. En 1299 il devint archevêque de Reims et, à ce titre, sacra roi trois de ses cousins : Louis X le Hutin, Philippe V le long et Charles IV le bel. C’est lui aussi qui excommunia le comte de Flandre Robert III de Dampierre
Marie de Luxembourg (1305- 1324) Reine de France de 1322 à 1324
Fille de l'empereur Henri VII de Luxembourg et de Marguerite de Brabant. Le mariage du roi de France Charles IV le Bel et de Blanche de Bourgogne ayant été annulé, le 19 mai 1322 par le pape Jean XXII, le roi épousa, en secondes noces, Marie de Luxembourg. Le mariage fut célébré à Provins, le 21 septembre 1322. Marie mit au monde un premier enfant, une fille. Alors qu'elle était de nouveau enceinte, elle fut grièvement blessée dans un accident de voiture. Elle accoucha prématurément d'un fils qui mourut quelques heures plus tard. Marie ne survécut pas à cet accident et succomba à son tour le 21 mars 1324 à l'âge de 19 ans. Elle fut inhumée à Montargis, dans l'église des dominicaines.
Jeanne de Bourgogne (1293-1348) Reine de France de 1328 à 1348. Comtesse du Maine de 1315 à 1328 Comtesse de Valois et comtesse d'Anjou de 1325 à 1328
Elle était la fille du duc de Bourgogne Robert II et d'Agnès de France. En juillet 1313, elle épousa le futur Philippe VI, alors Philippe de Valois, fils de Charles de Valois, comte de Valois, et de Marguerite d'Anjou.
Blanche de Navarre (1333-1398)
Elle est la fille de Philippe III de Navarre et de Jeanne de France. D'abord destinée à une alliance avec la Castille, Blanche est ensuite promise au futur Jean II, mais c'est le père de celui-ci, Philippe VI de Valois, veuf de Jeanne de Bourgogne, qui l'épouse le 29 janvier 1349. Mais leur union est de courte durée puisque le roi meurt un an après. Enceinte, elle accouche d'une fille qui mourra jeune. Elle se retire au couvent et refuse une seconde noce avec la Castille. Elle s'éteint le 5 octobre 1398 et est inhumée à l'abbaye de Saint-Denis.
Arnaud de Cervole dit l'Archiprêtre
Célèbre chef mercenaire dans les grandes compagnies au 14ème siècle, fils cadet de la famille des seigneurs de Cervole dans l'actuel Lot-et-Garonne. Il avait pour seul patrimoine, les revenus d’une cure Périgourdine appelée « l’archiprêtré » de Velines. Il y gagna son sobriquet « l’archiprêtre ». Il commence alors une carrière de brigandage dans la région de Bordeaux. Il se battit bien en Périgord et fut grassement récompensé de ses services, grâce à son puissant protecteur et connétable de France Charles d’Espagne. En 1354, le roi de Navarre fit assassiné Charles d’Espagne, alors Arnaud s’empara de 3 châteaux du connétable. Il en chassa les garnisons et mis à la place ses propres soldats qui écumèrent le pays en y faisant régner la terreur. Sommé de rendre les places, il refusa. Le roi pensant que l’Archiprêtre était près à tout sauf à passer du coté « Navarrais » choisi de traiter et lui donna la seigneurie et le château de châteauneuf/Charente, le nomma capitaine de Beaumont-le-Roger et chambellan de France. Dès 1355, il est chevalier, vassal du roi et toucha une pension en échange de certaines « besogne secrète ». Il participa en 1356 à la bataille de Poitiers ou il fut fait prisonnier et discrètement libéré. L’année suivante, le conseil du roi lui confia la garde du Berry. Arnaud de Cervole, se maria avec Jeanne de Châteauvillain, veuve d’Hugues de Vienne et devint administrateur de la baronnie de Graçay, seigneur de Levroux Au début de 1366, il s’enrôla dans la croisade qu’organisait Amédée VII comte de Savoie. Il rassembla ses gens et se mit en route. Le 25 mai 1366, avant de passer la Saône alors que son armé campait près de Macon, il fut tué par un de ses soldats.
