Le pardon
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Le pardon


Le pardon

Le pardon, terrible pardon, si difficile à donner, tant la douleur est insoutenable, tant notre Etre a été bafoué. Le pardon, mais elle est folle celle là ! Et oui, je suis folle, folle d’amour. C’est sur, je ne dis pas que c’est facile, et je sais très bien que d’autres ont vécu pire que moi, des choses horribles, innommables, mais là n’est pas la question. Si moi, je suis du coté du pardon, c’est parce que j’ai toujours cherché l’amour. Bien sur, on peut chercher l’amour et haïr ceux qui nous ont fait du mal. Mais je suis quelqu’un qui cherche la pureté, le bonheur, par le pardon, bien sur, parce que j’ai voulu pardonner à mon père et que j’ai vu le soulagement que cela m’a procuré, je me suis dit, là est ma solution. Elle est peut-être aussi la votre. Car l’affront vous fait bien plus mal parce que vous avez beaucoup attendu d’une personne, votre père par exemple, et que l’amour que vous lui portiez n’a pas reçu d’écho malgré les ignominies qu’il a pu vous faire. Je ne prône pas la vérité, je ne sais pas pourquoi on a mal, si c’est par la violence elle-même ou si c’est parce que cette violence vient d’une personne qu'on aime et qui nous a trahi. La trahison ! Bref, moi, je sais et bien d’autres aussi, que tout le monde n’est pas exempt de toute bêtise, tout le monde fait une bêtise dans sa vie, plus ou moins grande. Mais j’aime le monde, j’aime ceux qui m’ont fait du mal, et j’aime Dieu. On me frappe, je tends la joue. Je cherche la faille de mes bourreaux, je cherche à voir qu’eux aussi, malgré leur bêtise, ont souffert. Moi, je reste pure, ils ne m’ont pas dépravé, mais bien plus misérable est la personne qui ne sait pas qu’elle fait du mal. Je la plains bien plus que je ne me plains moi-même. Nous ne pouvons sauver personne du péché. Mais même si ces personnes m’ont fait du mal et qu’elles persistent dans leur mal, je continuerai à pardonner et à pardonner, et à les regarder plus de pitié, d’amour, de peine de voir que leur âme est bien plus sale que la mienne. Mon père, je l’avais pardonné une fois, et puis quand j’ai parlé de mes cousins à la police, pendant les vacances, il redevint violent, envers ma sœur plus qu’envers moi. Et bien, j’ai encore pardonné, et encore, et puis maintenant, il m’aime et me le montre et c’est surtout cela que j’attendais de lui, l’amour. A force de lui avoir pardonné, à force de lui avoir parlé en face de l’amour que je lui portais plutôt que de le fuir en l’injuriant pour sa violence, à force, il n’a plus eu peur de montrer avec douceur son amour. Je ne l’excuse pas, mais il avait été éduqué aux coups et il ne savait pas nous montrer son amour autrement. Je lui ai montré le chemin et maintenant, c’est le meilleur des pères. Allez, au suivant ! Je n’ai que de l’amour dans mon cœur. Ma colère, je l’ai sorti grâce à mes poèmes, mes peintures. Mais, la haine, je ne l’ai que rarement ressenti et c’est pire que tout. Je veux vivre dans la joie d'être pure, et ce serait la pire dépravation, le pire affront que de devenir ce que mes abuseurs voulaient que je devienne. Les leurs ! Aussi merdique qu’eux, aussi impure et haineuse qu’eux, proclamant la haine, la dépravation, et une lutte que je ne veux pas engager. Si un jour, à force de prière, ils arrivent en me demandant pardon, ou s’ils découvrent Dieu et qu’ils se repentent, je serai la plus heureuse des personnes. Car ils seront sauvé, ils ne feront plus de mal à personne et la chaîne de la violence sera rompu. Ils m’ont fait du mal, oui, je sais, et j’en ai bien souffert et j’en souffre peut-être encore, mais moi aussi, je fais du mal, et je voudrai tant que l’on voit ma faiblesse, et je demande pardon. Dieu, si tu les reçois dans ton sein, pardonne leur bêtise, pardonne leur car je t’aime plus que tout, tu donnes la vie, l’amour et la joie. Qu’ils connaissent cette joie d’aimer. Dois-je passer ma vie à les haïr, dois-je passer ma vie retournée vers mon passé ? Non, je ne suis pas de ceux qui vont aller porter plainte. La justice, je n’y crois pas, mais la force de mes prières, j’y crois. Je préfère aider les autres victimes à s’accepter et à donner l’amour tel qu’il faut le donner, avec tous les défauts de l’être humain peut avoir. Mais apprendre à donner un amour qui est ouvert à la faiblesse d’autrui. Que celui qui n’a jamais péché jette la première pierre
 
