Légendes Ardennaises
Mainate

Le Mainate vous conte quelques légendes Ardennaises.
The MainAtE tells you about Ardennes' legendes.



Dernière mise à jour : 16.5.00.

Légende celte-


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Nos ancêtres celtes vouaient une singulière vénération aux arbres. Rien, en effet, n'était plus propice à susciter la terreur religieuse que ce profond et majestueux silence de la forêt à peine interrompu par le bruissement des feuilles, le murmure des ruisseaux se frayant un passage à travers ces enchevêtrements et ces forces de la nature. Puis, il fut attribué aux dieux et aux déesses une prédilection pour certains arbres. D'où cette vénération de l'homme primitif qui croyait voir en eux des représentants de la divinité. L'arbre s'élevant entre ciel et terre n'était-il pas de créateur à créature, un intermédiaire naturel ?
Our Celtic ancestors worshipped trees remarkably. Indeed, nothing was more favourable to the arousing of religious terror than the deep and majestic silence of the forest, scarcely interrupted by the rustling of the leaves, the murmuring of the brooks which forced of nature. Then, a predilection for some trees was attributed to the Gods and Goddesses. This is why primitive men used to venerate these trees because they believed these trees represented divinity. The tree, rising between the sky and the earth was a naturel mediator between the creator and the human creatures, wasn't it?

Le culte des arbres fut probablement, une première tentative de vie sédentaire pour les Celtes. Les arbres ne manquant pas en notre forêt des Ardennes, chacun eut le sien. Ne pouvant l'emporter avec soi, on s'habitua à vivre avec lui. L'homme y adossait sa cabane. Le troupeau y dormait à l'ombre. Les oiseaux y venaient d'eux-mêmes. Chantaient-ils? C'était signal de plaisir. Y suspendaient-ils leurs nids? Invitation au mariage. L'arbre qui produisait des fruits ne parlait-il pas de richesses et de fêtes?
The worship of trees was probably the first attempt for the Celtics to become more sedentary. There were plenty of trees in the forest of Ardennes, so everyone had his own tree. Since a Celtic could not take his tree with him, he got used to live close to his tree. He built his hut near it. The herd slept in the shadow of the tree. The birds accustomed themselves to settle on it. Whenever they built their nests on the tree, it was an invitation to marriage. The fruit trees symbolised richness and feasts, didn't they?

A la naissance de l'enfant, on plantait un arbre qui devait être son compagnon tout le long de sa vie. Y avait-il plusieurs enfants? Il y avait plusieurs arbres. Et ce massif représentait alors la famille. Les soins religieux dus à l'arbre consistaient à le faire pousser vers le vide, à nettoyer son écorse de toute herbe parasite, à écarter de sa base tous les animaux nuisibles. Nos ancêtres firent davantage encore. Lorsqu'arrivaient certains jours consacrés, ils suspendaient aux branches des bouquets d'herbe et de fleurs. Ils leur portaient à boire et même à manger. La rafale brisait-elle une branche? Présage de mort. était-ce la foudre? Un malheur planait sur la tribu. Et c'est pour cela que dans les Ardennes, nous aimons tant les arbres, nous souvenant, sans doute, par atavisme, de ces temps reculés où nos aïeux rendaient un culte aux forêts.
At the time of a baby's birth, a tree was planted and it was supposed to be his friend during all his life. If there were several children, there were several trees. And this clump of trees represented all the family. The religious care that was given to the tree was made to make it grow as much as possible towards the sky, relieve it of weeds and keep every harmful animal away from it. Our ancestors made much more for trees. At the time of some consecrated dat, they hanged brinches of grass and flowers on the branches. They gave the trees something to drink and even to eat. If the gust broke a branch, it was the sign od death. Was it lightning? A sign of misfortune hovered over the tribe. And this is why we like the trees so much in Ardennes. Because we can remember, certainly of atavism, this remote time when our forefathers would worship forests.