Jean 1er de Luxembourg
dit l'Aveugle (1296-1346) Comte de
Luxembourg Roi de Bohême
Fils d'Henri
VII et de Marguerite de Brabant, il épouse en 1310 Elisabeth Przemysl dont
le frère, Venceslas III, roi de Bohême, était mort assassiné, sans
héritier. De ce mariage naîtra le futur empereur Charles IV. Il était
aussi le beau-frère du roi de France, Charles IV le Bel Il se remarie
en 1334 avec Béatrice de Bourbon Jean de
Luxembourg, à demi français par son éducation, est mêlé aux luttes pour
l’empire entre les Habsbourg et les Wittelsbach, prenant parti pour les
seconds. En butte à l’hostilité de la noblesse tchèque, il lui abandonne
l’administration du pays et passe sa vie à parcourir l’Europe, se rendant
au Luxembourg et à la cour de France. Chevalier errant, il tente de faire
de Prague un centre de chevalerie avec une organisation de la table ronde
du roi Arthur. Par sa
politique matrimoniale, sa diplomatie et ses interventions guerrières il
marque fortement sa présence sur l'échiquier européen et ce malgré sa
cécité. Ainsi on le retrouve en son comté natal et au royaume de Bohême,
en Silésie, en Pologne et en Lituanie, en Allemagne, au Tyrol et en Italie
du Nord, auprès des papes à Avignon et à la cour des Rois de France. Il
est notamment gouverneur du Languedoc du 30 novembre 1338 à novembre 1341. En 1346, son
fils Charles ayant été élu roi des Romains quelques semaines auparavant,
Jean l'Aveugle tombe à la bataille de Crécy à laquelle il participait du
côté du roi de France.
Bonne de Luxembourg (1315-1349) Fille de Jean 1er
l'Aveugle, comte de Luxembourg et roi de Bohême, et d'Elisabeth de Bohême,
elle épouse le dauphin Jean (futur Jean II dit le Bon) le 28 juillet 1332.
De cette union naquirent onze enfants Elle meurt de la peste le11
septembre 1349
Jean Galeazzo Visconti (1351-1402)
Fils de
Galeazzo II, marié en 1364 à Isabelle de Valois, veuf en 1372, remarié en
1380 à Catherine, fille de son oncle Bernabo. Il devint seul maître du
Milanais par l’élimination de son oncle et beau père en 1385. Il s’empara
de Vicence et de Vérone en 1387, de Padoue en 1388, et acheta le titre de
duc héréditaire de Milan à l’empereur Wenceslas en 1395. Poursuivant ses
conquêtes, il s’empara encore de Pise et de Sienne en 1399, soumit
Pérouse, Lucques et Boulogne en 1400 et 1401, mais mourut de la peste le 4
septembre 1402 alors qu’il faisait le siège de Florence. Servit par les meilleurs
Condottiere de son temps, il possédait en outre une sorte de génie
diplomatique et fut l’un des princes les plus riches de la fin du Moyen
Age. Administrateur remarquable, il réforma et centralisa le gouvernement,
se conduisit en mécène. On lui doit la cathédrale de Milan, la Chartreuse
de Pavie. Il maria sa fille Valentine à Louis d’Orléans, frère de Charles
VI.
Jean III de Grailly, dit le Captal de
Buch Il est l'un des
principaux capitaines de la guerre de Cent Ans. Fils de Jean II de Grailly
et de Blanche de Foix. Son grand-grand-père Jean 1er le noble
de Grailly (ou Grilly), est allé en Angleterre et à 3 occasions fut nommé
sénéchal de Gascogne par Henri III et Edouard 1er, qui lui
donna les Conté de Benauges et de Castillon. À l’instar de
ses ancêtres, il épousa avec ardeur la querelle anglaise contre la maison
de France. En 1355 il dirige une délégation de Gascons pour demander
Edouard III l’envoi d’un membre de sa famille pour régir la Gascogne.
Édouard III lui confie le comté de Bigorre et lui confère l’ordre de la
Jarretière. Lieutenant du
Prince Noir, il partage avec Jean Chandos les lauriers de la bataille de
Poitiers en 1356. L’année
suivante, il participe aux croisades en Allemagne orientale avec son
cousin Gaston Phébus. En 1364, Du
Guesclin le bat à Cocherel. Après lui avoir fait promettre d’abandonner la
cause anglaise, Charles V lui rend la liberté et, pour se l’attacher, lui
donne la seigneurie de Nemours. Mais le captal
ne tarde pas à regagner le parti qui fit la fortune de ses ancêtres. En
1366 il rejoint le roi anglais et conduit une partie des troupes en
Navarre, et en 1370 il évita la prise de la ville de Lalinde. Cette attitude
lui vaut d’être nommé en 1371, par Édouard III, connétable d’Aquitaine. En
1372, près de Soubise, il tombe de nouveau aux mains des Français qui,
cette fois, le gardent à la prison du Temple, où il mourut en 1377.
