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Voilà, Je vous joins la lettre que mon beau-père m'a écris juste après que je lui ai envoyé une lettre expliquant ce que je pensais de ses gestes. Javais déjà parlé à la police. XML:NAMESPACE PREFIX = O /> Je voudrai savoir si cette lettre parait sincère ou si c'est la lettre type d'un abuseur essayant de se disculper en faisant pression, en cupabilisant sa victime. Sachant que par la suite, il a refait certaines choses, dont m'observer en cachette derrière un mur quand je me lavai, ou m'observant sans arrêt dans mes moments les plus intimes avec mon mari. Ou bien que malgré la mise en garde, il a continué à vouloir lui me faire des câlins, alors quil savait ce que jen pensais. Faut savoir quil avait aussi une fille, J., et que parmis les 3 demi-surs, jétais la seule avec qui il était aussi proche. Me trouvait-il plus fragile ou est ce vrai un beau-père qui nose pas savouer quil maime un peu plus quen fille et que cest un climat incestueux. Jétais sa préférée, la plus fragile
mais il est trop accroché à mes baskets au lieu de lêtre avec ma mère. Il était aussi très exhibitionniste. Et puis quand je lai connu, javais déjà 14 ans. Il arrivait aussi à me faire parler de ma vie sexuelle avec mon mari
.Un voyeur, exhibitionniste et qui narrive pas à se voir tel quil est. "Ma petite hélènou, D'abord merci pour ta lettre qui m'a aidé à un peu mieux te comprendre ainsi que tout ce qui nous arrive. Je dis un peu car je ne comprends toujours pas comment j'ai pu te faire peur, ni comment tu as pensé, ne serait-ce qu'une seconde, que je puisse te faire du mal, moi qui au contraire essayait de t'aider, de te donner confiance en toi-même et de t'épanouir; Mais pourquoi n'as-tu rien dit? Si tu n'avais plus confiance en moi, tu avais confiance en ta mère. Tu aurais pu lui parler pour qu'elle me parle après. Je dois t'avouer que j'ai été idiot aussi car je n'ai jamais senti tes réticences, ressenti tes peurs mais j'étais loin de m'imaginer qu'il y avait un problème. Je pensai que tu venais faire un câlin parce que tu en avais envie, besoins, et que cela te faisait plaisir. Jamais je ne t'ai obligé à faire un câlin, il te suffisait de dire non. Depuis le début, il y a 5 ans, je vous ai aimé toi et ta sur. Je me suis plus attaché à toi car tu m'as paru plus fragile, plus sensible avec ton immense besoins d'amour et de tendresse. J'ai essayé de t'apporter cet amour qui te manquait tant, avec maladresse sans doute mais sincérité. C'est pourquoi je n'ai jamais refusé de te faire un câlin, car je savais que tu en avais besoins. Par mes câlins, je voulais te rassurer, que tu te sentes en sécurité que tu puisses avoir un "havre de paix" chaque fois que tu en avais envie ou besoins. Mes "chatouilles" ou "caresses" comme tu dis c'était un geste innocent pour te bercer, te calmer, te détendre l'esprit comme un massage qui détend le corps. Au lieu de cela, je suis arrivé exactement au résultat inverse, au lieu de te mettre en sécurité dans mes bras, je t'ai fais peur. Quant à F., elle a autant besoins d'amour que toi, seulement elle ne le montre pas. Toujours en ce qui la concerne, ce n'est pas une tape derrière la tête qui doit vous "traumatiser", je dirai même que c'est peu en rapport avec l'immense bêtise qu'elle avait faite. Limmense bêtise, cest quelle fréquentait des gars du coin et quun soir, ils sont venus frapper à la porte. Et que sa bêtise, cest de sêtre fait abuser par eux aussi et quils sont venus à la maison, ont pris les clefs de la voiture et lont volé par la suite Alors, cessez de vous considérer comme des enfants battues parce que vous avez pris 2 ou 3 paires de claques dans votre enfance. Battu ? Notre père nous fouettait avec deux martinets, un qui est un fouet pour les chiens alors quon na jamais eu danimaux, et lautre, un grand en bois. Et pas quune seule fois, cétait regulièrement. Votre père est un bon père qui vous aime beaucoup et vous n'avez rien d'enfants martyrs. Y a pas que les enfants qui sont enfermé dans un placard et qui ont des membres brisés qui sont des enfants maltraités Je voulais te dire aussi que je n'avais jamais eu l'impression de changer d'attitude envers toi durant ces 5 ans, et que je ne comprends rien à tes histoires de dates. Ma mère a commencé à travaillé de nuit et cest là aussi que les câlins se sont fais insistants, quil me caressait sous mon pyjama, me frôlant la poitrine et le sexe Je tiens aussi à te rassurer, si je t'ai considéré comme ma fille, je ne t'ai jamais considérer comme la remplaçante de ta mère.et en plus je suis son portrait tout craché en plus jeune, il la assez dit pendant longtemps ! Je me demande bien où tu as pu aller chercher une idée pareille (TV, lecture?) Je ne vois pas aussi comment tu as pu déformer les moindre de mes gestes. Comme ton exemple chez P. ( je n'en ai aucun souvenir puisque pour moi, il ne s'est rien passé d'extraordinaire, mais je te crois). Je suppose que je me suis penchée vers toi pour mieux voir le dessin que tu faisais et que je me suis appuyé sur ta cuisse pour ne pas tomber sur toi. Mais il était où le geste incestueux? C'est ta vision déformant qui transforme des gestes anodins en