table pour Les Regrets, Joachim Du Bellay  

Les Regrets. Table des sonnets

Les 191 sonnets sont présentés sans modernisation de leur orthographe, par deux, afin de ne pas trop ralentir la consultation. Les mots précédés d'une astérisque (*) sont des noms propres ; ce signe les distingue des autres termes commençant par une majuscule (l'initiale du vers, ou les allégories).
Le tableau ci-après donne le numéro et le premier vers de chaque sonnet saisi.
 

Pièces liminaires

Les Regrets

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 1  Je ne veulx point fouiller au seing de la nature
 2  Un plus sçavant que moy (Paschal) ira songer
 3  N'estant, comme je suis, encor' exercité
 4  Je ne veulx fueilleter les exemplaires Grecs
 5  Ceulx qui sont amoureux, leurs amours chanteront
 6  Las où est maintenant ce mespris de Fortune ?
 7  Ce pendant que la court mes ouvrages lisoit
 8  Ne t'esbahis Ronsard, la moitié de mon ame
 9  France, mere des arts, des armes, & des loix
 10  Ce n'est le fleuve Thusque au superbe rivage
 11  Bien qu'aux arts d'Apollon le vulgaire n'aspire
 12  Veu le soing mesnager, dont travaillé je suis
 13  Maintenant je pardonne à la doulce fureur
 14  Si l'importunité d'un crediteur me fasche
 15  Panjas veuls tu sçavoir quels sont mes passetemps ?
 16  Cependant que Magny suit son grand Avanson
 17  Apres avoir longtemps erré sur le rivage
 18  Si tu ne sçais (Morel) ce que je fais icy
 19  Ce pendant que tu dis ta Cassandre divine
 20  Heureux, de qui la mort de sa gloire est suivie
 21  Conte, qui ne fis onc compte de la grandeur
 22  Ores, plus que jamais, me plaist d'aymer la Muse
 23  Ne lira-lon jamais, que ce Dieu rigoureux ?
 24  Qu'heureux tu es (Baif) heureux & plus qu'heureux
 25  Malheureux l'an, le mois, le jour, l'heure & le poinct
 26  Si celuy qui s'appreste à faire un long voyage
 27  Ce n'est l'ambition, ny le soing d'acquerir
 28  Quand je te dis adieu, pour m'en venir icy
 29  Je hay plus que la mort un jeune casanier
 30  Quiconques (mon Bailleul) fait longuement sejour
 31  Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
 32  Je me feray sçavant en la philosophie
 33  Que feray-je, Morel ? Dy moy, si tu l'entends
 34  Comme le marinier que le cruel orage
 35  La nef qui longuement a voyagé (Dillier)
 36  Depuis que j'ay laissé mon naturel sejour
 37  C'estoit ores c'estoit qu'à moy je devois vivre
 38  O qu'heureux est celuy qui peult passer son aage
 39  J'ayme la liberté, & languis en service
 40  Un peu de mer tenoit le grand Dulichien
 41  N'estant de mes ennuis la fortune assouvie
 42  C'est ores, mon Vineus, mon cher Vineus, c'est ore
 43  Je ne commis jamais fraude, ne malefice
 44  Si pour avoir passé sans crime sa jeunesse
 45  O marastre nature (& marastre es-tu bien
 46  Si par peine, & sueur, & par fidelité
 47  Si onques de pitié ton ame fut atteinte
 48  O combien est heureux, qui n'est contreint de feindre
 49  Si apres quarante ans de fidele service
 50  Sortons (Dilliers) sortons, faisons place à l'envie
 51  Mauny, prenons en gré la mauvaise fortune
 52  Si les larmes servoient de remede au malheur
 53  Vivons (Gordes) vivons, vivons, & pour le bruit
 54  Maraud, qui n'es maraud que de nom seulement
 55  Montigné (car tu es aux procez usité)
 56  Baif, qui, comme moy, prouves l'adversité
 57  Ce pendant que tu suis le lievre par la plaine
 58  Le Breton est sçavant, & sçait fort bien escrire