Charles de Calabre (1298-1328) Duc de Calabre Fils de Robert
le sage, roi de Naples et de Yolande d'Aragon. Il se maria en 1316 avec
Catherine de Habsbourg, fille d'Albert 1er de Habsbourg,
empereur germanique, et d'Elisabeth de Tyrol Son père le
nomma vice-roi de Naples en 1318 quand il partit secourir Gênes. Il se
remaria à Paris le 11 janvier 1324 avec Marie de Valois, fille de Charles
de France, comte de Valois et de Mahaut de Saint-Pol. En 1325, il tenta de
conquérir la Sicile, mais sans succès. Florence l'appela et lui donna la
seigneurie pour qu'il la défende, mais il se montra plus habile à prélever
des taxes qu'à attaquer les ennemis.
Louis de Tarente (1308-1362) Roi de Naples de
1347 à 1362 Fils de
Philippe 1er d'Anjou, prince de Tarente, et de Catherine de
Valois Courtenay. Il fut l'amant
de la reine Jeanne 1ère de Naples, participa à l'assassinat de
son mari André de Hongrie et épousa la reine, devenant ainsi roi de
Naples. A peine Couronné, Louis le Grand, roi de Hongrie envahit le
royaume de Naples pour venger son frère. Les troupes napolitaines, peu
confiantes, désertèrent, et le couple royal prit la fuite en Provence.
Louis de Hongrie ayant quitté Naples, Louis de Tarente et Jeanne revinrent
en Italie et entreprirent de reconquérir le royaume, occupé par les
soldats hongrois. La guerre s'éternisa jusqu'au moment où le litige fut
porté devant le pape, qui trancha en faveur de Jeanne en 1350. Louis de
Tarente était un homme ambitieux, violent, cruel. Il meurt à 42 ans. André
de Hongrie ou André 1er de
Naples (1327-1345) Roi de Naples de
1343 à 1345 Fils de Charles
Robert, roi de Hongrie, et d'Elisabeth de Pologne, il épousa en 1333
Jeanne de Naples, fille de Charles de Calabre et de Marie de Valois, et
petite-fille et héritière de Robert le Sage, roi de Naples. Lorsque Jeanne
hérita du royaume de Naples en 1343 à la mort de son grand-père, une
rivalité déchira les époux. Dans les faits, Jeanne tenait
le royaume de son grand-père mais Robert le Sage avait spolié le père
d'André et celui-ci estimait être le tenant légitime du trône. Les
partisans de Jeanne rétorquaient que la succession avait été tranchée par
le pape en 1309 et qu'il n'y avait pas à la contester. La discorde éclata,
et Jeanne fit assassiner son mari et épousa son amant Louis de Tarente.
Louis 1er le Grand (1326-1382) Roi de Hongrie
de 1342 à 1382 Roi de Pologne
de 1370 à 1382 Fils de Charles
Robert d’Anjou et d'Elisabeth de Pologne il est couronné roi de Hongrie en
1342 à la mort de son père. Il est membre de la Maison capétienne d'Anjou
Sicile et épouse une princesse bosniaque Elisabeth Kotromanić. Il fait du
domaine royal le plus vaste ensemble du pays et s’appuie sur les villes et
la petite noblesse contre les barons. Il restaure l’autorité royale au
dépends des Magnats et donne un éclat brillant à sa cour élégante et
lettrée. Sa première
préoccupation fut de venger le meurtre de son frère, André de Hongrie,
qu’il imputait à la femme de celui-ci, la reine Jeanne. En 1348, il
s’empare de Naples et en chassa la reine Jeanne. En 1350, il fit une
nouvelle descente en Italie mais ne pu s’y maintenir. Allié de Casimir
III, roi de Pologne, il battit les lituaniens en 1351, mais c’est vers les
Balkans qu’il dirigea surtout son expansion. En 1351, il confirme la Bulle
d'or lui assurant une indépendance financière. Il fit la
guerre aux Serbes en 1353 et 1354, força Venise à lui céder la Dalmatie
par le traité de Zara en février 1358, créa un comitat bulgare en 1365 et
réussi à imposer un tribut à Venise en 1381. Le 17 novembre 1370 à la mort
de son oncle Casimir III le Grand, il est élu et couronné roi de Pologne
