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Mon histoire



Ma famille
 
Je suis née dans une famille athée. Je dis cela car cela a son importance, vu que je suis devenue chrétienne par la suite, malgré une enfance assez tumultueuse.
Ma famille, je l’ai cru longtemps normale, mais depuis le début, c’était, on peut le dire ainsi, une famille dysfonctionnelle. Je n’ai jamais vu mes parents s’aimer, comme d’autres peuvent s’aimer : je ne voyais que le baiser du matin avant que mon père parte à son travail. Le reste du temps, jamais ils ne se tenaient la main, mon père était toujours à 1 km de nous lors des promenades…j’avais un père assez absent, lointain, mais jusqu’alors, je ne m’en étais jamais aperçue, vivant ma vie de petite fille, avec ma soeur, de façon innocente, et insouciante…malgré les coups de martinets , les claques et un peu plus rarement les coups de pieds, et des courses poursuites pour éviter les coups de balais et une vie de menace et de cris, et de colère, de chamailleries avec ma soeur.



Les problèmes commencent

Bien que je ne m’en sois rendue compte plus tard de ce que cela signifiait, mes cousins, me menaient la vie dure :
Quand je parlais de famille
 « bizarre », vous comprendrez pourquoi.

Du coté de mon père, ma famille était une porcherie, où on se lançait des blagues sur les
femmes, on la réduisait à rien,
on parlait de cul, et même un soir, cette famille nous a fait écouter, leurs pets et leurs rots qu’ils avaient enregistré
pour s'amuser, alors que ma s½ur et moi étions encore à table !!! C’est pour vous dire la bassesse d’esprit, et où furent
éduqués mes cousins.

Mes cousins, quand ils ne s’amusaient pas à nous rejeter de leurs jeux d’ordinateur, ils me violaient.

Ma s½ur, elle, je ne sais pas combien de fois ils ont fait cela, je l’ai su plus tard qu’ils avaient abusé d’elle qui a trois
ans de moins que moi, mais dans tous les cas, ils me forçaient à leur faire des fellations, à en vomir, sur ma robe violette.
C’est ce seul détail qui me permet de mettre une date à leur fait car ma mémoire est brouillée.


Le plus grand, me prenait à part pour des fellations, il mettait son penis dans mes fesses.. Je me rappelle très bien de ma
peur de tomber enceinte, alors que je ne savais pas que l’on ne faisait pas les bébés par les fesses, et encore moins quand on n’a pas ses rêgles.
Bref, cela a duré des années, jusqu’à que je dise non, le jour où j’ai eu mes règles. Mon plus grand cousin s’est emporté. Il osait vouloir me violer dans ma propre chambre alors qu’il le faisait chez lui avant !
Menace,  puis plus rien.



Le divorce

  C'est là que les problèmes vont commencé car ce jour là, la petite bulle de protection que j'avais mise en place pour me protéger a éclaté.
Un jour, ma mère me dit qu’elle veut divorcer. Quoi !!!

Après avoir vu « génial, mes parents divorcent », jamais je n’aurai pensé que cela pouvait
arriver à moi. Elle me dit que
cela faisait depuis la naissance de ma s½ur qu’elle voulait divorcer, mais que pour cause de moyen, pour nous protéger
de la misère, (elle préférait avoir des ressources), mais surtout, là est la réelle motivation de son divorce, parce qu’elle avait un amant.

C’est à partir de ce moment là que j’ai vu que ma famille n’avait rien d’une famille idéale.
Ma mère sortait en cachette avec son amant, nous prenant pour temoin et alibi à la fois,  et on devait tout cacher à notre père. J’ai commencé à me renfermer.

La chute

Je m’étais toujours accrochée à mes professeurs, mais là, c’était le paroxysme.
En 6ème, je me suis prise d’affection d’un professeur qui est maintenant ma marraine.
Je la remercie de son amitié.
Mais en 4ème, au moment de l'annonce du divorce,
un professeur, après m’avoir
écouté, vu mon renfermement me jeta comme un vieux chiffon.

C’était ma manière à moi de survivre, en m’attachant là où je pouvais. Je lui avais parlé de mon père, de sa violence, je crois mais elle n’a pas tilté.


