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Poèmes


Un cri parmi tant d’autres
C’est le cri de la souffrance
Un cri venant du silence
C’est le cri de mon enfance
Le cri de mon innocence

C’est le cri déchirant d’une enfant
Privée de son corps maltraité
Des mains de la malhonnêteté
Sur un frêle corps innocent

Ils ont posé leurs mains brutales
Sur mon corps comme des chacals
Des chantages d’esprits idiots
Accaparant mon corps, ma peau

Leurs baisers volés sur mon corps
Brûlent d’un froid comme la Mort
Me laissant frigide aux baisers
D’un garçon que j’ai tant aimé

Ils ont volé mon corps
Rendu froid comme Mort
Ils ont volé mon enfance
Violé par leur inconscience

C’est le cri de ma souffrance
Enfermé dans son silence
Le cri d’une enfance volée
Le cri d’une enfance violée



Le seul qui a su m’aimer

Mon corps est violé
Mes seins brûlent
Mon cœur hurle
Ma peau m’est volé

Enfance maltraitée
Et enfant violée
Enfant qu’on ne voit pas
Car cette enfant, c’est moi

Je suis devenue frigide,
Froide, par un vent aride,
Par des mains étreignant
Mes petits seins jusqu’au sang

Toi seul a su me séduire
Toi seul a su me faire rire
Toi seul tu as su m’aimer
Sans mal, sans brutalité

Mais malgré tes douces caresses,
Toi, mon ami nommé tendresse,
Tu m’as laissé qu’un seul plaisir :
La douceur de ton seul sourire.



Pour ma sœur

O fragile sœur que j’aime de tout mon cœur
Je connais très bien ton cœur d’enfant battue, déchue
Je connais très bien tes craintes, j’en ai aussi trop vu
Je connais bien tes peurs, j’ai le même malheur

Comment crier ta peine ? Viens vers moi, je t’en prie
Tu m’aimes aussi, autant que j’ai besoins de toi
Tiens, voici mon épaule, pour que tu pleures, tu cries
Mais donne-moi ton cœur, aime-moi, viens vers moi

Papa, tu fais mal. Pourquoi nous bâts-tu ainsi
Arrête ça, arrête ces ignominies
Mais pourquoi nous bâts-tu pour des futilités ?
Pourquoi ces martinets, balais ? pourquoi crier ?

Enfants battues, et maltraitées, j’en ai assez
Et mon enfance fut brisée, brisée, brisée
Et ton enfance, ma sœur, l’est aussi, brisée
Mais je ne te protègerai jamais assez

O petite sœur que j’aime de tout mon cœur
Hélas, je connais trop bien ton cœur et mon cœur
Je le connais trop mal rempli de ces malheurs
Mais jamais assez bien rempli d’amour et de bonheur



La statue

Elle est là, immobile, et toute seule
Son visage pure baignée de larmes
Un visage qui reflète son innocence
Mais avec un cœur qui connaît déjà la souffrance
Elle est là, immobile, et toute seule
Pour se battre dans sa vie, elle n’a aucune arme

Elle était une enfant qui ne demandait rien
Juste dans son existence se sentir bien
Un jour, on lui a volé son enfance
Depuis sa vie est un enfer : pleurs et souffrances

Allant d’échec en échec avec ses amours
Avec des « Arrête d’être pessimiste, rie »
Hélas, elle pleure sans arrêt, tous les jours,
Quand elle y arrive, dans les bras de son ami

Elle pleure mais c’est tout ce qu’elle peut faire
Pour un appel à l’aide, un appel à l’amour
Qui reste sans écho. Las, besoins de sourire
Besoins d’amour, de tendresse…Elle attends toujours

Cette enfant que l’on a blessée
Cette enfant que l’on a spoliée
Cette enfant que l’on ne voit pas
C’est ma sœur, et c’est moi



La mission

Elle est là
Spectatrice de son pauvre futur
Dans l'épaisseur de la brume
D'une pollution
Qui gagne l'humanité entière

Elle est là
Le regard brouillé
Rempli de larmes de désespoir
Et regarde ses mains vides
Se demandant comment vivre

Elle est là :
La jeunesse...

Et je lui dis :
"Aime, aime encore
Tant qu'il y a de l'amour
Aime, mais aime
Du plus profond de ton âme
Du sentiment divin qui t'est donné
Et qui à lui seul
Peut sauver le monde
De la décadence où il tombe"

Et je lui dis :
"Aime, aime à jamais
Toi et le monde
Aime et partage l'amour
Ta mission sur Terre
Est de faire pour le mieux
Pour toi autant que pour les autres"

Et je lui dis :
"Crois en toi
Aime-toi
Crois en l'humanité...
Et l'aimer aussi
C'est sourire à la vie
C'est embrasser le bonheur
C'est prendre le chemin de Dieu-Amour"



Mon corps a des ailes
Que mon âme ne voyait pas
L'obscurité s'est fait lumière
J'ai vu mon âme ailée
Maintenant,
Je m'en vais,
M'envoler.



