la foi
 Page d'accueil 
 mon histoire 
 une famille dysfonctionnelle 
 la maltraitance 
 Inceste et abus sexuels 
 Violences conjugales 
 Santé 
 automutilation 
 Rêves et cauchemars 
 la foi 
 spiritualité 
 Le pardon 
 lettres 
 therapies 
 Mes peintures 
 poèmes 
 Mes écrits1 
 Témoignages 
 paroles 
 Agir 
 Forum 
 Mylène Farmer 
 Mes chats 
 Livres 
 CD 
 Liens favoris 
 livre d'or 
La foi



Dans mon parcours, la foi a été décisive. Née dans une famille athée, je n’ai jamais connu la joie de rencontrer Dieu, le baptême, la communion, et surtout cette paix intérieure dans la certitude de ne plus être seule. Dieu a toujours été là, malgré ce qu’on peut en penser. Il ne m’a pas sauvé des griffes de Satan, incarné par mes cousins, mais ils ne m’ont pas dépravé, ils n’ont pas pu faire de moi ce qu’ils voulaient que je devienne. Je ne suis pas une prostituée, je ne suis pas une pute…Je reste le c½ur pur, remplie d’amour malgré toutes ces épreuves. La vie nous amène souvent à tomber dans le royaume de Satan. Mais la pire des choses, c’est de devenir un de ses disciples. Et cette présence de l’amour était la présence de Dieu. Dieu est Amour Et il m’a aidé à croire en lui, en la vie et m’a rattrapé quand j’ai voulu me suicider, quand j’ai voulu mourir. Il était cette petite lumière quand j’étais au fond du tunnel. Il était l’espoir quand je ne croyais plus en rien. Ma conversion, elle s’est faite petit peu par petit peu, puis d’un seul coup la fulgurance de la vérité me brisa de son amour. Cela s’est d’abord fait par une réel croyance en l’amour, en cette recherche d’amour, à travers mes professeurs, souvent des substituts de mère et de père. Les séries que je regardais à la télévision étaient un réconfort, cherchant dans les héros masculins, un père qui me protègeraient dans mes rêves. Il y avait cette croyance en l’au-delà, au surnaturel. Derek, oh mon cher Derek, tu me sauvais des griffes du démon, tu me réconfortais dans mes rêves, tu me protégeais, j’étais ta petite préférée Et puis, je lisais des livres sur la vie après la mort, beaucoup de livres, et je regardais des émissions, sur le surnaturel… En Terminale, la philosophie. On parle de Dieu. Là où les chrétiens testent leur foi, moi, je découvrais son visage. Je me découvrais athée, alors que je ne savais rien de mon statut, j’étais rien, rien du tout, juste une petite fille malheureuse. Et là, je me positionne devant Dieu. Athée. Pourquoi toutes ces guerres, s’il existait. Je pose les questions type que tout le monde se pose. Je n’avais entendu parler de Dieu que comme d’un magicien, qui agit sur tout, imposeur de sa loi, de sa force, de sa magie… Mais, en même temps, je découvrais l’amitié d’un ami qui changea tout. Erik. Je l’avais rencontré pendant mes vacances en Bretagne. On ne s’était parlé qu’à la fin de son séjour. Avec ma s½ur, on se promena sur les falaises, et les rochers, tous les trois. Mes vacances, qui juste avant m’avaient paru sans saveur, devint à ses paroles, magiques. Un ami, et tout change. Il parlait de sa vision de la vie, de la beauté de la mer, de tout, et de rien, mais mon c½ur s’ouvrait, s ‘émerveillait à ses mots. Il plaçait dans sa bouche, mes espoirs, ce que je cherchai intérieurement, et inconsciemment.
 