 59  Tu ne me vois jamais (Pierre) que tu ne die
 60  Seigneur, ne pensez pas d'ouir chanter icy
 61  Qui est amy du coeur est amy de la bourse
 62  Ce ruzé Calabrois tout vice, quel qu'il soit
 63  Quel est celuy qui veult faire croire de soy
 64  Nature est aux bastards volontiers favorable
 65  Tu ne crains la fureur de ma plume animee
 66  Ne t'esmerveille point que chacun il mesprise
 67  Magny, je ne puis voir un prodigue d'honneur
 68  Je hay du Florentin l'usuriere avarice
 69  Pourquoy me gronde-tu, vieux mastin affamé
 70  Si Pirithois ne fust aux enfers descendu
 71  Ce Brave qui se croit, pour un jacque de maille
 72  Encores que lon eust heureusement compris
 73  Gordes, j'ay en horreur un vieillard vicieux
 74  Tu dis que Dubellay tient reputation
 75  Gordes, que Dubellay ayme plus que ses yeux
 76  Cent fois plus qu'à louer on se plaist à mesdire
 77  Je ne descouvre icy les mysteres sacrez
 78  Je ne te conteray de Boulongne, & Venise
 79  Je n'escris point d'amour, n'estant point amoureux
 80  Si je monte au Palais, je n'y trouve qu'orgueil
 81  Il fait bon voir (Paschal) un conclave serré
 82  Veuls-tu sçavoir (Duthier) quelle chose c'est Rome ?
 83  Ne pense (Robertet) que ceste Rome cy
 84  Nous ne faisons la court aux filles de Memoire
 85  Flatter un crediteur, pour son terme alonger
 86  Marcher d'un grave pas, & d'un grave sourci
 87  D'ou vient cela (Mauny) que tant plus on s'efforce
 88  Qui choisira pour moy la racine d'Ulysse ?
 89  Gordes, il m'est advis que je suis esveillé
 90  Ne pense pas (Bouju) que les Nymphes Latines
 91  O beaux cheveux d'argent mignonnement retors !
 92  En mille crespillons les cheveux se frizer
 93  Doulce mere d'amour, gaillarde Cyprienne
 94  Heureux celuy qui peult long temps suivre la guerre
 95  Maudict soit mille fois le borgne de Libye
 96  O Deesse, qui peuls aux Princes egaler
 97  Doulcin, quand quelquefois je voy ces pauvres filles
 98  D'où vient que nous voyons à Rome si souvent
 99  Quand je vays par la rue, ou tant de peuple abonde
 100  Ursin, quand j'oy nommer de ces vieux noms Romains
 101  Que dirons nous (Melin) de ceste court Romaine
 102  On ne fait de tout bois l'image de Mercure
 103  Si la perte des tiens, si les pleurs de ta mere
 104  Si fruicts, raisins, & bledz, & autres telles choses
 105  De voir mignon du Roy un courtisan honneste
 106  Qui niera (Gillebert) s'il ne veult resister
 107  Où que je tourne l'oeil, soit vers le Capitole
 108  Je fuz jadis Hercule, or Pasquin je me nomme
 109  Comme un, qui veult curer quelque Cloaque immunde
 110  Quand mon Caraciol de leur prison desserre
 111  Je n'ay jamais pensé que ceste voulte ronde
 112  Quand je voy ces Seigneurs, qui l'espee & la lance
 113  Avoir veu devaller une triple Montagne
 114  O trois & quatre fois malheureuse la terre
 115  O que tu es heureux, si tu cognois ton heur
 116  Fuions (Dilliers) fuions ceste cruelle terre
 117  Celuy vrayement estoit & sage & bien appris
 118  Quand je voy ces Messieurs, desquelz l'auctorité
 119  Brusquet à son retour vous racontera (Sire)
 120  Voicy le Carneval, menons chacun la sienne
 121  Se faschet tout le jour d'une fascheuse chasse
 122  Ce pendant qu'au Palais de procez tu devises
 123  Nous ne sommes faschez que la trefve se face
 124  Le Roy (disent icy ces baniz de Florence)
 125  Dedans le ventre obscur, où jadis fut encloz