gestes malsains. Dans ce cas là tout devient incestueux, le moindre geste et en poursuivant le raisonnement, j'en ai fais des milliers. Par exemple un bisou dans le cou( pur geste de tendresse) devient un geste incestueux ce jour là, ma mère a même sorti "je vais finir par être jalouse »et quand je te massais dans le dos c'était aussi un geste incestueux? Quant aux escaliers ce n'est pas Maestro que tu entendais monter et descendre? Quand à la fois où tu m'as demandé si je te surveillais, j'allai voir dans la chambre de J. Si le radiateur était éteint. J'ai été tellement surpris par ton ton que je n'ai rien pu répliquer. Quant à la fameuse phrase (pas maligne, je te le concède), il faut le restituer dans son intégralité: "Tu n'as qu'à dormir à la place de maman, première partie, comme ça elle te mettra au bas du lit à 4h du matin, deuxième partie" Or tout le monde s'est arrêté à la 1ère partie, alors que c'était pour moi la 2ème partie la plus importante. Je croyais que ça allait faire rire tout le monde la perspective d'être réveillé à 4h du matin et jeté au bas du lit. La première partie n'a aucune importance, elle n'était là que pour amener l'effet comique de la 2ème. J'ajoute que c'est tombé sur toi, mais que j'aurai sorti la même bêtise s'il s'était agit de J. ou de F. Crois-tu vraiment que quelqu'un qui a l'intention de commettre un inceste va le dire en public, devant tout le monde, à table? Je n'ai jamais été un autre homme que celui qui t'a toujours aimé et qui t'aime encore. Jajoute que ta mère t'aime comme elle t'a toujours aimé et que ce n'est pas parce qu'elle ne t'a pas cru qu'elle ne t'aime pas. Si tout s'écroule autour de toi, c'est parce que tu n'as pas eu le courage de nous parler et qu'en une journée, tu as détruit ce que nous avions bâti difficilement en 5 ans. Mon plus cher désir, à moi aussi est que tout redevienne comme avant et que nous fassions la paix mais est-ce possible? Depuis lundi ta mère et moi, nous ne mangeons plus, nous ne dormons plus (il est actuellement plus de 2h du matin) et nous passons nos journées à pleurer. Je peux même te l'avouer (mais n'en parle jamais à ta mère) j'avais l'intention de me suicider vendredi ( après avoir vu une dernière fois mes enfants, jeudi) tout était prêt dans les moindres détails. Javais même écris un petit mot d'adieu (photocopie) Heureusement, ta lettre est arrivée avant. J'ai proposé à ta mère que je déménage pour qu'elle puisse continuer à avoir la garde de ses enfants, qu'elle puisse continuer à vous recevoir à V. et moi je ne serai venu que la semaine où vous n'étiez pas là. Elle a refusé. On a pensé à vendre le Toyota, la maison et déménager en province. Enfin, on en était là, on ne sait pas quoi faire d'autant que le dossier est parti à la police. Peut être si tu revoyais l'assistance sociale? Autre chose, j'aimerai beaucoup, même si c'est difficile pour toi, que tu dises à ton père et R. que tu t'es trompé sur mon compte. Je ne veux pas qu'ils continuent à penser que j'ai voulu te faire du mal.( Fais le pour moi) |
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lettre à mes grands parents |
" Cher papy et mamy, J'espère que tout le monde va bien à la maison. Je vous envoie les photos du mariage et la cassette, tout en espérant que vous pourriez venir lorsque je ferai le Grand mariage à l'église, où là, j'inviterai tout le monde. Je sais que vous vous êtes beaucoup soucié de moi, parce que, je le sais, tout n'est pas de tout repos dans la vie que je mène en ce moment. Mais la jeunesse de maintenant, peut être l'avez-vous vécu, avec la guerre, doit affronter de nombreux obstacles et tout n'est pas forcément rose. Il faut savoir se serrer les coudes, et même si ce n'est pas une situation idéale, Ahmed et moi, nous nous battrons pour nous en sortir. Parfois, c'est sans reproche, mais papy, tu nous parles comme si nous ne savions rien de la vie, comme si nous n'avions jamais souffert. J'ai besoin de faire un petit point avec cela car on vous a caché des choses. Enfin , ce n'est pas moi qui ai caché les choses. Mais vu que toute la famille de mon père sait, je vous dois la vérité. Vous ne savez peut etre pas ce que j'ai vécu. Je vous raconterai certaines choses mais pas tout pour préserver des personnes que j'aime. Je vous raconterai ma vie, et celle d'Ahmed, pour que vous sachiez combien notre amour est sincère et que nous nous sommes rencontré et aimé, et nous avons ensemble panser nos blessures respectives. Ahmed a souffert et pour en arriver là où il en est, il a fait preuve de courage. Il est né en Algérie, comme tout le monde le sait. Mais , première blessure, il n'a pas vu son père pendant 10 ans car son père travaillait en France, depuis les années 60-70 pour nourrir sa famile en Algérie. La-bàs, Ahmed a eu une scolarité difficile. La-bàs, on les frappe, on leur donne des coups de regles sur les doigts...parce qu'Ahmed était pauvre et n'avait pas de quoi écrire. Il s'est fait battre aussi par sa famille, ses voisins. ça , c'est la misère d'algérie. Puis en France, son père l'a amené mais quand Ahmed a voulu rester, son père lui a tourné le dos, laissant Ahmed sans papier.Ahmed a vécu chez son oncle. Il le faisait travailler