Grotte de Lascaux et Parc du Thot  
 

Grotte de Lascaux et parc du Thot

    Lascaux est la plus célèbre grotte ornée préhistorique au monde : on y retrouve les peintures les plus riches et les plus fournies jamais découvertes. Grâce à une réplique fidèle "Lascaux II", réalisée avec une grande rigueur scientifique, Lascaux a pu renaître à la vue du public. La grotte avait en effet été fermée aux visiteurs il y a quelques années car les échanges d'air entre l'intérieur et l'extérieur faisaient se développer un petit champignon, champignon nocif à la bonne conservation des peintures. 


  • Historique de la grotte de la grotte 

  • Le 12 septembre 1940 les 4 inventeurs de la grotte, Marcel Ravidat, Simon Coencas, Georges Agniel et Jacques Marsal sont les premiers à fouler le sol de la grotte depuis plusieurs milliers d’années. 
    1947 Des travaux d’aménagement de la grotte sont effectués ; désormais, on pénètre dans celle-ci par une porte en bronze qui donne accès à un sas maçonné et voûté. Un escalier, construit sur l’éboulis calcaire, assure la descente jusqu’à la Salle des Taureaux. 
    1948 Ouverture de la grotte au public le 14 juillet. Deux jeunes guides célèbres, Jacques Marsal et Marcel Ravidat, accompagnent les premiers visiteurs. 
    1958 En raison de l’afflux des visiteurs, une machine à vapeur est installée de manière à recycler l’air de la cavité. Après un travail au marteau-piqueur, des gaines sont enterrées au détriment du sol archéologique et de l’éboulis. 
    1963 Première alerte ! Apportés par les pieds des visiteurs, disséminés et ensemencés par la ventilation forcée, des micro-organismes provoquent la prolifération de la colonie d’algues. C’est la MALADIE VERTE, d’ordre biologique, qui conduit à la fermeture de la grotte au mois d’avril. En quelques mois, grâce à la pulvérisation d’eau formolée et d’antibiotiques, le mal se résorbe mais un examen des surfaces ornées met en évidence une autre menace : 
    La MALADIE BLANCHE, d’origine chimique, simple formation de cristaux de calcite déclenchée par l’élévation du taux de gaz carbonique, de l’humidité et de la température, due à l’abondance des visiteurs et au choix technologique erroné de la machine de ventilation. Plusieurs années seront nécessaires pour rétablir l’équilibre climatique idéal de la cavité qui restera fermée au public. 
    1972 Début des travaux de construction du fac-similé par la Société Civile de la Grotte Préhistorique de Lascaux, dirigée par l’ancien propriétaire de la grotte, le comte de Larochefoucault. Réalisé à proximité de l’original, cette nouvelle grotte restituera la Salle des Taureaux et le diverticule Axial. 
    1983 Le 18 juillet, Lascaux II ouvre au public. Le visiteur peut y voir pratiquement tout ce que l’on admirait à Lascaux, dans une réplique de grande qualité, bientôt complétée en d’autres lieux par des reproductions fragmentaires d’autres galeries non reproduites à Lascaux II. 
    Pour la reconstitution de la grotte ont été utilisés les mêmes colorants que dans Lascaux I, obtenus à partir de minerais naturels, prélevés autour de la colline de Lascaux. On trouve ainsi une palette de couleurs : le jaune étant produit avec de l’ocre, le rouge à partir d’hématites.
     