Je devenais de plus en plus seule.




En 3ème, je fis une découverte, celui de l’amour paternel. Bien sur, mon beau-père était
un papa poule, mais, un jour, mon professeur, mâle cette fois ci, parla à tout le monde autour d’une table, et se mit derrière moi en posant ses mains sur mes épaules. Le choc. Ainsi, les mains d’homme servaient-elles autre chose qu’à taper !

J’ai commencé à essayer de pardonner à mon père. Je voyais bien son chagrin, et je savais
que c’était plus son manque de tendresse que sa violence qui m’avait fait du mal. Je voulais l’aimer.

J’ai reporté mon affection sur mon beau-père, papa poule. J'avais la demande d'une enfant mais j'étais déja à cet age là, une jeune fille.
Mais…ma mère travailla de nuit. Et je ressemble tellement à ma mère. Et j’étais la seule en manque d’affection, la plus fragile. Ses enfants, eux, ne demandaient pas autant que je ne demandais moi.

Et ses câlins me parurent plus bizarre, il me caressait en dessous du pyjama, trouvait toute sorte d’occasion pour
mettre sa main sur ma cuisse. Le soir, quand je posais ma tête sur ses jambes en regardant la télévision, il avait toutes les facilités pour me caresser. Je grognai mais il pensait que j’étais de mauvaise humeur.
J’étais tétanisée et je n’arrivais pas à lui dire que je ne voulais plus de sa tendresse.
Un soir, il s'est mis en colère contre ma soeur, la frappant, lui jetant tout ce qu'il trouvait sous la main sur elle, parce que des copains , qui l'abusaient d'ailleurs, avait piqué les clefs de la voiture, et avaient volé aussi la voiture après.
Ce soir là, ce fut le déclic. je n'avais plus confiance en mon beau père.
Je lui dis en pleurant, encore en etat de choc de revivre ce que j'avais cru avoir fui: "Je ne veux plus que tu me touches!!"
Il n'a rien entendu.

 

 


Au lycée, je disais tout à mon copain, et l’affaire des cousins éclata. Police, et déclarations.
La police trouvait mes propos
flous. Ma s½ur me dit à ce moment là qu’elle avait vécu la même chose avec ces meme cousins.. La police disait
que ma s½ur répétait ce que je lui avais dit de dire. Génial la justice ! Puis, les femmes de la famille me firent un interrogatoire, en me traitant de
fabulatrice, sauvant la peau de leurs chers enfants chéris. C’était un jeu du papa et la maman. A 9 ans, bien sur, on
joue à sucer le zizi de ses cousins, on s'amuse à se faire prendre par derrière, c’est vrai que c’est courant comme jeux, pour les esprits tordus !! Sans suite.

L’affaire de mon beau-père, éclata un peu plus tard, et il me dit qu’il voulait me détendre
par rapport à l’affaire de mes
cousins, me rassurer, il n’a fait que m’inquiéter. Quand je l’accusais d’inceste, je fis une tentative de fugue en le voyant
cogner partout.

Ma mère me rejeta alors que c’était elle que j’appelai dans ma détresse.
Mon beau père m'ecrivit une lettre, où il se justifiait par rapport aux accusations, trop d'ailleurs pour quelqu'un qui ne se reproche rien, et fit du chantage au suicide...
Sans suite. Puis l’affaire se calma, et je revins chez ma mère tout en restant méfiante.
 
Il continua par la suite d'ailleurs, me faisant des calins dans le canapé, allongés tous les deux , lui me prenant dans ses bras.


Ma conversion

Mon copain du lycée me donne un jour une croix, mais je n’en ai que faire, vu que je ne suis pas croyante, lui non plus.

Avec la bande de ma demi-soeur, la fille à mon beau-père, je commence à me faire des amis, même un petit ami. Je découvre enfin les joies de l'amitié en bande. Un jour, nous allons tous au Sacré Coeur. Ce n’est pas la première fois que je le visite, mais cette fois ci…je rentre, et j’ai envie de prendre ma croix fortement contre mon coeur. Tout est beau, immense et si lumineux. Je me sens si petite mais immensément
aimée. Je me sens en totale communion avec le monde, tout est amour, je suis amour et le monde est amour. Je me sens en paix.