Juillet 1999
 
Mon philosophe
Il y a des rencontres dont on ne s'attend pas
 Un garçon ou un homme qu'on suivrait pas à pas
Rencontre un jour d'été, rencontre une soirée
Rencontre sans lendemain, adieu le matin
 
Loin de mon bien-aimé
Le c½ur chaud, le corps gelé
Je vivais à m'ennuyer
 Les vacances d'été
 
 La vie me semblait laide
La mer d'une laideur
L'air d'une puanteur
 Il me donna son aide
 
Il m'est apparu un doux soir d'été
 M'a appris simplement à tout aimer
 
J'ai aimé avec son c½ur
 J'ai vu avec ses yeux
J'ai pensé avec son âme
 
Nous marchions les mains dans les poches
Il parlait, j'écoutais
Le regardais, et l'admirais
C'était mon philosophe
 
Je regardais la vie avec ses yeux
Il trouvait merveilleuse la mer bleue
Il parlait calmement, avec douceur
Comme ses mots me transperçaient le c½ur !
 
Il parla de rien, il parla de tout
De la façon dont il voyait la vie
Comme un rêveur autant que comme un fou
Et tout simplement, je lui ai souri
 
Mais il était mon penseur solitaire Généreux et individualiste
Pour son bien, il sait être égoïste
Mais pour les forts, les faibles, il sait bien faire
 
Je regardais enfin la vie
Avec ses yeux, avec son c½ur
Mais il restera dans mon c½ur
Le philosophe de la vie
 
 
Il partit le lendemain en me laissant le goût de la joie. Il m’avait fait un tel effet. Le propriétaire du logement me donna son adresse. J’envoyai ce poème comme unique message. Et il s’ensuit une correspondance des plus éblouissante de ma vie. A cette période là, j’étais avec Romain, mon petit ami, mon yo-yo, car il me prenait et me jetait sans arrêt, aussi instable que possible mais que J’aimais d’un amour passionné et dévastateur. Et je parlais de lui, de ma vie, et je lui ecris une longue lettre, la plus longue de ma vie sur mon enfance. Erik en fut bouleversé.



A cette période aussi, je devins paranoïaque car je sentais que mon beau-père me surveillait sans arrêt,et cherchait à me voit dans ma nudité.
Un soir, alors que dans ma chambre on faisait des travaux, je devais dormir  dans le canapé. D’ailleurs, chez ma mère, j’ai dormi partout, sauf dans ma chambre à moi : dans un tiroir, dans un canapé, dans un lit superposé… A table, on parlait de cela. Ma mère travaillait le soir. Il y avait ma s½ur, ma demi-s½ur et mon demi-frère, ma mère…enfin tous les six. Et mon beau-père sortit sa blague, la plus nulle que j’ai jamais entendu et la plus dégelasse,
la plus ignoble… « Tu n’as qu’à dormir à la place de maman… »
Je n’ai entendu que le début, ma mère aussi. Tout le monde s’est tu. La suite était sensée faire rire
« …Comme cela, quand ta mère rentrera à 4h du matin, elle te jettera par terre »
Ah !Ah !Ah! Très drôle, ta blague.

Bref, j’étais à ce moment là dans un état !!!
J'ai hais mon beau père pour la première fois.
 
 
j’étais heureuse de découvrir
les lettres de soutien de mon ami Erik.
Je l’appelai pour pouvoir prévoir une rencontre, le voir pendant les vacances de février. En classe, je pleurai tout le temps et un jour, mon copain me proposa d’en parler au professeur. Je ne pus dire un seul mot. Romain parla à ma place. Et le professeur dit que j’étais en danger. « Ah bon ? »
Et là, une nouvelle fois, l’assistante sociale, les parents, mon beau-père qui frappait partout, ma fugue,…

Finalement, c’est Erik qui vint puisque j’étais trop fragile.

Et là, on se promena, il m’aidait à faire sortir ce malaise, à parler enfin puisqu’il était là. Il me forçait à oser…Il me parla d’un livre : Jonathan, le goéland. Je le lus en quinze minutes.