 126  Tu sois la bien venue, ô bienheureuse trefve !
 127  Icy de mille fards la traison se desguise
 128  Ce n'est pas de mon gré (Carle) que ma navire
 129  Je voy (Dilliers) je voy serener la tempeste
 130  Et je pensois aussi ce que pensoit Ulysse
 131  Morel, dont le sçavoir sur tout autre je prise
 132  Vineus, je ne viz onc si plaisante province
 133  Il fait bon voir (Magny) ces Coions magnifiques
 134  Celuy qui d'amitié a violé la loy
 135  La terre y est fertile, amples les edifices
 136  Je les ay veuz (Bizet) & si bien m'en souvient
 137  Sceve, je me trouvay comme le filz d'Anchise
 138  De-vaulx, la mer reçoit tous les fleuves du monde
 139  Si tu veuls vivre en court (Dilliers) souvienne-toy
 140  Si tu veuls seurement en court te maintenir
 141  Amy, je t'apprendray (encores que tu sois
 142  Cousin, parle tousjours des vices en commun
 143  Bizet, j'aymerois mieulx faire un boeuf d'un formy
 144  Gordes, je sçaurois bien faire un conte à la table
 145  Tu t'abuses (Belleau) si pour estre sçavant
 146  Souvent nous faisons tort nous mesme ' à nostre ouvrage
 147  Ne te fasche (Ronsard) si tu vois par la France
 148  Autant comme lon peult en un autre langage
 149  Vous dictes (Courtisans) les Poëtes sont fouls
 150  Seigneur, je ne sçaurois regarder d'un bon oeil
 151  Je ne te prie pas de lire mes escripts
 152  Si mes escripts (Ronsard) sont semez de ton loz
 153  On donne les degrez au sçavant escolier
 154  Si tu m'en crois (Baïf) tu changeras Parnasse
 155  Thiard, qui as changé en plus grave escritture
 156  Par ses vers Teïens Belleau me fait aymer
 157  En-cependant (Clagny) que de mil argumens
 158  De ce Royal palais, que bastiront mes doigts
 159  De vostre Dianet (de vostre nom j'apelle
 160  Entre tous les honneurs, dont en France est cogneu
 161  Prelat, à qui les cieulx ce bon heur ont donné
 162  Apres s'estre basty sus les murs de Carthage
 163  Il ne fault point (Duthier) pour mettre en evidence
 164  Combien que ton Magny ait la plume si bonne
 165  Quand je voudray sonner de mon grand Avenson
 166  Combien que ta vertu (Poulin) soit entendue
 167  Sage De-l'hospital, qui seul de nostre France
 168  Nature à vostre naistre heureusement feconde
 169  La fortune (Prelat) nous voulant faire voir
 170  Ce n'est pas sans propoz qu'en vous le ciel a mis
 171  Muse, qui autrefois chantas la verde olive
 172  Digne filz de Henry, nostre Hercule Gaulois
 173  La Grecque poësie orgueilleuse se vante
 174  Dans l'enfer de son corps mon esprit attaché
 175  Non pource qu'un grand Roy ait esté vostre pere
 176  Esprit royal, qui prens de lumiere eternelle
 177  Si la vertu qui est de nature immortelle
 178  Quand d'une doulce ardeur doulcement agité
 179  Voyant l'ambition, l'envie, & l'avarice
 180  De quelque autre subject, que j'escrive, Jodelle
 181  Ronsard, j'ay veu l'orgueil des Colosses antiques
 182  Je ne suis pas de ceulx qui robent la louange
 183  Morel, quand quelquefois je perds le temps à lire
 184  Celuy qui de plus pres attaint la Deité
 185  Quand ceste belle fleur premierement je vy
 186  La jeunesse (Du-val) jadis me fit escrire
 187  Bucanan, qui d'un vers aux plus vieux comparable
 188  Paschal, je ne veulx point Juppiter assommer
 189  Cependant (Pelletier) que dessus ton Euclide
 190  Dessous ce grand François, dont le bel astre luit
 191  Sire, celuy qui est, a formé toute essence