au café, comme un esclave, pendant des heures. Il ne l'a jamais payé. Puis à la maison, il se faisait battre, au point qu'il est resté plusieurs fois inconscient. Ahmed a fuit chez ses copains, toujours en travaillant chez son oncle. il dormait souvent dehors, par terre, à coté des vélos et des poubelles, ne mangeant pas forcément tous les jours. Ahmed s'en est sorti quand un jour, M. lui donna des papiers, et en le faisant travailler chez lui. Et un an après , je le rencontrai. Il n'a pas vu sa mère epndant 8 ans, et ce n'est que l'année dernière qu'il a pu la revoir. Ahmed, malgré la misère, a su rester bon, et a un coeur pur. parce que certains l'ont aidé dans la misère, alors il aide les autres à s'en sortir. Et moi? Bon, je pense que vous savez que ma soeur et moi, nous nous sommes reçu comme disent certains "quelques torgnolles qui ne font de mal à personne" Cela a été ma première blessure : le manque de tendresse de mon père, qui nous fouettait avec son martinet pour un oui ou pour un non. C'est plus son manque de tendresse que les coups qui m'ont blessé. Mais , j'ai pu retrouver ce père que je cherchais étant petite. Je lui ai pardonné, et cet amour que je ne voyais pas, parce que mon père ne savait pas nous montrer son amour, il me le donne maintenant. Et ce que ma mère a du vous cacher, c'est "l'histoire" avec mes cousins. Je ne sais pas quand cela a commencé mais cela s'est terminé quand j'ai eu 12/13 ans. Pendant des années, lorsque mes parents étaient avec mes oncles et tantes (paternels), mes cousins (toujours paternels) m'ont violé. Oui, j'ai été victime d'abus sexuels pendant des années, dans leur chambre, et je n'avais aucun moyen de dire non, aucun moyen d'en parler, car j'avais honte. De toute manière, toutes les victimes vous le diront, on ne peut rien faire, rien dire, ni crier. On est tétanisé, on ne comprend pas ce qui nous arrive. C'est fait par des personnes plus grandes que nous qui soit disant possèdent la vérité...Ils étaient 3/4 après moi. Je vous épargne les détails. Mais voilà, c'est dit. J'ai été victime d'inceste, de viol par des personnes qui avaient autorité sur moi et qui étaient des membres de ma famille. Et cela m'a détruit, et ça, et tous les autres choses que l'on m'a fait étant plus grande parce que je ne savais plus dire non. Vous voyez, vous m'avez vu pendant des années, comme une gentille petite fille, qui ne disait jamais rien, soit disant timide. Mais cette timidité, elle est du au fait que l'on m'a rabaissé pendant des années. Loin de vous, j'ai toujours été toute seule. A l'école, je n'avais jamais de copine. Je faisais pitié à voir, et mes professeurs, je suis sure, je leur faisais pitié. Personne ne se liait avec moi , ou peu de personne, parce que j'étais bizarre. Et le divorce n'a pas arrangé les choses. Maman n'a pas été très maligne de ce coté là, car elle nous a mis sur mon dos ses tromperies. J'ai été la première , je crois à savoir qu'elle voulait divorcer. Il fallait se taire, ne rien dire de nos escapades avec mon beau père. Pour un enfant, c'est un lourd fardeau à porter. Mon beau père m'a fait souffrir aussi, autant qu'il m'a apporté de tendresse et une famille. Mias je ne dirai rien car je l'aime beaucoup. Beaucoup de personnes m'ont fait souffrir. Vous voyez, ma vie n'a rien d'un conte de fée. Inceste, coups, viols...et j'en passe... Mon enfance, à cause de tout ce que j'ai vécu, je l'ai oublié, zappée, c'est à dire que ma mémoire est comme un gruyère. Je ne me souviens de rien, rien de mes rires, rien de mes joies, tout reste flou avant le divorce de mes parents. Avant 14 ans, je ne me souviens de rien. Et de voir des filles dire "quand j'avais 6 ans, je faisais ceci...", cela me fait mal. Qu'ai-je à lui dire de ma vie , sinon que c'est un long cauchemar? Aujourd'hui, grâce à Dieu , et grâce à l'amour d'Ahmed, j'ai pu me reconstruire. Je voulais mourir, et il m'a aidé à voir la lumière. Nos avons pansé nos blessures. Il avait besoin d'amour autant que moi. Il m'a donné beaucoup de choses, autre chose qu'une situation aisée certes. Il n'est pas riche maus il m'aime. Il m'a permis de voir qu'on pouvait me respecter, que j'étais quelqu'un. Avec lui, j'ai fui, j'ai fui mon passé, j'ai fui cette misère des non-dits, ces secrest de famille... C'est pourquoi je vous dis cela. Je suis contre les secrets de famille. Il y a pire que la misère matérielle, c'est la misère morale,la misère du coeur, la misère qui fait que l'on détruit l'autre, la misère du silence. La misère, je sais ce que c'est . J'ai 22 ans, et j'ai eu 20 ans de misère. A 20 ans aussi, on sait des choses. Les adultes étaient censés me protéger, ils m'ont détruit. Papy, mamy, vous ne savez rien de moi, de ma vie. je sais que parfois, avec une certaine dureté, vous essayez de m'éviter la misère, pensant que je ne sais rien d'elle, ou peu. c'est faux. Et même si la situation actuelle n'est pas idéale, j'ai un chez moi, j'ai quelqu'un qui m'aime, et qui prend soin de moi. je l'ai choisi pour mari, pour toute la vie, parce qu'il m'a sauvé la vie, et parce que je lui ai sauvé la vie. Avant moi, il ne croyait pas au mariage Avant lui, je voulais mourir. A nous deux, on peut trouver le bonheur. Il