Cet ami, à travers ce livre, me faisait prendre conscience que moi seule pouvais m’aider, à être libre. Durant son séjour, il m’apprit à me regarder en face, à ne pas attendre l’amour des autres, car je me voyais à travers les autres. Il m’aima comme j’étais. Et son amitié me réchauffa le c½ur. Il me regarda comme jamais personne ne m’avait aimé.

Il me parla de passage de la Bible, une seule fois mais par ses paroles, je le sus plus tard, il me parlait de Dieu, sans me l’imposer.

Les lettres continuèrent à son retour. Moi, de mon coté, j’avais changé, on le remarqua, je m’affirmais, malgré les déboires de la famille.

Un mois sans ma mère qui m’avait rejeté et seul mon beau-père voulait me revoir. Je lui expliquais tous ses faits et gestes, ce qu’il m’avait fait et ce qui faisait que je le voyais comme un inceste. Il me répondis par un chantage au suicide. Cela me bouleversa, mais cela se calma, et tout revint dans l’ordre, enfin, un peu.

Je m’affirmais, et je lisais des livres sur Richard Bach, l’auteur de Jonathan Livingston, le Goéland. Et je découvris un monde, où tout était possible, la liberté, l’amour…Et cela parlait d’expérience à un moment de l’âme qui se projète en dehors du corps.

J’expérimentais cela, en me relaxant, en respirant profondément, en me mettant dans un état presque d’auto-hypnose. D’ailleurs, je pense que c’était cela. Un soir, la lumière jaillit. Je me relevais d’un seul coup, surprise.

Plus tard, avec mon père, on partit au Tréport, au printemps, sous la pluie pourtant. Mais on marcha sur la falaise, et avec ma s½ur, on faisait le Titanic, les bras ouverts en oiseau, se laissant soulevé par le vent. Nous étions au milieu des goélands, et c’était le bonheur, un instant de paix. C’était nouveau pour moi, cette paix dans mon c½ur. J’étais en réelle communion avec la nature, et Dieu. Mais je ne le savais pas.

Mon copain me donna une croix. Pourquoi, je n’en sais rien. Il n’était ni croyant, ni moi non plus.

Je la mis de coté.

Il passa son bac, et moi non. Nous nous engueulions souvent car, je demandais plus, je voulais plus et lui ne voulait pas d’un amour adulte. Je trouvai quelqu’un d’autre, et lui restait mon ami.



Avec ma demi-s½ur, et ses copains, je découvris l’amitié, les copains les sorties, alors que j’avais été toujours seule. Et c’est dans ce groupe que je rencontrai Yoann. Pour quatre mois.

Un jour, nous partîmes tous au Sacré-C½ur. Ce jour là, j’avais pris ma croix, sans trop savoir pourquoi.

Main dans la main, Yoann et moi entrâmes dans la basilique. Je l’avis déjà visité plusieurs fois, mais là…

A peine rentrée, je serrai très fortement la croix dans ma main et contre mon c½ur. Je sentis la puissance de l’amour. Je marchai lentement dans la basilique, et je me sentais petite, petite mais pour une fois, aimée dans ma petitesse. , transportée. J’avais
l’impression que le monde était amour, et je ne faisais qu’un avec lui. Toute la visite de la basilique, je la fis en flottant, comme si j’étais sur un petit nuage.

Nous sortîmes pour rejoindre le reste du groupe plus rapide que nous , et là, dehors tout était éblouissant. Et, je remarquai pour la première fois les croix que portaient mes amis. Je ne sais pas si ce fut une vision ou s'ils avaient reellement des croix de bois accroché à leur cou?

C’était une découverte fabuleuse, la plus merveilleuse de toute ma vie.

Plus tard, je parlai de cela à mon beau-père qui était le seul croyant de la famille. Croyant mais pas très pratiquant ! Et je parlai de ma rencontre avec l’Amour avec un grand A. Etait cela la foi ? Etait cela croire en Dieu ? Avais-je rencontré Dieu ?