Les feuilles d’automne
S'effeuillent sur ma peau
Les fils de mon enfance
S'effilochent sur mon âme
Bientôt,
Plus de contours,
Bientôt,
Plus d'armures.

Le corps vitreux
Sera espace fuyant
Et la lumière traversera
Ce verre diamanté
D'une transparente pureté
Tel le monde baigné de Dieu.



Laisse le silence te porter
Laisse mes yeux te toucher
Laisse mon c_ur te parler
Et goûter enfin ce souffle d'éternité

Laisse le silence te porter
Laisse ton âme murmurer
Mes mots magiques
Mes mots divins
Qui viennent se glisser en toi

Laisse le silence nous porter dans ses ailes
Nous enveloppant dans son souffle d'éternité
Laisse le silence...
Laisse moi t'aimer,
D'éternité...



Les mots de Dieu

Les mots sont faibles
Pour dire ce qui se sent,
Cet amour qui donne,
Brise légère qui enveloppe
D'une liberté charnelle
Qu'une mère vit dans ses entrailles.

Les mots sont faibles
Pour dire ce qui se vit,
Cette douceur qui aime,
Brasier vivant miraculeux
Qui étincelle dans vos yeux
D'Etres de Lumière.

O combien les mots peuvent être faibles
Pour ce langage divin
Qui ne s'écoute
Que dans le silence qui crie
"JE T'AIME"



Soulevez le voile de vos yeux
Car le voile que je porte
Est la douceur du céleste

Soufflez la poussière de votre cœur
Car celle qui m'enveloppe
Est la poussière d'or d'étoiles

Ouvrez la paume de vos mains
Car les miennes sont offertes
Et mon âme entière se veut ainsi

Laissez-moi devenir un cœur
Laissez-moi devenir une main
Laissez-moi devenir votre bonheur


Soulevez mon voile de poussière
De vos mains d'hommes célestes
Car je veux être femme de Dieu





« C’est son sang qui bât dans nos veines »
Stan Rougier

Ta main qui efface mes peines
S’est posée sur mon cœur
Ton sang qui bât dans mes veines
Son rouge ne me fait plus peur

Et quand retentissent les cris :
« Amour-Amour »
Ton souffle mon âme leur rend vie :
« Tendresse-Tendresse »

Mes entrailles, ma souffrance
Sont « Vie », sont « Force »,
Car un jour, tu as su dire à l’Homme
« Sache de mes mains faire de tes faiblesses
Une fontaine d’amour »



La petite samaritaine

Le soleil te brûle
Ta soif insatiable
Ne s’étanchera pas
Dans ce désert d’amour.
Tu passes, tu marches
Foulant les rires sarcastiques des hommes.
Tu passes, tu marches
Recherchant l’Absolu-Divine-Ame.

Le Cœur Céleste te voit :
« Si tu savais le don de mon père,
Ton chemin s’illuminerait,
C’est cela que tu demanderais. »

Vulnérable,
Cœur de Verre,
Tes yeux brillant de désir,
Tu restes encore debout.

« Pourquoi est-ce si difficile d’aimer ? D’être aimée ? »
Tes yeux se ferment,
Une perle de cristal s’écoule sur ton visage
Dans le chant de la chorale d’un Adagio.

Tu restes debout,
Tes yeux brillent d’Absolu.
Tu tomberais à genoux,
T’y reposerais
Si tu l’avais entendu,
Petite samaritaine.



Il m'enfante, Il m'enfante...
Qui ?
L'invisible caresse d'un souffle,
Un vent douceâtre qui germe
Dans le puits de l'indicible,
Dans ma dentelle maternelle.

Il m'enfante, Il m'enfance...
Il me soulève,
Me révèle à mon âme :
Porteuse d'Hommes,
Terre de tendresse
Que ta source d'eau vive affermit.

Il m'enfante, Il m'enfante...
Qui ?
Le Fils du Vent.