est comme moi, c'est mon double en homme. On a les mêmes rêves, les mêmes projets, un passé douloureux, et une immense soif d'amour, de vivre et d'engendrer la vie. Voilà, je voulais que vous sachiez tout cela, que vous sachiez que grâce à Dieu, je peux pardonner à tout ceux qui m'ont fait du mal, et que grâce à Dieu, mon coeur n'est qu'amour. Chers enfants, A lire cette lettre de 6 pages, nous sommes restés médusés pour ne pas dire anéantis (mamy a pleuré et je n'aime pas ça) Je ne comprends pas pourquoi tu n'as pas bien avant, confier tes problèmes et ceux d'Ahmed qui lui n'a pas été gaté non plus. Il fallait nous parler de ta situation et nous dire ce qui était arrivé. Nous avions de quoi agir dans ce domaine. Tu nous dis que ton coeur n'est qu'amour et bien tu as de la chance. tu as par la religion et la présence et comportement d'Ahmed réussi à tirer un trait sur tous ces événements. Mais ceux qui t'ont perturbé méritaient quelques robustes sanctions. Et ta mère qui n'a rien dit non plus? Il est sur que le divorce n'a rien arrangé du tout et que nous mettions sur cet épisode ton comportement, mais avec ton beau père, tout le monde est content, même ci au début, il y a eu quelques frottements entre nous. Ce qui explique tout cela maintenant est du passé et il est difficile d'envisager des sanctions méritées cependant. Essaye d'oublier ce passé et avec Ahmed d'aller de l'avant. Ne te replis pas sur toi meme. On ne peut rien arranger pour vous deux mais sis toi bien que tu n'es pas rejetée par la famille qui ne demande certainement qu'à vous connaitre tous deux. | | | |
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| Maman, Je t'écris parce que j'ai l'impression qu'il n'y aura que toi qui comprendra l'état où je suis. Comme tu le sais, je ne suis pas bien: maux de tête et vomissements...depuis ce matin... Je vais aller chez le docteur pour savoir ce que j'ai...mais je sens qu'il va me sortir un truc du genre "dépression" Pourquoi dépression? tu le sais, que depuis décembre, la "spasmophilie" réapparaît... Mais je ne sais pas si c'est la spasmophilie qui a engendré tous ces malaises, mais je vais pas bien du tout. Non, vraiment pas bien...trop de chose d'un seul coup. Je pleure devant mon ordinateur pour pleins de choses, pour toutes les choses qui se sont passées depuis un bon bout de temps...enfin, les problèmes avant le mariage, la famille qui ne comprend pas mon mariage et toi qui me fais la tête, mon mariage, source de joie aussi...mais il y a eu cette longue attente de recherche de travail...Ma soeur qui est enceinte...et moi qui en voudrai un aussi...puis il y a F. , ma belle soeur, les pleurs de sa fille même si elle est adorable... pendant les vacances, je me suis occupée d'elle quelques heures durant la journée, rien quelle et moi...tu ne peux pas savoir la joie que cela m'a fait, de jouer avec elle, l'entendre rire, s'amuser, et quand je la berçais quand elle pleurait...je sentais un vide en moi, un immense vide...que je ressens souvent...tout cet amour que l'on donne quand on est parents, les petites joies et douleurs d'être mère... Mais il y a aussi l'impatience de F...la nuit, quand elle pleurait le week-end, il y a un mois de ça, F., et c'était pas la première fois, la frappait, la giflait...et c'est vraiment pas la meilleure façon pour calmer les pleurs d'un enfant F. n'a aucune patience...Ma belle soeur s'est calmé parce qu'on en à parler à elle, et à sa maman, mais voilà, je sais que tu crois que l'on a reçu que 2/3 gifles mais moi j'ai souffert des coups de martinets, ...j'en ai souffert, d'avoir eu un père qui ne savait m'aimer que par des coups de fouet...et ça m'a fait mal, ça m'a remué encore tout mon passé... Mon passé me poursuit...je sais que vous dites" faut oublier, ça sert à rien de ressasser les souvenirs, vis dans le présent...mais je ne peux pas, ça revient sans arrêt pour chaque chose...tout me ramène à mon passé, et il faut que tu me croies, parce que d'autres sont passés par-là aussi, ça me poursuivra toute ma vie... Maman, et puis il y a le travail, source de bonheur et d'angoisses aussi...j'ai tant d'amour auprès des enfants...il y a des cas aussi mais c'est une source de joie...puis il y a les adultes...j'ai l'impression que j'ai tout à prouver devant eux. Il n'y a pas de jeune, je suis la plus jeune et les adultes ont minimum 40 ans...j'ai l'impression que l'on me juge à chaque instant, que je suis la gamine qui débute, la nunuche qui a tout à prouver, à être parfaite...oui, j'ai l'impression qu'ils savent ma fragilité...car je suis trop fragile...et que je ne dois pas l'être...je dois être forte...parce que ce boulot, je l'aime et je veux le garder pour bien des raisons, pour devenir éducatrice et aussi parce que je veux me sortir de cette appartement pour être seule avec Ahmed...Je me sens seule face à mes angoisses...il faut que j'aie de l'autorité, j'en ai un peu mais maman, tout me semble tellement faux. Jai été écrasée toute ma vie, et je ne dois pas "écrasée" les autres, mais ne pas me laisser marcher sur les pieds et montrer que je suis une adulte et que les enfants doivent m'obéir. Je me sens fausse parfois... d'être entre les adultes et les enfants: je dois prouver aux deux que je suis une adulte, mais j'ai l'impression d'être aussi petite et handicapée que les enfants...c'est dur! tout me semble dur...je lutte sans arrêt contre moi, contre mon passé, je lutte à chaque instant, contre mon corps qui me dit que je suis en dépression, contre ce corps qui me rend faible, contre ce corps qui me trahi... Et il y a cette envie de trouver une place dans le cur des adultes, trouver une famille qui ne me jugera pas de mes faiblesses...de mes pleurs, de mes difficultés...je voudrai trouver quelqu'un en qui parler, comme une amie, dont je suis sure qu'elle comprendra mes craintes et mes joies...mais le travail c'est le travail, pas d'état d'âme, il faut être sans pitié et forte, sans faille...et c'est une angoisse perpétuelle de chaque instant... mon passé me rend faible, émotive...j'ai l'impression de n'être qu'un masque, ... Je me sens pas bien, je n'arrive pas à pleurer, je n'ai pas de moment pour être seule enfin...et j'ai l'impression d'être idiote, que je me lamente sur mon sort alors que je devrai être heureuse...j'ai limpression d'être une idiote car j'ai l'impression que je manque de courage...mais j'essaie d'en avoir et je lutte sans arrêt pour m'en sortir...mais j'en ai parfois marre de lutter, j'en ai marre de toute cette pression que je me donne aussi, de tous ces problèmes ces envies et ces angoisses. Jai tant de rêves mais j'ai l'impression qu'ils me filent entre les doigts que je ne les vois pas dès que je les ai ...je veux toujours plus, je veux tout et maintenant, je veux être éducatrice, je veux être seule avec Ahmed, je veux un appart, je veux un bébé...ma tête explose; et je pleure comme un bébé...je me sens seule, j'ai personne à qui parler... Jai parlé un peu à Ahmed mais j'ai l'impression que je suis une nulle, que je me répète...que je vais pas bien..la dernière fois, il m'a dit qu'il faut du courage pour travailler, et papa quand je lui ai sorti que j'étais en début de dépression, il m'a dit pourquoi je déprimais parce que j'ai ce qu'il faut pour être heureuse... Mais non, ça ne suffit pas, j'ai un vide, je me sens seule et mon passé, il faut bien le dire m'a rendu comme cela, toujours dépressive, fragile...parce que même si je me bats pour avoir un meilleur futur, j'y pense souvent...on me dit oublie mais c'est par le passé qu'on se forme, qu'on joue notre vie, toute notre personnalité est fondée sur notre passé...il y a pire que moi, car d'autres sont en hôpitaux psychiatriques, n'ont pas de boulot, se sont suicidés...maman, moi, je suis suicidaire...parfois, j'ai envie de mourir parc que j'en ai marre de toujours être mal dans ma peau...papa le sait mais pas toi, j'ai déjà avalé des médicaments...il y a 3 ans... Je suis pas bien...mais pour revenir au passé, mon passé n'est qu'une chimère, un bâtiment sans vrai fondement...j'ai vécu mon enfance, bien sans problème..Enfin c'est ce que je pensais, il se passait des choses sans que je me rende compte de ce que c'était réellement, j'avais des parents qui s'aimaient...je chahutai avec ma soeur...puis tout s'est effondré comme un château de carte...mes parents en fait ne s'aimaient pas réellement, c'était une façade...ma mère...que je croyais parfaite, il faut bien le dire ça m'a fait un choc, me met sur mon dos d'adolescente le poids de son adultère...je me rend compte que papa me faisait du mal mais aussi que je l'aimais plus que tout et que son manque de tendresse me blessait au plus au point...un petit point la dessus...maintenant que je lui ai pardonné, j'ai peur qu'il meurt, car j'ai redécouvert mon père celui que je cherchai depuis longtemps et j'ai peur qu'il s'en aille. Jai ce vide d'amour qui fait que je ne pourrai jamais récupérer tout cet amour qu'il na pas su me donner..il y a un gouffre immense que je tente de combler... puis il y a le déclic que le viol de mes cousins...ça m'a bousillé, sali,... Puis R., mon beau père, qui a des gestes qui laisse "penseur"...moi ça m'a perturbé, car je ne sais toujours pas si c'était de la tendresse, ou si à un moment donné, quand tu travaillais de nuit, il a basculé un peu vers le délire: Tu sais, je ne l'ai connu qu'adolescente, et j'étais déjà une femme, alors quoique de plus naturelle qu'il ait du désir pour moi...je suis pas sa fille naturelle non plus et je te ressemble beaucoup aussi...enfin bref, il n'a ni nié ni avoué, dans la voiture...alors mystère, mais je l'aime quand même. J'aurai juste voulu qu'il me dise la vérité pour être sure que je ne suis pas folle la folie, oh combien de fois, je me suis entier folle à lier, dingue, par tous ces problèmes... En fait quand je revois mon passé, tout le bonheur que j'ai pu avoir, je ne m'en souviens plus, car tout s'est envolé quand j'ai vu le vrai visage de ma famille, avec ses secrets de famille...oui, j'ai vécu avec comme passé un château de carte qui s'est écroulé...toi tu as eu un passé de loin meilleure que le mien??? Mais moi, ce passé me pèse trop, j'ai trop été écrasée, démolie, pour quà 22 ans je sois fraîche comme une rose. tout s'est arrêté quand j'ai emménagé chez Ahmed, je m'en remets encore et cela ne se fera pas d'un claquement de doigt... Mais la coupe est pleine! Dans ma