On comprend facilement que l'imagination des anciens poètes ait peuplé tous les bois d'animaux, sinon fantastiques, du moins n'ayant jamais vécu dans nos régions. "Devers Ardennes vit venir un leupars" chante la chanson de Roland. Une légende de Blois prétend qu'en forêt des Ardennes abondaient lions, serpents, tigres, éléphants et dragons, et en laquelle personne n'osait pénétrer.
We can easily understand that the imagination of ancient poets filled all the forests with supernatural animals or at least animals which had never lived in this area. This is a verse of Roland's song: "Devers Ardennes, vit venir un leupars". According to a legend from the city of Blois, the forest of Ardennes used to be full of lions, snakes, tigers, elephants and dragons and nobody dared to go there.


Le frêne
The ash


Adapté d'une légende lituanienne.
Adapted from a Lithanian legend.

Les lituaniens adoraient les forces de la nature, tout comme les Celtes adoraient les arbres. Ils possédaient des forêts sacrées et venéraient leurs arbres. Le culte des arbres était lié, chez eux, à celui des âmes des morts qui se transférent dans les arbres. Parfois le bruit de la forêt et le murmure des branches était considéré comme un signe que les âmes des morts y séjournaient. Le fréne est la justification de la façon d'être d'un arbre.
The Lituanian people worshipped the forces of nature, as the Celtics worshipped trees. They owned sacred forests and venerated the trees. They linked the worship of trees to that of the souls of the dead contained within these trees. Sometimes, the forest noises and the murmuring of the branches were considered as a sign of the presence of the dead people's souls. The ash is the justification of the nature of trees.

Dès que la neige commence à fondre et que le soleil réchauffe la Terre, les habitants de la forêt célèbrent la venue du printemps. Les jacinthes et les jonquilles se mettent à fleurir, dans leur jolie robe rose, bleue ou jaune. Les oiseaux sortent de leur nid et chantent gaiement en volant de branche en branche. Les loirs se réveillent et sortent du long engourdissement de l'hiver.
As soon as the snow begins to melt and the sun warms up the Earth, the inhabitants of the forest celebrate the beginning of spring. The bluebells and the daffodils begin to come into bloom, in their beautiful pink, blue or yellow colours. The birds get out of their nests and sing happily, flying from branch to branch. The dormouses wake up and get out of the long numbness of winter.

Les arbres aussi se préparent. Ils revêtent leur nouvelle parure pour être élégants lors de cette grande fête.
The trees get ready too. They don their new leafy finery so as to be stylish for the big feast.

Les plus impatients et les premiers à bourgeonner sont les saules et les joncs qui poussent au bord de l'eau. Ainsi, ils peuvent se mirer à loisir. Puis viennent les bouleaux au corps mince et élancé comme celui des danceuses. Leur feuillage argenté les distingue des autres arbres. On dirait des jeunes filles poudrées, impatientes d'aller danser.
The most impatient and the first to come into bud are the willow trees and the brubrushes which grow at the water's edge. Thus, they can gaze at themselves whenever they want. And then, the second to come into bud is the birch, the trunk of which is him and slender like the bidy of a dancer. His silver foliage distinguishes him from the others. He looks like powdered girls, eager to go dancing.

Il fallut un peu plus de temps au vieux chêne centenaire pour se préparer. Il hésita longement avant de choisir la tenue qui le flatterait le plus. Enfin, il se fit faire, par un tailleur habile, un feuillage dentelé, qui le faisait ressembler à un académicien.
The old oak tooks more time to get ready. He hesitated a long time before closing the foliage which would flatter him most. At last, he decided to have a perforated foliage made by a skilful tailor. This foliage made him look like an academician.

Il n'y avait qu'un seul arbre qui ne s'était occupé de rien. Il continuait à dormir, comme si la neige tombait encore ou que le brouillard reignait en maître. C'était le frêne, que n'avait réveillé ni le gazouilli des oiseaux, ni le bourdonnemment des abeilles. Il continua même à dormir lorsque la douce pluie de mars entreprit de rafraîchir la forêt. Il fallut que la brise tiède aille chercher du renfort auprès d'un vent énergique pour que le frêne sorte enfin de sa léthargie. Alors, il ouvrit timidement un oeil et s'étonna de voir, tout autour de lui, les arbres qui avaient verdi.
Only one tree did not care about anything. He kept on sleeping, as if the snow still fell or the fog reigned supreme over the forest. It was the ash, who was woken up neither by the chirping of the birds, nor by the humming of the bees. He even kept on sleeping when the soft rain of March began to freshen the forest. Only when the warm breeze called energetic wind for help, at last the ash got of his state of lethargy. Then, timidly, he opened an eye and was surprised to see, all around him, the trees which had become green.