  • Caractéristiques 

  • La majorité des œuvres sont rassemblés dans le diverticule central de la grotte. 90 % des peintures sont regroupées sur 50 mètres, dans la salle des taureaux.Le porche de la grotte s’étant effondré, le climat de la grotte est resté très homogène, ce qui a permis une datation au carbone 14. La grotte de Lascaux aurait 17 240 ans, à plus ou moins 500 ans près et appartiendrait donc au magdalénien ancien.Les animaux les plus représentés sont les cerfs, les ours, les aurochs et les chevaux. Les rennes sont étrangement absents, alors que l’on pense qu’ils représentaient 90% des produits de la chasse des hommes préhistoriques.On trouve à Lascaux quelques particularités :
    Tout d’abord la "scène du puits ", qui représentent un chasseur à tête d’oiseau qui vient d’abattre un bison, perdant ses entrailles et mourant devant lui. Cette scène du puits, ne présente qu’une faible valeur esthétique et semble être à l’origine d’un art figuratif, du domaine de l’anecdote. 
    La "Licorne de Lascaux " en est une autre. On peut l’assimiler à un animal imaginaire ou à un sorcier déguisé. Les monstres aussi peuvent appartenir à l’art, et le peintre de Lascaux. Si on l’examine très obliquement, avec une lumière frisante, dans la pénombre naturelle, les pattes de la Licorne prennent curieusement l’allure de jambes et son épais museau carré prendra des caractères humains… 
    La taille moyenne des peintures est proche de 60 cm, mais on trouve quelques peintures encore plus spectaculaires, comme le grand auroch peint sur le plafond, en taille réelle, mesurant 5 m 50. 
    On peut donc affirmer, avec les restes trouvés au sol que ces œuvres ont nécessité la confection d’échafaudages, pour atteindre de telles hauteurs. L’auteur, qui pour des raisons personnelles n’a pas voulu dévoiler son identité, est désolé pour le côté rigoureux de son histoire, mais on est scientifique ou on ne l’est pas.
      
    Le Thot, avec son parc (zoologique et préhistorique), nous donne un aperçu de la faune que l'Homme de Cro-Magnon côtoyait (et par conséquent représentait). Cet ensemble est complété par la reconstitution de campements. Ainsi, on a pu voir des aurochs (animaux "recrées" grâce à la génétique), des bisons, des cerfs et même un mammouth (!), mais également des habitats des premiers hommes


     

    La plupart des habitations sont en plein air; les hommes de cro-magnon ne vivaient pas à l’intérieur même des grottes, mais à l’entrée. On trouve aussi de nombreux abri-sous roche, qui permettaient aux hommes préhistoriques de se protéger du froid, du vent et de la pluie. 
    Les traces de foyers ou d’ossements se situent au maximum à quelques dizaines de mètres de l’extrémité des grottes. 
    La plus vieille habitation que l’on ait retrouvée se trouve près de Nice, sur les pentes du mont Boron. Elle a environ 150000 ans d’existence et a été construite à l’intérieur d’une grotte. Elle était faite de perches de bois, appuyées contre une paroi de roche, recouvertes de peaux de bêtes et fixées au sol par un petit mur de pierre. 


     
     

    Les tentes de Pincevent, près de Montereau en Seine-et-Marne découvertes par hasard en 1964 font partie des restes d’un campement d’hommes, qui vivaient là, pendant l’été, pour chasser le renne. On y a retrouvé les traces d’une grande tente de 8 mètres de long et de 6 mètres de large. 

    L’esprit inventif et ingénieux est particulièrement représenté dans l’utilisation rationnelle des matériaux fournis par les animaux chassés. 

    L’habilité à tailler le bois, à le débiter, à en faire des instruments divers a affiné le savoir-faire du travail de l’ivoire, des os et des ramures. Ainsi, les ramures de cervidés, notamment de rennes et de cerfs selon les lieux et les climats, ont dû souvent servir à la rigidification des couvertures et parois des huttes, comme l’indiquent l’étude et l’interprétation d’habitats paléolithiques. 
    Les ramures offrent des dimensions, une souplesse une élasticité que n’ont pas les os. Moins dures, elles se travaillent plus facilement et les paléolithiques ont su corriger leur courbure en redressant par chauffage les baguettes qu’ils extrayaient,  parfois sophistiquées, mais très efficaces. 
      


     
     

    Les défenses de mammouths, avec leurs longues courbes, leur stabilité et leur solidité se sont révélées être de merveilleux éléments de charpente pour les bâtisseurs gavettiens et épigravettiens (entre –25000 et –17000 ans environ ) des grandes steppes d’Europe orientale et d’Asie, balayés par les vents glaciaires. 
    Calées dans des crânes de mammouths, à demi-enterrées dans le sol loessique, bloquées par une palissade d’os longs de l’animal, les défenses formaient un toit caréné .
     
     


 
 
 
pour en savoir plus :

http://www-sor.inria.fr/~pierre/lascaux/

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