Quand je ressors, je vois que mes amis portent des croix.
Je viens de rencontrer Dieu.

J’en parle à mon beau-père qui est un croyant, non pratiquant. Il me donne des livres et m’explique que je viens de rencontrer la foi.

Mon copain me largue mais je ne ressens rien, j’ai Jésus. Je rencontre cette année là ma meilleure amie, protestante, qui
m’initie à la foi, à la prière. Elle m’aidera à me relever, à me découvrir et à enlever de mon coeur tous les préjugés que
j’ai pu avoir sur la vie, sur moi, écrasée depuis toute petite.

Un jour, je lui parle de mon père, de cette envie de lui pardonner. On prie, et le deuxième miracle, ce que je n’avais pas réussi à faire depuis longtemps, se réalise aussitôt. C’est un immense poids qui s’en va, et c’est le chemin vers la réconciliation avec mon père.

Je découvre le bonheur, la foi, l’aumônerie, l’amitié, faisant de découverte en découverte.
Je me fais baptisée, au bout de
deux ans, devant les yeux de celui qui sera mon mari.

 
L’amour d'une jeunesse
J'ai 19 ans.
Je rencontre celui qui a été mon mari.
Ma mère me rejète : elle apprend en une seule fois non seulement que sa fille n’est plus vierge, mais qu’elle l’a fait avec un « arabe », elle est raciste.

Mais peu à peu, mon copain rentrera dans la famille, sera extrêmement apprécié de mon père, qui est maintenant mon meilleur allié.

Mon copain sait tout et voit les problèmes que je rencontre face à la sexualité. 
Je suis séduite par sa douceur, son coté enfantin, moi qui suis si maternante!
Il est doux , aimant, pleure quand je dois partir chez mon père. Rapidement je vis chez lui, par amour dans un taudis, d'à peine 10 m2 , sans douche, où je tombe contamment malade.
Je rencontre sa soeur qui se réfugie chez nous , s'enfermant dans le placard quand sa famille nous harcelait, la cherchant partout, car maltraitée par son mari, en fait mariée de force avec un cousin.
On l'emmène chez ma mère pendant un temps, l'aide pour voir des associations de femmes battues, mais repart au bout d'un temps parce qu'elle veut attendre l'arrivée de sa mère qui habite en algérie pour discuter d'un divorce.


Mais Noel!! ce fut le retour de mes pires peurs. Tout le monde est couché, et Ahmed et moi dormons sur le canapé dépliant.
Je vais me laver, en bas, alors que tout le monde est en haut. Je ne fais pas attention, j’ai mon peignoir, mais la porte est entre-ouverte.
Je me lave et je vois soudain la tete de mon beau père sur le miroir.  Je le voyais en train de m'observer en cachette, derrière le mur du couloir, dans mes occupations les plus intimes...
moi qui pensais avoir une imagination débordante!!!mais non, il est voyeur, exhibitionniste, et réellement excité par ma vue.

Je claque la porte de la salle de bain.

Plus tard, toujours à la période de Noël, mon copain et moi venons de nous coucher sur le canapé.
Les guirlandes illuminent
le salon. Mon copain et moi nous embrassons, et je me retourne pour éteindre la lumière. Je prends peur. Derrière les carreaux
de la porte du salon, le visage de mon beau-père qui nous observait. Toute la nuit, j'ai vu son visage en cauchemar. Si c’est encore une coïncidence, mon beau-père n’a pas de chance de se trouver en train de nous observer dans les moments les plus intimes!!! Là, j’ai la certitude qu’il me désire depuis un bon bout de temps.

Chez ma mère, je me sentais constamment épiée, et mon beau-père se trimbalait sans aucune pudeur tout nu dans la maison. Il trouvait le moyen de frôler mes seins quand il venait m’embrasser le soir. Je devenais folle. Je n’en pouvais plus de me cacher sans arrêt. Je décide de vivre chez mon copain, définitivement quand il trouve un studio convenable.