Il me donna un livre sur une conversion que je lus d’une traite. Mon beau-père me parla des religions, de la foi, des querelles de l’Eglise, les différences de religion…

Et là, commença une recherche spirituelle très forte, quant à savoir si j’étais chrétienne, catholique, protestante, orthodoxe,
ou autre!!!  Mais il y avait la croix, cette fameuse croix qui me disait que j’avais rencontré le Dieu des chrétiens.

Je fonçai voir un prêtre, pour parler du baptême. Je voulais me faire baptiser depuis longtemps mais pour me marier à l’église.
Mais là, la foi me portai à me faire baptiser pour l’amour de Dieu. Il me parla d’un groupe, l’aumônerie.
C’est quoi ? jamais entendu parler ! dans une famille comme la mienne, où était Dieu ? On n’en parlait pas, sauf ma mémé, morte
quand je devais avoir 10/11 ans et qui nous chantait des chansons, comme "le petit Jésus qui s’en va à l’école en portant sa croix sur ses deux épaules…"

Je ne savais pas si je voulais aller à l’aumônerie. Mais je reçus toutes les informations qui concernaient cela. Et j’eus un appel de Nicolas. Ah ! Nicolas, Oh mon bon Nicolas !

Sa voix douce et accueillante, ses paroles chaleureuses qui rassuraient sans forcer, m’emmenèrent vers cette fameuse aumônerie.

Et je découvris des amis, un groupe, une famille…Et un père, des pères, une s½ur… Le week end de la première rencontre se fit loin de tout, dans un petit village.

Déjà, ce fameux Nicolas symbolisait le père, le substitut de père. Je lui donnais mes poèmes, je faisais tout pour qu’il me remarque.

Je rencontrai aussi un ami, Jérôme, qui l’est toujours, avec qui j’eus une réelle complicité, et qui partagea beaucoup de mes projets de foi.

Le week end prit fin. Et je voyais mes problèmes recommencer. Je ne voulais pas partir, et quitter cette nouvelle famille.
Je fus la dernière à partir, pleurant toutes les larmes de mon corps. On ne comprenait pas ce qui m’arrivait,
sinon, que je ne voulais pas rentrer chez moi, dans mon enfer.

Un autre moniteur me prit dans ses bras, et je pleurais contre ses épaules. Il me rassura en disant qu’on allait se revoir, tous les mois. Une autre monitrice me dit de venir me voir pour lui parler de tout cela, puisque qu’elle était psychologue ou un truc de ce genre, je ne me rappelle plus.





La rentrée se fit. Aussitôt, l’angoisse. C’est mon premier redoublement. Pourtant ce n’était
pas de ma faute, je travaillai
mais trop sensible, je paniquai lors du bac.

J’étais toute seule, la seule redoublante, sans mon ami Romain, toute seule.

Mais, je rencontrai Adelphée, avec qui je sympathisai toute suite, et je découvris au fil de la conversation
qu’elle était protestante.

Yoann me quitta, car comme Romain, je cherchai quelque chose de sérieux. Pas eux. Mais je n’en fus pas troublée.
J’avais Dieu.
Et Adelphée fut ma meilleure amie, la seule que je n’ai jamais eu. Elle m’aida à faire le ménage
dans mon c½ur, et d’abord enlever tous mes préjugés, tout… Je me retrouvai nue, vide, tout ce en quoi j’avais cru auparavant partit en fumée. Et je fis
face au noyau dur de ma personnalité : dieu. Et c’est à partir ce Lui que je me reconstruisis peu à
peu. Avec Adelphée et Jérôme, je découvris le bonheur, la paix, et avec Dieu, ce fut l’explosion de joie. Adelphée me fit découvrir la prière. On
m’acheta une bible. Et je lus des passages sur le pardon. Avec Adelphée, nous parlâmes de ce sujet. D’ailleurs, je luis avais tout dit sur mon passé et elle n’avait pas vécu aussi le bonheur. Et en l’espace de quelques minutes, je pardonnai à mon père.
Et j’entrepris une mission, celle de me réconcilier avec mon père, et lui dire le mal qu’il m’avait
fait et que je lui avais pardonné. Une année, j’ai mis une année à oser lui dire « Je t’aime », passant
de prière en prière pour que Dieu me donne
la force de dire ces quelques mots.