- "Déjà, nous sommes au printemps?"
- "We are already in spring?"

- "Eh oui, grand paresseux!, répondirent les bouleaux. Nous sommes tous prêts, habillés, pomponnés. Dépêche-toi ou tu ne trouveras rien à te mettre. Tu ne peux pas rester ainsi, nu comme un ver!"
- "Yes, you great lazy tree!, the birches answered. Wa are all ready, dressed and dolled up. Hurry up or you will find nothing to put on. You cannot remain like this, stark naked!"

Et les bouleaux se mirent à rire, bientôt suivis par les joncs et le chêne.
And the birches began to laugh, then so did the brubrushes and the oak.

Alors le frêne, de peur de ne rien trouver, se prépara à la va-vite. Tellement vite qu'il ne prit pas soin de faire des essayages, ni même de prendre des feuilles à sa taille. Elles étaient petites, peu découpées, et le feuillage n'était pas assez touffu pour dissimuler sa nudité.
Then, the ash who was frightened not to find anything, got dressed very quickly. So quickly that he did not even find time to try on something, or take leaves that fitted him well. They were little, not very jagged, and the foliage was not brishy enough so as to conceal his nakedness.

Les joncs, les bouleaux et le chêne se moquèrent de lui:

The brubrushes, the birches and the oak laughed at him:

- "On dirait que tu n'es qu'à moitié habillé!"
- "One gets the impression that you are half-naked!"

- "Il te manque des feuilles! On apperçoit ton tronc et presque toutes les branches!"
- "You lack leaves! We can see your trunk and almost all your branches!"

- "Hou! Hou! Il est presque nu! Il est presque nu!"
- "Tut-tut! He's almost naked! He's almost naked!"

Mécontent et vexé, le frêne reconnu que sa tenue laissait à désirer. Aussi, il se résolut à se débarrasser très vite de ses feuilles lorsque l'automne serait venu.
Discontented and upset, the ash recognized that his dress left something ot be desired. Thus, he decided to get rid of his leaves very quickly, as soon as Autumn would come.

Et en effet, dès la fin de l'été, au moment où les jours raccourcissent, mais alors que le soleil est encore chaud et que les vendanges commencent à peine, le frêne s'impatienta.
And indeed, as soon as it was the end of summer, when the days get shorter, the sun is still warm and it's nearly the beginning of the wine harvest, the ash lost patience.

- "Est-ce l'automne? Ne sentez-vous pas souffler le vent du Nord?"
- "Is it Autumn? Can't you feel the Northern wind blow?

- "Attends un peu, lui répondirent les autres arbres. Laisse-nous profiter encore du beau temps et de notre belle parure. L'hiver est si long! Nous aurons si froid, et plus de feuillage pour nous tenir chaud !"
- "Wait a minute, the other trees answered. Let us still take advantage of fine weather and of our beautiful finery. Winter is so long! We will be so cold, and no more foliage to keep us warm!"

Mais le frêne s'en moquait, au contraire! Trop content de se défaire de son vêtement raté, il perdit toutes ses feuilles et se dressa tout droit dans la forêt, attendant l'hiver. Autour de lui, les joncs, les bouleaux et le chêne luttaient de toutes leurs forces contre la bise pour garder le plus longtemps possible leurs feuilles.
But the ash did not care about this. On the contrary, he was very happy to get rid of his misfired garment. He lost all his leaves and stood up straight, waiting for winter. Arround him, the brubrushes, the birches and the oak fought as hard as they could against the North wind so as to keep their leaves as long as possible.

Mais le frêne, étourdi, n'avait tiré aucune leçon de son expérience. L'année suivante, à la fin de l'hiver, il dormait encore et il oublia de se préparer à temps. Encore une fois, il resta mal habillé tout l'été, et fut le premier à se déshabiller lorsque les jours raccourcirent.
But the ash, who was absent-minded, did not draw any lesson from his experience. The next year, at the end of winter, he was still sleeping and forget to get ready on time. Once more, all summer long, his dressing was a mess and he was the first one to undress, when the days got shorter.


