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Pardon des péchés Le prêtre a-t-il le pouvoir de pardonner les péchés?
Souvent on se fait de la confession une image fausse: une espèce de tribunal d'où on sortirait humilié dans sa propre dignité. Ou un sacrement inutile: "Je me confesse devant Dieu, cela suffit, non? À quoi bon raconter mes péchés à un homme?", rétorquent certains. Et pourtant, chacun de nous a besoin de pardon. Le pardon est une force capable de résoudre nos tensions, nos disputes de frontières, nos différences culturelles, nos intérêts économiques. Il en va de même au niveau de nos petites communautés familiales: la vraie famille est le lieu où les époux qui s'aiment savent se pardonner. Les enfants aussi seront pardonnés de leurs manquements. Mais pour recevoir le pardon, il faut en sentir le besoin, il faut être conscient qu'on est coupable. Souvent nous avons une idée simpliste de nos fautes, comme si elles ne regardaient que nous-mêmes. Nous savons que le péché est avant tout une offense à la loi et à l'amour de Dieu; mais presque toujours il fait aussi du mal à notre prochain. Toutes les religions prévoient des rites pour le pardon et la purification des fautes. Jésus a confié à ses apôtres son propre pouvoir de pardonner les péchés et de réconcilier le pécheur avec la communauté "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous enlèverez les péchés, ils leur seront enlevés; quand vous les maintiendrez, ils seront maintenus"1. Le pouvoir de pardonner les péchés est le plus grand don fait à l'Église: le fidèle récupère son amitié avec Dieu et avec ses frères et retrouve la paix. Jésus connaissait les profondeurs de la conscience humaine. "Par l'aveu, l'homme regarde en face les péchés dont il s'est rendu coupable; il en assume la responsabilité et par là, il s'ouvre de nouveau à Dieu et à la communion de l'Église afin de rendre possible un nouvel avenir". La honte, le respect humain, la crainte de ce que le ministre pourrait penser: voilà autant de ruses habiles de notre orgueil. "Si le malade rougit de découvrir sa plaie au médecin, la médecine ne soigne pas ce qu'elle ignore". Sans doute le prêtre est un homme pécheur comme les autres, qui a besoin de confesser ses fautes. Il ne peut pas se donner l'absolution de ses péchés personnels. Cela est vrai aussi pour le Pape et les évêques. Cependant par les pouvoir confié par le Christ à ses ministres nous recevons le pardon qui nous réconcilie avec Dieu et nos frères.
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