Après un siècle de paix et de prospérité, de nouvelles tensions engendrent de grandes inquiétudes. Dans les années 1780, les récoltes sont désastreuses en raison des mauvaises conditions climatiques. Le spectre de la famine réapparaît. L'hiver 1786-1787 est particulièrement rigoureux et long. Les prix ne cessent de monter, tout comme l'impôt royal qui atteindra sont point culminant en 1789. Mais le roi n'est pas seul à effectuer des prélèvements auprès du peuple ; en effet, les nobles, les représentants de la ville et le clergé se servent également généreusement pour maintenir leur niveau de vie…La misère se fait plus grande et plus tenace. Les vagabonds, de plus en plus nombreux, créent l'insécurité dans les campagnes. La mendicité prolifère dans les villes. Les " grandes idées à la mode ", transcrites dans les cahiers de doléances rédigées au printemps 1789 dans toutes les paroisses demandent un allégement des taxes et des impôts, le partage des biens communaux, la liberté et l'égalité.