tête vois allez encore me dire" elle se crée des problèmes; faut oublier ton passé; sois courageuse..." mais j'ai été courageuse d'en arriver déjà jusque là, j'aurai pu être dans un cercueil, j'aurai pu être pire que cela, j'aurai pu devenir prostituée, car les prostituées sont majoritairement des victimes d'abus sexuels j'ai un mari qui m'aime...mais c'est moi le problème, je suis trop fragile... Et puis Ahmed, il n'est pas trop présent, il a la tête avec les problèmes de sa sur, il y a les engueulades de la famille...et puis, il y a ce devoir conjugal qui me répulse...je n'aime pas faire l'amour, je n'arrive pas à avoir du désir ou peu, ça arrive mais c'est rare. Cest comme un supplice que je dois subir pour faire plaisir à mon mari...il n'y a pas d'intimité...mais aussi parce que j'ai été violée alors le sexe, c'est pas ma tasse de thé...alors cela me fait mal, de voir qu'ahmed fait la tête quand je veux pas, combien de fois je lui dis non! je voudrai pouvoir être la femme parfaite, "bonne" au lit aimante...mais parfois, ça m'étouffe, il y a des moments où je ne supporte pas de contact, je suis comme un hérisson qui se cache sous sa carapace... tu ne sais pas tout sur mes états d'âmes, mes douleurs, ce que mon passé m'a fait devenir...maman, je souffre d'être ce que je suis, d'être mal dans ma peau, j'ai pas le droit d'être malheureuse mais je le suis... Et puis il y a cette mémoire...j'ai une mémoire sélective...du fait que mon passé ne fut quillusion, j'ai tout occulté, j'ai tout oublié, j'ai du être heureuse quand même j'ai eu des joies mais rien c'est le noir complet...maman, comment veux-tu que j'avance si je ne connais pas mon passé...j'ai des flashs...souvent des mauvais souvenirs...mais tu as déjà vu un amnésique souhaiter rester sans passé? et bien je suis comme cela, je me cherche en cherchant mon passé... Jai jamais autant aimé mon nounours, que vous m'aviez offert pour mes 1.5 ans que maintenant. Je me raccroche à ce que je peux, je me raccroche à Aznavour, que papa chantait...j'ai été bercé par ses chansons...mais sinon, qu'ai-je sinon, ton amour, qui m'a sauvé...si tu ne m'avais pas aimé comme tu l'as fait, que serais-je devenu? Tu sais j'avais des cauchemars aussi étant petite, combien de fois tu es venue me voir dans ma chambre parce que j'étais tombée de mon lit...je faisais des cauchemars, de monstres que me poursuivait, sans visage, je fuyais ma maison, je sautai par le vasistas de ma chambre...et je courrais, je fuyais sans avancer...je courrais et je faisais du sur place...et souvent, j'étais avec papa, on sonnait à la porte, et on me disait que tu étais morte...j'avais la peur que tu me laisses...je rêvai que la maison brûlait, que le gaz s'échappait et que la maison explosait...toutes mes nuits étaient peuplées de mort, de peurs, de fuite, de monstre....et ma chambre noire, sans lumière et j'allumai, enfin j'essayais d'allumer la lumière et je sentais qu'un monstre sortait du noir et je fonçai en bas dans le salon, pour vous retrouver en train de regarder la télé sans que vous voyiez ma peur... que des cauchemars... maman, mon corps et mon cur n'sont qu'angoisse, et peur... je suis mal dans ma peau Au moment où j'étais avec R., j'étais devenue paranoïaque. je ne supportais plus que l'on me touche, pas même R., pas même une fille...je prenais le bus, et j'avais peur de l'homme qui s'asseyait à coté de moi parce quen descendant, j'avais peur qu'il me suive et me viole même en pleine journée et je rentrai chez papa et j'avais peur qu'en ouvrant la porte, il me frappe...sans raison...pour rien... maman, j'ai plein d'autres choses à te dire, ma vie n'est qu'angoisse, tu ne peux pas savoir toutes les souffrances que j'endure dans ma tête à chaque instant... Quand je suis partie en Espagne, avec les profs, le chauffeur m'a emmené danser parce qu'il y avait eu une soirée en discothèque avec la classe...et comme je savais danser comme on avait appris au club de danse, j'ai dit oui...mais après, il avait un coup dans le nez et il se trouvait toujours là où j'étais...et rebelotte, il dansait avec moi, mais après, il touchait mes seins, mes fesses...puis je pleurai, les autres élèves m'éloignaient de lui et en avaient parlé aux profs. On m'a sorti "on va porter plainte". Cela a redoublé mes pleurs...puis les profs m'ont dit de venir dans un coin où ils étaient, et on m'a dit"arrête ton cinéma"..Tu ne sais pas dire non? et moi j'ai menti...je ne sais pas dire non... Et ma vie, ça toujours été comme cela. S., tu te rappelle? Je l'aimais bien jusqu'au moment où il m'a partagé avec ses copains, ils me tripotaient partout "une partouze" ils disaient...et une fois, ils m'ont coincé dans les poubelles et ils m'attrapaient mes seins entre leur main à me faire mal. S. est arrivé pour me "sauver" Puis, un jour, à la maison, chez papa, S. était dans ma chambre et ses copains sont arrivés. ils voulaient me toucher partout, et je me débattais, alors que S. regardait pour savoir si je savais me défendre... Je ne sais pas dire non et je me suis toujours retrouvée dans des situations de telle manière que je me tétanisais, j'étais bloquée, sous le choc et je n'arrivais pas à crier, à dire non,...le son était