Durant cette même année, je fis une retraite dans un monastère de religieuse. Avec Jérôme,
nous nous engageâmes dans la péniche-église,
pour la distribution de nourriture pour les plus démunies. Nous nous fîmes des amis, et moi, j’étais
toujours aussi transportée par les paroles d’amour lors des messes.

Un jour, lors de la période de l’avent, Jérôme me dit qu’il m’aimait. Mais il ne resta
qu’un ami bien précieux. Mais ce même
jour, ma s½ur m’avait accompagné. J’étais heureuse de la voir s’ouvrir à un autre
monde, bien qu’elle ne devint jamais croyante.
Elle a eu sa période où elle croyait en Jésus mais maintenant non. Mais en tout cas, depuis que je suis devenue croyante, je ne me suis jamais aussi bien entendu avec ma s½ur, qui me confiait ses premières expériences d’amour.

Ce jour même, à la fin de la marche, nous eûmes droit à une messe. Combien de fois n’ai-je
pas tant envié ceux qui avaient
droit à l’hostie ? Je voulais Jésus en moi. Je voulais l’aimer.
Le prêtre parlait et il disait les mots tant attendus,
 « Je t’aime », je n’entendais qu’eux,
et j’avais envie de m’effondrer,
de me mettre à genoux, tellement l’amour que je portais à Dieu et qu’il me portait était lourd,
et immense. Je fus remplie d’un amour des plus merveilleux.

Durant l’année, je me cherchai toujours. J’allai voir une église, et là, il y avait des cessions.
Cela me parut bizarre mais c’est aussi là que je découvris Jésus, où je me convertie profondément.
Je n’y restai que le temps d’une cession, car Jérôme
disait que c’était une secte. C ‘était le genre d’églises qui hurlait, où les gens tombaient par une forme d’excitation…Je ne sais pas mais en tout cas, leur parole ne parlait que de guerre, de prendre le combat…

Tant d’expériences en une seule année !

Et même mes poèmes changèrent, et devinrent spirituels, et parfois abstraits mais tellement beaux ! Ma douleur s’envolait.

Marie ! Je découvris Marie à Lourdes.  S½ur Brigitte, celle qui me suivait pour mon baptême,
me fit découvrir les gens
du voyage. Je m’investis auprès d’eux et j’eus droit en les accompagnant à Lourdes, une semaine
de plus que le groupe de l’aumônerie
avec qui j’étais partie pour le Frat. Deux semaines plongées dans un univers fabuleux, où je me
ressourçais, où je me purifiais
de toutes les saletés que l’on m’avait fait durant mon enfance. D’ailleurs, j’attendais le baptême
comme ultime purification.




C’est durant cette deuxième année d’aumônerie que je rencontrais Ahmed, mon amour de toujours.
Une année où ma mère, après m’avoir rejeté, l’accueillit peu à peu. Il assista à mon baptême, chrétienne que j’étais et musulman qu’il était. Nous avionstous les deux la même soif de vivre, le même passé douloureux, deux naufragés de la vie qui avait un amour immense à donner et à recevoir.

Mon beau-père qui avait vu ma foi grandir, devint mon parrain. Et ma marraine, mon professeur de français de la 6ème qui était devenue mon amie, pour toujours.

Ma foi exultait quand comme cadeau de baptême, l’aumônerie m’offrait mon voyage aux JMJ, à Rome. Je criais de joie, je pleurai dans la grande église, devant le Saint-Sacrement. Ma façon à moi de prouver mon amour de Dieu, ce sont les pleurs. A chaque fois que je rentre dans une église, je pleure.