J’en reparle à ma mère qui cette fois ci m’aide à mettre les distances avec mon beau-père.
Je suis dégoutée de ce beau père, et dégoutée surtout de l'avoir pris pour parrain.

Je lui parlai un jour , dans la voiture avec ma mère et ma soeur qui conduisait , l’anecdote de la salle de bain. Il voulait encore un calin, et ne comprenait pas pourquoi je me refusais à lui.
Pour un homme qui s'est fait accusé d'inceste quelques années avant , qu'il ose me dire par lettre que c'est moi qui voulais ses calins, il est gonflé!!!

Il n’a ni nié, ni avoué.


Je suis allée à Bonnecombe avec mes peurs, en tant qu’animatrice pur avoir mon BAFA. C’était un camp chrétien. L’affaire de
mon beau-père m’avait replongé dans la dépression. Depuis, que je suis avec mon copain, je n’ai fait qu’une seule tentative de suicide.

A Bonnecombe, je me libérais de mon passé, pleurant devant le Saint-sacrement.

Le jour de mon accueil, je vis mon cousin, un de mes cousins. Je le regardais fixement, sans en avoir peur et me réjouissais
qu’il ait rencontré le Seigneur. Mais j’attendais impatiemment qu’on l’appelle. C’était finalement son clone.

Je le pris à part, et lui parlais de ma volonté de pardonner à tous ceux qui m’avaient fait du mal, entre autre à mes cousins.

Il fut mon ami durant le camp mais un ami attentif, car lui aussi avait été violé.

Il me soutint dans le fait de parler aux prêtres, ce que je fis. J’avais cette peur que l’on me juge sur mon passé.

Ce camp me permit de m’accepter en tant que telle : le dernier jour, je témoignais devant 300 personnes de ma vie, ma conversion, et de ma foi.

Depuis, j’essaie de témoigner dès que j’en ai l’occasion.
 
 
J'ai  fais parti d'associations, dans va ville de mon enfance, et contre l'inceste,

Mes peintures et mes poèmes m’ont aidé à survivre pendant toutes ces années et c’était une sorte d’art thérapie. Ma vie n’est pas toute rose, malgré ma foi. Mais je fais maintenant partie des survivantes de l’inceste et non victime.


 
Mon mariage:  un enfer
Je me suis mariée en octobre 2002.
Avec mon copain, envers et contre tous les dires de ma famille, entre autre de ma mère et de ses parents, j'ai trouvé en lui l'homme tendre, celui qui etait pour moi le futur père de mes enfants.
Cela me paraissait tellement inimaginable et avec mon passé, je pensais que j'allai encore et encore attendre pour trouver l'homme de ma vie. Mais il etait là , devant moi, doux et parfois enfantin, drôle, et amoureux, tendre
et tellement calme,  sensible....
Pour ma mère , je fais une erreur, elle rêve encore pour moi d'un bon français pur race, et qui est riche,
enfin une bonne situation, qui pour moi, ne me rendra pas forcément heureuse. Moi , avec mon copain , on a vécu la misère.
On n'a pas beauoup
de revenus,  mais la vie est simple et compliquée à la fois, pleine de rebondissements, avec sa famille et mes propres problèmes et tout cela renforce notre amour car nous sommes encore plus amoureux l'un de l'autre, on évolue ensemble et on s'aide.
Il est moi et je suis lui, comme des jumeaux, il a un grand coeur, moi aussi, il a envie d'une famille et de vivre avec la vérité.......
Tant pis pour les pleurs de ma mère, j'ai décidé de vivre pour moi enfin, et même si elle m'a donné son amour, elle a des défauts comme tout le monde. je ne lui en veux pas de vouloir avoir sa fille rien que pour elle, avec ses peurs et ses rêves qui ne sont pas les miens.
 Je dois vivre ma vie.
 
Je me suis mariée en octobre 2002, ma soeur enceinte de son copain.
Ma mère m'a rejeté pendant un mois .
J'ai commencé à me poser la question de la rupture avec elle.
On s'est réconciliée mais pas pour longtemps.
 