Enveloppe-moi
O écume infinie
Et oiseau des cieux
Mon amant se raffermit
A tes couleurs arc-en-ciel

Et le tourbillon des volages
Nous transporte dans ta noyade,
Celle qui mène à ton cœur éternel

Enveloppe-moi
O mon kabyle
Et rayon de soleil
Ecoutons ensemble cette mélodie
Venue des profondeurs célestes
Dédiée rien que pour toi et moi


Dansez terres fertiles
Dans le cœur d’un kabyle
Aux senteurs sauvages de la passion

Dansez flammes vives
Dans les yeux d’un enfant
A la douceur étrangère du dépaysement

Danse mon amant
Autour de ma terre maternelle
Dépose-moi dans ton paradis
Emporte-moi dans ton repos
Enfante-moi dans ton amour



Jonathan Livingston Le Goéland

Les bras déployés
L'oiseau en toi,
Au-delà des apparences
S'envole...
Ne limite pas ton âme
Tu voles...

Ferme les yeux
Respire ce vent de liberté
Venue des cieux,
Cette couleur de vie,
Et son lit d'infini...
Le sens-tu ?

Mon coeur est là-bas,
Pays d'océan et de montagne
O, ma douce Bretagne
Lorsque le sang coule
Et que rien ne l'arrête
Je trouve refuge
En ses douces falaises éventées
Parmi les goélands

Mon coeur est là-bas
Dans ce vent de liberté
Qui nous fait oublier
Qu'ici-bas,
Nous nous sentons parfois seuls
Et qu'un voile d'apparence
S'est posé sur nos yeux

Le maître des illusions
Se joue de nous.

Mais dans mon pays lointain
Je sens,
J'écoute,
Je vibre,
Tout y est pur et sincère
Seule ?
Je ferme les yeux
Et vole aux cotés de Jonathan Livingston



Décompositions en cendres
De mes plats cris
Qui s’insinue
dans vos cœurs

Railleur
La vie insipide
Fait que d’un combat
Long et éternel
de ma peau

Je me dégoûte
Suicide



La vie s’étiole
Fil qui s’effiloche
Et ma vie entre les mains
de la mort

Goût de sang amer
Se répand en dégoût
de vos visages
narquois
Et mortuaire

Je m’en vais
Du saut de l’ange
Pour aller vers la Paix



Carnage insolite
Tue mon âme

Dormir
Je veux la mort
comme repos
Le calme
et le vide
Amnésie,
oublie mes souffrances
Transforme,
transfigure,
métamorphose
Ma douleur en rivière de soleil



Décomposition
des corps
De mes douleurs
du péché
De ses pieux de sang
malhonnêtes

Décomposition
De tout ce qui meurt
Bientôt, le vide,
et
Le noyau dur du « moi »
La lumière

Fièvre hémorragique
Sang
Cri et douleur
J’ai froid
J’ai mal
Et la peur
Dans mes entrailles
Qui me brûle
et me consume
Inceste
Va-t-en !
Je pleure
Mais je vis



Le linge s’évanouit
S’évapore

Et je suis nue
Je suis l’Absente

Mais le manteau de pureté
Vient me recouvrir de sa chaleur

Je souris



La bouche posée sur mon corps enfiévré
Frôle mes douleurs d’antan
Je ne veux me laisser toucher
Par le feu d’enfer de Satan

Le sang, le cri
Gicle de toutes les éclaboussures
Posé, imposé, spoliant et violant
La poupée muette que je suis maintenant

Rien n’y fait
Tout brûle et étouffe,
Transpire la poussière du péché

Et je suffoque dans ma tombe





La douleur transfigurée
Se pose sur la Vierge
Pour libérer mon âme

Les nuages m’envolent
Vers l’éternellement transparent

Et je baigne de lumière
Et je baigne d’amour

Enfin,
Me voilà près de toi
Amour





Ma douce, ma folle
Tu te laisses broyer
Par les fantômes rebelles
Et tu les laisses t’assassiner

La clarté s’allume lentement
Et renaît,
Et jaillit
En mille diamants
De tes blessures d’enfance

Tu es l’oubliée
Tu es l’absente
Soit la vivante





Demain,

Les jours s’en vont
Hachant mon cœur brumeux
De tous ces espoirs blêmes
Et de ces sourires essoufflés

Un jour, je me lèverai
Et vous verrez hauts vos hontes
Vos péchés éclatés à la foule assassine

Un jour, je me lèverai
Et cracherai sur vos tombes
Ecrabouillerai vos pieux de sang

Puis, la tempête cessera
Le libertinage sur de frêles corps d’enfants
Comme moi,
Sera votre salissure transparente à Dieu

Un jour, je me lèverai
Et vous pleurerez vos faites
Moi, je vivrai sous un jour nouveau



L’étouffement de mon cri d’enfant
Elance la douleur dans mes veines,
Froides par la mort,
Froides dans mon cœur.

