| L'IRM
dynamique offre dès aujourd'hui d'intéressantes possibilités
quand il s'agit de préciser le diagnostic et le pronostic des tumeurs
solides. Elle peut également être utilisée pour la
surveillance des traitements non chirurgicaux comme le sont d'autres méthodes
d'imagerie à fort potentiel discriminant. Avec l'IRM on ira probablement
plus loin dans un avenir proche.
L'une des perspectives d'avenir, dans
le traitement des cancers, est en effet celle qui est ouverte par les possibilités
de blocage de la néo-angiogenèse. Jusqu'à ce jour
les efforts des chercheurs ont porté sur l'élaboration de
drogues plus puissantes et sur la mise au point de protocoles plus actifs
dans la perspective de la destruction de la "dernière cellule".
De nos jours une nouvelle voie est
ouverte au terme de laquelle on cherchera, plutôt qu'à bloquer,
à empêcher que la prolifération tumorale n'aboutisse
aux conséquences qui la rende menaçante pour la vie du patient.
L'inhibition de la néo-angiogenèse se situe au premier rang
des perspectives d'avenir.
L'inhibition de la néo-angiogenèse
peut, dans des modèles expérimentaux, être obtenue
en transfectant les cellules tumorales avec des virus porteurs de gènes
(gènes antisens ou autre) empêchant l'expression des gènes
codant pour diverses substances protéolytiques et néo-angionéniques.
Les phénomènes de néo-angiogenèse s'en trouvent
inhibés, et, avec eux, les phénomènes d'embolisation
et de métastatisation. De tels modèles sont loin de pouvoir
être appliqués dès aujourd'hui à la clinique
humaine. On peut espérer qu'ils le seront un jour. L'IRM, à
ce moment là, jouera un rôle cardinal dans l'évaluation
du résultat et dans la surveillance du patient. |