mais ne s’intéressa jamais beaucoup aux affaires Polonaises et laisse
rapidement le pouvoir à sa fille Marie et à son mari Sigismond de
Luxembourg. La Reine Jeanne
avait donné ses seigneuries de Pertuis et de Meyrargues à Guillaume Roger
de Beaufort. Mais à son décès en 1382, son héritier Louis 1er
d'Anjou décida d'annuler les trop nombreuses aliénations faites par la
reine et Raymond de Turenne, fils de Guillaume Roger sénéchal de Stanislas
de Duras, se vit ainsi potentiellement dépossédé de ses fiefs. Il entra
alors en lutte contre la couronne de Provence, puis contre le pape son
voisin jusqu'à sa mort en 1398. Pour harceler
ses ennemis, il entreprit de démolir une par une leurs possessions, et
avec une efficacité d'autant plus redoutable qu'il arrivait à être
pratiquement partout à la fois. Ses exactions couvrirent tout le
territoire compris entre Rhône et Durance, remontèrent au Nord jusqu'à la
hauteur de Montélimar, touchèrent tout le pays d'Aix, et vers l'Est
atteignirent le Gapençais et le haut Verdon. Sa tête fut
mise à prix en 1385, le pape l'excommunia, on envoya des troupes contre
lui, puis on dépêcha son propre gendre le maréchal Jean Le
Meingre-Boucicaut afin de tenter une négociation, mais rien n'y fit et
Turenne continua de plus belles ses ravages. Sans toutefois jamais arriver
à contrôler durablement un grand territoire. Un édit royal
déclarait Raymond de Turenne hors la loi et les Etats généraux furent
convoqués à Aix pour le 15 août 1390. On y résolut une alliance offensive
et défensive contre celui-ci, une levée de gens de guerre qui devait
comprendre 300 lances, divisées en 10 détachements de 30 cavaliers armés
de toutes pièces et suivis chacun d'un écuyer et d'un valet d'armes. De
plus, 4000 arbalétriers, les uns à cheval, les autres à pied, et enfin 350
fantassins, sans compter les contingents d'Arles, Tarascon et autres
villes. L'armée fut
mise sous le commandement général de Charles prince de Tarente, frère du
roi et gouverneur de Provence, et, en son absence, sous les ordres de
Georges de Marle, son lieutenant et grand sénéchal et Le Meingre-Boucicaut
qui avait renoncé à trouver une solution diplomatique avec son beau-père.
Devant le nombre, Turenne céda et signa en 1391 une paix avec la Provence,
et une en 1392 avec la papauté. Mais bien vite, il brisa ses engagements, Le 22 septembre
1394, les Etats de Provence assemblés à Tarascon par le sénéchal de
Provence commissaire du Roi Louis XI, prononcent contre Raymond de Turenne
et ses complices un arrêt les condamnant aux peines établies en tel cas;
et, quant ils se trouveraient au pouvoir des officiers du Roi, ils
seraient condamnés à avoir la tête tranchée. Il s'arrêta
qu'en 1398 le jour où, poursuivi par les "troupes de pacification", il se
noya en tentant de traverser le Rhône à Tarascon.
Charles III dit Charles de
Duras
Petit-fils de
Jean de Duras, frère du roi Robert, et arrière-petit-fils de Charles II
d'Anjou il fut appelé en 1381 au trône de Naples par le pape Urbain VI,
mécontent de la reine Jeanne. Il prit possession de la couronne sans coup
férir et fit étouffer Jeanne, mais dû combattre Louis 1er duc
d'Anjou, à qui celle-ci avait cédé ses droits. Il finit par avoir aussi
des démêlés avec le pape qui, l'ayant placé sur le trône, prétendait le
dominer. En 1385, il fut appelé au trône de Hongrie, dont il était le seul
héritier mâle. Au moment où il croyait avoir triomphé de tous les
obstacles, il fut assassiné par ordre de la reine de Hongrie, veuve du
dernier roi, qui avait feint de renoncer à ses droits. Son fils Ladislas lui succéda
sur le trône de Naples.