Demain,
Ne lève pas ton glaive
Ne cogne pas dans mes entrailles
Qui,
A tes yeux,
Veulent devenir femme
Alors que je ne suis qu’une enfant

Crève mensonge du temps
Qui veut faire que je sois objet,
Une poupée d’angoisses,
Aux cernes de sang .

Papa,
Ne les laisse pas me faire grandir.




La violence se déchaîne
Et déchire ces vêtements qui me brûlent la peau
Ma peau rougit de ce fouet
De ces mains bouillantes du péché
Feu source de l’enfer qui ne tarit pas
Ces cœurs assoiffés de sexe,
Sexe, pieux destructeur de mon âme
Ils ont brisé ma petitesse,
Mes rêves et souvenirs de rire,
Rires, brisés, éclats de verre
Où ma marche est ralenti
Des blessures infligé à mon cœur,
Cœur qui aime, qui n’attend que la lumière,
Des mains bleues du bonheur, des bras,
Les bras de Dieu qui me serreront
Si fort que je mourrai en son cœur,
D’amour.





Mon visage s écaille
D’éclats de verre
Ruisselant d’un vide
Plein de silences sombres
Et de ténébreux oublis

Un visage, un sourire
La violence et les cris
Sont le flou écartelant
Ma pauvre tête embrumée

Morcellement du moi,
M’effeuillant tour à tour
De mes biens les plus chers.
Amnésie tyrannique que celle de mon enfance
Où s’éloigne peu à peu mon insouciance.
Des rêves et des rires brisés
Par le fouet du viol,
Peu à peu s'éloigne de moi.

L’oubli de la colère
Me tiraille les entrailles
Mon cri s’essouffle
Mes émotions anéanties
Surgiront enfin pour que mon cœur
Vive loin de ce poison obscur
Et pour qu’enfin je réapprenne à vivre




La brume matinale se lève
La liberté s ‘envole à tir d’ailes
Pour se poser sur ma conscience

Son bec creuse mon crâne
Rempli de la nuit obscure
Pour le libérer de l’oubli

Chaque bulle d’innocence
Fut teintée de noir
Que la colombe écaille

Ma lumière, ma vie
Reprenez mon âme
Libérez-moi des chaînes
Que le mal a tissé
Peu à peu dans ma mémoire

Rien de pire qu’une ellipse
Qui creuse le mystère d’un passé

O père des cieux,
Prend donc mon âme
Et berce-la de ton amour
Berce-la de ta lumière
Pour que la brume matinale se lève





Les flots font des remous
Qui vont , qui viennent
Et repartent en emportant mes souvenirs

Survivance de douleur
Loin de mes rires
Mortellement blessés
Je vous cherche

La solitude de mon être
Devient ma seule nourriture
Le vide, la souillure…
Partez loin de moi !

Les flots viennent et emportent
Mes souvenirs de lumière.




La lumière commence
Là où finissent les ombres
De mes cicatrices

La main s’est posé en douceur,
Chaleur
Pour effacer la froideur
L’Absence
De désir

Etre femme
Enfanter la vie
Sensualité,
Où te caches-tu ?


Je marche
Là où les fontaines s’évanouissent
Où le ciel loge dans le béton
Dans un cycle infernal

Je marche
Là où se perd la vie
Dans les dédales d’un labyrinthe
Qui s’ouvrira vers l’infiniment petit

Dans cette quête solitaire
Je sais que quelqu’un m’attend




Les entrailles de ma terre
S’ouvrent en un voile de lys
Pour qu’enfin ton repos
Puisse s’éveiller à la vie

La vie, l’amour qui dansent
Sur des mélodies kabyles
Seront le baiser sur tes paupières,
Le souffle caressant ton sommeil

Cette nuit, ce berceau
Un petit jardin de dentelle
Naissant sur la porteuse d’âme
Sera parsemé d’une pluie d’étoiles

Dors mon amour, mon amant
Dors enfin tranquillement
Puisque je serai la rosée
Toujours présente à ton réveil





Oiseau blanc de l'enfance
Fait virevolter tes ailes
Encore pures et vierges

Ton doux pelage d'enfant
Prend les couleurs de la vie
Prend les couleurs de la liberté

Une page de ma vie
Vient de tourner :
Dire adieu à l'insouciance
A l'innocence, à l'enfance

Petite hirondelle
Tu viens sonner le printemps
Celui d'un nouveau jour
Qui s'offre à moi
Et tient en ta patte
Une page blanche :
Un amour finit
Un autre renaît.

Hirondelle,
Tu m'offres l'opportunité
D'écrire d'angoisse et de joie
Un nouveau futur
Plus réaliste
Peut-être plus beau...

Hirondelle,
Messagère de l'amour,
Vole au devant de mon amant
Aux yeux de terre et de mer...