Décembre, ma paix vacilla.
Décembre, Noël avec ma mère, Ahmed, mon beau-père, la famille…
Décembre, et le cauchemar recommence. Car je n’habite toujours pas chez mon copain. On dort chez ma mère. Le soir, je me lave dans la salle de bain du bas pendant que les autres sont déjà couchés à l’étage. Mon copain est déjà à moitié endormis sur le canapé-lit. J’ai la porte de la salle de bain entrouverte. J’ai mon peignoir et me lave. Puis dans le miroir, je vois le
visage de mon beau-père en train de m’observer en cachette derrière le coin du mur. Je claque la porte.

Le voyeur ! C’était donc vrai, il avait réellement envie de moi. Ce qu’il m’avait fait avant n’était donc pas de l’amour paternel, mais réellement des attouchements incestueux !

Encore à Noël, j’embrasse mon copain devant le sapin,  dans le canapé-lit. Je me retourne pour éteindre la lumière, et je vois derrière la porte vitrée le visage de mon beau-père ! Trop, c’est trop ! C’est trop bizarre pour cela soit que des coïncidences.
Il est un voyeur. Et à partir de ce moment-là, je le fuis, je me cache, j’essaye de tout faire pour pas le voir quand il se trimbale nu dans la maison, et je fais tout pour qu’il ne vienne pas se laver pendant que je prends mon bain.

Voyeur, vicieux, mon cauchemar recommence. Mes nuits sont hantées par son visage, par son sexe qui m’embroche…je dors mal, je sursaute, je fuis chez mon coapin.…

Avec mon copain, je m’engueule à cause de ses cigarettes. Il a tout renversé dans la maison et m’a ordonné de partir. Mais je sais qu’il était en colère. Le matin même, il cherche à se réconcilié avec moi…Moi, dès qu’il part au travail, je fais mes valises et je lui fais peur. C’est à lui de s’excuser.

Et je passe des jours et des jours, à pleurer, et à vivre l’enfer avec mon beau-père qui utilise mon malheur en me serrant contre lui…Le soir, je vais me coucher, je suis en peignoir dans mon lit. Il me prend contre son torse, et sa tête est au-dessus de la mienne, vue plongeante sur ma poitrine. Il pose ses mains sur mes épaules. Est-ce que je suis folle ou il essaye de faire glisser tout doucement mon peignoir pour voir mes seins ? Et tout ce temps où je ne suis plus chez mon copain, je le passe à penser que je suis folle à cause de ces gestes si légers, si subtils que je crois que c’est moi qui m’invente des choses :
ma s½ur conduit la voiture pendant que ma mère l’aide. Et- mon beau-père est derrière avec moi, faisant câlin, se couchant contre mes jambes, la tête tournée vers ma poitrine, sa main agrippée sur ma veste de telle manière que de son pouce, il frôle mes seins…je reste pétrifiée…

Je parle de tout cela à ma mère qui me croit cette fois ci et en allant chez ma grand-mère, je dis à mon beau-père que je ne veux plus de ses câlins. Oui, j’étais fragile, oui, j’avais besoins de câlins parce que mon père ne m’en jamais fait auparavant, oui, mais j’ai mon copain maintenant, je ne veux plus de tes câlins vicieux, bizarres…

Il pense que je lui fais la tête, alors, je lui sors l’anecdote de la salle de bain, où il m’observait en cachette. Et vlan, en plein dans la gueule ! Il ne nia, ni n’approuva mes dires mais il ne s’approcha plus de moi.

Dans ma tête, je regrettais déjà de l’avoir pris pour parrain. Je lui avais promis. Si j’avais su, j’aurai pris Nicolas, mon animateur, mon préféré, mon substitut de père, et mon ami pour toujours.

Je vécus l’enfer, la dépression…Et pensais à Dieu quand même mais je n’allai plus beaucoup à l’église.

Je retrouvai Dieu à Bonnecombe, un camp chrétien où je faisais mon stage pratique de mon Bafa.