Sigismond de Luxembourg (1368 1437) Empereur romain
germanique de 1410 à 1437 Roi de Hongrie
de 1387 à 1437 Roi de Bohême de
1419 à 1437
Sigismond est
le fils cadet de l'empereur Charles IV et de sa 4ème femme,
Élisabeth de Poméranie, il reçu en 1378 la marche de Brandebourg et devint
roi de Hongrie par son mariage avec la reine Marie, fille de Louis le
Grand le 15 novembre 1385. Il dut combattre les Turcs, qui lui infligèrent
une sévère défaite à Nikopol le 28 septembre 1396. En 1408, il épouse
Barbara de Celye, une noble Slovène qui lui donne une fille, Elisabeth qui
épousera Albert II du Saint Empire. Après la mort
de l’empereur Robert de Palatinat en 1410, il entra en compétition pour le
trône impérial avec Josse de Moravie, mais celui-ci mourut subitement et
Sigismond fut choisi le 21 juillet 1411 et couronné roi de Germanie en
1414 à Aix la Chapelle. Son couronnement impérial n’eut lieu qu’en mai
1433 à Rome. Soucieux de
mettre fin au Grand Schisme, il appuya les efforts de l’anti- pape Jean
XXIII et joua un rôle important au concile de Constance. C’est lui qui
accorda un sauf-conduit à Jean Hus pour venir se défendre devant le
concile mais lorsque celui-ci fut condamné par les pères conciliaires, il
le fit exécuter sur le bûcher en 1415. Cela provoqua le soulèvement
religieux et national des hussites en Bohême. Sigismond fut le dernier
empereur germanique de la branche aînée du Luxembourg. Après sa mort, la couronne
impériale sera coiffée par Albert de Habsbourg, prince d'Autriche.
Philippa de Hainaut (1311-1369) Reine
d'Angleterre Philippa est
née à Valenciennes et était la fille de Guillaume 1er de
Hainaut et de Jeanne de Valois, petite-fille de Philippe III et sœur de
Philippe VI. Elle se maria à Édouard III, d'abord par procuration à
Valenciennes en octobre 1327, puis en la cathédrale d'York le 24 janvier
1328, quelques mois après l'accession de celui-ci au trône d'Angleterre. Philippa
accompagna Édouard dans ses expéditions en Écosse en 1333 et en Flandre
de1338 à 1340, où elle était acclamée pour sa gentillesse et sa
compassion. Elle est surtout connue, comme une épouse compatissante, qui
intercéda auprès de son mari, et le persuada d'épargner la vie des
bourgeois de Calais, alors qu'il avait prévu de les exécuter pour servir
d'exemple auprès de la population de Calais. Son
compatriote, le chroniqueur Jean Froissart, fut son confident et à son
service de 1361 à 1366. Philippa et
Édouard eurent 12 enfants, dont cinq fils atteignirent la majorité et dont
la rivalité déclancha une guerre civile, connue sous le nom de guerre des
Deux Roses Roi de Bohême de
1363 à 1419 Empereur
germanique de 1378 à 1400 Duc de
Luxembourg de 1383 à 1390 Fils de
l’empereur Charles IV et d'Anne de Schweidnitz, il fut couronné roi de
Bohême dès l’âge de 2 ans, proclamé roi des Romains en 1376, il succéda à
son père sur le trône impérial. En 1370, il épouse Jeanne de Bavière et en
1389 Sophie de Bavière Munich Accusé de
consacrer plus de temps à ses terres tchèque qu'à ses devoirs impériaux et
de faiblesse en cédant au roi de France Charles VI sur la question papale
qui déchire alors la chrétienté les 4 Electeurs rhénans prirent
l’initiative de le déposer le 20 août 1400 et élirent à sa place le comte
palatin Robert dont Venceslas refuse de reconnaître la légitimité. Mais en 1411,
il finit par agréer l’élévation au trône impérial de son frère Sigismond.
En Bohême, il protégea les Tchèques contre les Allemands et par son décret
de Kutna Hora en 1409 donna au Tchèques la prépondérance à l’université de
Prague. Il protégea d’abord Jean Hus mais s’éloigna des réformateurs après
l’apparition du parti extrémiste des Taborites.