bloqué dans ma gorge... Que des trucs comme cela. Et puis à l'école, j'étais toujours toute seule, sans copine, au collège, ou peu...on ne m'aimait pas parce que j'étais conne, comme ils disaient...j'étais toujours seule dans un coin, pleurant quasiment tout le temps...j'avais personne...et je restai toujours dans les pattes des professeurs...je voulais parler de ma vie pour qu'ils m'aiment, et m'aident, j'ai jamais pu...et je voyais dans leur regard la pitié, je leur faisais pitié parce que personne ne voulait de moi, ni manger à ma table...j'étais la peste incarnée parce que j'étais bizarre... Et maintenant, je vais mal...parce que je reproduis le même schéma, qu'avec mes profs, je recherche dans mon travail, un éducateur préféré avec qui je pourrai parler, " comme j'ai toujours eu des profs préférés, comme C....mais je ne suis plus une enfant...je suis une adulte, à 22 ans mais dans mon cur et ma tête, je suis toujours aussi petite aussi seule et fragile...et c'est trop pour moi tout cela... XML:NAMESPACE PREFIX = O /> Maman répond moi...je me sens tellement seule alors oublier tout cela, mon passé...impossible...impossible... | | | | Février 2004 déja si je donne pas de nouvelle, c'est parce que je suis en colère, et que je vois que l'on veut encore par le piège de la tendresse me faire croire que c'est enore moi qui suis folle , pas bien et que l'on peut recommencer à vivre les choses comme si rien ne s'etait passé non, ça ne marche plus. j'en ai marre, marre de cette famille dysfoncionnelle qui refuse de voir la vérité en face. maman, je vais te dire la vérité en face je vais bien , mieux depuis que j'ai coupé les ponts, depuis que tu penses que je suis folle. je vais mieux depuis que je me suis éloignée d'une partie toxique pour moi. tu as toujours fait la politique de l'autruche, je pensai que cette fois ci tu allais comprendre, mais non, tu fais les choses comme tu l'as toujours fait: tu refuses de voir la vérité, preferant croire que tes enfants sont fous plutot que de voir que les choses dont on parle à la télé arrive aussi dans ta famille. tu préfères te voiler la face, minimiser les faits, me faire passer pour folle pour salope, bonne pour l'asile psychiatrique, parce que ce genre de chose, oh mon dieu! ça n'arrive pas chez nous! tu prefères vivre dans ton monde, beau, loin de toute agression... vivre ta vie comme dans un conte de fée... maman dès fois je me demande qui est la plus lucide de nous, deux, la plus folle, la plus malade.... tu préfères faire la politique de l'autruche en sauvant ta peau que d'aider tes enfants. je vais te dire des choses dures, mais tu es une gamine. Pourquoi? parce que une vrai mère ne m'aurait pas rejeter comme tu l'as fait à diverses occasions, tu ne te serais pas servir de tes filles comme alibi et temon de tes sorties avec ton amant, en nous laissant porter sur le dos, le poids de tes infidelités, une vrai mère ne serait pas devenue hysterique à la vue de son amant lors d'un concert (rondo) alors que sa fille tentait de consoler desesperement son père pret à pleurer... ce jour là restera graver, et ce fut l'un des pires que j'ai vécu... voir la douleur de mon père et l'hystérie de gamine de ma propre mère... je suis en colère, parce que tu refuses de voir la souffrance de ta fille, la faisant passer pour folle, refusant d'ecouter quand celle ci dit qu'elle veut se suicider, en montrant un tableau parlant de cela. tu refuses de voir que florence et moi avaons été des enfants maltraités. Tu penses que non: faut-il que l'on soit à l'agonie pour que tu vois la vériét, couvert de bleus? la souffrance n'a pas de trace tu veux que je te rappelle? papa etait lointain et quand il s'occupait de nous c'etait pour nous frapper aux martinets mes cousins m'ont voilé, moi et flo, pendant des années, par fellations et par pénétration anale mes parents divorcent et ma mère se somporte comme une gamine se servant de nous pour faire ses sorties mon beau père joue le voyeur, me fait des attouchements un ex me partage avec ses copains qui me violent aussi et m'agressent plusieurs fois ( reponse de régis: c'est trop ambigue, mais c'est vrai que l'ambiguité , lui il connait) en 23 ans d'existence, merci maman mais j'ai pas eu un moment de répis, que des abus.... à part ça tu vas me dire que c'est normal, que je grossis tout, que ce que m'a fait mon beau père, c'est de la tendresse et que ça arrive à d'autres non? ma vie oui elle ressemble à un vrai conte de fée alors désolé si pour le moment je refuse de vous voir, si je suis en colère et puis dis à mon beau père que j'ai rien à prouver que je ne veux pas lui parler, que je ne veux plus lui parler, il sait bien ce qu'il a fait, il ne m'aura plus au chantage au suicide... dis lui que j'ai fait un double de la lettre et que je suis prete à la ressortir à un expert... que si il fait la moindre connerie, je n'hesite plus à aller porter plainte, puisque avant on ne l'a pas fait pour moi ...et aussi que je ne serai jamais sa fille, que je le deteste.... merci maman de m'avoir soutenue! tu as toujours privilegier ton propre bonheur à ceux de tes enfants! pour l'instant j'ai fait le deuil d'une partie de ma famille qui pour moi m'est toxique!