J’entendais des témoignages de personnes qui avaient vécu dans la drogue, qui était de la Ddass, et moi, j’avais peur que l’on me juge par mon passé.

Je rencontrai le clone de l’un de mes cousins qui m’avaient violé. Il me prit sous sa coupe, me protégea, et je priai pour le pardon de tous ceux qui m’avaient fait du mal. Et je parlai aux prêtres de ma vie, je me repentais d’avoir un peu laissé tomber Jésus à cause de mon beau-père.

Je pleurai tout le long de mon stage, je découvris la prière intense devant le saint sacrement. Je me libérai et peu à peu, je m’acceptai. Et à la fin du séjour, je témoignai moi-même de ma foi, de mon passé et de ma conversion.




Aujourd’hui, ma vie n’est pas plus facile malgré ma foi, mais elle est bien mieux que si je n’avais jamais rencontré Dieu.
Je discute avec des chrétiens sur Internet, et je m’investis dans une association pour lutter contre l’inceste.
J’ai mis un nom sur mes souffrances. Je sais que je ne peux vivre que si j’aime Dieu.
Je l’aime, mais je réapprends peu à peu à me tourner vers lui. Je l’ai laissé tomber même si je crois en lui, mais il me faut réapprendre à me tourner vers lui, car il m’a sauvé du suicide, il m’a sauvé du malin, et je suis pure malgré tout, je suis pure
et je fais tout pour que mes amis le soient, mon copain qui à mon contact, enlève ses petits défauts qui pourraient devenir énormes plus tard : Il regardait les films pornographiques, fumait des tonnes de cigarettes, buvait des tonnes de bière, et
maintenant, trois cigarettes par jour, il ne regarde plus de film X, ne boit de la bière que de temps en temps…Et il m’aime,
a un c½ur doux et lent à la colère. On se soutient mutuellement malgré notre misère actuelle. Chez nous, on héberge sa s½ur, sa mère et la fille de sa s½ur, qui est en instance de divorce d’un mari négligent, qui la battait, l’insultait,
ne rentrait jamais à la maison, et qui le jour de son accouchement, était en train de faire la fête avec d’autres filles, et lui interdisant
d’appeler le Samu sans son retour.

Ma vie, je veux la vouer au Dieu, à l’amour, au pardon, au bonheur. Je ne sais pas ce que je ferai plus tard, sinon, que je ferai tout pour suivre la loi de Dieu, et vivre dans la foi de son amour et de son pardon.

Par ce site, je veux pouvoir témoigner de ma vie, de ma foi et du pardon, de l’amour toujours plus fort. C’est mon chemin, il est unique. Chacun trouvera le sien, mais ne perdez jamais courage. Il y aura toujours au moins quelqu’un qui priera pour vous, et qui vous aimera comme vous êtes et vous trouvera merveilleux, pure, malgré l’inceste, le viol, et les attouchements.
Restez pures dans vos c½urs et ne cherchez que l’amour. C’est la seule voie de guérison.


La mission

Elle est là
Spectatrice de son pauvre futur
Dans l'épaisseur de la brume
D'une pollution
Qui gagne l'humanité entière

Elle est là
Le regard brouillé
Rempli de larmes de désespoir
Et regarde ses mains vides
Se demandant comment vivre

Elle est là :
La jeunesse...

Et je lui dis :
"Aime, aime encore
Tant qu'il y a de l'amour
Aime, mais aime
Du plus profond de ton âme
Du sentiment divin qui t'est donné
Et qui à lui seul
Peut sauver le monde
De la décadence où il tombe"

Et je lui dis :
"Aime, aime à jamais
Toi et le monde
Aime et partage l'amour
Ta mission sur Terre
Est de faire pour le mieux
Pour toi autant que pour les autres"

Et je lui dis :
"Crois en toi
Aime-toi
Crois en l'humanité...
Et l'aimer aussi
C'est sourire à la vie
C'est embrasser le bonheur
C'est prendre le chemin de Dieu-Amour"