Jeanne d'Auvergne (1378-1422)
Fille de Jean II d'Auvergne,
elle se marie en 1389 avec jean de Berry dit le Magnifique. Jeanne d'Armagnac Fille de Jean 1er
d'Armagnac et demi-soeur de Jean II d'Armagnac et Marie d'Armagnac. Elle
se Marie à Jean de Berry dit le Magnifique en 1360. Elle était
également la fille adoptive de Béatrice II de Clermont. Elle décède en
1387
Raymond de Capoue (1330-1399) Né à Capoue,
d’une noble famille, il se distingua par la candeur de ses moeurs, ses
goûts religieux et sa tendre piété envers la Mère de Dieu. Maître général
des Dominicains, il fut le confesseur et le premier biographe de sainte
Catherine de Sienne. Après la mort
de Catherine, Raymond fut élu Maître de l’Ordre des Prêcheurs. Sans la
moindre hésitation il s’appliqua de suite à ramener à son état premier la
discipline religieuse bien affaiblie par suite des calamités de cette
époque, peste, schisme. Dans la plupart des provinces confiées à son
gouvernement, il établit un ou deux couvents qui observèrent point par
point les institutions des Prêcheurs. Il mourut à
Nuremberg en Allemagne le 5 octobre 1399, au cours d'une visite des
couvents qui reconnaissaient son autorité. Il fut enseveli dans l’église
de son Ordre, puis transféré à Naples, à Saint Dominique le Majeur.
Paul de Burgos (1351-1435) Issu d’une
riche famille juive de Burgos, il est le fils d’un Rabbin. Il se converti
au christianisme le 21 juillet 1390 en même temps que ses 2 frères et ses
enfants. Il passa
quelques années à l’université de Paris ou il fut reçu docteur en
théologie. En 1405, il est devenu évêque de Burgos. En 1416, le roi Henri
de Castille l’appela auprès de lui et après sa mort, durant la régence il
devint le précepteur de l’héritier au trône de Castille.
Grégoire XII (Angelo Correr) (1325-1417) Pape de 1406 à
1415 Issu d'une des
premières familles de Venise, il fut Évêque de Castello, Patriarche
titulaire de Constantinople, Cardinal de Saint-Marc à Venise lorsqu'il fut
élu pape en 1406. Le grand schisme d'Occident affligeait alors l'Église,
et depuis la mort de Grégoire XI il y avait 2papes, l'un en France,
l'autre en Italie. Grégoire XII avait juré de se démettre du pontificat si
son rival, Benoît XIII, en faisait autant, pour laisser élire un seul
pape. Mais comme tous deux tardaient à tenir leur serment, les cardinaux
les déposèrent au concile de Pise en 1409 et nommèrent Alexandre V.
Grégoire finit par adhérer à cette décision et se retira à Recanati ou il
mourut en 1417, à 91 ans. On lui conserva le titre de doyen des cardinaux.
Martin 1er d’Aragon
(1356-1410) Duc de Monblanch Roi d'Aragon
de1396 à 1410 Roi de Sicile de
1380 à 1410 Dernier des
Rois d'Aragon de la Maison de Barcelone qui ont régné en Aragon durant 273
ans. Second fils de Pierre IV le Cérémonieux, dont il a obtenu le royaume
de Sicile. Il accède au trône d'Aragon, succédant à son frère Jean 1er. Le 13 octobre
1397, Martin accorde des privilèges à Saragosse et le 13 avril 1399 il est
couronné dans cette ville. Il lança 2 croisades en Afrique du Nord en 1398
et 1399. Le 26 septembre 1399, à sa demande, le Saint Calice fut
transporté du monastère de Saint Jean de la Peña à la chapelle du Palais
Royal de Saragosse. Son règne est
marqué par le schisme de l'Église. Allié du pape d'Avignon Benoît XIII,
qui était parent de la reine, il a porté sa protection jusqu'au point
d'intervenir militairement à Avignon, en 1403. Martin 1er
est mort à Barcelone le 31 mai 1410, sans descendance légitime. Il laissa
seulement un fils bâtard, Frédéric. Il ne voulu pas désigner de
successeur. En 1412, se
déclenche une guerre de succession dans la couronne d'Aragon. Les uns
soutiennent Jacques II d’Aragon, comte d’Urgel, plus proche descendant du
roi par les mâles, les autres le français Louis, duc d’Anjou, petit-fils
par sa mère du roi Jean 1er d’Aragon, les autres enfin Henri
III de Castille et son fils Jean. Ces derniers lèguent leurs droits à
Ferdinand 1er d'Aragon. La question dynastique est réglée par
une conférence tenue en Aragon, le compromis de Caspe, où l’influence du
pape Benoît XIII, désireux de se constituer une clientèle politique,
décide les conférenciers à choisir Ferdinand. Ce choix déclenche la
révolte de Jacques d’Urgel, qui est vaincu et tué.
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