Mon beau père ose encore me toucher, je ne le supporte plus meme si ce sont des gestes anodins, mais j'ai beau vouloir mon intimité, il se trouve toujours là quand je me lave, lorsque j'accompagne ma mère lors des vacances en bretagne.
J'ai l'impression qu'on forme un couple à trois. Ma mère ne voit rien, elle croit que mon beau père m'aime simplement tendrement comme un père.
 
Je fais des cauchemars.
 
Septembre, ma soeur se marie.
Je revoie une partie de ma famille que j'aime bien et qui eux ne m'ont jamais rejeté face aux abus de leur neveu envers moi et ma soeur!
 
Noel 2003
Mon beau-père ose prendre dans ses bras la copine de son propre fils, il joue le beau père tendre avec elle. Elle doit croire que c'est de la tendresse, mais je sais que c'est faux!
Il s'est trouvé une nouvelle victime!
 Il ose encore poser sa main sur moi, malgré que cela fait plusieurs fois que je lui dis que je ne veux pas qu'il me touche.
Il m'a encore sous son emprise.
Mon beau frère le voit, mon mari en face de moi n'a rien vu.
On en discute une fois que mon beau père et ma mère sont partis.
 
Mon beau-frère me croit pour les attouchements.
 
Je fais une reunion de famille quelques semaines plus tard, je dis tout, je montre tout, je fais lire la lettre de mon beau père, ma soeur et mon beau frère sont eccoeurés!
Je fais cela pour ne plus aller directement au domicile de ma mère pour la voir, pour oser redire les abus qu'on croyait anodin au début, mais surtout parce que j'ai peur, peur pour le bébé de ma soeur, pour les mettre en garde!
 
Mon beau frère ose dire que c'est un pédophile.
Il dit que mon beau père ose meme tourner autour de ma soeur, essaie de l'approcher, regarde sans arret ses seins.
 
Mon beau père me degoute, je le deteste mais je ne pourrais jamais l'affronter.
 
Je decide de couper les ponts du coté de ma mère, il faut que je dise à ma mère que je ne viendrais plus chez elle et que si je dois la voir, ce sera ailleurs.
 
Je l'ai au telephone et je lui dis tout.
Elle me traite de folle, ose m'envoyer un mail pour me dire que les agissements de mon beau père sont normaux, il est comme cela avec toutes ses belles filles!
Ce qu'il m'a fait c'est normale, c'est quelqu'un qui a besoin de beaucoup de tendresse!
je dois lui dire pardon! Elle croit que je suis ainsi parce que ça va mal en ce moment , avec le chomage de mon mari! mais c'est faux, je vais bien très bien meme, j'ai jamais été aussi lucide!
 
Je coupe les ponts avec ma mère.
 
Je me rends compte combien elle est une manipulatrice avec tous les gens qui l'entoure.
 
je me rends compte qu'elle joue sans arret la victime en se deresponsabilisant , et en rendant coupable les autres.
 
Depuis janvier 2004, j'ai coupé les ponts avec ma mère.
Dans la famille, on me fait comprendre que maintenant, je dois oublier et penser à ma vie de famille. Mon mari ne voudrai ne plus à avoir à écouter mes flashs, mes découvertes sur les abus, et ne m'écoute pas.
 
J'ai le soutien de mes collègues de travail, en qui j'ai trouvé des amis. Et j'ai la hantise de retourner chez moi, parce que je sais que je ne supporte plus qu'on me touche et que mon mari veut faire sans arret l'amour!
 
je me reconstruis peu à peu, je me rends compte de la famille que j'ai, j'essaie de faire le point, de trouver ma vrai place, dans la vie, dans mon travail, dans ma famille.
je n'ai plus à porter le poids des bétises de mes parents.
 
Depuis peu, j'ai une vision très clair de mon passé, j'ai l'impression d'etre à un tournant de ma vie.
 
je commence à écrire mon autobiographie!
 
je commence à sortir du silence, de l'ombre. j'ai l'impression d'etre sorti de l'enfer! et d'etre enfin libre!
 