Le gros chêne de Vivier-les-Artaise
The big oak of Vivier les Artaise


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Un vieux chêne avait le tord impardonnable de rester improductif, ce qui le désignait à l'abbatage de nos bucherons. Aucun d'eux, cependant, n'osait porter le premier coup: le coup sacrilège. Il fallut presque les réquisitionner!
The unforgivable fault of an old oak was to remain unproductive. And this would inevitably lead it to cutting down by the woodcutters. nevertheless ,no woodcutter dared to cut it down. They almost had to be requisitioned!

Le grand jour venu, quatre bucherons, dès le matin, se mirent à l'oeuvre. Puis, arrivèrent au rendez-vous, l'après-midi, d'autres bucherons en nombre. Quarante deux seulement, d'entre eux, furent choisis, parmis les plus vigoureux. Et, tandis que leurs quatre camarades continuaient à coups résolus de haches le travail commencé depuis l'aube, ils se rangèrent à vingt mètres en cercle autour de l'arbre.
On the D.day, early in the morning, four woodcutters began to cut it down. Then, in the afternoon, a lot of other woodcuttersmet up with the other four. Onlyforty two of them, the most vigorous ones were chosen. And while the four woodcutters steadfastly went on doing what they had been doing since dawn, that is chopping the oak,the other forty two gathered twenty yards away from the oak in a circle.

Les haches siflaient dans l'air, sans se lasser, et retombaient lourdes, tranchantes, sur le chêne qu'elles entaillaient profondément, mortellement. Un premier craquement se fit entendre, et tout l'arbre, des racines au sommet, trembla. Les haches continuaient à frapper. Ce fut un second craquement, sinistre, effroyable. Alors, le maître bucheron, tenant au bout de son bras levé sa hache, cria trois fois, d'une voix retentissante :
Theaxes kept on cutting it. One could then hear a second sinister and appaling crack. Then, the leader of the woodcutters, holding his axe at arm's length, shouted three times, in a ringing voice:

- "A terre ! A terre ! A terre !"
-Down! Down! Down!

Et, au même instant, dans le cercle des quarante deux bucherons, une large déchirure - juste à l'endroit où s'abattait majestueusement ce géant superbe - se fit. Une immense clameur, répercutée, transmise d'échos en échos, jusqu'aux villages les plus éloignés, annonçait que le chêne de Villers-les-Artaise avait vécu.
And, at the same moment, within the circle of forty two woodcutters, a very big gap appeared, exactly where the magnificent giant went majestically crashing down. An immense clamour echoed up to the most remote villages and announced that the oak of Villers les Artaise had lived.

Tout aussitôt, fut servi un repas traditionnel, de pères en fils, chez nos bucherons des forêts Ardennaises.
Immediatly, a traditional meal was served, from father to son, at the homes of the woodcutters of the forest of Ardennes.

Maintenant les taillis ont remplacé les épaises futaies. La hache ouvrit de vastes clairières, surtout autrefois, alors qu'autour des abbayes se bâtissaient maints de nos villages.
Now,the thickets replaced the thick clusters of trees. Thanks to the axe,large clearings could appear, and above all a long time ago, while around the abbeys, a lot of our villages were being built.

Le défrichement par le feu a fait aussi son oeuvre. N'est-ce pas l'une des formes de la lutte pour l'existence que cette transformation de lieux incultes en terre productive par lesquelles nous sont donnés les pâturages, les moissons et les arbres fruitiers, ces trois sortes d'abondantes richesses dans tous pays?
Clearing thanks to fire has also done its work. Wasn't the turning of uncultivated places into productive lands which give us pastures, harvests and fruit trees, these three kinds of plentiful richnesses in all countries, one of the ways to fight for life?


FUMAY


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

En amont de la gare de Fumay, au bord du chemin dit "de Saint-Joseph", un chêne (aujourd'hui disparu) portait au milieu de ses branches une statuette en bois, grossièrement taillée, de celui qui fut le père de Jésus-Christ.


CHATEAU-PORCIEN


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

L'arbre des "Cinq-Cerceaux", déraciné en 1661 par "une nuée tellement épouvantable qu'il n'y avait personne qui n'eut tremblé de peur", quand elle s'abattit sur cette héroïque petite cité dont les annales ne sont qu'un long et douloureux martyrologue.