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je lis et je relis ton petit journal et d'un coté ça me fait plaisir et de l'autre ça me donne envie de pleurer XML:NAMESPACE PREFIX = O /> Pourquoi? parce quenfin je sais, je sais plein de choses Comme je suis dans une phase de colère envers maman, cela ne fait que confirmer son coté manipulatrice en tout genre! Envers nous et envers toi! Comme tu dis, il y a son entreprise de démolition contre toi, avec toutes les personnes qu'elle côtoie Mais ce qui me fait plaisir, c'est aussi quand tu dis surtout à la fin " les filles ne pensent qu'à s'engueuler. Cest toujours la même, F. qui envoie balader sa sur, même si Hélène lui dit quelque chose sans arrière pensée. (...) j'en tirerai les conclusions qui s'imposent, c'est à dire qu'elles, surtout F. , ne cherche volontairement qu'à m'embêter... Pourquoi ça me fait plaisir de lire ça? Je sais que moi aussi j'ai du chercher F. , mais j'ai toujours eu ce sentiment d'injustice face à ta colère parce que j'avais l'impression de payer pour quelque chose que je n'avais pas fait! C'est vrai que j'ai trop de chose à dire sur le passé, je travaille dessus avec la psy. Parce que ce qui m'a écrabouillé, ce n'est pas que les viols, mais tout ce qui s'est passé aussi dans la famille, tout ce qui était dysfonctionnel. Je sais que tu as du mal à reconnaître les coups de martinets. je travaille dessus car je n'arrive pas à mettre un nombre dessus, autant quand ça a commencé ni combien de fois ça nous est tombé dessus Je te parle de cela car ça m'a fait souffrir, mais que tu sais, enfin j'espère que je t'ai pardonné de tout cela parce que je t'aime et que tu nous as enfin ouvert ton cur! La preuve, ce journal que tu ne m'aurais peut être pas passé avant! Jessaye de tout comprendre, j'essaye de comprendre pourquoi une famille en arrive à se détruire ainsi malgré l'amour! Longtemps, avec tout ce qui se passait, j'avais l'impression que tu me détestais, que j'avais pas le droit de dire non, que ce que je disais, de toute manière ça servait à rien Jai une vision d'une fois où je me suis cachée dans la salle de bain quand j'ai entendu que tu décrochais le martinet. Jai senti la peur, les pleurs dans la gorge. Je te dis tout, parce que maintenant je sais que tu m'écoutes et que je ne te juge pas! je dis les choses pour que le coté douloureux s'en aille Il n'y a que la vérité dans l'amour qui compte pour moi. Ce que je veux te dire, c'est que j'ai toujours souffert, non pas du martinet, mais de cette impression que tu ne nous aimais pas, de cette absence de tendresse, de ces câlins que j'attendais tant! Dans ma vision, je ne sais pas si ces voix étaient dans ma tête ou si je les ai dit, mais je m'entendais dire non, non je ne veux pas! Et c'est cette impuissance, cette humiliation qui a fait que j'ai jamais su dire non, je me suis toujours écrasée! Je sais que tu as souffert aussi durant ton enfance, je sais que ça du être dure aussi ces coups de savates et de ceinture, j'aurai aimé savoir tes sentiments à ce sujet, mais peut être les as-tu refoulé? Mais pour moi tu es un père génial, tu es un homme pour moi blessé, qui n'a pas eu la vie facile, et tu rends bien ce que tu n'as pas eu à tes enfants! Pour ma part, l'un des problèmes ce la famille, c'est le manque de communication. trop de choses non dites, trop de choses encaissés, trop de blessures, qu'il aurait fallu peut être extérioriser Un jour tu liras mon autobiographie. Cest pour moi ma seule façon de me faire justice et de sortir toute cette souffrance emmagasinée et intérioriser pendant des années! et ce sera aussi une manière pour moi de dire à ceux que j'aime combien je suis fière d'eux, combien je les aime Et toi papa, jamais je n'aurai assez de mots, de temps, pour te dire tout l'amour que je te porte. Parce que toute mon enfance, je l'ai passé à te chercher, à chercher un papa. Et je t'ai découvert le jour où je t'ai tout pardonné, où l'on a commencé à s'ouvrir nos curs! Personne n'est exempt d'erreur, personne, moi non plus. Je sais que j'ai du être horrible par moment, je sais que j'ai souffert aussi à cause de tous ces non dits, ce silence, ces injustices qu'un enfant ne comprend pas. Mais j'ai pu pardonner parce que j'ai éprouvé de la colère envers toi, et cette colère est sortie! J'espère en tout cas que ce mail sera aussi une nouvelle manière de te dire je t'aime, une façon de te dire que je veux tout dire et tout savoir! Et que je te remercie de m'avoir passé ce journal! Je te remercie de m'avoir fait confiance! Pour finir, je vais te dire qu'on se ressemble beaucoup tous les deux, et que j'ai appris à ouvrir les yeux tout comme toi tu as appris à dialoguer ! Et je t'aime, et ça je ne te le dirais jamais assez! Gros bisous PS: ce mail est aussi une manière pour moi de te dire que je voudrai qu'il n'y ait plus aucun tabou, que tu reconnaisses aussi entièrement tes erreurs, que tu oses dire que oui tu nous a mis des coups de martinets. Et que tu regrettes Je pense que ce sera aussi liberateur pour toi que pour moi.
Je ne veux plus de mensonge, plus de silence, plus de sujet tabou! Et le reconnaitre, cela ne me mettra pas en colère crois moi, cela me montrera encore plus ton bon coeur, ton coeur sain, et mon sentiment d'avoir un père génial, bon généreux, vrai , un coeur pur, un coeur blessé qui souffre , qui commet des erreurs mais qui est pur!
Tout comme tu as le droit de me dire mes erreurs, ce qui t'a fait mal dans mes propos, mes comportements! Plus aucun tabou!
D'ac?!
Et puis, si le coeur t'en dis, ce serait pas mal si tu pouvais continuer à exploiter tes talents d'ecrivains, en me parlant de toi, de ta vie, de ce que tu as ressenti, de tes betises, de tes galères, de la rencontre avec maman...de tout!
pour ma part, seule la vérité permettait de briser les chaînes de la violence, les chaînes de ces abus, les chaînes de la souffrance! Rien n'est pire que le silence! Et j'espère qu'enfin avec cela, plus jamais il n'y aura d'abus dans la famille, plus jamais! gros bisous
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