Mayasoleil: http://fr.msnusers.com/1mvsc5b65u2aignpcvuv7935s2 Je ne suis pas de ceux qui prônent qu'il faut porter plainte, et passer ma vie à vouloir punir mes abuseurs. Il est vrai que pour certains cela peut paraître moins "dur" car ce n'est pas mon père qui m'a violé mais mes cousins, il n'empêche que la douleur reste Mais... Je sais que pour beaucoup de personnes, le fait de porter plainte est trop dure, risque de faire éclater la famille même si celle ci l'est déjà ? On a peur de perdre plus que ce qu'on a déjà perdu, on a peur....Moi, j'ai peur de perdre mon père avec qui je me suis réconciliée bien que je sache qu'un jour, il va falloir faire les voiles, bien que je ne sois plus chez mes parents, mais mentalement, on est toujours emprisonné dans notre famille. Bref, tout cela pour dire que je prône l'amour, la recherche de la guérison loin des tourments de la justice et de tout ce que cela implique. Moi, la police ne m'a pas cru, il n'y avait pas assez de détails ,trop flou, mais que peut on faire quand notre mémoire est décomposé? Mes agresseurs ont nié, il n'y a pas eu de suite... Chrétienne depuis peu mais amoureuse de l'amour depuis longtemps, je préfère m'occuper des autres pour guérir que vouloir faire la guerre . J'ai pardonné la violence de mon père et j'ai vu le bonheur que cela m'a donné, j'ai "pardonné", je crois à mon beau-père de ses attouchements, bien que je ne sois pas totalement en confiance quand je suis près de lui. J'a tenté de pardonner à mes cousins, mais difficile de juger si je l'ai fait si je ne les ai pas revu depuis mes déclarations, même si je rêve sans arrêt qu'ils me demandent pardon. Si du moins ce ne sont que des rêves, j'espère qu'ils seront pardonné s'ils se repentent, car peut être que ce sont des ex-victime...je préfère la joie du pardon et de l'amour car la haine n'a jamais donné que la haine, et cela me rongerai le cœur de lutter pour du vent car je sais très bien qu'ils n'iront jamais en prison. Même s'ils m'ont fait du mal, je ne peux détruire leur vie et leur faire du mal aussi...Je ne peux pas, non, vraiment pas. Même si mon passé sera toujours encré en moi, je préfère enterrer l'age de la guerre pour aider les autres, m'aider moi, en faisant face à ce que je suis , me tourner vers moi, vers mon avenir, même si parfois c'est dur, que de tenter de fuir cette confrontation avec moi-même par le report de la violence sur d'autres car le résultat est le même , si on porte plainte et que cela donne des résultats ou pas, on se retrouve toujours un jour ou l'autre avec soi-même, avec son dégoût, son mal être. Je laisse les autres qui auront peut être plus de force à punir les abuseurs que moi pour changer nos lois même si je sais que pour tous un jour ou l'autre, c'est Dieu qui nous jugera, de nos faiblesses à tous, en montant au ciel. Bon courage à tous.