ARREUX


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Le "massif des Vingt-Arbres" : Le Seigneur de Châtillon venait prendre son ombrage sous des tilleuls âgés d'au moins deux cents ans.


BOULZICOURT


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

On trouvait le "Chêne Capitaine" et le Chêne Saint-Hubert, avec, dans son tronc, une statuette de ce saint.


VAUX-EN-DIEULET


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

"L'arbre sous lequel fut martyrisée Sainte Gertrude" ; dom Ganneron ajoute : "On dit que c'était un chêne que le vent a abattu seulement depuis dix années - alors 1629 - et, à présent, il n'y a plus que les racines, et quand il était en son entier, chacun venait pour en couper des branches qu'il gardait comme relique".


FAISSAULT


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Un poirier est peut-être le doyen des arbres fruitiers des Ardennes. Il semble avoir plus de trois siècles. Le tronc a une hauteur de deux mètres jusqu'aux premières branches, sa circonférence est de cinq mètres, ses branches couvrent le sol sur une circonférence de soixante-dix mètres.


MELLIER-FONTAINE


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Le village fut fondé autour d'un néflier gigantesque qu'arrosait "la source au mélier", nom populaire du néflier.


CLIRON


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Dans "les bois de la Loge", un gros chêne est appelé "Arbre de la Justice".


NEUVILLE-LES-THIS


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Un tilleul énorme mesurait dix-huit mètres de circonfèrence, et avait un creux dans lequel logeaient les chaudronniers ambulants et les "camps-volants". Douze hommes pouvaient s'y tenir très à l'aise. Comme il menaçait de tomber et d'écraser les maisons voisines, il fut abattu. Un autre énorme tilleul fut planté le jour où naquit Napoléon 1er. Les Prussiens en 1815 avaient peur d'y attacher leurs chevaux.


CONS-LA-GRANDVILLE


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Dans les bois de la Garenne, un chêne énorme que l'on affirme avoir, au moins six-cents ans, et au pied duquel, dans un caveau fort bien conservé, fut trouvé un squelette est dit "chêne de potence".


OMONT


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Un chêne appelé "les Quatre fils d'Aymon", a son tronc de sept mètres de circonférence. Il a douze siècles d'existence, affirme la légende. Il est remarquable par sa taille très haute et par la symétrie de son branchage s'élevant au-dessus du tronc principal en quatre troncs distincts formant chacun un arbre à lui seul.


WADELINCOURT


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

"l'Arbre Renaud", fut le point de rendez-vous des quatre frères Aymon alors que leur forteresse de Château-Regnault détruite, ils fuyaient devant leur père, le vieux duc Aymon, qui ne pouvait leur pardonner d'avoir été traîtres à l'empereur Charlemagne.


DAMES DE MEUSE


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Aux pieds des "Dames de Meuse", entre deux arbres gigantesques ayant disparus, il y avait une assez grande statue en bois de "Notre bonne Dame de Meuse" que les mariniers d'antan ne manquaient jamais de saluer ou d'invoquer lorsqu'ils remontaient ou qu'ils descendaient le fleuve.


CHAGNY


Texte d'après Albert MEYRAC.
This text is adapted from Albert MEYRAC.

Le "Chêne de la Culée-Gilette", à l'abri duquel les nouveaux mariés allaient jadis, avec tous leurs invités, le lendemain même de la noce, faire un joyeux repas. Ce chêne s'appelait "le bouc" car on fabriquait avec de la paille, du vieux linge et des éclats de bois, une espèce de bouc que l'on suspendait à l'une des branches de ce chêne. Sur ce bouc, montaient à califourchon les garçons d'honneur, chacun à leur tour. Devant ce bouc, alors, venait caracoler la mariée, aussi gracieusement que possible, quand elle était bonne cavalière, ou comme elle le pouvait, si jamais elle n'avait monté à cheval. Les garçons d'honneur n'enfourchaient le bouc que s'ils n'avaient pas su trouver, le soir des noces, pour les plaisanteries d'usage, la chambre nuptiale des nouveaux mariés.

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