Juin 2004, maintenant, j'ai fais le bilan de mon passé et j'en ai enfin fini! Je vais vivre ma vie de famille avec mon mari!
Mais je ne comprends pas pourquoi j'ai envie de fuir,  j'ai envie d'etre un moment seule pour savoir qui je suis, car suite à la decouverte de ma relation fusionnelle avec ma mère, qui soit m'infantilisait, soit me traitait de salope, et de folle, je me rends compte que sans elle je ne sais pas qui je suis, que je n'ai jamais été seule et que je me suis vite empressée de vivre chez mon  mari pour fuir ma famille!
 
Je vais mal et ne comprend pas pourquoi!
je plonge dans la depression et mes envies de suicides reviennent! Je recommence à m'automutiler, mais là au rasoir, je me lacère mon poignet, et j'ai une tendance à l'anorexie qui revient!
 
je vais très mal mais je garde la tete haute pour un voyage en mer que je vais faire avec mon travail!
La tendresse et l'écoute d'un de mes collègues, son respect surtout me fait rendre compte que je ne suis pas heureuse avec mon mari. Au retour de se voyage, j'en parle à mes amis de ma remise en question et je decouvre l'impensable: je suis par mon mari une victime de violences conjugales!
Pour fuir ma famille je suis retombée sur le meme genre de  personnes manipulatrices, mon mari etant un agresseur!
et je sombre dans la depression, la pire de ma vie!
Suite à une soirée de harcelement, de menace et pire de violences, de menace de me frapper et de tuer mon père qi je ne faisais pas l'amour avec lui, je suis partie!
 
J'ai été plus d'une semaine à Taizé pour me ressourcer mais les appels incessants de mon mari, me menaçant de folie ou bien disant qu'il allait changer, m'ont abattue!
 
j'ai du quitter Taizé parce que je faisais tentatives de suicide sur tentatives de suicide, et j'ai continuer à me lacerer le poignée au rasoir!
De retour chez mon père, je continue ma destruction et me lacère le deuxieme poignée, tente de trouver la veine pour me suicider ou qu'on me retrouve dans le coma! j'y voyais plus rien!
Il s'en est suivi les soins de mon père, je suis tombée quasiment dans les pommes et j'ai fait des cauchemars, d'ailleurs depuis les menaces de mort de mon mari! Je suis redevenue à ce moment là comme une enfant de 5 ans, qui appelle son papa, puisqu'il n'y a plus de manan, dès que je fais un cauchemar!



Je me rétablis peu à peu. Je demande le divorce.
Après des aller et venues dans l'appartement pour récuperer mes affaires, je retourne chez mon père. je déménage et le jour du déménagement, sous les yeux d'un collègue, de ma famille venue m'aider, mon ex-mari me menace de me cramer! une menace de mort, une autre.
 
Ma soeur tente de me faire sortir et on va à un pub avec son mari et une tablée de copain, les memes que j'ai pu voir lors de leurs fiançailles et mariage.
En face de moi, un homme me fixe. Son regard me fascine, m'appaise, me trouble.
J'ai peur, je le trouve plutot bien.
Le soir meme, on va mangé chez une amie une fondue bourguignonne, le groupe se restreint, et il y a toujours cet homme qui est là, et me trouble.
 
Cet homme est mon actuel fiancé.
 
Il est là et me soutient dans mes démarches de divorce. Nous sortons ensemble depuis septembre 2004. J'avais peur au début car je croyais que j'en avais fini avec les hommes , au moins le temps de me reconstruire., mais c'est avec lui et grace à son aide que je me reconstruit.
 
Les démarches sont dures car il me faut récuperer des témoignages de ma famille, de mes collègues, et je revis les scènes, les coups, la violence, dans leur façon de me percevoir au moment des faits.
Je commence à reparler à ma mère, et elle me donne son témoignage.
Le soir où je l'ai, je suis en larmes au téléphone, elle me manque térriblement.
 
Cela fait des jours et des jours que je suis insomniaque, j'ai des comprimés pour dormir. le lendemain de l'appel, j'en prends plus que d'habitude pour pouvoir dormir et me reposer, car un demi comprimé ne me suffit pas pour que je dorme. Mais ce n'est pas un anxiolitique, alors, le surdosage ne me fait pas le meme effet.
 
