Voyage1

 

L'ILE AUX CENT MOULINS

LES MOULINS A VENT MARIE-GALANTE

 

Comme leurs voisins Guadeloupéens, les Marie-Galantais se sont eux aussi mis vers 1650 à la culture de la canne à sucre bâtissant pour cela de nombreux moulins. A cette époque ils étaient mus par la force animale ou hydraulique en montagne. Vers 1700 apparurent les moulins à vent et en 1830, cent cinq fonctionnaient dans toute l'île dont la moitié utilisaient la force animale. Ces derniers disparurent en 1848 avec l'aboliton de l'esclavage au profit des moulins à vent. Déjà apparaissait le règne de la machine à vapeur et les moulins équipés de cette nouvelle technologie donnaient en meilleur rendement dans la mesure où ils n'étaient plus tributaires des caprices du vent nécessitant un démontage systématique des ailes d'octobre à juin. Le nombre de moulins à vent déclina donc rapidement. On en comptait une quarantaine en 1883, une dixaine au début du siècle et le cyclone de 1928 porta le coup de grâce: un seul d'entre eux échappa au désastre, celui de Grand-Pierre. L'incendie de sa distillerie en 1941 mit fin à son activité et, par la même, à l'ére des moulins à vent Marie-Galantais. Aujourd'hui on a retrouvé soixante-treize tours de moulins à vent construits entre 1815 et 1843 ( le dernier édifié fut celui de Beaurenom en 1843 ).

Le Moulin de Bézard a été reconstruit et reste un site touristique très fréquenté sur l'île. Il reste à ce jour le seul moulin à vent en fonctionnement de toute la caraïbe.

La construction des moulins obéissait à un schématrès précis: une grosse tour légèrement troncconique en maçonnerie d'1m d'épaisseur et s'élevant de 6 à 9 m de haut. Un trou carré traversant toute l'épaisseur du mur permettait de faire passer le circuit d'écoulement du jus ainsi produit. Une grande porte permettait le passage des hommes. La toiture pointue était à forte pente pour résister aux cyclones et couverte d'essentes, fines planchettes reconstituant la technique de l'ardoise. Deux fenêtres de type mansardé ornait le moulin de part et d'autre. Par l'une des fenêtres entrait l'axe transmettant le mouvement des ailes aux rolles et par l'autre, diamétralement opposé, passait la grande queue allant jusqu'au sol servant à faire pivoter tout l'ensemble de la toiture et des ailes.

L'HISTOIRE DE MARIE-GALANTE

Les Arawaks et les Caraïbes

Ce sont eux les premiers habitants connus de l'île. Ils seront ensuite décimés par les indiens Caraïbes.

Un sombréro espagnol

En novembre 1493, lors de son deuxième voyage Christophe Colomb aperçoit une île ressemblant à un sombréro posé sur l'eau. Il lui donne alors le nom de "La Maria-Galanda", celui d'une des caravelles de l'expédition. L'île est alors déjà occupée par les indiens Caraïbes.

Constant D'Aubigné

En 1645 il obtient de la compagnie des îles le gouvernement de Marie-Galante.Ce personnage minable regagnera la France deux ans plus tard.

La vengeance des Caraïbes

Sous le ccommandement de Lefort et avec une cinquantaine d'hommes ils décident d'occuper Marie-Galante et s'en emparent le 8 Novembre 1648. Ils s'installent dans la baie du Vieux-Fort. Lefort quitte bientôt l'île n'y laissant qu'une trentaine de colons. Ils seront massacrés en 1653 par les Cara¨bes qui se vengent ainsi d'une expédition meurtrière des martiniquais en Dominique.

Marie-Galante, Domaine Royal

Le chevalier de Houël débarque le 20 octobre 1653 avec cent hommes et construisent une forteresse à l'emplacement de Grand-Bourg. Des représailles sont exercés en Dominique parallèlement. En 1674 lors de la faillite de la compagnie des indes occidentales Marie-Galante est rachetée au Domaine Royal. En 1763 l'île passe sous l'autorité du gouverneur de Basse-Terre

Les Guerres

Pillée par les Hollandais en 1676 l'île est constamment disputée entre Français et Anglais. Ainsi Marie-Galante parle anglais en 1691, de 1703 à 1706 et pendant toute la guerre de sept ans. Pendant les guerres Napoléoniennes Marie-Galante est occupée par deux fois de 1808 à 1814 et de 1814 à 1816.

L'Esclavage

Durant cette période c'est la culture de la canne qui est faite. La canne constituant la principale richesse de l'île.

Les Réformes

En 1960 une réforme agraire bien menée permit de redistribuer la terre aux Marie-Galantais restés en place et vivant de l'agriculture. A cette époque l'île était très peuplée.

Aujourd'hui

Aujourd'hui l'île continue la monoculture de la canne. Il ne reste qu'une seule usine sucrière située à Grand-Anse. Des essais d'élevage et de culture vivrière sont en cours pour diversifier la production locale. La pêche est la deuxième activité économique de l'île. Le tourisme reste une ressource très prometteuse dans la mesure où l'île a su rester authentique du fait de cette inertie. "Marie-Galante si Vraie". La population actuelle est de 16000 habitants et se répartit en trois cummunes: Grand-Bourg, Capeesterre et Saint-Louis. Le rhum de l'île reste le meilleur au monde et ses habitants sont très accueillants.

LE TOUR DE L'ILE

En partant de l'aéroport des basses et en allant vers Grand-Bourg (D203) vous pourrez voir :

Beauregard, le moulin des bassses, le chateau Mûrat qui abrite l'écomusée, par la N9 l'usine pirogue, Grand-Bourg centre administratif et commercial de l'île, par la route de Saint-Louis vous pourrez voir l'Habitation Roussel et les ruines de l'usine de Trianon, l'usine de Grand-Anse. La ville de Saint-Louis en bord de mer, la D201 est la route de la barre de l'île révèle de jolies vues de la campagne. La route du littoral longe la belle plage de la baie de Saint-Louis. L'anse canot , une magnifique crique de l'île, est un petit coin de paradis, donnant un avant-goût de la délicieuse anse Vieux-Fort. Le hameau de Vieux-Fort est l'origine de la colonisation française, le paysage change ensuite et est quasi désertique, vous découvrirez Gueule Grand-Gouffre, le moulin de Cambrai, le moulin Agapit, Caye plate, par la N9 en direction de Capesterre le Moulin de Bézard, la distillerie le Salut est l'une des dernières unités artisanales à conserver un alambic en cuivre en état de fonctionnement, Capesterre bordée par la plaage de la feuillère,réputée pour être la plus jolie de la Guadeloupe, ensuite la route retourne en direction de l'aérodrome desBasses.