Je suis chez mon fiancé et sa mère lorsque je fais cela, et je pars dans un délire, et pendant des jours, j'ai un blanc dans ma mémoire. J'aurai fait une tentative de suicide, parlé à gogo comme une petite fille, pleurant, cherchant sa maman, et je me suis retrouvée à l'hopital, après une chute de tension, . je serai tombée de la baignoire où je me douchais.
Au retour de ces journées, je me suis encore automutilée, je me suis tapée la tete par terre, et je me suis retrouvée avec un cocard.
 
Deux semains d'arret.
J'ai fait peur à tout le monde, j'ai fait pleuré mon fiancé. Et on ne comprend pas pourquoi j'ai fait cela: le manque de sommeil m'a fait perdre les pédales, et le surdosage de somnifères a eu un effet non désirable, une tentative de suicide que jamais je n'aurai voulu faire subir à ceux que j'aimais.
J'ai maigris à vu d'oeil malgré le soutient de mon fiancé, et j'ai légèrement resombrer dans une pseudo anorexie.
Mais ce coup dur fut comme une soupape, et je me rétablis peu après.

Pendant un an, je fais des aller et retour entre chez mon père et chez la maman à mon fiancé, et au bout d'un an de cette rencontre, nous emménageons dans notre appartement, enfin. Cela me fait un peu peur, mais cela s'estombe vite.
 
Le divorce sera obtenu pour faute en novembre 2005 sans que mon ex ne m'ai donné signe de vie, meme lorsqu'il fallait se présenter au tribunal..
En Février 2006, c'est là que mon actuel fiancé me demande la main.
 
Je reussis le concours pour entrer en formation d'éducatrice spécialisée, après des années pour y arriver. J'apprends meme que je suis la seconde sur la liste principale. C'est une fierté pour moi. Ma mère est surprise par ma perséverence.
On se parle encore peu, mais on tente de renouer.
 
En juillet, comme nous sommes en vacances en bretagne, elle nous invite chez elle, le temps d'une halte, le midi , avant que nous descendions voir mes grands parents.
Mon beau père ne voudra pas rentrer pour le repas.
Tant mieux j'avais la trouille de le revoir. Ma mère et moi nous retrouvons enfin après deux années de querelles. Nous tombons en pleurs toutes les deux, les bras l'une dans l'autre.
J'ai retrouver ma maman.
Enfin, et le passé est loin derrière nous.
 
Un nouveau départ
 
Je quitte mon leiu de travail, pour entrer en formation, et c'est un déchirement, car je laisse derrière moi, des collègues qui m'ont soutenu et accompagné lors de mes épreuves.
Je rentre en septembre en formation d'éducatrice spécialisée. Je m'épanouie dans ma formation, et mes anciens collègues le voient lorsque je passe les voir à noel...
 
Noel... le soir meme de noel, j'apprends que je suis enceinte.
 
Ma famille est heureuse de cette nouvelle, ma mère que j'ai revu en aout aussi, et mon beau père aussi d'ailleurs, est contente, et c'est comme un cadeau qu'elle me fait par sa joie. Je m'etais demandé comment j'allai faire pour faire connaitre mon enfant à ma mère. Depuis nos retrouvailles, j'ai l'impression d'avoir retrouver la signification du mot "famille".
 
J'ai passé une autre étape de ma vie, celle de transmettre à mon enfant le meilleur de la vie, de le proteger avec l'aide de mon fiancé, de qui j'attends le meilleur qu'il puisse donner.
 
 
Pour moi, la souffrance appartient au passé, et je suis à l'aube d'une nouvelle vie, une vie de famille, dans laquelle je porte tant d'espoir.
 
Notre bébé grandit dans mon ventre, me donne des petis signes de sa présence, . Jamais je ne m'aurais cru capable d'avoir un enfant après tout mon vécu, je m'aurai cru stérile.
 
Mais non, je suis une femme, une future maman, je ne suis plus cette petite fille perdue. Cette petite fille, cette victime, je l'ai réconforté, je l'ai pansé et maintenant sa petite voix douloureuse ne me fait plus mal. 
Je ne l'oublie pas, pour mon enfant.